José Garcia

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José Garcia
Description de cette image, également commentée ci-après
José Garcia, en 2010.
Nom de naissance José Doval
Naissance (52 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau de l'Espagne Espagnole
Profession Acteur
Films notables La Vérité si je mens !
La Vérité si je mens ! 2
Le Boulet
Rire et Châtiment
Le Couperet
Pars vite et reviens tard
Le Mac
La Vérité si je mens ! 3
Les Seigneurs
Insaisissables
Site internet josegarciaofficiel.fr

José Garcia, de son vrai nom José Doval, est un acteur de cinéma et humoriste franco-espagnol, d'origine galicienne (en galicien : Xosé García/Doval) né le à Paris. Il est le mari d'Isabelle Doval.

Révélé durant les années 1990 à la télévision par l'émission Nulle part ailleurs, aux côtés d'Antoine de Caunes, il passe avec succès au cinéma grâce à la comédie à succès La Vérité si je mens !, de Thomas Gilou.

Il confirmera avec des personnages hauts-en-couleurs : second rôle remarqué dans Jet Set (2000), Le Vélo de Ghislain Lambert (2001), Le Boulet (2002), puis premier rôle pour des films accueillis plus tièdement : People (2004), Sa Majesté Minor (2007), Le Mac (2010), Chez Gino (2011), Les Seigneurs (2012), Fonzy (2013), Tout schuss et À fond (2016).

Durant les années 2000, il livre aussi des performances dramatiques : Quelqu'un de bien (2002), Rire et Châtiment (2003), Le Couperet, La Boîte noire (2005), Pars vite et reviens tard (2007). Il s'illustre aussi comme héros romantique avec Après vous (2003) et Quatre étoiles (2006).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

José Garcia naît le à Paris de parents immigrés espagnols (originaires de O Carballiño, province d'Ourense) que la pauvreté a chassés de leur Galice natale au milieu des années 1950[1] pour devenir gens de maison dans des hôtels particuliers du 16e arrondissement, sa mère Pura y étant cuisinière et son père, Raymond, valet et maître d'hôtel[2]. Il possède la double nationalité : français de naissance, il décide de garder la nationalité espagnole de ses parents[3]. Ses parents lui choisissent le prénom de José en référence au chanteur Joselito[4]. Enfant, il est émerveillé par le monde du spectacle et par les numéros de cirque à la télévision de La Piste aux étoiles[1].

L'école ne lui convient pas : cancre patenté, il préfère faire le clown. Garçon avec deux sœurs et super intelligent[4], il se découvre un frère, Philippe, fils d'un employeur de ses parents, qui le prend sous son aile et le fait sortir[2]. Titulaire d'un BEP de comptabilité[5], il devance l'appel et fait son service militaire au régiment de chars du 4e Régiment de Dragons de Mourmelon (Marne) avant de s'engager dans la voie de ses rêves : devenir acteur de cinéma.

À l'âge de 20 ans, il suit pendant deux ans une formation de comédien en classe libre au Cours Florent à Paris avec Francis Huster comme professeur. Il complète sa formation en passant par l'école de cirque Annie Fratellini (où il rencontre sa future femme Isabelle Doval) et en suivant des cours de l'Actors Studio dispensés en France[1].

Débuts et révélation télévisuelle (1989-1997)[modifier | modifier le code]

José Garcia (à droite) et Bruno Gaccio sur le plateau de Nulle part ailleurs au festival de Cannes 1996

Il débute au cinéma en 1989 dans des petits rôles pour Romuald et Juliette, Élisa, Beaumarchais, l'insolent. Il participe aussi en tant que comédien à l'enregistrement de livres audio pour la société Livraphone.

Il exerce différents petits boulots en parallèle avant d'être engagé comme chauffeur de salle pour l'émission de talk show Nulle part ailleurs de Canal+ présentée par Philippe Gildas et Antoine de Caunes, avec qui il s'associe pendant sept ans pour jouer des sketchs comiques de clown, trublion, travesti costumé[1].

Percée au cinéma (1997-2001)[modifier | modifier le code]

Il quitte l'émission en 1997, année de la sortie du film à succès La Vérité si je mens !, comédie caricaturale d'une bande de copains juifs du quartier du Sentier de Paris réalisée par Thomas Gilou. Il y incarne Serge Benamou, aux côtés de Richard Anconina, Bruno Solo, Richard Bohringer, Élie Kakou. Sa prestation lui vaut une nomination au César du meilleur espoir masculin 1997.

L'année suivante, l'acteur est propulsée tête d'affiche de la comédie La Mort du Chinois, écrite et réalisée par Jean-Louis Benoît. Le film passe inaperçu. Il réessaie en 1999 avec Cinq minutes de détente, écrit et réalisé par Tomas Romero. La même année, il s'essaie au drame avec Extension du domaine de la lutte, une adaptation du roman éponyme de Michel Houellebecq signée Philippe Harel.

En 2000, il tient un second rôle dans le thriller En face, porté par Jean-Hugues Anglade. Il partage aussi l'affiche de la comédie dramatique Les Frères Sœur avec Denis Podalydès.

Mais c'est dans la comédie populaire et avec des personnages hauts en couleur qu'il parvient à confirmer : il incarne Mellor Da Silva dans la satire du show-business Jet Set, réalisée par Fabien Onteniente.

