Crespian

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Crespian
Crespian
Mairie, chemin de Vielle
Blason de Crespian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Pascale Cavalier
2020-2026
Code postal 30260
Code commune 30098
Démographie
Gentilé Crespianais
Population
municipale
424 hab. (2018 en augmentation de 16,16 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 59″ nord, 4° 05′ 49″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 279 m
Superficie 7,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Calvisson
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Crespian

Crespian, est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé au cœur du Gard, aux portes des Cévennes, à une demi-heure de Nîmes et 3/4 d'heure d'Arles et de la Camargue[Comment ?], Crespian est proche de nombreuses curiosités naturelles et historiques (Pont du Gard et les gorges du Gardon, grottes des Demoiselles et de Trabuc, Bambouseraie de Prafrance, vieux villages de Sauve et Vézénobres...) et des plages à 40 km.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le village de Crespian est situé au pied du massif du Bois des Lens, composé de plusieurs collines escarpées faisant naître des torrents (l'Aygalade, Vallaurède, le Doulibre) pratiquement secs toute l'année, mais pouvant être particulièrement dévastateurs lors des puissants orages d'équinoxe. Des dégâts considérables engendrées par des pluies diluviennes sont assez fréquents dans cette région méditerranéenne.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 19,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 870 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,1 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Vic Le Fesq », sur la commune de Vic-le-Fesq, mise en service en 1966[6] et qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,8 °C et la hauteur de précipitations de 827,7 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nimes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 22 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[12].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crespian est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Crespian est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 51 communes du pays Vidourle-Camargue.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,3 %), cultures permanentes (25,3 %), zones urbanisées (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom latin Crispius avec le suffixe -anum.

Occitan Crespian, du bas latin Crespianum, Crispianum[19].

Ses habitants sont les Crespianais et Crespianaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Crispianum en 1138, Crespianum en 1384, Crespian à partir de 1616[20].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Pierre Daudet DVD  
2008 En cours Guillaume Hugues SE Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 424 habitants[Note 5], en augmentation de 16,16 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296271312302320314325302294
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292268256276232191172179186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
196190175170180160141138150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
153126120115159206279289352
2017 2018 - - - - - - -
423424-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le Mas De Reilhe datant de la fin du XVIIe siècle.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIIe siècle.
  • Temple protestant néoclassique de la première moitié du XIXe siècle, récemment rénové.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Bois des Lens, un massif écologique d'une superficie d'environ 7 000 hectares, où se conjuguent des garrigues calcinées par le soleil d'été, la biodiversité des insectes et d'espèces d'oiseaux dont certaines sont même protégées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marco Cardus, peintre catalan. Il commence sa carrière à Paris comme dessinateur dans une revue satirique. Après la disparition prématurée de sa fille, l'artiste sombre dans la dépression. Après de longs mois difficiles, il découvre le petit village de Crespian dans les années 1970. Village situé au nord de Nîmes, aux prémices du massif des Cévennes, il est très vite séduit par l'aspect typique de Crespian, et il est très vite adopté par la population qui à cette époque là était essentiellement rurale. Marco et Lilly Cardus décident d'y acheter une maison. L'artiste va déployer tout son art à travers ses toiles et ses céramiques. Toutes ses toiles sont réalisées depuis son petit atelier de verre surplombant la vallée de Courmes. Il est enterré dans le cimetière du village aux côtés de son épouse Lilly. Certaines de ses œuvres sont exposées au musée des peintres catalans à Barcelone.
  • Carmelo Zagari, artiste peintre, plasticien, etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crespian Blason
De vair à la fasce losangée d'or et de sable[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 21 juin 2021)
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 21 juin 2021)
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 21 juin 2021)
  6. « Station Météo-France Vic Le Fesq - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 21 juin 2021)
  7. « Orthodromie entre Crespian et Vic-le-Fesq », sur fr.distance.to (consulté le 21 juin 2021).
  8. « Station Météo-France Vic Le Fesq - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 13 juillet 2021).
  9. « Orthodromie entre Crespian et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le 21 juin 2021).
  10. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  11. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Nimes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 21 juin 2021)
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  19. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne..., Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 1179 p., 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 672, t.1
  20. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 70
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.