Bonnevaux (Gard)

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Bonnevaux
Bonnevaux (Gard)
Vue générale.
Blason de Bonnevaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Roseline Boussac
2014-2020
Code postal 30450
Code commune 30044
Démographie
Gentilé Bonnevaliens
Population
municipale
89 hab. (2016 en diminution de 11,88 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 06″ nord, 4° 01′ 55″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 976 m
Superficie 8,81 km2
Localisation

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Bonnevaux
Liens
Site web bonnevaux.com

Bonnevaux est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bonnevaux est une commune de montagne de 89 habitants située au nord-est des Cévennes gardoises, à la limite de l'Ardèche et de la Lozère.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bonnevaux, Coulis, Nojaret, la Rouvière, le Bosc, les Thomazes, les Allègres, la Figère, la Pourière, la Rivière, Gran Pesse.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le village et les hameaux de schiste ont su conserver leur caractère typiquement cévenol et s'accrochent aux flancs de la vallée de 400 m à 750 m d'altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Actuellement, la commune se caractérise par la dispersion de l’habitat, et par la fréquence de l’habitat léger, très nombreux : cabanes, caravanes, yourtes[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin Bonae valles selon Jean-Martial Besse et Charles Beaunier[2] ou alors Bonarum Vallium selon Laurent-Henri Cottineau[3] qui distingue clairement ce prieuré des autres abbayes nommées Bonnevaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On ignore la date de la fondation du premier établissement religieux à Bonnevaux. Mais en 1187, Regordan de Naves donna à l'abbaye Saint-Ruf de Valence cette vallée de Bonnevaux et la terre de Saint-Théodorit[2]. La maison mère de l'Ordre de Saint Ruf à Valence est un ordre d'Augustins[4]. Les possessions de cette abbaye sont nombreuses dans le Sud de la France, en Espagne et en Italie. En fait, les chanoines de Saint Ruf fondèrent là un prieuré augustin non conventuel[3] et non une abbaye, malgré le nom Abbadie (soit abbaye) donné à ce lieu par les paysans et possédèrent, jusqu'à la dissolution de cet ordre en 1775[4], jusqu'à 300 paysans. Ce prieuré connut deux siècles de prospérité aux XIIIe et XIVe siècles. À partir du XVe siècle, les chanoines le quittèrent pour habiter dans la plaine du côté de Saint Paul le Jeune. Au XVIe siècle, leurs possessions furent accaparées par les seigneurs comtes du Roure. De nombreux procès permirent aux religieux de retrouver leurs possessions, mais ils ne revinrent plus jamais et déléguèrent la collecte de la dîme et des redevances féodales à un baile.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Bonnevaux commence à perdre sa population qui émigre pour des travaux saisonniers dans la plaine, puis définitivement avec l'ouverture des mines de charbon de la vallée de la Ganière et de la Cèze.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, il ne reste plus qu’une trentaine d’habitants. Les paysages et les maisons en ruines attirent de nombreux « hippies », ou « bourruts » comme on les appelle alors. Peu sont restés de cette époque, mais leurs descendants et les nouveaux arrivés « les néos » ont contribué depuis près de 30 ans à un véritable renouveau des hameaux : installation d'agriculteurs, restauration de l'église du XIe siècle, création de gîtes, mise en valeur du patrimoine bâti et paysager[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le village vote majoritairement à gauche avec la particularité de n’accorder aucune voix à l’extrême-droite[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2004 Éric Dedieu    
2004 En cours Roseline Boussac Verts puis EELV  


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 89 habitants[Note 1], en diminution de 11,88 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
737592725887849847385430343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366363350341363335306265267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
243242217165130112927647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
35323051611029610189
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Dès 2011, la mairesse a pris un arrêté d’interdiction de prospection des gaz de schiste[1].

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

La flambée des prix des terres et de l’immobilier rendent difficile l’installation de nouveaux exploitants. Pour aider les agriculteurs, la mairie a acheté 100 hectares de terres qu’elle loue aux paysans[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Dans la partie haute du village de Bonnevaux, l'église Saint-Théodorit, bâtie par les chanoines du prieuré au XIIe siècle, est un ouvrage de style roman. Elle est surmontée à l'ouest par un clocher à quatre arcades, datant du XVe siècle, en pignon, d'où émergent onze têtes sculptées.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Poulet-Trousselle de GM et ses célèbres concerts d'accordéon qui résonnent le soir au travers des montagnes. Il peut aussi être fait mention de sa non moins célèbre nappe jaune "canaris" qui sera prochainement classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit du "Peritchu"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Bonnevaux

Les armes de Bonnevaux se blasonnent ainsi :

D'hermine au chef losangé d'argent et de sable[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les archives de l'Ordre de St Ruf se trouvent aux archives de la Drôme; les archives du Gard possèdent un recueil du XVIIIe siècle sauvé par Auguste Vidal dans une étable à moutons du prieuré de Bonnevaux, au début du XXe siècle. Voir son article publié dans les Annales du Midi de 1910 : "Le prieuré de Bonnevaux et les seigneurs de la région". l'original est aux archives du Gard. D'autres archives se trouvent aux archives de la Drôme : 3 rouleaux concernent le prieuré de Bonnevaux.

  • Marie-Lucy Dumas, Bonnevaux, grandeur, déclin et renouveau, Comité des fêtes de Bonnevaux, , 340 p., une histoire effectuée avec le recours aux archives communales, départementales et familiales.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Sarah Delattre, « Deux village sous influences », Siné mensuel, février 2013, no 28, p. 11.
  2. a et b Jean-Martial Besse et Charles Beaunier, Abbayes et prieurés de l'ancienne France : Provinces ecclésiastiques d'Alby, de Narbonne et de Toulouse, Ligugé, Abbaye de Saint-Martin, coll. « Archives de la France monastique » (no 12), , 378 p., 26 cm (notice BnF no FRBNF37064816), p. 258
  3. a et b Laurent-Henri Cottineau, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés : Tome I, A-L, Mâcon, Protat frères, , 1696 p., in-4° (notice BnF no FRBNF31972730), p. 430
  4. a et b Laurent-Henri Cottineau, Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés : Tome II, M-Z, Mâcon, Protat frères, 1937-1938, 3488 p., in-4° (notice BnF no FRBNF31972731), p. 3274
  5. Bonnevaux: le village où personne n'a voté pour le FN, BFMTV, 9 décembre 2015
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 20 février 2015)