Saint-Hilaire-de-Brethmas

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Saint-Hilaire-de-Brethmas
Saint-Hilaire-de-Brethmas
Blason de Saint-Hilaire-de-Brethmas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Michel Perret
2020-2026
Code postal 30560
Code commune 30259
Démographie
Gentilé Saint-Hilairois
Population
municipale
4 408 hab. (2018 en augmentation de 4,28 % par rapport à 2013)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 54″ nord, 4° 07′ 33″ est
Altitude Min. 107 m
Max. 202 m
Superficie 13,91 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Alès
(banlieue)
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Alès-3
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.ville-sthilairedebrethmas

Saint-Hilaire-de-Brethmas est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Saint-Hilairois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire de Brethmas est une commune située dans l'agglomération d'Alès.

Saint Hilaire de Brethmas, Alès et les Cévennes

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 17,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 929 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,2 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Deaux », sur la commune de Deaux, mise en service en 1988[6] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,7 °C et la hauteur de précipitations de 991,7 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nîmes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 33 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire-de-Brethmas est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Alès, une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes[16] et 95 704 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,3 %), zones urbanisées (26 %), cultures permanentes (11,2 %), forêts (5,5 %), prairies (5,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte de La Rouquette a fait l'objet d'importantes fouilles par le Groupe Alésien de Recherches Archéologiques notamment dans les années 1990. Successivement utilisée par le groupe de Ferrières (3400-2700 avant J.-C.) puis par le groupe de Fontbouisse (2800-2300 avant J.-C.), elle a livré de nombreuses céramiques, des éléments de parure ainsi que des objets en cuivre[22]. Deux stèles anthropomorphes fragmentaires ont également été retrouvées[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Age,St Hilaire de Brethmas faisait partie avec Vezenobres et Montezes du marquisat de Montmoyrac dont furent titulaires les de Serinhac,membres de la milice du Temple,et apres leur elimination,les de Maubuisson,les Du Puy de Cendras,les de Tremolet de Robiac puis les Demstrex. C'est à Saint-Hilaire de Brethmas que se déroulèrent le , au pont d'Avène, les premières négociations directes entre Jean Cavalier, initialement le plus important chef camisard, et le marquis de La Lande, mandaté par le maréchal de Villars. Ces négociations se poursuivirent jusqu'à une paix accordée par Louis XIV, par un texte qui parvient à Nîmes le . Après un très bref passage au service du roi, Cavalier et une petite troupe de fidèles, craignant pour leur liberté, s'évadent en août vers la Suisse. Durant ce temps, la guerre des Cévennes est poursuivie par les autres chefs camisards, jusqu'à leur défaite complète fin 1704[24].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Brethmas-Avesnes[25].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hilaire-de-Brethmas Blason
D'or à la croix celtique de gueules, au comble losangé de sable et d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint Hilaire est mesuré depuis 2014 à l'aide des relevés de la station météorologique de Saint-Hilaire-de-Brethmas qui se situe dans le secteur de La Jasse de Bernard.

Le climat est caractérisé par des crues fréquentes en automne de la rivière L'Avène

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus vieille écriture connue du nom de la paroisse est issue de la cartographie de la seigneurie d'Alais, en 1376, où l'on trouve la paroisse de Saint Ylari de Breto Manso. On trouve l'orthographe actuelle au XIVe siècle et on constate que la paroisse était dédiée à saint Hilaire qui fut archevêque d'Arles, dans la première moitié du Ve siècle. L'origine de Brethmas est des plus claire : formé de Bretho, nom propre du propriétaire d'un Mas. Ce dernier mot dérive du latin Mansus, et désigne dans le Midi une habitation de campagne[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Émile Maurin[27]   Instituteur[28]
Gérard Roux[29] UDF puis UDI-NC Agriculteur
Conseiller général du canton d'Alès-Sud-Est (1994 → 2015)
[30] en cours Jean-Michel Perret DVG [1] Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2018, la commune comptait 4 408 habitants[Note 5], en augmentation de 4,28 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650534595620645738676868939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0141 0079569591 016926941940966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0341 0871 0671 0361 1621 2641 2711 2931 553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0222 4132 7612 8433 4703 6194 0994 1824 174
2018 - - - - - - - -
4 408--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. « Station Météo-France Deaux - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Saint-Hilaire-de-Brethmas et Deaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France Deaux - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Orthodromie entre Saint-Hilaire-de-Brethmas et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 d'Alès », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. Marc Bordreuil et Marie-Christine Bordreuil, Roches ornées, roches dressées. Aux sources des arts et des mythes. Les hommes et leur terre en Pyrénées de l’Est, Actes du colloque en hommage à Jean Abélanet, Université de Perpignan (24-26 mai 2001), Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, (lire en ligne), Recherches sur quelques rites funéraires en Languedoc au Néolithique final, p. 139-149.
  23. Jules Masson Mourey, « Deux stèles anthropomorphes inédites du Néolithique final gardois : Jonquières (Cannes-et-Clairan) et La Rouquette n°2 (Saint-Hilaire-de-Brethmas) », Bulletin de la Société préhistorique française,‎ , p. 140-143 (lire en ligne).
  24. Source : Mémoires de Jean Cavalier sur la guerre des Camisards, traduits et annotés par Frank Puaux - Mémoires sur la guerre des Camisards, Ed. Payot, Paris, éd. 1987
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Extrait du livre Saint Hilaire de Brethmas aux portes d'Alès de l'Abbé René André
  27. « Saint-Hilaire-de-Brethmas : avec les voisins, deux anciens maires », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
    « Deux anciens maires de la commune étaient présents, Gérard Roux et son prédécesseur Émile Maurin. ».
  28. [PDF] « L'école maternelle Émile-Maurin a été inaugurée », Alès Agglo 100% info n°61, , p. 29.
  29. « Saint-Hilaire-de-Brethmas: Gérard Roux passe le relais à Alain Cheyrézy », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
    « Maire depuis 31 ans, il ne représentera pas et soutient son adjoint. [...] Gérard Roux est maire de la commune depuis 1983. ».
  30. « Saint-Hilaire-de-Brethmas (Gard) : Jean-Michel Perret élu maire », Midi Libre,‎ (lire en ligne).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  34. « Eglise », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )