Gênes

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville nommée « Genova » en italien. Pour les autres significations, voir Génova (homonymie) et Gênes (homonymie).
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Gène.
Gênes
Blason de Gênes
Héraldique
Drapeau de Gênes
Drapeau
Image illustrative de l'article Gênes
Noms
Nom italien Genova
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Ligurie Ligurie 
Ville métropolitaine Gênes 
Maire Marco Bucci
2017-2022
Code postal 16100
Code ISTAT 010025
Code cadastral D969
Préfixe tel. 010
Démographie
Gentilé Génois,
genovesi en italien
Population 592 995 hab. (30-11-2014[1])
Densité 2 440 hab./km2
Population de l'agglomération 750 000 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 24″ nord, 8° 56′ 00″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 1 182 m
Superficie 24 300 ha = 243 km2
Divers
Saint patron San Giovanni Battista
Fête patronale 24 juin
Localisation

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Gênes
Liens
Site web www.comune.genova.it

Gênes (italien : Genova, en ligurien : Zena) est une ville italienne, située dans le Golfe de Gênes en face de la Mer de Ligurie, capitale de la Ligurie,il s'agit de l'un des principaux ports italiens et de la mer Méditerranée. Elle compte 594 904 habitants et 800 000 au sein de son agglomération. Sa zone urbaine compte 1 510 000 habitants.

Gênes, avec Milan et Turin, délimitait le « triangle industriel », zone la plus industrialisée d'Italie. En outre à Gênes se trouve la quatrième meilleure université du pays. La ville est un centre important pour les sciences, la technologie, la mode et le sport, considérée comme le berceau du football italien. Une partie importante du centre historique est sous la protection de l'UNESCO.

Gênes est l'une des plus grandes villes de Méditerranée et la principale de la mer de Ligurie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Centre-est de la ville
La ville vue du Granarolo de Gênes (it)


Localisation[modifier | modifier le code]

Gênes est située sur le golfe de Gênes, partie septentrionale de la mer de Ligurie. La ville correspond à l'inclinaison de l'arc de cercle formé à cet endroit par la côte. Au nord de la ville commencent les Apennins, débouchant à proximité sur la plaine du Pô. Gênes offre une façade méditerranéenne au nord de l'Italie, à 193 km de Nice au sud-ouest, à 155 km de Milan au nord, à 397 km de Rognac et à 518 km de Rome au sud-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est entre subtropical humide (Classification de Köppen:Cfa) et méditerranéen (Classification de Köppen: Csa). Plus qu'ailleurs en mer Méditerranée, le climat de Gênes est humide (plus de 1 000 mm annuels), même si le nombre de jours de pluies est limité. Par ailleurs, on observe une faible amplitude thermique entre le jour et la nuit et, dans une moindre mesure, dans l'année (hivers très doux avec gel exceptionnel, étés chauds mais non caniculaires). Les records absolus de température sont de 38,7 °C maximum le 07/08/2015 et de −6,8 °C minimum. Les chutes de neige sont rares mais pas exceptionnelles (en moyenne 1-2 fois par an).

Relevé météorologique de Gênes (1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,4 6 8,2 10,7 14,5 18 20,8 20,9 17,9 14,2 9,6 6,4 12,7
Température maximale moyenne (°C) 11,3 12,1 14,4 17 20,8 24,2 27,2 27,5 24,3 20,3 15,3 12,3 18,9
Précipitations (mm) 106 95 106 85 76 53 27 81 99 153 110 81 1 072
Source : (it) Servizio Meteorologico[2]


Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Stèle, 3000 - 2500 av. J.C., conservé au Musée d'archéologie ligure (it).
Inscription latine en bronze, 117 av.J.C.,Musée d'archéologie ligure (it).
Carte représentant la Ligurie à l'époque romaine.

L'occupation humaine de la région de Gênes est précoce. Les plus anciennes traces de sédentarisation retrouvées dans la région de Gênes sont datées de l'époque néolithique au Ve millénaire av. J.-C.. Des vestiges d'habitations plus récentes datées de l'âge du bronze ont également été retrouvées à l'embouchure du Bisagno construit en pierres sèches.

La nécropole de la ville datant des VIe et Ve siècle av. J.-C. atteste de l'occupation du lieu par les Étrusques et les Grecs, mais le port d'origine ligure est plus ancien. L'ancienne ville ligure est connue des Grecs sous le nom de Σταλìα (Stalia) et reste dans l'ombre de Vada Sabatia (Vado Ligure), près de Savone. Stalia fait alliance avec Rome par un foedus aequum (« traité entre égaux ») au cours de la deuxième guerre punique (218-201 av. J.-C.). Les Carthaginois sous les ordres de Hannibal, Hasdrubal et Magon avec les tribus ligures des Intemelii et des Ingauni détruisirent Gênes en 205 av. J.-C.. La ville est reconstruite par les Romains et reçoit des droits municipaux après la troisième guerre punique en 146 av. J.-C. Le castrum original s'agrandit alors vers les quartiers actuels de Santa Maria di Castello et le promontoire San Lorenzo. Gênes bénèficie de l'instauration de la Pax Romana, en 148 av JC est réalisée la Via Postumia et en 13 av JC la Via Julia Augusta qui est un tronçon de la Via Aurelia. Le port fait le commerce des peaux, du bois, du miel qui sont convoyés vers des villes comme Tortona et Piacenza.

Le nom latin, oppidum Genua, est mentionné par Pline l'Ancien (Nat. Hist. 3.48) comme faisant partie de la Regio IX Liguria. Hésiode[3] inclut les Ligures entre les populations les plus anciens ensemble les Éthiopiens et aux Scythes. Égalment dans les écrits d'Eschyle et d'Hérodote il y a plusieurs références aux Ligures, mais c'est avec Diodore de Sicile, Tite-Live et Strabon[4] qu'est mis en évidance le rôle de Gênes comme un emporion c'est-à-dire une centre actif dans le commerce, le plus important en Ligurie (voir aussi Histoire de la Ligurie).

Le nom de Gênes, en latin Genua, pour certains, resulte d'une ancienne racine indo-européenne, geneu= genoux, ou genu= bouche, en effet les deux villes, Gênes et Genève en Suisse qui se ressemblent morphologiquement, ont la même étymologie[5]. Mais le nom Genua pourrait avoir une origine étrusque:Kainua c'est-à-dire:nouvelle ville[6], une origine grecque: Xenos à désigner un lieu de rencontre pour les étrangers[7], une origine latine: Ianua c'est-à-dire: Porte. La légende dit que la ville est en fait nommée d'après le nom de Janus, ancienne divinité étrusque[8]. Dans la nef centrale de la cathédrale de San Lorenzo il y a l'inscription suivante: <<Janus, primus rex Italiae de progenie gigantum, qui fundavit Genuam tempore Abrahae>>, ce qui signifie: <<Janus, le premier roi italien de la descendance des gégants qui a fondé Gênes à l'époque d'Abraham>> [9].

