Musée de la Romanité de Nîmes

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Musée de la Romanité
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Informations générales
Ouverture
Visiteurs par an
222 000 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Localisation
Adresse
16, Boulevard des ArènesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nîmes, Gard
Flag of France.svg France
Coordonnées

Le musée de la Romanité de Nîmes est un musée situé face à l'amphithéâtre romain de Nîmes, dans le département du Gard et la région Occitanie. Il a ouvert le .

Au cœur de la cité nîmoise, face aux arènes bimillénaires, ce musée archéologique[1] présente les collections de la ville, qui s’animent grâce à 65 dispositifs multimédia (réalité augmentée, technologies audiovisuelles). Les origines de Nîmes sont évoquées par les vestiges d’un fronton monumental qui orne l’atrium central du musée. L’escalier à double révolution entraîne le visiteur à l’époque gauloise, puis au cœur de la vie quotidienne romaine, à la découverte de la ville et de ses habitants il y a près de 2 000 ans. Il traverse ensuite le Moyen Âge, jusqu’à l’époque contemporaine, pour découvrir l’influence de la romanité au fil des siècles.

Dans l’architecture contemporaine d'Elizabeth de Portzamparc, une toge de verre plissée dont les lames de verre évoquent une mosaïque, ce lieu est à la fois musée scientifique, restaurant, jardin méditerranéen. Son toit-terrasse offre une vue à 360° sur les lieux nîmois les plus emblématiques.

Historique du projet du musée de la Romanité[modifier | modifier le code]

En 2006-2007, des fouilles archéologiques préventives ont lieu dans les allées Jaurès avant des travaux. Lors de ces recherches, une domus (maison romaine) et deux mosaïques[2] nommées Achille et Penthée ont été découvertes en excellent état de conservation. Ces pièces sont qualifiées par les spécialistes de « plus belles pièces après celles de Pompéi ». Cette découverte va alors renforcer la volonté de Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, de créer un nouveau musée contemporain. En effet, il souhaite présenter ces œuvres d'une grande rareté ainsi que celles conservées alors dans l'ancien musée archéologique de Nîmes datant du XIXe siècle.

À la suite d'un concours d'architecture confrontant en phase finale trois architectes, Rudy Ricciotti, Elizabeth de Portzamparc et Richard Meier, les trois projets ont été exposés en au Carré d'art et le jury a choisi le projet d'Elizabeth de Portzamparc[3].

La pierre inaugurale du musée est posée le [4]. Le de la même année, des pièces archéologiques monumentales de la collection et autour desquelles le musée est construit, telles que la mosaïque de Bellérophon et des bornes milliaires, jusque-là exposées au musée archéologique du cloître des Jésuites, sont transférées au chantier du musée à l'aide de grues[5],[6].

Le le projet du musée remporte le prix Future Heritage Award[7], qui récompense la plus belle création contemporaine créant un futur héritage culturel[8].

Après plus de cinq années d'études et de travaux, le musée ouvre au public le avec l'appellation « musée de France » attribuée par le ministère de la Culture[9].

Chronologie de la construction[modifier | modifier le code]

Date Étape
Lancement du concours international d'architecture[10].
Jury de concours pour l'analyse des 103 dossiers de candidature reçus et choix de 3 équipes.
Jury de concours pour le choix du projet lauréat.
Conseil municipal exceptionnel entérinant le choix du projet lauréat.
début 2013 Dépôt du permis de construire.
Rapport et conclusions du commissaire enquêteur à la suite de l'enquête publique.
Délivrance du permis de construire.
2014 Démolitions et préparation des travaux[11].
Démarrage de la construction et pose de la première pierre.
fin 2016 Livraison du bâtiment et installation des collections.
juin 2018 Ouverture au public[12].

Le parcours permanent[modifier | modifier le code]

Epoque préromaine (VIIe siècle av. J.C / Ier siècle av. J.C)[modifier | modifier le code]

Le musée de la Romanité propose de vivre une immersion dans la vie quotidienne des Romains et de découvrir une maison gauloise entièrement reconstituée[13]. De plus, l'immersion est accentuée par la présence de plusieurs dispositifs multimédias[14].

