Tornac

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Tornac
Le château de Tornac.
Le château de Tornac.
Blason de Tornac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Quissac
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Marielle Vigne
2014-2020
Code postal 30140
Code commune 30330
Démographie
Population
municipale
860 hab. (2014 en diminution de 2,27 % par rapport à 2009)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 25″ nord, 3° 59′ 50″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 421 m
Superficie 19,68 km2
Localisation

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Tornac

Tornac est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Tornac s’étend sur 1 900 hectares, des derniers contreforts des Cévennes à la plaine viticole et à la garrigue. Elle est constituée de 18 hameaux dont aucun ne porte le nom de Tornac, bâtis pour les plus pittoresques, sur le piémont cévenol et qui parsèment son territoire limitrophe de la commune d’Anduze. Tornac est bordé au nord par le Gardon d'Anduze et est traversé d'Ouest en Est par l'Ourne, un torrent cévenol aux crues impressionnantes et fréquentes en automne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Tornac est attesté sous la forme Tornagus en 814[1]. Le [g] s'explique par la sonorisation de [k] à l'intervocalique.

Tornac remonte à un probable type toponymique *TURNACU, comme Tourny (Eure, Torniaco 884, Tornacum 1287, avec *-I-ACU) et les Tournay / Tournai de langue d'oïl cf. Tournai (Belgique, Turnacum 300, Turnaco 365).

Xavier Delamarre considère ce type toponymique (y compris Tornac) comme basé sur le gaulois turno- « hauteur » et rapproche ce terme du breton tornaot « falaise, hauteur du rivage »[2]. Le second élément est le suffixe localisant gaulois -acon (< proto-celtique *-āko(n)) qui a donné *-ACU en gallo-roman (latinisé dans les textes en -acum ou -acus). L'alternance des formes anciennes en Torn- / Turn- est comparable phonétiquement à celles du mot tour (de tourner), attesté comme tornus / turnus « instrument de tourneur » en latin médiéval[3]. On peut également faire un parallèle en langue d'oïl entre Tourn- [turn] (cf. *tourn > tour) et l'occitan Torn- [torn] (cf. torn « tour » de tornar « tourner, etc. »). Tornac est une forme entièrement occitane (cf. aussi : conservation de [ac])

Ce « lieu près d'une hauteur » ou ce « lieu élevé » correspond bien au relief de Tornac, comme à celui des différents toponymes cités précédemment.

Les étymologies avancées anciennement, par exemple : « tour de château » (occitan torre) ou tornaire « tourneur (de poterie) » ne sont pas à prendre en compte : le mot « tour de château » est issu du latin turris et -nac n'admet pas d'explication. Un composé torre-n-ac est tout aussi impossible, car d'où serait issu le [n] ? En outre, le suffixe -ac n'est, en principe, que rarement associé à un appellatif latin ou roman. Quant à la seconde hypothèse, il s'agit d'une analogie populaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tornac est riche d’un patrimoine historique encore présent aujourd’hui. Au plus loin que l'on remonte dans l'histoire de Tornac et jusqu'au XVIIIe siècle, les poteries ont constitué une activité très importante.

Le monastère partiellement détruit, était le siège d’une abbaye fondée au VIIe siècle par des moines bénédictins affiliés à l’ordre de Cluny vers 1080. Ruiné au VIIIe siècle, il passe sous la protection de Charlemagne au IXe siècle et est ruiné une nouvelle fois au XVIe siècle. Propriété privée, il est visible de l’extérieur.

Le château de Tornac des XIe et XIIe siècles, surplombe la rive droite du Gardon d’Anduze à un emplacement stratégique qui lui permettait de protéger l’entrée vers Anduze et les Cévennes. Il offre une vue panoramique exceptionnelle sur Anduze et sur le vignoble de Tornac dont plus de 40 % sont cultivés en « culture biologique ». La cave des vignerons de Tornac est ouverte tous les jours, sauf le dimanche ; des journées portes ouvertes avec visite guidée de la cave sont organisées tous les vendredis en juillet et août.

