Corconne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Corconne
Image illustrative de l'article Corconne
Blason de Corconne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Lionel Jean
2014-2020
Code postal 30260
Code commune 30095
Démographie
Gentilé Corconnais
Population
municipale
547 hab. (2012)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 22″ N 3° 56′ 25″ E / 43.8728, 3.940343° 52′ 22″ Nord 3° 56′ 25″ Est / 43.8728, 3.9403  
Altitude Min. 96 m – Max. 380 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Corconne

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Corconne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Corconne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Corconne
Liens
Site web corconne.fr

Corconne est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vidourle, Brestalou et Massif de Coutach.

Le village se situe en bordure du Vidourle et de l'un de ses affluents, le Brestalou, au pied du massif de Coutach.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Courcono, du bas latin Corcona, Corconna[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Corconne a connu une occupation humaine au moins depuis le néolithique : un des plus importants sites de la région, l'aven de la Boucle, est situé sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Corconne date de 1119 : le bullaire de Saint-Gilles témoigne de l’existence d’une église Saint-Etienne[2]. Le castellas, lui, est mentionné en 1188 dans le cartulaire de Franquevaux[2]. Corconne dépend alors des seigneurs de Sauve.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, Corconne est intégrée économiquement à l’orbite de Saint-Hippolyte-du-Fort[3]. En juin 1629, la cité de Corconne est le lieu d'un affrontement entre les troupes royales et protestantes menées par Henri de Rohan. Cette bataille s'insère dans le cadre du conflit religieux relancé par Richelieu avec le siège de la Rochelle et qui prend fin avec la paix d'Alès.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1998[Note 1] en cours Lionel Jean SE puis DVG Viticulteur
Conseiller général du Canton de Quissac depuis 2006
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 547 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 621 650 622 629 656 648 629 641
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
612 581 548 539 494 502 504 503 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545 584 507 494 407 421 369 324 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
290 263 239 307 386 482 550 557 555
2012 - - - - - - - -
547 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans depuis 1995, le 2e dimanche de décembre, Corconne organise la Fête de l'Olive.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Corconne est une commune d'une importante production viticole. Le sol de la commune se constitue d'un mélange de cailloutis alluvionnaires et de terre argilo-calcaire très propice à la culture de la vigne et à l'élaboration des vins. Ce terroir fait d'ailleurs partie de l'appellation Cru du Pic Saint Loup. De forte tradition oléicole, les oliveraies (appelées localement : olivettes) de Corconne font partie de l'AOC Olives et Huiles de Nîmes. Le village possédait jusqu'en 1914 deux moulins à huile du XVIIe siècle ; il fait partie des « villes oléicoles françaises » et s'inscrit sur la route méditerranéenne de l'olivier[6].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Pont du Hasard : une formation géologique particulière, qui forme un pont de pierre naturel entre deux parois de roche. Cette arche naturelle relie en fin de gorge les deux falaises qui surplombent le village[6].
  • Plusieurs puits, dont le puits du Bousquillou, dans le village et le puits-lavoir des Condamines ou du chemin de la Pompe.
  • Moulin à vent, chemin de la Pompe.
  • Maset des Gardes : dans le bois de Coutach. Il s'agit d'un mazet de « bouscatiers », un abri temporaire pour les exploitants auxquels était affermée l’exploitation des bois communaux du Coutach, pour la coupe et surtout la fabrication de charbon de bois (de nombreuses charbonnières existent encore sur le massif).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Corconne : une chapelle ancienne construite au sommet des falaises au-dessus du village. La première mention de l’édifice date de 1188, dans le cartulaire de Franquevaux. Il fait probablement partie d’une série de fortifications édifiées à la fin du XIIe siècle par le comte de Toulouse et ses alliés : le Gard est alors une zone frontière entre les possessions toulousaine et la Provence, et Corconne dépend de la famille de Sauve-Anduze, alliée au comte de Toulouse. L'édifice a pris sa vocation religieuse en 1858, lorsque les habitants de Corconne en transforment les vestiges en chapelle dédiée à la Vierge en remerciement pour avoir épargné au village l’épidémie de choléra de 1854[7]. Les murs sont partiellement remontés, la voûte restaurée et couverte d’une toiture. Un vitrail représentant la Vierge est commandé à l'atelier Louis Pagès. Situé sur le parcours du Pont du Hasard, il est aujourd’hui un lieu de randonnée et de pèlerinage annuel. Le bâtiment, comprend une pièce voûtée, la chapelle, prolongée de vestiges de murs. Il s'ouvre sur une cour enceinte de murs en gros appareil. La maçonnerie présente un parement de pierres taillées à bossage.
  • Église paroissiale : la tour est surmontée d'un discret campanile en fer (années 1830-1876). Vers 1835, une église est construite par la commune de Corconne, l'ancienne étant trop exigüe. Dans les années 1870, le bâtiment, mal conçu, menace déjà ruine. L’architecte Laurent de Nîmes est missionné : ce qui ne devait être au départ qu’une restauration devient une quasi-reconstruction, jusqu'aux menuiseries et à la restauration des tableaux, ce qui explique l'unité de l'édifice. Les vitraux ont été réalisés par l’atelier Frédéric Martin, à Avignon, un atelier régional important que l’on retrouve du Vaucluse à Montpellier. La sculpture du fronton et des chapiteaux a été confiée à un certain Michel, professeur de dessin à l’école des Beaux-Arts de Nîmes, les sculptures ornant les niches ont été acquises à part. La façade est réalisée en pierre de Beaucaire[8].
  • De nombreuses croix : chemin de croix de la chapelle, croix du Bousquillou, croix du Jeu, croix de la Métronne, croix place de l’Église, croix de la Vialatte, croix de la Mairie.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Pic Saint-Loup est à 14 km au sud-ouest du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Corconne Blason D'azur, aux deux montagnes d'or, mouvant des deux flancs de l'écu, celle de dextre sommée d'une croisette haussée d'argent, celle de senestre d'un château du même, ouvert, ajouré et maçonné de sable[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il fut le plus jeune maire du Languedoc-Roussillon à son élection.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 640, t.1
  2. a, b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 66
  3. Le Gard de la préhistoire à nos jours, dir. Raymond Huard, éd. Bordessoules, 2003.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. a et b « Le village », sur www.corconne.fr (consulté le 12 mars 2015)
  7. Service régional de l’Inventaire : dossiers Hyvert
  8. Archives départementales du Gard : V133