Sauveterre (Gard)

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Sauveterre
Sauveterre (Gard)
L'église de Sauveterre.
Blason de Sauveterre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Grand Avignon
Maire
Mandat
Jacques Demanse
2020-2026
Code postal 30150
Code commune 30312
Démographie
Population
municipale
2 051 hab. (2018 en augmentation de 10,86 % par rapport à 2013)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 35″ nord, 4° 47′ 38″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 140 m
Superficie 13,09 km2
Unité urbaine Pujaut
(banlieue)
Aire d'attraction Avignon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Roquemaure
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sauveterre
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Sauveterre

Sauveterre est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle fait partie du Grand Avignon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Four, hameau situé au Sud, entre Pujaut (à l'Ouest) et le Rhône (à l'Est).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Panorama sur Sauveterre avec vue sur le Mont Ventoux.
Le hameau de Four.

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Sauveterre est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Pujaut, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[1] et 6 172 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avignon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 48 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire : Âge du fer[modifier | modifier le code]

23 sépultures de chefs celtes de la tribu des arécomiques ont été retrouvées disséminées dans la région occidentale du bas Rhône. Toutes ont pu être datées de cette période troublée, et leur dispersion nous renseigne sur la violence et l'étendue des combats.

La plupart étaient situées sur les trajets conduisant à Uzès telles les sépultures de Sauveterre et de Rochefort du Gard sur la route reliant le port antique de Roquemaure à Uzès par l'oppidum antique de Remoulins.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Vers Four, décharge de potiers. Amphores Gauloises, tuiles, briques, chéneaux et déchets de cuisson et cendre permettant de conclure à la présence d'un atelier de potiers.
  • Toujours à Four, le mur sud d'une maison réutilise une construction en grand appareil qui pourrait être un morceau d'aqueduc romain en arches.
  • Au Change, dépôt appartenant certainement à une tombe (lance en fer à douille et à larges ailerons, patère et bol en céramique campanienne, débris d'amphores. Ier siècle av. J.-C.).
  • Daté du Ve siècle une tombe romaine, entre Roquemaure et Sauveterre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’évêque d’Avignon cède en 1120 l’église paroissiale Saint-Marie-de-Fours à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, puis en 1195 l’église Saint-Jean. L’abbaye perçoit leurs revenus[6].

XIX° siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Sauveterre est créée par la loi du 21 mai 1850, par soustraction d'une partie de la commune de Roquemaure

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486124w/f601.item.r=sauveterre.zoom

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sauveterre Blason
D'argent au mont au naturel parsemé d'oliviers de sinople, issant d'ondes d'azur, accompagné en chef à dextre d'une étoile soudée d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1908 1940 Joseph Ranquet Rad. Viticulteur
Député du Gard (1938 → 1942)
Conseiller général du canton de Roquemaure (1925 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 mars 1959 Léopold Agret[7] (1899-1981)    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1971 René Amblard[8]    
mars 1971 mars 1991[9]
(démission)
Maxime Tardieu[10] (1934-2019)   Chevalier des Palmes académiques
mars 1991[9] juin 1995 Jean-Claude Mathon    
juin 1995 En cours Jacques Demanse PCF 13e vice-président du Grand Avignon
Réélu en 2001, 2008 et 2014[11]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 2 051 habitants[Note 3], en augmentation de 10,86 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
877888906932849838798753767
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
701727795765690703703725747
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
7477629139111 1591 3781 6961 7931 743
2016 2018 - - - - - - -
2 0282 051-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

mandarine de Sauveterre
Mandarine de Sauveterre

Viticulture[modifier | modifier le code]

Mandarine de Sauveterre[modifier | modifier le code]

La mandarine de Sauveterre est élaborée uniquement lors des premières montées de sève, juste avant d'entrer dans une nouvelle lune. La noblesse des produits utilisés associée à la justesse exceptionnelle des mélanges, ont fait sa réputation depuis des décennies. Naturellement rafraichissante, elle peut être consommée allongée de glace tout au long de l'année.

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

Huile d'olive de Provence AOC.

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le [16]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[16],[17].

Industrie[modifier | modifier le code]

Le barrage-usine, vu de Châteauneuf.

L'usine hydroélectrique de Sauveterre est installée sur le territoire de la commune. Elle est couplée à un barrage sur un bras mort du Rhône séparant Sauveterre de Châteauneuf-du-Pape.

Cet équipement est géré par la CNR.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Montsauve (XVIIe siècle).
  • Château de Varenne (1778).
  • Église du XIXe siècle, restaurée : escalier extérieur monumental, intérieur : Vierge et Christ peint par Richard Guintrand.
  • Chapelle Notre-Dame de Fours, du début du XIIIe siècle, restaurée.
  • Vestiges de l'abbaye Notre-Dame de Four. Une église Notre-Dame de Four est citée dans un acte de donation de l'évêque d'Avignon au chapitre de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, en 916. L'église est acquise au début du XIIe siècle par l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. L'abbaye Saint-André a donné l'église à Mabile d'Albaron sous la condition de construire un monastère de religieuses dont elle devait être la prieure, sous la dépendance de l'abbé de Saint-André et de l'évêque d'Avignon. Le monastère a été fondé le 3 juin 1239, jour d'une éclipse solaire. La fondation est confirmée par le pape Innocent VI, en 1246. Les religieuses ont quitté le monastère en 1363 pour se réfugier à Avignon par crainte des bandes de routiers. Le monastère des Fours est ensuite devenu la propriété des Chartreux de Villeneuve[18],[19],[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Unité urbaine 2020 de Pujaut », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 4 décembre 2020)
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 230
  7. « La rue Mabille-d'Albaron au hameau de Four inaugurée : Une plaque commémorative au nom de l'ancien maire Léopold Agret a été dévoilée. », La Provence,‎ (lire en ligne)
  8. « Sauveterre Ensemble s'invite au sein du conseil municipal », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
    « Evelyne Amblard, 55 ans, sauveterroise depuis des générations et dont le père René a été maire de la commune de mars 1965 à mars 1971 »
  9. a et b « Maxime Tardieu démissionnait de son poste de maire qu'il tenait depuis plus de 20 ans et était remplacé par Jean-Claude Mathon. » [1]
  10. Avis de décès de Monsieur Maxime TARDIEU, sur enaos.fr
  11. « Jacques Demanse élu maire de Sauveterre », Midi Libre,‎ (lire en ligne)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  17. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  18. Abbé F. Fuzet, « Études d'archéologie et d'histoire de Villeneuvelez-Avignon. L'église et le monastère de Sainte-Marie-de-Fours », dans Revue de l'art chrétien, 1884, p. 175, 1885, p. 50, 202
  19. A. Sagnier, « L'abbaye Notre-Dame de Four », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 1895, p. 126-133 (lire en ligne)
  20. Sylvain Gagnière, Jacky Granier, « Le site de Fours à Sauveterre (Gard) et sa fabrique d'amphores », dans Revue archéologique de Narbonnaise, 1982, tome 15, p. 373-379 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]