Il poursuit dans ce registre en 2001, en reprenant son rôle de Serge Benamou dans la suite à succès La Vérité si je mens ! 2, toujours sous la direction de Thomas Gilou. Il seconde aussi Benoît Poelvoorde pour la comédie Le Vélo de Ghislain Lambert, qui lui permet de retrouver Philippe Harel. Autres retrouvailles, celle avec Antoine de Caunes, passé à la réalisation pour le thriller fantastique Les Morsures de l'aube.

Cette même année, il est récompensé par le Prix Jean-Gabin du meilleur espoir du cinéma français.

Diversification (2002-2007)[modifier | modifier le code]

En 2002, il retrouve Poelvoorde pour la comédie d'action Le Boulet, d'Alain Berberian et Frédéric Forestier. Il y incarne Mustapha Amel, alias « Le Turc ». Il surprend également en prêtant ses traits à Louis XIV pour le film de cape et d'épées Blanche, co-écrit et mis en scène par Bernie Bonvoisin. Enfin, il partage l'affiche de la comédie dramatique Quelqu'un de bien avec Patrick Timsit, également réalisateur. Ce projet lui permet de livrer une performance dramatique inédite. Il y reprend notamment Prisencoli Nensinainciusol (en) d'Adriano Celentano.

En 2003, il poursuit dans cette veine ambitieuse en acceptant de porter une comédie dramatique d'inspiration biographique réalisée par son épouse Isabelle Doval (dont il a deux filles : Laurene et Thelma)[2], intitulée Rire et Châtiment. La même année, il partage l'affiche d'une comédie de Pierre Salvadori, Après vous, avec Daniel Auteuil et Sandrine Kiberlain.

En 2004, il opère un grand écart : il est d'abord au premier plan de la suite de Jet Set, intitulée People, toujours réalisée par Fabien Onteniente. Puis il joue dans Le Septième Jour, thriller horrifique espagnol réalisé par Carlos Saura.

L'année suivante, il persiste dans un registre dramatique : il est la tête d'affiche de la satire Le Couperet, de Costa-Gavras, puis du très sombre film-concept La Boîte noire, réalisé par Richard Berry.

L'année 2006 le ramène à un cinéma plus commercial : il partage l'affiche de la comédie romantique Quatre étoiles avec Isabelle Carré. Parallèlement, le thriller G.A.L., de Miguel Courtois, passe inaperçu.

En 2007, Régis Wargnier le dirige dans le polar Pars vite et reviens tard, où il incarne le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Puis il tient le rôle-titre du film fantastique de Jean-Jacques Annaud, Sa Majesté Minor, un four critique et commercial.

Tête d'affiche comique (années 2010)[modifier | modifier le code]

L'acteur au festival de Cannes 2012, pour la promotion de Vive la France.

Il faut attendre 2010 pour le revoir en tête d'affiche : la comédie Le Mac, de Pascal Bourdiaux, le voit renouer avec un personnage délirant. Mais c'est un autre flop. En 2011, il tient le rôle-titre de Chez Gino, premier essai dans la comédie de l'acteur/scénariste/réalisateur Samuel Benchetrit.

En 2012, il se repose sur deux comédies de bandes : il conclue la trilogie qui l'a révélé avec La Vérité si je mens ! 3, qui réunit l'équipe du succès de Thomas Gilou. Puis il fait partie des têtes d'affiche de la comédie sportive Les Seigneurs, premier essai dans la comédie du réalisateur Olivier Dahan.

L'année suivante, il fait confiance à Michaël Youn, qui le dirige dans son deuxième film en tant que réalisateur, la satire Vive la France. La même année, sa compagne Isabelle Doval le dirige une seconde fois, avec Fonzy, remake du succès québécois Starbuck, de Ken Scott (sorti en 2011). Enfin, il tient un petit rôle dans le blockbuster américain Insaisissables, mis en images par le français Louis Leterrier.

Après deux années d'absence sur les écrans, il enchaîne deux comédies potaches et délirantes en 2016, deux flops : Tout schuss, de Stéphan Archinard, François Prévôt-Leygonie, puis À fond, de Nicolas Benamou. La même année, il tient aussi un second rôle dans le thriller d'action britannique Bastille Day, porté par Idris Elba.

Il finit par revenir vers un cinéma plus ambitieux et des seconds rôles : en donnant la réplique à Isabelle Huppert, titulaire du rôle-titre de la comédie indépendante Madame Hyde, écrite et réalisée par Serge Bozon. Puis en partageant l'affiche de la comédie dramatique Lola et ses frères avec Jean-Paul Rouve et Ludivine Sagnier.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Prisencoli (Extrait de Quelqu'un de bien)

Engagement[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Depuis 2011 José Garcia parraine les projets de développement durable de la Fondation Akuo[6].
  • 2008 : Depuis 2008 José Garcia est le parrain de Rêves de gosse. L'association offre à des enfants handicapés leur baptême de l’air lors d’un tour de France aérien.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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Il se livre aussi à une petite guerre avec son ami de toujours Antoine de Caunes chaque année. Par émission interposée, chacun donne des renseignements sur l'autre, allant de l'adresse mail ou du numéro de téléphone portable ou fixe jusqu'aux coordonnées de carte bancaire. C'est bien sûr à but humoristique[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Jean Paul Billo, « José Garcia, poids et démesure », sur France Bleu,
  2. a b et c « L'enfant prodige revient de loin », sur Le Parisien,
  3. « Biographie de José Garcia », sur Première,
  4. a et b Faure Sonya, « Fini de rire », sur Libération,
  5. (fr) canalplay.com, « Biographie de José Garcia sur Canalplay.com » sur Canalplay.com
  6. « Fondation Akuo », sur josegarciaofficiel.fr (consulté le 19 octobre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]