Aigremont (Gard)

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Aigremont
Aigremont (Gard)
Blason de Aigremont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Cévenol
Maire
Mandat
Gilles Trinquier
2020-2026
Code postal 30350
Code commune 30002
Démographie
Gentilé Aigremontois, Aigremontoises
Population
municipale
784 hab. (2018 en augmentation de 12 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 01″ nord, 4° 07′ 24″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 160 m
Superficie 12,55 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nîmes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Quissac
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Aigremont
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Aigremont
Liens
Site web aigremont-gard.fr

Aigremont, « Aigramont » en occitan languedocien est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie. Elle est homonymes avec trois autres communes, un en Île-de-France, une en Bourgogne et une en Champagne-Ardenne. La commune fait partie de la communauté de communes du Piémont cévenol, depuis septembre 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aigremont est un petit village du Gard situé dans le piémont cévenol.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il y a cinq cours d'eau traversant Aigremont, la rivière La Courme, le Ruisseau de Bay, celui des Trois Seigneurs, des Buissières, de la font de Linque.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune a connu plusieurs catastrophes naturelles :

  • inondations et coulées de boue du 6 au  ;
  • mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols du 1er juillet au  ;
  • inondations et coulées de boue du 6 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 8 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 6 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 13 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 3 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 22 au  ;
  • inondations et coulées de boue du 21 au  ;
  • tempête du 6 au .

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[1],[2],[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aigremont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (61,5 %), zones agricoles hétérogènes (31,6 %), prairies (4,3 %), zones urbanisées (2,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine De Acre-Munto en 957[10], sous la forme De Acre-Monte en 1060[11], Acer Mons en 1162.

Ce toponyme signifie « colline escarpée », « Mont pointu », du latin acer, acris (« pointu ») et Montem (« mont »)[10].

C'est un toponyme assez répandu. Quatre communes françaises et de nombreux hameaux portent ce nom; Aigremont dans le Gard, Aigremont dans la Haute-Marne, Aigremont dans l'Yonne, Aigremont dans les Yvelines.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune d'Aigremont devient en l'an 957 le prieuré de Saintt Pierre d'Aigremont.

Au début du XIVe siècle, Philippe le Bel fait don de la Baronnie d'Aigremont au Seigneur Guillaume de Plaisian qui construit le château en 1320. Ce dernier est achevé en 1360.

Le château d'Aigremont est détruit et pillé pendant la révolution, mobilier et archives totalement brûlés en . Il fut habité au XVIe siècle par Marguerite de Cambis[12].

Les murailles du château définissent un cercle presque parfait qui laisse supposer qu'Aigremont naquit sous la forme d'une « circulade » (vocable moderne), ainsi que Pawlowski l'a défini pour le Bas Languedoc : bâtisse construite en continuité et circulairement autour d'un point fort : ici un donjon semble-t-il.

Au centre de la cour du château, remarquable tour donjon d'architecture romane (XIIe ou XIIIe siècle), hélas défigurée par appendice sommital moderne. Au nord, se trouve une tourelle de 2 m de diamètre. Au sud, le porche d'entrée s'impose avec sa porte charretière en plein cintre sur laquelle on lit les dates de 1360 et 1760.

L'église fut incendiée en 1703 par les Camisards, restaurée puis détruite à la Révolution. Une nouvelle église, construite au XIXe siècle sur la placette a disparu également.

Le temple est situé juste à la limite du village.

En 1992, le Mémorial départemental dédié aux soldats gardois morts pour la France en Afrique du Nord, est érigé sur le territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 19 septembre 1961[13] Léon Castanet SFIO Député de 1928 à 1936
Président du conseil général (1957-1961)
1961 1981 Francis Perrigot SFIO-PS Conseiller général
1981 1985 Georges Maurin PS  
1985 2010 Françoise Laurent-Perrigot PS Sénatrice du Gard, conseillère générale, ancienne vice-présidente du conseil général. conseillère départementale du Canton de Quissac , vice-présidente du conseil Départemental du Gard
2010 2020 Claude Castanet DVG Retraité
2020 En cours Gilles Trinquier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 784 habitants[Note 3], en augmentation de 12 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372365409404428412402454453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448440410444417313293321309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
334380333304309339319304299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
274256241243313449618670755
2018 - - - - - - - -
784--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0-14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 27,1 %, 45 à 59 ans =21,3 %, plus de 60 ans =17,1 %)
  • 49,8 % de femmes (0-19 ans = 21,1  %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans =22,4 %, plus de 60 ans =15,5 %)
Pyramide des âges à Aigremont en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
4,8 
75 à 89 ans
5,5 
12,3 
60 à 74 ans
9,7 
21,3 
45 à 59 ans
22,4 
27,1 
30 à 44 ans
23,4 
14,5 
15 à 29 ans
17,5 
20,0 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département du Gard en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 à 89 ans
9,9 
14,6 
60 à 74 ans
15,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,9 
19,9 
30 à 44 ans
19,8 
17,7 
15 à 29 ans
16,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,0 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production de l'olive de Nîmes AOC.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village d'Aigremont possède plusieurs hameaux qui lui sont rattachés : Antignargues, Le Mas d'Alphonse, Les Baraques et le Mas Blanc qui fut édifié à la fin du XIXe siècle.

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Astruc, le père de Jean Astruc (1684-1766), y fut pasteur.
  • Françoise Laurent-Perrigot ancienne sénatrice du Gard.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aigremont

Les armes d'Aigremont se blasonnent ainsi :

De sinople à l'ombre de croix de filets cantonnée au premier d'un demi-vol contourné cousu de gueules, au deuxième et au troisième d'un château donjonné de trois pièces d'or, celle du milieu plus élevée, au quatrième d'un demi-vol cousu de gueules[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Aigremont », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  2. « Liste des ZNIEFF de la commune d'Aigremont », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  3. « Liste des espaces protégés sur la commune d'Aigremont », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Etymologie de 35.000 noms de lieux, vol. 1er, Genève, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-02883-7), p. 318.
  11. Dans le cartulaire de Nîmes.
  12. Histoire du château d'Aigremont qui n'est plus qu'un souvenir, Le Midi libre, 28 août 2014.
  13. Décédé en cours de mandat.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Evolution et structure de la population à Aigremont en 2007 », sur www.recensement.insee.fr (consulté le ).
  19. « Résultats du recensement de la population du Gard en 2007 », sur www.recensement-2007.insee.fr (consulté le ).
  20. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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