Après la chute de l'Empire Romain d'Occident, Gênes est occupée par les Ostrogoths jusqu'à la reconquête de l'Italie par Justinien en 553. Quand les Lombards envahissent l'Italie en 568, l'évêque de Milan se réfugie à Gênes mais les Lombards du roi Rothari prennent Gênes et la Ligurie vers 643. En 774, le royaume lombard est annexé par l'Empire carolingien. Le premier comte carolingien de Gênes est Ademar, qui reçoit le titre de praefectus civitatis Genuensis. Ademar meurt en Corse en combattant les Sarrasins. À cette époque, les remparts romains détruits par les Lombards sont reconstruits.

Durant les siècles suivants, Gênes est un centre de taille moyenne, construisant lentement sa flotte marchande. À la fin du Xe siècle les pirates Sarrasins attaquent plusieurs fois la ville de Gênes. En l'an 936 les Sarrasins dirigés par Ya'qub ibn Ishaq al-Tamini profitent de l'absence de la flotte génoise, saccagent la ville et font de nombreux prisonniers. Les génoise alors atteindront les pirates sur la côte nord de la Sardeigne, libéreront les prisonniers et anéantiront les pirates[10],[11]. Au Xe siècle la ville, située dans la Marche de Gênes, est sous l'autorité de la famille Obertenghi dont le premier est Obertus Ier. Gênes devient une des premières villes italiennes à avoir des droits civiques garantis par les seigneurs locaux. D'ailleurs les trois quartiers de la cité: Castrum, Civitas et Burgus, s'ordonnent respectivement autour de les èglises: Santa Maria di Castello, San Lorenzo, San Siro. L'église de San Lorenzo devient cathédrale au cours de l'année 987.

République de Gênes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : République de Gênes.
Expansion de la République de Gênes en Mer Méditerranée ainsi qu'en Mer Noire.

Au Moyen Âge, Gênes est l’une des quatre Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise dont elle devint la plus puissante pendant plusieurs siècles à la suite des Croisades. Elle connaît en particulier deux apogées, tout d'abord de 1284 à 1381, militairement et politiquement, puis de 1550 à 1630 environ, financièrement cette fois. On appelle cette dernière période « le siècle des Génois ».

La ville était surnommé Superba, « l'orgueilleuse ». Pétrarque la voit comme <<une ville royale, adosséé à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers>>.

La République de Gênes comprend la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, autour des bouches du Danube, en Crimée et en Afrique du Nord. Du XIIIe siècle à la fin du XVe, la mer Noire est une mer génoise, Caffa en Crimée est la plus importante des colonies avec 80 000 habitants, il faut ajouter que les Génois ont fondé des colonies loin sur le Danube. De plus, ils contrôlent les grandes routes terrestres dans le cas où la route des Détroits aurait été fermée. Elle succombe sous la pression des troupes de Napoléon Ier et ne fut réinstituée qu'en 1815. Le Congrès de Vienne accorde l'ancienne république « à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne ».

Conquête et grandeur[modifier | modifier le code]

Les Républiques maritimes développèrent leurs activités commerciales jusqu'en Orient, où seront en rivalité les unes contre les autres. Pape Benoît VIII et après pape Victor III encouragèrent l'union des Républiques maritimes contre les pirates, à se rappeler est la prise de la ville de Mahdia[12] en Tunisie en l'an 1087, par une coalition des Génois, Pisans, Amalfitans et Normands. Ainsi, Gênes et Pise, deux villes rivales sur le plan commercial s'allient pour combattre les pirates. Mais la montée de Gênes a début avec la Première croisade, le chroniquer Caffaro di Rustico da Caschifellone écrit que l'amiral génois Guglielmo Embriaco à la tête de l'expedition en Terre Sainte en l'an 1099, détruisit ses galères pour construire avec leur bois des engins pour le siège de Jérusalem[13],[14]. Après ça Guglielmo Embriaco et les célèbres Arbalétriers génois participèrent à la prise de Byblos 1104, à la prise de Tripoli de Syrie 1109 et à la prise de Beyrouth. La lutte contre les pirates Sarrasins et la politique méditerranéenne des croisades sont souvent en conflit avec les intérêts économiques de Gênes et en fait à la suit des accords avantageux pour le commerce avec l'émir de Valence, les génois n'hésiteront pas à trasporter régulièrment par mer les pèlerins musulmans d'Espagne et du Maghreb vers la Mecque[15]. À la fin du Xe siècle, Gênes et Pise entreprennent de chasser les maures de Corse et de Sardaigne. Pendant deux siècles, les deux cités se disputent avec acharnement les deux îles et de manière plus générale, le contrôle de la mer Tyrrhénienne, (voir Tour génoise et Pont génois). La rivalité entre Gênes et Pise s'inscrit dans les conflits entre papauté et empire et donc parmi les Guelfes et gibelins dans lesquels Gênes a souvent été du côté du Pape[16], mais l'administration des évechés corses qui le pape Urbain II confie à Pise sera à l'origine de l'étincelle du conflit entre Gênes et Pise[17]. Dans un premier temps, Pise a l'avantage. Gênes et Pise, au gré des changements brusques de la politique romaine, se partagent les îles entre leurs différents évêchés. Durant le bas Moyen Âge, aux XIIe et XIIIe siècles, Gênes connaît une période de prospérité et de montée en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alun). Les Génois sont fermement implantés dans le Nord de la Sardaigne, l'extrême Sud corse avec Bonifacio, en Balagne avec Calvi qu'ils fondent au XIIIe siècle et dans le cap Corse avec Bastia. Ils possèdent en outre l'île de Capraia en face de Bastia. Les Pisans possèdent le reste des îles. La vie des institutions de la « Commune » est dominée par les rivalités entre ses quatre grandes familles, les Fieschi, Grimaldi, Doria et Spinola.

Victoire des génois à la bataille de la Meloria (1284), la plus grande bataille navale du Moyen Âge qui opposa la puissante République de Gênes à sa rivale la République de Pise.

Cependant, Gênes écrase la flotte de Pise lors de la plus grande bataille navale du Moyen Âge, la bataille de la Meloria (1284). Le 6 août 1284, près de l'îlot dit de la Meloria, se rencontrent les 88 galères d'Oberto Doria et les 103 galères de Pise commandées par Ugolin della Gherardesca et Albertino Morosini. La victoire est totale pour Gênes. Pour Pise la défaite est catastrophique, non seulement elle déplore 5 000 tués, 9 000 prisonniers et 7 galères coulées mais la cité perd à tout jamais son indépendance et sa puissance : son port, Porto Pisano, est comblé et les chaînes le fermant sont longtemps exposées sur la façade de Santa Maria di Castello. Gênes récupère alors, outre le port de Livourne, les droits de Pise sur la Corse et sur la Sardaigne qui seront cependant très vite contestés par la papauté et le roi d'Aragon, investi roi de Corse et de Sardaigne. La Sardaigne est abandonnée en 1320 aux Aragonais mais la Corse reste génoise malgré de longues luttes sur terre et sur mer entre la cité et l'Aragon. Dans les années 1350, le doge de Gênes, Jean da Murta, reçoit la soumission du peuple de Corse. Désormais, Gênes, par l'intermédiaire d'offices financiers (la Maona jusqu'en 1453 puis la banque de Saint-George jusqu'en 1561), s'efforce de réduire la noblesse insulaire.

