Philippe Starck

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Philippe Starck
Phillippe Starck 2011.jpg
Philippe Starck en 2011.
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Philippe Starck, né en à Paris, est un créateur français dans des domaines variés ; design industriel, architecture, décoration d'intérieur, mobilier urbain, électroménager, bureautique, luminaire, habillement, transports, et même alimentaire. Considéré en France comme un des pionniers du design démocratique, il connaît depuis les années 1980 une renommée internationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils d'André Starck, ingénieur aéronautique et fondateur des Avions André Starck[1], Philippe Starck commence sa scolarité à l'institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly. Il est ensuite étudiant à l’école Camondo à Paris[2], sous la direction d'Henri Malvaux[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Starck conçoit en 1969 une structure gonflable et amorce une réflexion sur la matérialité et les lieux de vie. Peu de temps après, Pierre Cardin, lui propose le poste de directeur artistique de sa maison d’édition[4].

Il fonde sa première agence de design industriel, Starck Product, qu’il rebaptisera Ubik[1] en référence au roman de Philip K. Dick[4], et entame ses collaborations avec les éditeurs italiens, tels que Driade, Alessi, Kartell, et les autrichiens de Drimmer, le suisse Vitra, ou l’espagnol Disform.

La conception de Starck en matière de design était de réaliser des produits, qui seraient vendus à des prix abordables et dans des lieux de vente grand public. Rejetant le design simplement pour la beauté ou comme symbole de richesse, Starck espérait que son travail améliorerait la vie des gens en ajoutant un élément d'humour et de surprise aux actes quotidiens tels que se brosser les dents ou cuisiner[5],[6].

À travers cette vision de « design démocratique », Starck dit militer pour un design qui ne soit pas destiné exclusivement à une élite. « Le populaire est élégant, le rare est vulgaire »[7], dit-il. Le designer dit chercher à mettre en œuvre cette idée utopique[8] augmentant les quantités produites pour diminuer les coûts et utilisant le canal de la vente par correspondance, avec les 3 Suisses[9]. En 2002, il poursuit cette vision via une collaboration avec l'enseigne américaine Target autour du « design pour tous ». Il réalisera une soixantaine d’objets avec le but de réinventer des objets du quotidien au juste prix[10].

Affichant le désir de faire du design pour tous[11], Philippe Starck développe des meubles de qualité à moindre coût dont la Chaise Louis Ghost de Kartell (2000) vendue à plus de un million d'exemplaires[12]. La chaise Louis Ghost fait aussi partie de son travail sur la dématérialisation[13]. Moins de matière pour plus d’intelligence, il développe ainsi des meubles en plastique ou en acier du Tabouret W.W. [14] (1990, Vitra) aux chaises Masters (Kartell, 2007)[15] et Pip-e (Driade, 2008)[16]. Des brosses à dents Fluocaril[17] aux éléments de salles de bains (pour Duravit, Hansgrohe, Hoesch, Axor), en passant par le presse citron Juicy Salif de Alessi, les enceintes Zikmu et le casque Zik[18] de Parrot, les couteaux Laguiole[19] dont le dernier le Log, la Freebox Révolution, la luxueuse lampe Marie Coquine de Baccarat ou encore le disque dur Starck Desktop de LaCie, ou encore la carte Navigo qu'il a dessiné gracieusement en 2011[20].

Starck a également conçu la vasque et la flamme olympique des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville[21], ainsi que les Panneaux Histoire de Paris (parfois appelés pelles ou sucettes Starck) implantés en 1992 sous le dernier mandat municipal de Jacques Chirac.

Il a conquis un vaste marché et a rendu son style familier[22].

L'œuvre prolifique de Philippe Starck a progressivement touché tous les domaines où peut s'appliquer le design : mobilier, décoration intérieure, architecture, mobilier urbain, industrie (éolienne, photomaton, Freebox, équipement de la maison (cuisines, ustensiles, revêtements, sanitaires), luminaires, électroménager, bureautique (de la télévision au presse-citron et de la brosse à dents à l'agrafeuse), arts de la table, habillement et accessoires (vêtements, chaussures, lunetterie, bagagerie, horlogerie), jouets, verrerie (parfum, miroirs), graphisme et édition, ou même alimentation (pâtes Panzani, bûche de noël Lenôtre), et véhicules (vélo, moto, yacht, avion), sur terre, sur mer, comme dans les airs et l'espace[23].

