Saint-Julien-de-la-Nef

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Saint-Julien-de-la-Nef
Saint-Julien-de-la-Nef
Cascade d'Aigues Folles à Saint-Julien-de-la-Nef.
Blason de Saint-Julien-de-la-Nef
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises
Maire
Mandat
Lucas Faidherbe
2014-2020
Code postal 30440
Code commune 30272
Démographie
Population
municipale
140 hab. (2016 en augmentation de 12,9 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 57″ nord, 3° 41′ 21″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 529 m
Superficie 8,83 km2
Localisation

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Saint-Julien-de-la-Nef est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte
Rose des vents Roquedur Sumène Sumène Rose des vents
Roquedur
Saint-Bresson
N Sumène
Ganges
O    Saint-Julien-de-la-Nef    E
S
Saint-Laurent-le-Minier Saint-Laurent-le-Minier Cazilhac Cazilhac Ganges

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Saint-Julien-de-la-Nef remonte à 1248, dans le cartulaire de Notre-Dame-du-Bonheur[1]. Cette commune fait partie de la zone minière d’Hierle aux XIIe et XIIIe siècles. Au XIXe siècle on y extrait le fer[2], et deux filatures de soie s'implantent[3]

Saint-Julien-de-la-Nef tire son nom de son histoire : située sur l'ancien tracé romain de la voie domitienne reliant la Provincia à la Narbonnaise, son territoire était marqué de tours ou châteaux verrouillant l'accès, surveillant la circulation des gens et biens au long de la vallée de l'Hérault et de ses affluents, l'Arre, la Vis, l'Arboux et le Rieutord, jusqu'aux plaines nîmoises.

Il s'agit du château de Bez sur l'Arre, de celui de Mandagout sur l'Arboux, du Rey au confluent de l'Arboux et de l'Arre, de celui de Saint-Laurent-le-minier sur la Vis, le castellas d'Adhemar des barris[Qui ?] dominant le Rieutord et par sa tour du Mercou l'Hérault; jusqu'au château de Saint-Julien, clef de la route finale vers Ganges.

Le seigneur du lieu ayant pris le nom de sa paroisse, Saint-Julien, il fut fait marquis pour avoir assuré le passage du cortège royal, alors appelé « nef royale », avec sécurité au long de tous ces châteaux pour l'embarquement à Aigues-Mortes de Louis IX (Saint Louis) pour les croisades; puis pour le retour par la même route de son épouse Marguerite de Provence qui l'avait accompagné.

Ainsi Saint-Julien-de-la-Nef (royale) pourrait être un explication possible du blason communal[réf. nécessaire].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Julien[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Julien-de-la-Nef Blason D'azur au navire d'or équipé d'argent flottant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef aussi d'argent chargé de l'inscription SAINT-JULIEN en lettres capitales de sable.
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Lucas Faidherbe ECO  
1995 2001 Denis Finiels    
1977 1995 Jean Barral DVG Conseiller général de 19.. à 2002
1976 1977 Fernand Trial    
1965 1976 Pierre Imbert    
1945 1965 Georges Fadat    
1944 1945 Armand Guibal   Président de la Délégation Spéciale
1935 1944 Louis Cabane    
1929 1935 Alphonse Barre    
1925 1929 Louis Cabane    
1915 1925 Jules Saumade    
1908 1915 Paulin Pellequer    
1904 1908 Ferdinand Combes    
  1904 Frédéric Mazot    
1892   Louis Cabane    
1885 1892 Héli Roussy    
1865 1885 Pierre Roussy    
  1865 M. Olivier    

Démographie[modifier | modifier le code]

Commune touristique, sa population est multipliée par cinq en juillet et août. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 140 habitants[Note 1], en augmentation de 12,9 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
217215220240286318291270326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337321275263247260245257250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230204204187185175154153133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1158610099140119124124140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château du Mercou. Le site est celui d'un latifundium (ferme gallo-romaine) du IIe/IIIe siècle sur laquelle aurait été placé un oratoire dédié au dieu Mercure, celui des voleurs, marchands et voyageurs circulant sur la voie Domitienne. La toponymie en a conservé le nom de mercou. Son occupation semble ininterrompue et une première tour de guet est construite par Adhemar des Barris (des premiers seigneurs de Sumène) au IXe siècle pour dominer l'Hérault, abandonnée par la construction au XIIe siècle de la première tour du château, à la fois logis seigneurial, place forte et de protection paysanne. À ce premier donjon est adjoint un corps de logis et de garde avec tour ronde au XIVe, puis des extensions de résidences, interrompues par la Révolution. Le château est passé par succession dans plusieurs familles, jusqu'aux d'Assas, au XVIIe siècle, dont l'un des fils – Louis d'Assas du Mercou – fut tué à la bataille de Kloster Kampen en 1760.
  • Le château de Saint-Julien. Situé en aval du pont, il possède une assise constituée de caves voûtées ainsi que d'une tour carrée qui pourraient dater du XIVe siècle. Le corps de logis principal est percé de larges fenêtres donnant sur une terrasse surélevée dominant le parc aménagé par la famille de Calvière au XIXe siècle. Le château est resté aux Saint-Julien jusqu'au XIXe siècle puis est passé aux Calvière et à leurs héritiers avant de devenir une résidence pour colonies de vacances (« Tourisme & Travail ») et aujourd'hui l'auberge du « Château d'Isis », quartier général de la Ligue du Midi[8].
  • Cascade d'Aigues-Folles (visible depuis la route qui mène au Vigan). Site naturel remarquable ; après d'importants épisodes pluvieux une cascade d'environ 30 mètres surgit du plateau.
  • Le vieux pont. Ouvrage d'art du XVe siècle qui enjambe le fleuve Hérault.
  • Hameau du Figaret. Pittoresque ensemble de constructions des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Un maître verrier y était établi au XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune dans les siècles passés[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Gard, Eugène Germer-Durand, 1868.
  2. . Cévennes et filons métallifères : les mineurs de Saint-Laurent-le-Minier. Livret de l’exposition du même nom, Conseil général du Gard.
  3. Service régional de l'inventaire, étude du patrimoine industriel.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Sarah Finger, « Ligue du Midi : un clan met l’Occitanie à cran », Libération, 29/01/2918