Sa puissante flotte affronte également la République de Venise à plusieurs reprises (voir Bataille de Curzola 1298 - Guerre de Chioggia 1378 - 1381), sans qu'aucune des deux rivales puisse dominer l'autre. Depuis 1270, les deux cités renouvellent des trêves successives, tout en sachant l'affrontement inévitable. Les croisades apportent à Gênes une immense prospérité grâce au transport des troupes chrétiennes outre mer. De cette activité sont issus les nombreux ordres militaires encore aujourd'hui représentés dans la cité. Les marins génois prennent une part considérable dans la prise de Saint-Jean d'Acre en 1191. Le commerce génois s’avère florissant dans le Sud des royaumes latins. En 1259, par le traité de Nymphée, les Génois obtiennent du Basileus Michel VIII Paléologue des avantages commerciaux considérables et le quartier de Galata à Constantinople, de l'autre côté de la Corne d'Or, (voir aussi Occupation génoise de Rhodes). Bien vite, le comptoir de Galata attire plus de navires que Constantinople elle-même. La mer Noire devient le domaine réservé des Génois. Ceux-ci s'assurent le contrôle des routes terrestres et du Danube (maitrise de l'estuaire du Danube et fondation de San Giorgio) dans le cas où la route des détroits serait inaccessible. Cette domination sans partage malgré les tentatives de Venise et de l'empire de Trébizonde s'achève en 1481 quand la population de Caffa ouvre la ville aux assiégeants ottomans.

Gloire[modifier | modifier le code]

Gênes en 1481.

Au XIVe siècle, la République de Gênes a un véritable empire maritime en mer Méditerranée et en mer Noire, incluant la Corse, alors son grenier à blé, des îles grecques (Lesbos, Chios, Ikaria et Samos), des comptoirs en Anatolie (Galata, Phocée, Scalanova, Amastris et Sinope), en Crimée (Cherson, Cembalos, Halopsis, Yalta, Soudak, Caffa et Kertch), autour des bouches du Danube (San Giorgio, Caladda, Licostomo, Eraclea aujourd'hui ruinée et Constanța), et ailleurs en mer Noire (Montecastro en Moldavie, Matrida, Taman et Tana dans le khanat de la Horde d'or autour de la mer d'Azov). C'est une nef génoise qui rapporte involontairement de Crimée la peste noire en 1348. Cet empire a pour principal concurrent celui de Venise, dominant en mer Égée, sur les marchés de Constantinople et de Trébizonde, à Chypre ; de leur côté, les Vénitiens veulent chasser les Génois de leurs possessions de Syrie. Gênes se rapproche de Byzance (traité de Nymphée) tandis que Venise se rapproche de Pise. Les deux cités s'affrontent par intermittence depuis la fin du XIIIe siècle et plus particulièrement depuis le printemps 1294 où les navires vénitiens attaquent les colonies génoises de Chypre puis, le , mettent les voiles vers la Cilicie. Ils rencontrent les Génois sur la côte arménienne : la bataille est désastreuse pour Venise qui perd 25 navires, un nombre important de combattants dont son général Marco Basagio.

Face à la défaite, la ville réagit en donnant ordre à tous ses armateurs d'entreprendre une guerre de course, tandis que la cité reconstruit une nouvelle flotte de 65 galères. Gênes, qui a ainsi triomphé de Pise et de Venise, est alors à l'apogée de sa puissance militaire. Cependant si elle n'a rien à craindre de Pise, alors divisée en factions, Venise est parfaitement capable de s'opposer à nouveau à elle et, dès l'année suivante, les deux cités s'affrontent dans une série de coups de main jusqu'à ce que Gênes batte à nouveau Venise le 8 septembre 1298 devant Curzola, bataille remportée par Lamba Doria, frère d'Oberto Doria, vainqueur de Pise à la Meloria. Le nouveau type de galère génoise, dite « à la sensile », est largement responsable de la victoire. Le bilan pour Venise est lourd : 18 navires coulés, 66 navires brûlés par les Génois qui ne peuvent les remorquer à Gênes, 7 400 prisonniers dont Marco Polo (qui rédige ses récits de voyage dans les prison génoises) et Andrea Dandolo, fils du doge Giovanni qui préfère se tuer en se fracassant la tête à son banc plutôt que de figurer au défilé triomphal de Lamba. Une médiation du pape et de Charles d'Anjou amène les deux cités à signer la paix de Milan en 1299, faisant planer sur Gênes toujours en proie aux luttes entre factions, l'ombre des souverains de Milan, les Visconti.

Une troisième guerre éclate, de 1350 à 1355, émaillée de victoires incertaines de part et d'autre, jusqu'à ce qu'elles signent une paix temporaire à Byzance, en 1355, puis qu'elles concluent des accords commerciaux en 1361. De 1372 à 1378, une nouvelle période de tensions amène successivement une défaite vénitienne devant Pola en 1374, puis de Gênes près du cap d'Anzio en 1378. L'année suivante voit Gênes s'imposer mais, en 1379, commence entre les deux villes, la guerre de Chioggia s'achevant par la défaite génoise en 1380, Venise assurant sa souveraineté sur la Méditerranée orientale. La paix de Turin de 1381 permet à Venise de rentrer à nouveau en possession de tous ses privilèges à Constantinople et même de se faire reconnaître le droit de commercer librement en mer Noire. Durant cette guerre, Venise ne doit son salut qu'à la mort du général génois, Pietro Doria, tué lors de la bataille finale et au retour opportun de Vettor Pisani et de son escadre. Pour sauver leur patrie les Vénitiens se saignent autant financièrement que physiquement, induisant de profondes et irréversibles modifications des institutions.

Essor et renaissance[modifier | modifier le code]

« Toile de jean » de 1538. Le jean est le nom d'une toile de coton et de lin[18], inventé et développé dans la ville de Gênes, généralement de couleur bleue et utilisée abondamment, dès le XVIe siècle, par la marine génoise pour équiper ses navires de voiles ainsi que pour vêtir ses marins. Plus rarement, il était employé comme support pour des œuvres picturales.
Christophe Colomb explorateur génois découvrant l'Amérique et ouvrant la voie aux routes commerciales ainsi qu'aux conquêtes des conquistadors.