C'est en 1983 que le grand public découvre Philippe Starck lorsque le président François Mitterrand, sur la recommandation de Jack Lang[24], ministre de la Culture, choisit son projet pour la décoration des appartements privés du palais de l'Élysée[4]. Dès l’année suivante sa renommée devient internationale grâce au succès du Café Costes[25],[4], qu'il remaniera plusieurs fois par la suite.

Architecture[modifier | modifier le code]

Philippe Starck conçoit dès 1989 au Japon plusieurs immeubles. Le premier, à Tokyo, Nani Nani[26],[27] est un bâtiment anthropomorphique, recouvert d’un matériau vivant qui évolue avec le temps. Apparaît alors une conviction forte : la création doit investir un environnement, certes, mais sans le bouleverser.

Asahi Breweries Headquarters, Sumida-ku, Tokyo, Japon.

Un an plus tard, il crée l’Asahi Beer Hall à Tokyo[28], puis Le Baron Vert en 1992, un ensemble de bureaux à Osaka[29].

En France, avec Luc Arsène-Henry, il signe le projet d'extension de l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) à Paris (un programme architectural long à être concrétisé, car le bâtiment ne sera inauguré qu'en 2004)[30].

En 1991, il participe à la conception du Musée de Groningue dans sa forme actuelle[31].

En 1994, il crée une maison de bois en kit pour les 3 Suisses[32]. Vendue 4 900 FFR sous la forme d'un coffret contenant plans, cassette vidéo, croquis et instructions, c'est son seul échec[25].

Hôtels[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1980, Philippe Starck s'est investi dans la conception intérieure d'hôtels dans différents pays du monde. Ainsi en 1988 le Royalton[33] puis le Hudson[34]à New York, le Delano à Miami en 1995, le Mondrian à Los Angeles, à Londres le Saint Martin’s Lane[35] en 1999 et le Sanderson[36] en 2000. Starck s’est engagé dès 1990 dans la démocratisation des hôtels dits « de design et de qualité ». D’abord avec le Paramount à New York qui propose des chambres à 100 $ et qui devient un classique du genre[37].

En Amérique du Nord dans les années 2000, Philippe Starck développe également avec l'entrepreneur Sam Nazarian une nouvelle chaîne d'hôtels de luxe, les SLS[38], avec l'idée de renouveler les codes du secteur. Ainsi, le lobby le Bazaar du SLS de Los Angeles[39] devient un centre de vie où se côtoient restaurants de tapas et health bar norvégien, pâtisserie gourmande et encore le concept store Moss. À Los Angeles, Miami ou à Las Vegas, il y a recréé l'atmosphère[40].

En 2005, Philippe Starck reçoit le prix du meilleur hôtel de l'année pour l'hôtel Faena de Buenos Aires[41] ouvert l'année précédente et le Condé Nast Traveller le distingue pour son ambiance et son design[42]. Philippe Starck conçoit l'hôtel Fasano à Rio de Janeiro en 2007 avec des matériaux comme le bois, le verre et le marbre. Puis vient l'hôtellerie de luxe ; En 2008, il revisite Le Meurice, et après deux ans de travaux, c'est le Royal Monceau en 2010 après sa rénovation[43],[44].

En 2010, Philippe Starck inaugure la Co(o)rniche, hôtel situé sur le site de la Dune du Pilat. Puis la pension néo-basque des années 30 la Ha(a)ïtza en 2016[45].

En 2017, Philippe Starck dévoile les intérieurs du S Hotel à Taipei, Taiwan, offrant à la clientèle une expérience couvrant les champs de l’art, de la culture, de l’intelligence et de la créativité[46].

En Philippe Starck et le groupe Evok Hôtel ouvrent un nouvel hôtel situé rue de la Pompe, dans le 16e arrondissement de Paris, Le Brach[47]. « Brach c’est un ancien centre de tri postal des années 70 que nous avons transformé [...]. Ce n’est pas du tout un lieu à la mode, c’est un lieu qui existe parce qu’il a cette ambition unique de nous faire voyager dans le temps, dans la géographie, dans la culture et finalement dans l’humain » déclare Philippe Starck[48],[49]. En décembre de la même année, le 9 Confidentiel est inauguré dans le Marais à Paris[50].

