Milhaud (Gard)

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Milhaud
Image illustrative de l'article Milhaud (Gard)
Blason de Milhaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Saint-Gilles
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Luc Descloux
2014-2020
Code postal 30540
Code commune 30169
Démographie
Gentilé Milhaudois
Population
municipale
5 725 hab. (2012)
Densité 314 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 27″ N 4° 18′ 29″ E / 43.7908, 4.308143° 47′ 27″ Nord 4° 18′ 29″ Est / 43.7908, 4.3081
Altitude Min. 15 m – Max. 122 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-milhaud.fr

Milhaud est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Nîmes (continuité urbaine), Caveirac, Langlade, Bernis, Aubord et Générac sont limitrophes de la commune de Milhaud.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

C'est le premier village au sud de Nîmes, sur la route Nîmes-Montpellier, bordé au nord par la garrigue, au sud par la plaine agricole de la Vistrenque longeant elle-même le Vistre, et à l'ouest par un affluent du Vistre appelé lou valla de l'arrière.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Milhaud est implantée à 5 km de la sortie de l'autoroute A9, située à la sortie immédiate de Nîmes, en bordure de la RN 113 en direction de Montpellier.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Milhaud est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale SCOT du sud du Gard et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Milhaud est une ville de 5725 habitants à caractère pavillonnaire.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En provençal : Mihau ; en languedocien : Milhau. Du roman Milhau, Milau, Melhau, Amilhau, du bas latin Amilianum, du latin Æmilianum[1].

Ses habitants sont les Milhaudois et Milhaudoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Milhaud a suivi les vicissitudes de sa grande sœur toute proche, Nîmes. En effet, de par sa situation géographique privilégiée, elle devient très tôt un point de concentration de la vie humaine, d'autant qu'une source au débit abondant put faire vivre tout un groupement humain. Il est à peu près certain que, très tôt, les Ibères arrivés d'Espagne et les Ligures venus d'Italie mirent leur génie agricole au service de cette région. Leur présence est encore attestée par les lacis des murets, des faisses et des capitelles. La commune de Milhaud est située sur le tracé de la voie Domitienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est la possession des comtes de Toulouse, de Simon de Montfort, puis des évêques de Nîmes[2]. Ceux-ci possèdent à Milhaud un vaste château entouré de fossés et flanqué de tours élevées. L'évêque Jean IV de Blauzac y fait réaliser de grandes réparations de 1348 à 1361. L'un des successeurs de Jean IV, Jean de Gasc, continue les travaux pendant tout son épiscopat de 1367 à 1372. Il exhausse les tours et creuse les fossés[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château est détruit par les huguenots en 1622.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Tristan Guarinos, porte-parole lycéen du mouvement, au micro d'Europe 1.

Le , le corps enseignant du lycée Geneviève de Gaulle-Anthonioz se met en grève, concomitamment à l'organisation spontanée d'un blocus[4]. Les contestataires, emmenés principalement par Tristan Guarinos, vice-président du CVL, dénoncent l'« élitisme », l'« autoritarisme » et la pression permanente du proviseur Christian Hugon, dont ils réclament la démission[5],[6],[7],[8]. Le mouvement obtient le soutien du SNES-FSU, de la CGT-Éducation, de SUD Éducation et de l'UNSA Éducation et adopte une liste de revendications[9]. Après une rencontre avec le rectorat de l'académie de Montpellier, où une délégation de 80 élèves est présente, et la venue du DAVLC Alexis Séverin le , les lycéens décident à l'issue de cette dernière réunion de lever le blocus après avoir obtenu un grand nombre de contreparties[10],[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1995 André Costabel DVD  
1995 2014 Jean-Michel Avellaneda DL puis UMP Vice-président de Nîmes Métropole
2014 en cours Jean-Luc Descloux DVD Vice-président de Nîmes Métropole
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 5 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 250 1 474 1 501 1 636 1 613 1 645 1 679 1 759 1 829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 824 1 806 1 896 1 810 1 664 1 344 1 348 1 400 1 428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 386 1 366 1 319 1 210 1 156 1 224 1 136 1 038 1 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 301 1 562 2 225 3 564 4 855 4 874 5 485 5 578 5 725
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La commune compte une zone d'activité (ZAC Trajectoire) qui regroupe de nombreuses sociétés et qui se situe à proximité de la RN 113. Les infrastructures routières et ferroviaires du secteur contribuent à l'essor de la commune.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Ancien moulin à vent.
  • Ancienne gare.
  • Demeures bourgeoises (1850-1900), dont d'anciennes et nombreuses maisons vigneronnes.
  • Capitelles, cabanes en pierre sèche dans la garrigue.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église (rebâtie dans la seconde moitié du XIXe), dans le style néo-roman. Son clocher est surmonté d'une flèche couverte d'ardoises.
  • Temple néoclassique : bâti sous le Premier Empire entre 1808 et 1809, il pourrait être le premier temple de l'Église Réformée du Gard (d'une longue série durant la première moitié du XIXe siècle) construit après les « lois concordataires ».

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Pierre Villaret (1830-1896), ténor de l'opéra de 1863 à 1882, officier de l'Académie de musique
  • André Costabel (né le (91 ans)), maire de la commune durant 18 ans, ancien président de la caisse régionale du Crédit agricole mutuel du Gard, et membre de l'Académie de Nîmes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Milhaud Blason D'or aux quatre pals de gueules, à la bande brochant d'azur, au chef du même chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 339, t. 2
  2. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 136-137
  3. Comité de l'art chrétien de Nîmes, Bulletin du Comité de l'art chrétien N°7-1880 (Diocèse de Nîmes) disponible sur Gallica
  4. « Fabrice Dubault, « Blocage du lycée gardois de Milhaud par les élèves et les professeurs », sur languedoc-roussillon.france3.fr », sur languedoc-roussillon.france3.fr (consulté le 5 mai 2015)
  5. « Stéphane Barbier, « À Milhaud, un lycée sous pression qui craque », sur midilibre.fr », sur www.midilibre.fr (consulté le 5 mai 2015)
  6. « Jean-Marie Cornuaille, « Fronde des élèves et des professeurs du lycée contre leur proviseur », sur objectifgard.com », sur www.objectifgard.com (consulté le 5 mai 2015)
  7. « Jérôme Curato, « Lycée de Milhaud dans le Gard : poursuite du blocus », sur languedoc-roussillon.france3.fr », sur languedoc-roussillon.france3.fr (consulté le 5 mai 2015)
  8. Stéphane Barbier, « Gard : le blocus dure au lycée de Milhaud », midilibre.fr.
  9. « Richard Boudes, « Lycée de Milhaud : élèves et enseignants ne désarment pas », sur midilibre.fr », sur www.midilibre.fr (consulté le 5 mai 2015)
  10. « Fabrice Dubault, « Levée du blocus du lycée de Milhaud dans le Gard », sur languedoc-roussillon.france3.fr », sur languedoc-roussillon.france3.fr (consulté le 5 mai 2015)
  11. « François Charcellay, « Milhaud : les lycéens lèvent leur blocus », sur midilibre.fr », sur www.midilibre.fr (consulté le 5 mai 2015)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.