Alors que Gênes est au sommet de sa gloire, la concurrence émerge à Venise, où une "Bourse du Rialto" facilite l'échange des parts de navires, le développement d'une flotte commerciale, et le quadruplement de la superficie de l'Arsenal de Venise dans les trois premières décennies du XVIe siècle. Mais tandis que Venise plaçait comme suprême bien l'indépendance et l'union des citoyens, Gênes s'offrit aux différentes puissances étrangères, Visconti, France, puis Espagne, déchirée de l'intérieur par les luttes fratricides des différentes factions, patriciens contre plébéiens, guelfes contre gibelins, Adorno contre Fregoso ou Campofregoso.

En 1339, Simone Boccanegra avait été acclamé premier doge de Gênes. Le doge, élu à vie, devait être plébéien et de la faction gibeline. On appelle cette période le dogat populaire. Aucun doge ne put rester durablement en place. Chaque coup d'État entrainant la perte de l'indépendance dans un mouvement irréversible de décomposition. En 1390, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, Gênes organisa une expédition militaire voulant lui donner le caractère d'une nouvelle croisade au prétexte de venger la piraterie des Barbaresques contre les Chrétiens. Elle obtint l'assistance d'un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon prit le commandement et qui mit le siège devant Mahdia. Par traité du 25 octobre 1396 Gênes se donne au royaume de France qui conserve sa souveraineté jusqu'en 1409.

En 1407 est fondé a Gênes l'Office de Saint Georges

Andrea Doria, Grand amiral génois.

Le conflit avec Venise reprend sporadiquement et une nouvelle défaite génoise amena un nouveau traité en 1404. Gênes n'est alors plus en mesure de s'imposer. Elle est à nouveau battue en 1431. Mais le grand adversaire de la cité n'est plus Venise, au XVe siècle, mais l'Aragon qui lui dispute la Sardaigne (perdue dès 1320) et la Corse, et plus largement, la domination de la Méditerranée occidentale. Mais le 5 août 1435, Alphonse V est vaincu et fait prisonnier par les Génois à la bataille de Ponza. Il est capturé par le génois Biagio Assereto. Toutefois, la république reste étranglée entre de puissants rivaux. Et finalement, elle se résout à se déclarer sous la protection de la France. La France nomme le 11 mars 1458 comme nouveau gouverneur Jean d'Anjou, duc de Calabre il a six successeurs, dont Antonio Ardorno (1513-1515) et Octavio Fregoso (1515-1522). Toutefois, Gênes se rebelle le 12 mars 1461. À partir du 16 avril 1464, c'est le duc de Milan qui impose son protectorat sur la république jusqu'au 7 juillet 1478. Par la suite, Milan parviendra à nouveau à imposer son protectorat du 13 septembre 1488 au 26 octobre 1499. L'intervention en Italie de Louis XII permet à la France de rétablir sa tutelle du 26 octobre 1499 jusqu'au . Une brève reconquête eut lieu par les français en 1527.

Gênes est une ville particulière, marquée par les luttes intestines C'est un port où règnent les riches familles d'armateurs, la ville grimpe vers le ciel pour voir arriver les navires, c'est avec ses palais à huit étages, la « New York » du Moyen Âge. Il n'y a pas de rues rectilignes à part la via Garibaldi (Strada nuova) mais des palais, tours, véritables quartiers fortifiés des familles patriciennes avec leurs églises et sanctuaires.

La ville reprend définitivement son indépendance en 1528 quand Andrea Doria transforme les institutions, s'allie avec Charles Quint et il chasse les français de la ville. En 1528, la Commune de Gênes disparaît et devient une république sérénissime. En 1547 a lieu le complot des Fieschi qui s'achève tragiquement et provoque la cruelle vengeance de Andrea Doria. Andrea Doria devient aussi amiral de la flotte de Charles Quint. Autre homme d'armes génois au service de la couronne d'Espagne sera Ambrogio Spinola

La population de la ville tombe à 40 000 âmes en 1528. Andrea Doria offre à sa cité l'indépendance. Il proclame la formation d'un unique corps civique et veille à supprimer les luttes de faction. Désormais la république est aristocratique. Est noble ou patricien tout homme de 18 ans révolus dont la famille a exercé des charges politiques avant la révolte populaire de 1506. 400 nobles sont tirés au sort et forment le Grand Conseil de Gênes, renouvelé par quart tous les ans. Le petit conseil ou Sénat de 100 membres est formé par tirage au sort au sein du grand conseil. La seigneurie est formée du doge, de deux procurateurs et des gouverneurs, tous élus pour deux ans. Le pouvoir prend une forme collégiale. Organe très puissant de contrôle des institutions, le Sindicato est composé entre autres de deux censeurs. Le doge est de rang royal, il lui est interdit de sortir de la cité pendant son mandat de 2 ans non renouvelable avant 10 années. Or on élit généralement des hommes fort âgés et seul Giacomo Maria Brignole sera élu deux fois, en 1779 et 1795 ; il sera le tout dernier doge de la République.

Gênes perd l'île de Chios, habitée par près de 40 000 Génois en 1566. Tabarka (Tunisie) en 1744, la Corse en 1768.

Splendeur et lutte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Système des palais des Rolli.
La bataille de Lépante où la Sainte-Ligue (1571) affronte l'empire ottoman à la suite de la prise de Chypre par ce dernier. Cette grande victoire des latins permet de stopper l'avancée ottomane en Europe.
Gênes en 1572.

À l’époque moderne donc, les anciennes institutions font place, en 1528, à une république oligarchique ou aristocratique puisque tous les nobles gouvernent la République, composée de 28 alberghi, factions qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoise en près de 800 patriciens, telles que les Doria, Grimaldi, Fieschi, Spinola, Sauli, Imperiale, Brignole Sale, Lomellino, Balbi[Lesquels ?], Durazzo, Giustiniani, Cattaneo, (voir Familles patriciennes de Gênes). Elles élisent tous les deux ans un doge de la République assisté d'un censeur et de deux consuls. Les Génois sont les principaux banquiers de la Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II. Les Traités du Cateau-Cambrésis en 1559, marquent la fin des Guerres d'Italie et la fin du conflit entre la France d'un côté, L'Espagne et le Saint-Empire romain germanique de l'autre. À la suite de ces traités, Gênes avec Venise et Lucques seront les villes de la péninsule italienne à conserver les institutions républicaines héritées par la période des communes.

Le siècle qui s'étend de 1550 à 1650 est nommé « Le siècle des Génois », pour leur rôle de banquiers de l'empire Espagnol. Dans cette période Gênes est un des capitales de la finance internationale, Francisco de Quevedo y Villegas écrivit <<l'or naît aux Indes, meurt en Espagne et est enseveli à Gênes>>[19].

Le 25 mai 1571 la République de Gênes devient membre de la Sainte-Ligue qui affrontera la flotte turque dans la Bataille de Lépante, le 7 octobre 1571.