Le , Philippe Starck présente au Forum du Centre Pompidou-Metz le premier projet de la construction dans son entier d'un futur hôtel dans la cité messine[51], la Maison Heler Metz, qu’il a conçue comme une folie futuriste et surréaliste qui mettra en valeur l’histoire architecturale locale[52] avec une ouverture prévue en 2020[53].

La Réserve Eden au Lac (Zurich) ouvre ses portes en 2020 après une renovation entière par Philippe Starck avec Michel Reybier, 110 ans après la construction de hôtel de luxe mythique au bord du lac[54].

Restaurants[modifier | modifier le code]

Outre le Coste, Philippe Starck a renouvelé ou créé les décors de plusieurs restaurants, ainsi le Manin (1985) à Tokyo, le Theatron à Mexico au Mexique, ouvert en 1985[55], le Teatriz à Madrid[56].

À Paris, les restaurants Bon (2000) et Bon II (2002) dédiés au bio et au sain[57], Le Kong (2003) avec son ambiance très moderne[58], Le Paradis du fruit (2009), le Mori Venice Bar (2010) ou l'excentrique Miss Ko près des Champs-Elysées (2013)[59]. En 2012, le restaurant Ma Cocotte ouvre ses portes aux Puces de Saint-Ouen, sa décoration extérieure et intérieure entièrement imaginée par Starck[60]. il est suivi pendant l'été 2019, d'un deuxième restaurant Ma Cocotte au cœur du Westfield Forum des Halles[61].

Le restaurant A'Trego au Cap d'Ail ouvert en 2011, un restaurant de trois étages, qui s’étend sur une surface de 1000 m2, conçu comme une (grande) cabane de pêcheur[62]. Aux États-Unis l’arrivée du Katsuya à Los Angeles en 2006, le premier d’une série de restaurants japonais dans la ville, suivi en 2013 par des restaurants Katsuya by Starck au Kuwait et à Dubai et en 2017 aux Bahamas, au Qatar et à Bahrain[63].

Philippe Starck est aussi actionnaire et directeur artistique des huiles d'olive espagnoles LA Organic[64], huiles d'olive primées, notamment du prix Flos Olei 2016, Best 20 Olive Oils in the World, LA Organic ORO Intense (2016)[65].

Mama.

En 2008, associé à Serge Trigano, il applique à Paris son idée de démocratisation en concevant le Mama Shelter[66]. Les ouvertures se succèdent en 2012 puis 2013, à Marseille[67], Istanbul, Lyon et Bordeaux[68]. L'année suivante, lors de l'arrivée d'Accor au sein de Mama Shelter, il cède ses parts ; Thierry Gaugain son ancien bras-droit lui succède.

Philippe Starck accompagne les frères Massimiliano et Raffaele Alajmo en réalisant le Caffè Stern (2014) à Paris, le restaurant Amo (2016) à Venise et en dirigeant la rénovation du restaurant historique vénitien Quadri (2018). La collaboration continue avec l'ouverture du restaurant Amor en où les frères Alajmo et Philippe Starck réinventent la restauration rapide haut de gamme à Milan[69]. En , trente-cinq ans après sa première collaboration avec Jean-Louis Costes, le restaurant et bar L'Avenue at Saks ouvre ses portes à New York, sur deux étages, Le Salon, salle de restaurant façon coffret à bijoux en ivoire et Le Chalet, un bar plus intimiste et chaleureux[70]. Le Lieu est à la hauteur de la réputation du designer en matière d'atmosphère[71].

À l'invitation de Michel Reybier, Philippe Starck imagine le restaurant et plage privé La Réserve à la Plage à Saint-Tropez[72]. Ouvert en , le projet de Starck préserve la beauté sauvage de la plage de Pampelonne[73] et retrouve l’esprit originel de Saint-Tropez[74]. Le même mois, l'hôtel Lily of the Valley ouvre à la Croix-Valmer ; un 5-étoiles contemporain et dédié au bien-être sur la presqu’île de Saint-Tropez, intégré dans une nature luxuriante et surplombant la Méditerranée[75]. Son architecture, entièrement imaginée par Philippe Starck est inspirée à la fois des villas californiennes et des Jardins suspendus de Babylone[76].