La période romaine (Ier siècle av. J.C / IIIe siècle apr. J.C)[modifier | modifier le code]

La collection du musée présente une multitude d'objets du quotidien. Le cheminement se fait entre des découvertes sur l'urbanisme, l'habitat, les habitudes journalières mais aussi sur les décors de vie des Romains... Parmi les pièces les plus spectaculaires, la mosaïque de Penthée[15] ou la reconstitution de la Domus Villa Roma.

La période médiévale (Xe au XVe siècle apr. J.C)[modifier | modifier le code]

Durant la période médiévale, la ville se rétrécie et certains vestiges antiques se trouvent ensevelis ou réutilisés. Les arènes sont transformées en une enceinte fortifiée, avec en leur centre des habitations et lieu de culte. L'église Saint-Martin est détruite en 1622, et les maisons ainsi implantées dans les arènes sont démolies entre 1786 et 1809. Du lieu de culte subsistent quelques blocs sculptés de bas-reliefs, remontant au début du XIVe siècle, mêlant des sujets d'inspiration profane ou religieuse, conservés au Musée lapidaire[16], puis transférés dans ce nouveau musée. Ces bas-reliefs constituent une des illustrations de cette période médiévale. Y figurent également divers objets, sculptures, marmousets, etc.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Depuis son ouverture en 2018, le musée de la Romanité présente, en plus de l'exposition permanente, des expositions temporaires[17] au sein d'un espace dédié de 600 m2 :

  • 2018 :
    • « Gladiateurs, héros du Colisée » (2 juin - 23 septembre 2018)
  • 2019 :
    • « Pompéi, un récit oublié » (6 avril - 20 octobre 2019)
    • « Bâtir un Empire. Une exploration virtuelle des mondes romains » (20 décembre 2019 - 8 mars 2020)
  • 2021 :

Galerie photo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Renault, « Nîmes, le palais des toges », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Guillaume Mollaret, « Découverte de deux mosaïques gallo-romaines à Nîmes », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (en) « Musée de la Romanité in Nîmes by Elizabeth de Portzamparc », sur dezeen.com.
  4. « Nîmes : la pose de la première pierre du musée de la Romanité », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  5. « Nîmes : d'un musée à l'autre », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  6. « Nîmes : le délicat transfert de pièces archéologiques d'un musée à l'autre », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  7. « Le musée de la Romanité remporte le Prix “Future Heritage Award” à Dubrovnik, Croatie », sur Elizabeth de Portzamparc, (consulté le ).
  8. « Le Musée de la Romanité remporte le “Future Heritage award” en Croatie », sur objectifgard.com, .
  9. L'appellation avait été attribuée dès 2003 par le ministère.
    Voir : Arrêté du 17 septembre 2003 attribuant l'appellation « musée de France » en application des dispositions de l'article 18-II de la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002.
  10. « Musée de la Romanité : le projet architectural fait l'unanimité », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  11. « Musée de la Romanité: le début d'une nouvelle ère », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  12. « Le musée de la Romanité sort de terre », sur objectifgard.com.
  13. D'après les découvertes réalisées sur le site de Gailhan.
  14. Ecrit par Mattea Trovato, « A Nîmes, le nouveau Musée de la Romanité parcourt 25 siècles d’Histoire grâce à des dispositifs innovants de médiation », sur Club Innovation & Culture CLIC France, (consulté le ).
  15. « Actualité | A Nîmes, restauration d'une mosaïque romaine », sur Inrap, (consulté le ).
  16. Marcel Aubert, « Mazauric (Félix). Histoire du château des arènes de Nîmes, 1934 », Bulletin Monumental, t. 93, no 3,‎ , p. 390 (lire en ligne)
  17. Voir onglet « Expositions passées » sur museedelaromanite.fr.
  18. « Exposition Nîmes | Musée de la Romanité », sur Musée de la romanité – Nîmes (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Flouquet, « Nîmes, les nouveaux habits de la romanité », Le Journal des arts no 373, juillet/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]