En 1575 et 1576 se déroule la guerre civile génoise. Au début de la république, la succession de « nouveaux nobles » Sauli, Brignole Sale) et d'« anciens nobles » (tel les Doria, Grimaldi, Spinola, Centurione) fut respectée mais les « anciens nobles » accaparèrent rapidement le pouvoir. Les « nouveaux nobles » s'enrichirent considérablement en faisant commerce du coton et de la soie tandis que les « anciens nobles » s'adonnaient à la banque. Après cette crise, anciens et nouveaux nobles se virent égaux et les alberghi disparurent. À cette époque, Gênes est une cité splendide qui mérite à nouveau son surnom de « la Superbe », c'est-à-dire l'Orgueilleuse. La Strada nuova, seule rue droite de la ville dont madame de Staël disait « la rue des rois et la reine des rues », abrite les plus somptueux palais (Palazzo Rosso des Brignole-Sale, Palazzo Bianco des Grimaldi). Rubens puis Van Dick font les portraits de son riche patriciat. Rubens y séjourna pendant les quatre années qu'il passa en Italie de 1604 à 1608. Il réalisa le Portrait de Brigida Spinola Doria, conservé à la National Gallery de Washington, et le Portrait de Maria Serra Pallavicino. Antoine van Dyck qui partit fin 1621 pour six ans en Italie où il séjourna surtout à Gênes. Il y commença sa carrière de portraitiste à succès et décora les palais somptueux des nobles génois, de tableaux religieux. Dans ses portraits, il mettait toujours en valeur la position sociale importante de ses modèles dans un style de portrait de plain-pied, s'inspirant du Titien et de Rubens.

La Marquise Spinola-Doria (1606, Rubens). National Gallery, Washington.

La population croît rapidement, (140 000 habitants en 1630), ce qui nécessite la construction de la plus impressionnante muraille d'Italie : le nouveau mur, s'étirant sur 12 km et protégeant la cité de tous côtés. Il fut édifié entre 1626 et 1639. En 1637, le doge Gian Francesco I Brignole Sale offre la souveraineté de ses États à la Vierge-Marie. Au XVIIe siècle, la république soutient deux guerres victorieuses contre la Savoie. Le riche plébéien Vacheron, avec l'aide de la Savoie, tenta en 1628 d'assassiner tous les patriciens afin de permettre une invasion victorieuse de Gênes par la Savoie. Mais il fut découvert et exécuté avec ses complices. Néanmoins, cela ne découragea pas le duc de Savoie et en 1672, Raffaele Della Torre tenta de faire sauter la salle du Conseil à l'aide d'une machine infernale. Au cours de sa fuite, il fut assassiné d'un coup de poignard à Venise[20].

Gian Francesco II Brignole Sale, doge de Gênes de 1746 à 1748 par Hyacinthe Rigaud en 1739.

En 1684, le doge de Gênes (Francesco Maria Imperiale Lercari) commet l'erreur de défier Louis XIV en fournissant des galères à l'Espagne, ennemie de la France. Au même moment, il traite avec désinvolture l'ambassadeur français François Pidou, chevalier de Saint-Olon. Sur ordre du roi, le marquis de Seignelay, intendant de la marine, accompagné du lieutenant général des armées navales Abraham Duquesne, organise en mai 1684 une expédition punitive. La ville subit un violent bombardement. Le doge dut venir s'humilier à Versailles en mai 1685. Le doge se rendit à la présentation au Roi, en plein mois d'août, avec un vêtement de velours, une action publicitaire adroite qui détermina le début d'une période de grande exportation de velours de Gênes à la France. Pendant la visite, le roi, montrant au doge le nouveau palais royal de Versailles, lui demanda quelle était la chose qui l'avait le plus étonné pendant sa visite. Le doge répondit d'une formule lapidaire, caractéristique du sarcasme génois : « Mi chi » c'est-à-dire « Moi ici ». Le Gouvernement génois se limite désormais à assurer la sécurité et à prélever l'impôt, tandis que la haute classe dirigeante s'adonne au grand commerce et à la finance. Le blé acheté en grande quantité et à bas prix au royaume de Naples suffit à approvisionner la cité qui, ainsi, ne pense pas à mettre en valeur la Corse où elle construit tout de mêmes routes, forts et ponts. La maitrise de la Corse est nécessaire à la survie de Gênes, car toute nation possédant l'île serait en mesure d'exercer le blocus de la métropole.


Durant le XVIIIe siècle, la République eut à mener plusieurs violentes guerres contre le Duché de Savoie. Lors de la guerre de Succession d'Autriche, les armées génoises tout juste réorganisées et portées à 10 000 hommes par le général en chef Gian Francesco II Brignole Sale, souffrent des défaites de la France. Gênes est dès lors occupée. En 1747, Gênes se révolte contre l'occupant autrichien, révolte menée par un enfant nommé «  Ballila ».

Gênes cède à titre « provisoire » sa séculaire souveraineté sur l'île de Corse en 1768. En 1795, Giacomo Maria Brignole est élu, pour la seconde fois (après 1779), dernier doge de Gênes. La République continua d'exister moralement malgré l'occupation française et au Congrès de Vienne en 1814-1815, Antoine Brignole Sale défend vigoureusement mais sans succès l'indépendance de la Ligurie; il est le dernier ministre de l'antique République et il poursuivra une brillante carrière commencée au côté de Napoléon, comme ministre et maire de Gênes. Par la Constitution dorienne de 1528, le choix du doge devait être équiprobable entre les membres du grand conseil mais, vers la fin de la République et l'augmentation du nombre de patriciens pauvres, certains suffrages se monnayaient, parfois même à vil prix.

Principales familles aristocratiques[modifier | modifier le code]

Sur les 79 doges que compta la République, un certain nombre de familles sont représentées plusieurs fois au dogat :

  • 11 doges : Grimaldi - Spinola
  • 8 doges : Durazzo - Adorno
  • 7 doges : De Franchi - Giustiniani - Lomellini
  • 6 doges : Centurione - Doria
  • 5 doges : Cattaneo - Gentile
  • 5 mandats biennaux, 4 doges : Brignole (Giacomo Maria fut l'unique doge élu deux fois et fut l’ultime doge)
  • 4 doges : De Mari - Imperiale - Invrea - Negrone
  • 3 doges : Pallavicini - Sauli
  • 2 doges : Balbi (it) - Cambiaso - Chiavari - Della Torre - Lercari - Pinello - Veneroso - Viale
  • 1 doge : Assereto - Ayroli - Canevaro - Chiavica Cibo - Cicala Zoaglio - Clavarezza - Da Passano - De Ferrari - De Fornari - De Marini - Della Rovere - Di Negro - Ferreti - Franzoni - Frugoni - Garbarino - Giudice Calvi - Odone - Promontorio - Saluzzo - Senarega - Vacca (ou Vaccari) - Vivaldi

À Gênes, où ne s'affirma pas une seigneurie et où l'union tardive de l'oligarchie préférait taire les guerres fratricides du passé, il n'y eut pas d'historiographie officielle qui aurait projeté dans le passé les gloires de la noblesse génoise. Ainsi, par cet aspect, véritable omerta du passé, des gloires comme des violences, l'histoire de la Superbe République semble moins glorieuse que celle de Venise, sa Sérénissime sœur rivale. Mais cela n'est qu'apparence trompeuse.