Nautisme et sports[modifier | modifier le code]

Passionné par la mer et les bateaux[77], Starck a inauguré en le Port Adriano, port dont il a conçu l'esthétique extérieure et l'organisation intérieure, situé près du village d'El Toro, sur la côte sud de l’île de Majorque[78],[79],[80]. Il a également désigné le Motor Yacht A en 2008, le bateau Venus de Steve Jobs qui a été mis à l'eau en [81],[82] et le plus grand voilier au monde, le Sailing Yacht A (yacht à voile)[83]. Ce yacht mesure 142,81 mètres de long, près de 25 mètres de large, pour 12.700 tonnes[84].

La SNSM fait appel à Philippe Starck en 2016 pour imaginer le design d'un dispositif d’alerte portable, il crée alors gracieusement le design de DIAL - un dispositif individuel d’alerte et de localisation[85], lancé lors du salon nautique à Paris en [86].

Imaginée par Sébastien Chabal et dessinée par Philippe Starck est inaugurée en 2016 la première station Sport Lib' . Il s’agit d’un équipement collectif en plein air, accessible à tous, dédié à la pratique sportive, basé sur des exercices exécutés avec le poids du corps. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du « Plan héritage 2024 » lié à l’attribution à Paris de l’organisation des Jeux Olympiques et a pour ambition de mettre les Français en mouvement sur l’ensemble du territoire en les encourageant à faire du sport[87].

Lieux de loisirs et de culture[modifier | modifier le code]

Alternative textuelle
Alhondiga, Bilbao, 2010.

En 2010 à Bilbao, Philippe Starck a reconverti La Alhóndiga , ancien entrepôt à vin conçu par Ricardo Bastida, en 1909 en Alhondiga Bilbao, une construction ouverte, innovative et durable[88],[89],[90].

Initiée en 2011 et dévoilée en 2014, l'Ideas Box sur laquelle Starck travaille avec Bibliothèques sans frontières est une médiathèque en kit qui permet de faciliter l’accès à la culture, l’éducation et l’information aux personnes les plus isolées, des camps de réfugiés aux quartiers populaires. Déployable en 18 minutes, cette boîte fournit internet, livres et films n'importe où sur Terre[91].

Le Nuage Montpellier.

Le Nuage inauguré en 2014 à Montpellier, s’est imposé comme un lieu poétique, un village vertical autour d’activités culturelles, sportives et de détente. Enveloppé d’une membrane transparente en polymère dite ETFE, il est présenté comme le premier bâtiment privé gonflable réalisé en Europe[92].

Champagne et bière[modifier | modifier le code]

En 2014, Philippe Starck et la Maison Louis Roederer ont lancé le Champagne Brut Nature 2006, premier champagne non dosé de l’histoire de la Maison[93]. Starck a dessiné l'étiquette et le coffret mais il a aussi participé à la confection du champagne, condition sine qua non pour sa participation au projet[94]. Le créateur a apporté ses idées sur une vision moderne, contemporaine d’un champagne[95]. La collaboration continue avec en 2016 le lancement du second millésime, le Champagne Brut Nature 2009, [93] puis en 2019 avec les Champagnes Brut Nature 2012 blanc et rosé.[96]

En 2015, Philippe Starck travaille avec Sébastien Blaquière, fondateur de la Brasserie d’Olt sur la création de la Starck Beer, une bière à la composition certifiée Agriculture biologique, lancé en 2017[97].

Électroménager et arts de la table[modifier | modifier le code]

Présentée en avant-première lors de l'édition 2015 de l'IFA, Starck dévoile la collection Gorenje by Starck, une collection d'électroménager rassemblant des fours, réfrigérateurs et tables de cuisson design[98].

En 2015, Philippe Starck initie une collaboration avec Degrenne, les spécialistes français des arts de la table afin de réinventer l'économe. En 2017 paraît L'Économe by Starck; une collection d'outils de cuisine et de table. En 2019 la collaboration s'enrichit avec la vaisselle modulable Les Acolytes et la collection de verres L'imperturbable.[99]

Parfums[modifier | modifier le code]

En 2010, Philippe Starck entame une collaboration avec Nina Ricci pour la création du nouveau flacon de L'Air du temps.