L’église Saint-Baudile date du XIIe, elle est de style roman, en forme de croix latine, avec une abside en demi-cercle couronnée d’arceaux. Détruite au XVIe siècle, reconstruite au XVIIe, brûlée en 1702, elle a été restaurée à la fin du XXe siècle et est inscrite aux Monuments historiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tornac Blason D'argent aux trois tours de gueules rangées sur une terrasse de sinople.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (tour/Tornac)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Francine Rieu   Vice-présidente de la Communauté de communes autour d'Anduze
mars 2014 en cours Marielle Vigne   Membre bureau Alès Agglomération - Vice-présidente Dév. Durable - Présidente SIVU Château de Tornac
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 860 habitants[Note 1], en diminution de 2,27 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
714 678 739 803 833 887 907 929 967
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
930 885 905 865 841 801 767 750 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
798 785 743 674 639 647 602 543 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
541 534 575 634 650 718 844 862 880
2013 2014 - - - - - - -
867 860 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Monastère partiellement détruit, était le siège d’une abbaye fondée au VIIe siècle par des moines bénédictins affiliés à l’ordre de Cluny vers 1080. Ruiné au VIIIe siècle, il passe sous la protection de Charlemagne au IXe siècle et est ruiné une nouvelle fois au XVIe siècle. Propriété privée, il est visible de l’extérieur.
  • Le château de Tornac des XIe et XIIe siècles,restauré depuis plus de 40 ans, surplombe la rive droite du Gardon d’Anduze à un emplacement stratégique qui lui permettait de protéger l’entrée vers Anduze et les Cévennes. Il offre une vue panoramique exceptionnelle sur Anduze et sur le vignoble de Tornac dont plus de 40 % sont cultivés en « culture biologique ».
  • L’église Saint-Baudile de Tornac date du XIIe siècle : elle est de style roman, en forme de croix latine, avec une abside en demi-cercle couronnée d’arceaux ( arcatutures dites lombardes ). Détruite au XVIe siècle, reconstruite au XVIIe, brûlée en 1702 durant la « guerre des Camisards », elle a été restaurée à la fin du siècle dernier et est inscrite aux Monuments historiques depuis 1911.
  • Ancienne église romane de Saint Pierre de Savignac du XIIe siècle au hameau de Bouzène, à en juger par l'appareillage des pierres, transformée en remise agricole sur deux niveaux. L'édifice est composé d'un vaisseau unique de deux travées vouté en berceau avec arcs doubleaux et contreforts intérieurs avec cordon en doucine courant le long des murs intérieurs. Abside voutée en cul de four, très beau chevet lorsque l'on vient de l'est avec corniche en doucine et ouvertures d'origines en forme de meurtrières (belle stéréotomie des arcades). Cette construction peu connue (aucune mention dans l'inventaire de la DRAC) est assez remarquable par son état de conservation étant donné sa destination depuis plus de deux siècles... « Peu » de moyens suffiraient pourtant à remettre ce beau monument en valeur mais il s'agit d'une propriété privée. Une « ferme » portant la date de 1784 sur l'une de ses portes est venue s'accoler à la façade sud, tandis qu'un hangar agricole de la fin du XIXe siècle longe la façade nord. Cette ancienne église se situe non loin du ruisseau de l'Ourne, en bordure d'une petite route, près des lieux dits de « La Roque » et « La Calendrié » entre les CD 982 et 35.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 672. Article Ternay.
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance 2003, p. 303–304.
  3. Du Cange, Glossarium mediæ et infimæ latinitatis, 1678 - 1887 (nombreuses rééditions augmentées). 1883-1887, édition de Favre, 10 volumes : consultable et cherchable en mode texte (avec aide à la saisie des entrées) par l'(École nationale des chartes), consultable en mode image (Gallica).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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