République ligurienne, Royaume de Sardaigne et Royaume d'Italie[modifier | modifier le code]

Chebec génois en 1826. Le Chebec avec ses voiles latines est un navire typiquement méditerranéen.
Gênes a été un carrefour important dans les vicissitudes de la vie de Giuseppe Garibaldi.
Quarto dei mille, monument en mémoire de l'Expédition des Mille.

En 1797, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au profit d'une « république sœur ». Les aristocrates génois, dont le dernier doge Giacomo Maria Brignole, continuent la lutte en se disséminant dans l'Italie du Nord. Les Génois, attachés à leur république aristocratique, acceptent d'abord mal cet nouvel état calqué sur le modèle français. En novembre 1799, il y a une révolte de la Ville de Gênes, sous le commandement du noble Pasqual Adorno [21]. L'année suivante, Gênes se donne un doge pour cinq ans en la personne d'un membre de la famille Durazzo. En 1802, il obtient un mandat à vie, comme le mandat de l'Empereur français. En 1805, la république est annexée à l'Empire français et Napoléon Ier ordonne par décret impérial la disparition définitive du Office de Saint Georges[22],[23]. En 1815 avec le Congrès de Vienne le territoire de l'ancienne République de Gênes ne retrouve pas son indépendance et est annexé au Royaume de Sardaigne (Piémont), peu à peu Gênes devient l'épicentre de la marine du royaume. Antoine-François-Hector Vulliet de la Saunière, marquis de Yenne, est à sa mort, survenue en 1830, Gouverneur général de Gênes[24].

En 1853, Giovanni Ansaldo fonde la société industrielle Ansaldo.

Gênes joue un rôle clé dans le Risorgimento grâce ou travail de Giuseppe Mazzini, Nino Bixio, Goffredo Mameli. De Gênes (Quarto dei mille) a commencé la Expédition des Mille, dirigée par Giuseppe Garibaldi. En 1861, Gênes, avec tout le Royaume de Sardaigne, sont intégrés dans le nouveau Royaume d'Italie. Après l'unification de l'Italie, Gênes bénéficie de nouvelles infrastructures, son port aménagé et modernisé devient l'un des premiers au monde, naissent les liaisons maritimes avec New York, Rio de Janeiro, l'Égypte et Bombay et en 1880 Raffaele Rubattino fonde la Société de navigation génoise Rubattino.

En 1892, à Gênes par Filippo Turati, Andrea Costa et Anna Kuliscioff a été créé le Parti socialiste italien, la ville est devenue un important centre industriel et le port d'embarquement pour de nombreux émigrés italiens qui cherchent de la chance en Amérique. Les immigrants génois en Argentine créent le quartier de Buenos Aires appelé La Boca et en 1905 toujours grâce aux immigrants génois sera fondé le Club Atlético Boca Juniors.

En 1905 naît à Gênes la société sidérurgique Ilva.

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Exposition Internationale, 1914.

Le XXe siècle pour la ville de Gênes commence par l'Exposition Internationale de 1914. Sous le fascisme, la Grande Gênes est constituée et de nombreuses œuvres urbaines ont été réalisées. En 1931, le chantiers navals de Sestri Ponente lanceront le transatlantique Rex.

Dans la Ville métropolitaine de Gênes à Rapallo ont lieu deux importants traites, le Traité de 1920 et le Traité de 1922 en qui sont prises importantes décisions politiques qui concernent le rangement européen après la Première Guerre mondiale, les Accords de Gênes de 1922, en revanche, concernant le système monétaire international.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la ville est bombardée en 1940 par la Marine nationale française dans l'Opération Vado et en 1941 par la Royal Navy avec l'Opération Grog durant laquelle un obus tombe dans la cathédrale San Lorenzo sans exploser. Il est maintenant visible pour le public dans le collatéral droit de la cathédrale. La ville fut libérée par les partisans, quelques jours avant l'arrivée des Alliés.

Après de la guerre, la ville de Gênes devient un sommet du triangle industriel avec Turin et Milan. Aux chantiers navals de Sestri Ponente se réalise le transatlantique Andrea Doria et naît la zone d'exposition appelé Fiera di Genova qui accueillera des événements comme le Salon Nautique et Euroflora. Entre les personnalités génoises plus influentes de l'après-guerre et de la deuxième moitié du vingtiéme siécle, nous rappelons: Palmiro Togliatti, le liberal Angelo Costa, le démocrate-chrétien Paolo Emilio Taviani et le cardinal Giuseppe Siri. Dans ces ans parallèlement au développement industriel, grandissent les tensions sociales et le groupe terroriste nommé Brigades rouges commettra à Gênes de nombreux actes criminels comme les meurtres du procureur géneral Francesco Coco, du fonctionnaire de l'anti-terrorisme Antonio Esposito et du syndacaliste Guido Rossa.

Avec l'Exposition spécialisée de 1992 la ville de Gênes commence sa reconversion de ville industrielle à la ville touristique.

En juillet 2001, le 27e sommet du G8 se tient dans la ville ; il est éclipsé par des manifestations violentes, avec la mort d'un manifestant, Carlo Giuliani, tué à la suite de confrontations avec la police italienne. En 2007, 15 fonctionnaires, parmi lesquels figuraient des policiers, agents pénitentiaires et deux médecins, ont été reconnus coupables par un tribunal italien d'avoir maltraité des manifestants. Un juge a prononcé des peines de prison allant de cinq mois à cinq ans[25].

En 2004, l'Union européenne a désigné Gênes comme capitale européenne de la culture, avec la ville française de Lille. En 2006 l'Unesco déclare le Système des palais des Rolli, patrimoine mondial de l'humanité.

À la suite du Naufrage du Costa Concordia passé le 13 janvier de 2012, le port de Gênes est désigné pour le démantèlement de l'épave. Ainsi en 2014 la Costa Concordia construite dans les chantiers navals génois de Sestri Ponente est reporté à Gênes, grâce à une operation de haute ingénerie.