En 2016, Philippe Starck présente Starck Paris, une première collection de parfums réalisés en collaboration avec de grands maîtres parfumeurs : Annick Ménardo, Daphné Bugey et Dominique Ropion[100]. En 2018, Starck Paris a présenté deux nouveautés : Peau de Nuit Infini et Peau de Lumière Magique[101].

Innovation et technologie[modifier | modifier le code]

En 1996, Philippe Starck lance Starck Eyes, une marque de lunettes en collaboration avec Alain Mikli. Rachetée en 2013 par Luxottica, les lunettes Starck Eyes sont des lunettes « bioniques » dont la technologie biomécanique brevetée est directement inspirée du corps[102]. En 2019, Starck Eyes devient Starck Biotech Paris et révolutionne le design en faisant du bionisme son élément central[103].

Philippe Starck a imaginé pour Xiaomi un smartphone sans bordure : le Xiaomi Mi Mix[4], annoncé le suivi en 2017 d'une seconde version de ce téléphone : le Mi Mix 2[104].

À la demande d'Axiom Space, société d'exploration spatiale privée, Philippe Starck crée l'intérieur du module d'habitation de la station spatiale destiné à des particuliers pour se rendre à destination de la Station spatiale internationale (SSI) à partir de 2020. Le designer a été appelé par Axiom à concevoir de véritables habitations dans les modules, confortables et luxueuses, mais surtout étudiées pour la vie en apesanteur, de larges fenêtres aux bords arrondis ont été ménagées afin de laisser le regard parcourir l’infini étoilé ou la planète bleue. Quant aux parois intérieures de ces cabines, elles sont recouvertes de daim et constellées de LEDs qui assurent un éclairage optimal au fil de la journée. Philippe Starck a également prévu d’habiller de tissu doré les poignées qui permettent d’atteindre n’importe quelle fenêtre en apesanteur à l’intérieur de la cabine[105].

Au printemps 2019, Philippe Starck lance une chaise dessinée à l'aide de l'intelligence artificielle, la « A.I.chair ». Pour la concevoir, il a collaboré avec la société Autodesk, éditrice de logiciels de conception assistée par ordinateur[106].

En 2019, Philippe Starck imagine le design d'une bague de paiement connectée développée par la start-up Corse Icare technologies[107], Aeklys by Starck. Une bague de paiement sans contact sécurisée et « made in France »[108].

Discours écologiste et politique[modifier | modifier le code]

Alternative textuelle
Volteis, véhicule électrique, 2012.

En , il déclare au magazine économique Challenges : « Quand j'ai créé mon agence il y a trente-deux ans, j'ai fait adopter une charte éthique en m'interdisant certains secteurs comme les armes, l'alcool, le tabac, le pétrole et la religion. C'est extrêmement coûteux, car ces gens ont beaucoup d'argent et donneraient tout pour prendre votre intégrité[32]. »

En , Starck publie son premier livre d'entretiens, intitulé Impression d'ailleurs, réalisé avec Gilles Vanderpooten, dans lequel il livre son regard sur les enjeux du monde qui vient (écologie, solidarité, jeunesse, science) [109]. Ces propos sont l'illustration d'un autre ouvrage, seul essai critique publié à ce jour sur Philippe Starck par l'universitaire Christine Bauer : Le cas Philippe Starck ou de la construction de la notoriété [110].

Parallèlement à ce positionnement parfois qualifié de politique, il mène des entreprises médiatiques telle la Gun Lamp (Flos, 2003), une lampe d’architecte géante, la Superarchimoon (Flos, 2000), haute de 214 centimètres, les luminaires Haaa!!! Et Hooo!!! Imaginés avec l’artiste Jenny Holzer (Flos/Baccarat, 2007) ou de monumentaux lustres de la collection Darkside, dont Zenith (Baccarat, 2011).

Il emploie fréquemment le ton de l'humour pour nommer ses créations (fauteuil « Ploof », tabouret « Dadada », chaise « Boom ») « Le plus bel exemple quotidien de la relativité, le plus beau symptôme de l'intelligence humaine, c'est l'humour. [...] Un design sans humour n'est pas humain. Le mot « beau » ne veut rien dire. Seule la cohérence compte. Un objet, design ou pas, est avant tout un objet qui réunit tous les paramètres de l'intelligence humaine, qui réconcilie les contraires. Le manque d'humour est la définition de la vulgarité »[6].

