Gagnières

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Gagnières
Vue de Gagnières
Vue de Gagnières
Blason de Gagnières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Rousson
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Carlos Balmes
2016-2020
Code postal 30160
Code commune 30120
Démographie
Population
municipale
1 191 hab. (2014 en augmentation de 9,27 % par rapport à 2009)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 26″ nord, 4° 07′ 48″ est
Altitude Min. 159 m
Max. 516 m
Superficie 11,22 km2
Localisation

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Liens
Site web gagnieres.com

Gagnières est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie, à la limite de l’Ardèche. De nos jours, Gagnières est un village principalement tourné vers le tourisme vert. Cette commune est connue pour son Centre Chrétien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gagnières est limitrophe de la commune de Bessèges (Gard) et des communes de Saint-Paul-le-Jeune et Saint-André-de-Cruzières (Ardèche).

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Une rivière traverse Gagnières, la Ganière, affluent de la Cèze et longue de 27 kilomètres, dont 12 dans le département du Gard. Elle prend sa source à la Croix Rousse, après l'union de plusieurs ruisseaux sur la commune de Malons-et-Elze à 871 mètres d'altitude. C'est une rivière aurifère, ce qui a donné lieu à une activité minière au cours des temps. Des orpailleurs amateurs sillonnent toujours son cours à la recherche d'éventuelles pépites ou de paillettes d'or.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements
Type de logement 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2010
Résidences Principales 457
(76,54 %)
431
(70,54 %)
400
(63,49 %)
399
(60,54 %)
437
(68,28 %)
529
(75,25 %)
536
(75,28 %)
Résidences Secondaires 98
(16,42 %)
133
(21,77 %)
189
(30,00 %)
204
(30,96 %)
192
(30,00 %)
133
(18,92 %)
135
(18,96 %)
Logements Vacants 42
(7,04 %)
47
(7,69 %)
41
(6,51 %)
56
(8,50 %)
11
(1,72 %)
41
(5,83 %)
41
(5,76 %)
Total 597 611 630 659 640 703 712
Sources des données : INSEE[1]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Ganière (rivière) : occitan Gagniero, racine occitane gagna, du roman guaniar : gagner, obtenir, remporter ; triompher, franchir[2].
    Au XIXe siècle, l'orthographe en français est Gagnère[3],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1774, Gagnières compte 9 mines de charbon, galeries creusées dans des propriétés privées.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les mines[modifier | modifier le code]

Gagnières a été une cité minière jusqu’en 1929. En ce qui concerne l'or, il y a 120 personnes employées en 1913.

Mais c'est surtout le charbon qui était important. Au XIXe siècle, l'exploitation devint industrielle. Sept puits de 4 mètres de diamètre sont forés :

  • le puits Parran, utilisé de 1870 à 1930 : avec 810 m de profondeur, un des puits les plus profonds de France
  • le puits de Lavernède (1880-1926), 220 mètres de profondeur, utilisé pour le pompage et la descente du matériel
  • le puits du viaduc (1880-1925), 350 mètres de profondeur, utilisé pour l'exploitation
  • le puits Thomas, 80 mètres de profondeur, puits d'aération
  • le puits Sirodo
  • le puits Chavagnac
  • le puits Julien

Aujourd'hui, ne subsistent que quelques vestiges de cette activité :

  • le bâtiment de la centrale électrique construit en 1910 à côté du puits Parran ;
  • les anciennes galeries à flanc de coteaux et du puits de Chavagnac ;
  • le puits Sirodo et le puits Thomas ont été transformés en maison d'habitation.

Tous les puits ont été mis en sécurité en 1972 et en 2005.

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L'ancienne ligne de chemin de fer[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Gagnières.

Le village était desservi, jusqu'en 1982, par la voie ferrée PLM puis SNCF de la ligne Vogüé - Robiac-Rochessadoule. L'ancienne gare, toujours visible, a été transformée en restaurant, et le site de la gare, anciennement occupé par des usines de traitement du charbon et le carreau du puits Parran, est en pleine mutation, un lotissement y a été construit.

Le pont des piles[modifier | modifier le code]

Afin de faire traverser la ligne de chemin de fer PLM au-dessus de la Ganière pour relier Gagnières à Bessèges, un viaduc en pierre est construit à l'ouverture de la ligne en 1871. Ébranlé par les travaux miniers, il est démoli et un nouveau viaduc à poutres treillis est construit en 1888. Après la fermeture définitive de la ligne, le viaduc est démoli en 1990 ; seuls subsistent aujourd'hui les anciennes piles du pont. Un petit monument en hommage aux anciens mineurs fut érigé[Quand ?] à l'emplacement des anciennes piles du pont sur la route de Gagnières à Bessèges.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1987 François Laurent    
1995 2014 Olivier Martin DVG Président de la Communauté de communes des Cévennes Actives
2014 en cours Antoinette Moussu DVG Retraitée

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 1 191 habitants[Note 1], en augmentation de 9,27 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
993 969 1 105 1 165 1 261 1 362 1 416 1 566 1 827
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 484 1 369 1 399 2 182 2 581 2 985 2 910 3 197 3 250
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 149 2 928 2 935 1 978 1 514 1 196 1 214 1 369 1 242
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
1 174 1 045 920 878 919 1 048 1 064 1 080 1 160
2014 - - - - - - - -
1 191 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
État civil
Événement 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Naissances 5 6 5 7 5 5 4 5 3 5 9 5 7
Décès 17 9 11 4 13 11 14 18 20 13 10 10 7
Solde -12 -3 -6 3 -8 -6 -10 -13 -17 -8 -1 -5 0

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le couturier Louis Féraud est né à Gagnières.
  • Alain Fabre-Pujol (né en 1957) a été adjoint au maire de Gagnières.
  • L'artiste peintre Daneïs vit depuis 1981 à Gagnières (nature morte et paysage).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gagnières Blason De sinople à la fasce losangée d'argent et d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee - Chiffres clés
  2. a et b (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 6, t. 2
  3. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 94
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.