Culture[modifier | modifier le code]

Instruction et Média[modifier | modifier le code]

Science[modifier | modifier le code]

Lettres[modifier | modifier le code]

Illustration d'une édition de 1480 de l'ouvrage La Légende dorée de Jacques de Voragine, écrite en 1261-1266.
Mary Shelley, pionnière du Grand Tour

La tradition poétique et littéraire génois depuis ses origines se mêlent avec la musique, nous rappelons les troubadours médiévaux génois comme Perceval Doria, Lanfranco Cigala (it), Luchetto Gattilusio (it)[26],[27], les librettistes Felice Romani et Giovanni Ruffini, Goffredo Mameli et Michele Novaro qu'ils ont écrite l'hymne national italien. Dans la deuxième moitié du XXe siècle il naît à Gênes celle qui sera définie l'école des chanteurs génois, quelques-uns de leurs textes selon de nombreux critiques ont qualités littéraires, nous rappelons le chanteur Fabrizio De André[28],[29].

En ce qui concerne la littérature historique nous rappelons Caffaro di Rustico da Caschifellone qu'il fut présent à la première croisade à la suite du condottière génois Guglielmo Embriaco en exposant les exploits dans les Annales[30],[31],[32]. Ils sont écrits à Gênes, deux des œuvres médiévales les plus significatives: la Légende dorée écrite par l'archevêque de Gênes, Jacques de Voragine et le Devisement du monde écrit dans les prisons génoises par Rustichello de Pise sous la dictée de Marco Polo[33],[34],[35].

Agostino Giustiniani, célèbre pour l'invention de la Bible Polyglotte, appelée Psalterium Hebraeum, Graecum, Arabicum et Chaldaicum a également écrit des traités de géographie tels que : la Description de la Corse ou la Description de la Ligurie. L'écrivan Uberto Foglietta, d'autre part, nous a laissé plusieurs traités historiques.

À la fin du XVIe siècle, la vie littéraire de la République de Gênes a ètè animée par le Savonais Gabriello Chiabrera et par Ansaldo Cebà (it). Au XVIIe siècle les figures centrales et les animateurs des Académies, qui étaient nombreux à cette époque, étaient Giovanni Vincenzo Imperiale et le Marquis Anton Giulio Brignole Sale. À Gênes le genre le plus commun devient le roman, on se souvient de Giovanni Ambrogio Marini (it) et de Francesco Fulvio Frugoni (it), ce dernier sous l'influence de la littérature espagnole[36],[37],[38].

Figure central du XIX siècle fut sans doute Giuseppe Mazzini, journaliste, philosophe et activiste. Politiques comme Woodrow Wilson et David Lloyd George, leader comme Gandhi, Golda Meir, David Ben Gourion, Nerhu ou Sun Yat-sen, ont reconnu en Mazzini un maître et le texte Des devoirs de l'homme comme un point de référence éthique et politique[39]. Si en Mazzini les instances temporelles et spirituelles sont harmonisées[40], les mêmes instances résultent par contre en conflit dans l'œuvre et dans la vie du prêtre et philosophe Cristoforo Bonavino qu'il passe de l'église à la franc-maçonnerie, pour puis revenir à l'église. Bonavino semble incarner le tempérament de la ville, combattu entre motivations laïques et religieuses[41]. Ils ont enseigné à l'Université de Gênes quelques philosophes voisins au courant de pensée appelée Spiritualisme comme Giuseppe Rensi ou Michele Federico Sciacca. Par contre, initialement sur la même longueur d'onde de la courant philosophique du Spiritualisme, Ernest Bozzano réalisera aprés études de parapsychologie.

Depuis la fin du XVIII siècle, Gênes est devenue une ètape du Grand Tour[42]. Beaucoup d'hommes de lettres du monde entier passent par Gênes ou y séjournent. Lord Byron et Mary Shelley vivent dans le quartier génois d'Albaro, ainsi que Charles Dickens[43],[44]. Joseph Conrad dèroule à Gênes son dernier roman intitulé "Suspense", qui reste inachevé et sera publié en 1925[45]. Ils font escale à Gênes Arthur Rimbaud et Mark Twain, Anton Tchekhov célèbre la ville dans sa comédie en quatre actes intitulée La Mouette[46],[47]. Friedrich Nietzsche a été un habitué de la ville de Gênes, où il a composé quelques parties de ses œuvres plus célèbres comme Le Gai Savoir ou Ainsi parlait Zarathoustra[48],[49]. Paul Valéry qui avait aussi des origines génoises, eut dans cette ville une crise existentielle qui l'a conduit à reformuler les termes de sa poésie, dans la biographie du poète cet épisode est rappelé comme la "Nuit de Gênes"[50]. Séjournent à Gênes écrivains comme Ezra Pound, F. Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway[51],[52],[53].

En 1892 est publié de Gaspare Invrea (it) le roman de style réaliste qui se déroule à Gênes, intitulé La bouche du lup (it).

Eugenio Montale naît a Gênes en 1896, sera un des poètes principaux du '900 italien, en 1975 il reçoit le prix Nobel de littérature. Eugenio Montale a deux grands précurseurs qu'ils sont: Camillo Sbarbaro et le poète dialectal Edoardo Firpo (it)[54],[55]. Une poésie plus symboliste est par contre celle de Ceccardo Roccatagliata Ceccardi et du poète toscano-émilien Dino Campana, ce dernier dans son œuvre principale les <<Canti Orfici>> publiée en 1914, il s'inspire presque totalment au chef-lieu de Ligurie[56],[57]. Un autre poète né à Livourne mais grandi a Gênes, Giorgio Caproni, fera souvent référence à Gênes dans ses poésies entre lesquelles rappelons la poésie intitulé "Litanìa"[58],[59]

Né à Gênes c'est l'écrivain Piero Jahier (it) mais plus lié au milieu culturel de la ville ils ont été l'écrivain Pierangelo Baratono (it)[60] ou le critique littéraire Carlo Bo. Il faut rappeler aussi les journalistes Fernanda Pivano et Federico Rampini, les écrivains Ernesto Franco et Maurizio Maggiani qu'il a dédié beaucoup de ses travaux à la ville de Gênes et le poète Edoardo Sanguineti. Le roman écrit par Antonio Tabucchi intitulé Le Fil de l'horizon se passe à Gênes. Pour le genre Roman noir s'est imposé dans les dernières années, l'écrivain Bruno Morchio (it), créateur du personnage appelé Bacci Pagano, détective privé.

En ce qui concerne l'étude de la mythologie et des religions nous rappelons l'archéologue Luigi Bernabò Brea et le philosophe et archéologue Furio Jesi. Ils sont nés à Gênes la sinologue Monica Esposito et le bibliste Mauro Pesce.