Philippe Starck a créé le catalogue Good Goods (170 produits écologiques) en 1998 avec La Redoute[32],[111], ainsi que sa propre compagnie d'aliments biologiques OAO[112]. Il lance le concept d'« écologie démocratique »[113] en proposant des éoliennes personnelles et en annonçant des bateaux solaires ou des véhicules à hydrogène. Quelques dernières œuvres à caractères écologiques sont la V+ Volteis, voiture électrique (2010) ou encore le vélo Pibal, commandé par la ville de Bordeaux (2010), la corbeille à papier écologique Elise (2010)[114], les chaises Zartan de Magis (2009) - première chaise rotomoulée entièrement recyclée[115] et Broom de Emeco (2012) ou encore Speetbox by Starck, qui vise à rendre l’écologie et la technologie accessibles à tous, en offrant la possibilité d’une solution de chauffage économique, performante et adaptée[116].

En 2014, Philippe Starck et Riko, fabricant de constructions en bois, lancent une collection de maisons préfabriquées technologiques et accessibles, P.A.T.H. Habitat à énergie positive, la maison P.A.T.H est construite selon des méthodes de préfabrication industrielles et propose des solutions technologiques de pointe qui permettent de réduire considérablement les dépenses d’énergie de leurs propriétaires[117].

Après trois ans de développement, à l’automne 2015, Philippe Starck dévoile sa première collection avec la marque brésilienne Ipanema. Les sandales Ipanema with Starck, au design minimal et organique, sont produites dans des usines éco-responsables au Brésil. Pour le dernier lancement de la collection en , les sandales sont maintenant fabriquées à partir de matériaux 100% recyclables[118].

En 2016, avec les premières chaises de la collection Generic pour Kartell, Starck présente les lignes Generic: les Generic.A pour administration et Generic.C pour café, suivies par la table Generic B pour Bistro, la chaise Generic CW pour « catwalk » et Generic for Venice, un hommage au Harry’s Bar de Venise et à son gérant Arrigo Cipriani[119]. Elles sont pour Starck « une démarche intéressante intellectuellement, mais qui l’est également en terme d’économie et d'écologie car c’est avant tout un travail sur l’intelligence de la matière, sur l’intelligence de la structure »[120]. En 2019, visant à dépasser le choix évident du cuir pour le mobilier, Philippe Starck a imaginé pour Cassina une gamme en cuir de pomme[121]. La même année il créé Smart Wood pour Kartell, une collection de sièges conçus avec un minimum de matière grâce à une technique de moulage de résidus de bois[122].

Aujourd'hui devenu l'un des designers français contemporains les plus connus dans le monde[123] de nombreuses sociétés font appel à Philippe Starck que ce soit dans l'alimentaire, la technologie, les transports, l'ameublement, l'aéronautique…

Ses créations sont exposées dans les collections de musées européens et américains, entre autres au musée national d'art moderne [124] (grâce à plusieurs dons, notamment de ses prototypes), au musée des arts décoratifs de Paris[125], au MoMA[126], au Brooklyn Museum de New York[127], au Vitra Design Museum de Bâle[128] au Victoria and Albert Museum et au Design Museum de Londres[129],[130]. Plus de 660 de ses œuvres figurent dans les collections publiques françaises en 2011[131].

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Il a été le premier Français invité à participer aux conférences TED (Technology, Entertainement & Design)[132].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Will.i.Am 2 Starck, documentaire réalisé par Alex Fighter, diffusé sur NRJ 12 le [133].
  • Futur par Starck, documentaire réalisé par Gaël Leiblang, diffusé sur Arte le [134],[135].

Controverse[modifier | modifier le code]

En novembre 2017, le nom de Philippe Starck est cité dans l'affaire des Paradise Papers. Le Consortium International des Journalistes d'Investigation révèle qu'il a a co-dirigé une société créée en 1999, Cosmic Carrot, basée aux îles Caïmans, pour construire des hôtels de luxe en Argentine (l'hôtel El Porteno de Buenos Aires) et au Brésil (l'hôtel Fasano de Rio de Janeiro)[136]. Son avocat expliquera cependant que la participation de Philippe Starck dans la société Cosmic Carrot n'avait aucune motivation fiscale puisqu'elle avait été réalisée, à la demande des partenaires internationaux de la société, directement par la société française de Philippe Starck, qu'elle avait donc toujours été officiellement connue du fisc français et que tous les revenus en résultant pour le designer et sa société avaient été totalement imposés en France au taux français[136].

