Aumessas

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Aumessas
Vue sur le village d'Aumessas.
Vue sur le village d'Aumessas.
Blason de Aumessas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Alban Laurent
2014-2020
Code postal 30770
Code commune 30025
Démographie
Population
municipale
234 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 31″ nord, 3° 30′ 16″ est
Altitude Min. 332 m – Max. 1 449 m
Superficie 21,45 km2
Localisation

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Aumessas

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Aumessas

Aumessas est une commune française située dans l'ouest du département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aumessas est un village des Cévennes au pied des contreforts sud du Massif central.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village d'Aumessas dépendait des possessions de la famille de Roquefeuil[Note 1]. Leurs vassaux, les Azémar, demeuraient au château de La Rode (dit aussi du Cornier).

Le château du Cornier date vraisemblablement du XIIe siècle.Édifié par les de Roquefeuil, seigneurs dominants, il est remanié en grande partie au XVIe siècle, par la famille du Pont. Les premiers propriétaires sont les seigneurs d'Azémar, originaires du Rouergue. En 1430, le château devient propriété des du Pont.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

C'est en 1568 qu'est envoyé un pasteur, Jehan Soleil, à Aumessas. Ce n'est qu'en 1639 que le premier temple est érigé sur un terrain donné par Jacques du Pont de la Rode, devant maître Guillaume Flory, notaire à Aumessas. Ce temple est détruit le 17 février 1688 après la révocation de l’Édit de Nantes (17 octobre 1685). Du tas de ruines, ne seront conservées que la serrure et sa grosse clé. On peut voir, aussi, de belles pierres de taille récupérées des ruines de l'ancien temple ; elles forment l'angle du mur de soutènement du jardin où se dressait l'ancien lieu de culte. Symboles de la continuité de la communauté protestante du village, elles sont placées sur la porte du nouveau temple. Pendant la période qui suit, les services religieux sont célébrés soit au château du Cornier, soit à la maison Nègre de la Viale soit sous les châtaigniers de la Rode, soit « au désert ». Après la destruction du temple, en 1688, le culte réformé a lieu au château. Son propriétaire, Lévy du Pont de la Rode, met la grande salle du château à la disposition des catholiques d'Aumessas, leur église étant inutilisable. En 1703, deux martyrs pour la foi protestante sont tués : Rostang du Pont de la Rode et son cousin Louis du Pont de Bonnels.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1816, les protestants d'Aumessas sont autorisés à construire un nouveau temple. Une souscription est lancée et s'étale jusqu'en 1824. La construction est achevée en 1825. En 1862, Aimé Fonzes, bienfaiteur du village, offre, au consistoire presbytéral, une cloche à placer dans le clocher dont il avait financé la construction.

En mars 2014, l'ancien directeur du lieu d'accueil pour adolescents « L'arbre voyageur » Éric Martin est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour des viols et agressions sexuelles par la cour d'assises d'appel de Vaucluse[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Marie-Renée Laurent DVD Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 234 habitants, en augmentation de 6,36 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
845 840 911 1 006 953 999 990 991 1 074
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 070 1 045 1 007 926 860 944 782 1 440 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
683 638 588 504 502 461 383 352 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
247 204 211 213 200 225 228 232 234
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Dolmen d'Arrigas et plusieurs menhirs, tous couchés.
  • Site druidique au-dessus de Peyraube au lieu-dit Saint-Peyle (ou Saint Peyre).
  • Château de La Rode. Bâtisse fortifiée édifiée à l'écart du hameau principal du village, en bordure de cours d'eau. À l'origine, elle était tenue par la famille d'Azémar, vassale des barons de Roquefeuil.
  • Maison Marquès du Luc. Demeure située sur la place principale et dont la façade regarde le portail de l'église. La porte est décorée d'un intéressant chapiteau à trois têtes provenant d'un bâtiment médiéval aujourd'hui disparu.
  • Manoir des Charmilles.
  • Ancienne filature Chabal.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église. La cloche, fondue sous le règne du roi François Ier est classée monument historique au titre d'objet depuis 1995[6].
  • Temple.
  • Ancienne cure.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le village est en cours de labellisation Village de Caractère (2014).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rocher de Saint-Guiral.
  • Rocher de Saint-Guiral.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Fonzes, industriel, bienfaiteur de la commune.
  • Francis Campestre, écrivain (Les mémoires d'un sourd).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Aumessas

Les armes d'Aumessas se blasonnent ainsi : D'argent à l'aigle de sable[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aumessas, Dépliant patrimoine, Office de tourisme des Cévennes méridionales, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un parchemin de 1285, concernant le mas de La Fobie, paroisse d'Aumessas évoque la famille de Roquefeuil et les moines bénédictins. Archives de l'Académie des Hauts Cantons, Le Vigan, Gard.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'ancien directeur gardois d'une association pour mineurs condamné à 20 ans », sur languedoc-roussillon.france3.fr (consulté le 7 février 2015)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Notice no PM30000784, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)