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « État civil : Starck Philippe, né le 18 janvier 1949, fils d'André Starck, constructeur aéronautique. Études : École Camondo à Paris. Profession : designer, patron de l'agence Ubik. Distinctions : Award pour le Parmount Hotel à New York (1992), Oscar du design pour le bateau Beneteau (1990) ; Platinium Circle Award (Chicago 1987), Créateur de l'année (1985) » — « Le who's who de la star du design », in Management no 24, p. 122, février 1997.
  2. Article de Roger-Henri Guerrand, Starck Philippe (1949-), sur Encyclopædia Universalis (consulter en ligne)
  3. Henri Malvaux (1908-1994) sur mahuzier.com.
  4. a b c d et e Pascal Grandmaison, « Philippe Starck dépasse les bords », Le Figaro Magazine, nos 22480 et 22481,‎ semaine du 18 novembre 2016, p. 20-21 (lire en ligne).
  5. (en)John Zukowsky, Biography, Philippe Starck sur Encyclopædia Britannica online.
  6. a et b « Un design pour l'amour - Propos recueillis par Véronique Cauhapé », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. Officiel Galeries&Musées, Avant-Garde Gallery, Philippe Starck.
  8. « On peut donc bel et bien parler d'un projet utopique chez Starck » — Benoît Heilbrunn, Écrits sur Starck, Centre Pompidou, 2003 (ISBN 2-84426-208-2).
  9. Corinne Scemama, « Ma cabane au catalogue », L’Express,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Linda Hales, « Philippe Starck Takes Aim at the Mass Market With Target », Sfgate,‎ (lire en ligne).
  11. « Je suis contre l'objet beau. Je préfère l'objet bon. [...] Je ne m'arrêterai que lorsque mes chaises seront à 50 balles, comme n'importe quelle chaise en plastique ! »Philippe Starck : « Il faut en finir avec le design » - Dominique Simonnet, L'Express, 22 octobre 1998.
  12. « Kartell : chaise La Marie, chaise Louis Ghost... », sur Cotemaison.fr, (consulté le 17 septembre 2019).
  13. C. Chahi Bechkri, « La chaise Louis Ghost, le triomphe de la transparence », sur www.maisonapart.com, le 17 octobre 2012 (consulté le 17 septembre 2019).
  14. (en) Museum of Modern Art (New York, N.Y.), Paola Antonelli et  Matilda McQuaid, Objects of Design from The Museum of Modern Art, Museum of Modern Art, ,  288 p. (ISBN 9780870706967, lire en ligne), p. 146.
  15. « 30 chaises de créateur - Elle Décoration », sur elle.fr (consulté le 17 septembre 2019).
  16. « Philippe Starck conçoit pour Driade la chaise Pip-e », sur www.ladepeche.fr.
  17. (en)Museum of Design in Plastics, Philippe Starck toothbrush and holder.
  18. planet-sansfil.
  19. Laurent Marcaillou, « Usines d’architectes : et Starck recréa Laguiole », Les Echos,‎ (lire en ligne).
  20. La carte Navigo dessinée par Starck - Le Figaro/AFP, 24 janvier 2012.
  21. Jean-François Casanova, « Il y a peu de chance de retrouver en vente la torche albertvilloise », sur ledauphine.com, .
  22. « Philippe Starck rend possible une éducation des masses, il diffuse auprès du plus grand nombre des formes qui éduquent l’œil [...] De l'infime à l'immense, Starck balise des chemins qui réconcilient esthétique, éthique et politique » — Michel Onfray, Écrits sur Starck, Centre Pompidou, 2003 (ISBN 2-84426-208-2).
  23. Produits du designer Philippe Starck, architonic.com.
  24. Michel Crépu et Denis Lenglart « La République des architectes», Esprit, no 109, , p.72-75 (JSTOR:24271613).
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Liens externes[modifier | modifier le code]