Chaque année au mois de juin la ville accueille le Festival internazionale di poesia di Genova (it)

Musique[modifier | modifier le code]

Après avoir mentionné, dans le paragraphe qui concerne la littérature à l'importante tradition des troubadours génois (comme Perceval Doria), il faut rappeler en ce qui concerne le XV siècle, Antonius Janue qu'a été un des premiers compositeur italiens de musique polyphonique et il a aussi laissé des manuscritts rares[61]. Entre la deuxième moitié de 1500 et la première moitié de 1600, dans les siècles de la renaissance économique et culturelle de la ville, ils détachent dans le cadre musical, le compositeur, éditeur de musique et luthiste Simone Molinaro et le compositeur, violiniste et organiste Michelangelo Rossi. Le premier est célèbre pour ses compositions pour luth et pour avoir publié les madrigaux de Carlo Gesualdo, le second, élève de Girolamo Frescobaldi, il est connu pour sa musique d'orgue dense de chromatisme hardis[62],[63]. Mais il faut rappeler aussi le maître de chapelle Giovanni Battista Pinello di Ghirardi.

Singulier et tragique c'est l'histoire du compositeur baroque Alessandro Stradella qu'en 1678 s'étabilit à Gênes et ici, en place Banchi, près de la Loggia dei Mercanti, il est assassiné avec des coups de poignard, en 1682[64].

Le métier de Luthier à Gênes coule ses racines en 1600, quand nombreux constructeurs arrivèrent du Tyrol. Entre les luthiers plus célèbres qu'ils ont travaillé à Gênes, nous rappelons: Nicolò Bianchi (it), Eugenio Praga (it), Giuseppe Rocca (it) et Paolo De Barbieri (it)[65],[66]. La tradition des grands violonistes génois commence avec Giovanni Antonio Guido et il a son apogée avec Niccolò Paganini considéré un compositeur exceptionnel et le plus grand violoniste de tous les temps pour les innovations qui a apporté à la technique du violon (Liste des œuvres de Niccolò Paganini). Violoniste estimable fut l'élève de Paganini, Camillo Sivori et encore nous rappelons le violoniste Haim Fabrizio Cipriani, né à Gênes en 1971.

Un cas particulier est le compositeur Cesare Pugni qu'il a écrit plus de 300 ballets et en 1851 est nommé compositeur officiel des ballets du Théâtre Mariinsky. En 1882 Cesare Pugni avec son concitoyen chorégraphe Gaetano Saracco mettent en scène à Gênes le ballet La Esmeralda.

En 1828 est inauguré le Théâtre Carlo-Felice, à Gênes séjournent nombreux musiciens et compositeurs, de Richard Wagner[67] à Giuseppe Verdi[68]de Giacomo Puccini à Pietro Mascagni, ce aussi parce que Gênes est la ville des librettistes estimables comme Felice Romani ou Giovanni Ruffini. Verdi s'inspire à l'histoire de la ville avec l'œuvre Simon Boccanegra et sont les génois Michele Novaro et Goffredo Mameli qui composent l'hymne national italien en 1846.

Entre les directeurs d'orchestre nous rappelons Domenico Monleone, qu'il écrivit aussi une version de la Cavalleria rusticana, Alberto Erede un chef d'orchestre particulièrement associé à l'opéra, Marco Guidarini et Fabio Luisi actuellement chef d'orchestre principal du Metropolitan Opera. Nombreuses ont été les chanteuse d'Opéra d'origine génoise comme: Luigia Abbadia, Margherita Carosio, Daniela Dessì et chanteurs comme: Giuseppe Taddei ou Giovanni Battista Parodi.

En 1899 naît à Gênes le compopsiteur Luigi Cortese (it), élève d'Alfredo Casella.

La chanteuse génoise Edda Dell'Orso a été la voix de beaucoup de films avec la colonne sonore signée par Ennio Morricone entre qui rappelons: Il était une fois la révolution ou Il était une fois en Amérique. En ce qui concerne la composition de musique pour colonnes sonores il faut rappeler aussi Angelo Francesco Lavagnino et les plus récents Pivio e Aldo De Scalzi (it).

La musique génoise traditionnelle et populaire, comme dans le reste de la Ligurie, il a conservé un ancien chant polyphonique, nommé Trallalero (it), parent du Cantu a tenore de Sardaigne et peut-être des chants de la Géorgie[69],[70]. Les beaucoup de liens entre Gênes et l'Argentine ou l'Uruguay, (nous rappelons que le quartier de Buenos Aires nommé La Boca fut fondé par immigrés génois), expliquent l'origine génoise de beaucoup de musiciens de ces terres, comme Juan de Dios Filiberto (es)[71],[72]. Récemment Roberta Alloisio (it) avec Luis Bacalov ont réveillé ces liaisons dans le disque Xena Tango (it). La chanson Ma se ghe penso (it), écrite par Mario Cappello (it), est un symbole de la ville qu'il décrit les sentiments de nostalgie d'un génois immigré en Argentine. Et encore Pasquale Taraffo (it), vertueux guitariste qu'il s'est exhibé en différentes parties du monde. Pasquale Taraffo se spécialise en le jouer d'une guitare-harpe aux 14 cordes, il est surnommé le "Paganini de la guitare". Mais il faut rappeler aussi le groupe musical nommé I Trilli (it), bons interprètes de la chanson traditionnelle génoise.

Gênes, précisément à cause de sa vocation internationale a èté la première ville italienne de dédouanement du Swing, nous rappelons Natalino Otto et Pippo Barzizza (it)[73],[74],[75]. À Gênes ils sont passés et ils ont tenu concerts les noms les plus importants de la musique jazz, (Museo del jazz di Genova (it)). Le batteur Bobby Durham s'est établi à Gênes en 1993 et il est mort ici en 2008[76].

Dans la deuxième moitié du XX siècle, il naît à Gênes celle qui sera définie comme l'école des chanteurs génois, Scuola genovese (it). Au-delà des chanteurs les plus connus, qu'ils furent: Umberto Bindi, Luigi Tenco, Bruno Lauzi, Gino Paoli, Fabrizio De André et Ivano Fossati, il ne feut pas oublier des paroliers et compositeurs qui gravèrant profondémant dans la formation de la susdite tendance musicale, comme: Giorgio Calabrese, Gian Piero Reverberi, Oscar Prudente (it), Riccardo Mannerini (it) ou Vittorio Centanaro (it), les atmosphères musicales de type médiéval réalisées par ce dernier avec Fabrizio De André, furent reprises par Angelo Branduardi, un autre chanteur grandi à Gênes et diplômé au conservatoire de la même ville[77],[78]. En Via del Campo (it) il y a le musée Via del Campo 29 rosso (it) qu'il recueille les mémoires de la soi-disant Scuola genovese (it). Cette voie du centre historique génois est célébre pour avoir été chantée par Fabrizio De André dans la chanson qui s'intitule juste Via del Campo (chanson) (it) et pour la chanson interprétée par Amália Rodrigues, intitulée La casa in Via del Campo. La ville de Gênes a aussi été chantée par Paolo Conte dans la chanson Genova per noi (it) et par Francesco Guccini dans la chanson qui parle des faits du G8, intitulée Piazza Alimonda (it). À Gênes est né aussi le chanteur français Nino Ferrer.

Pendant cette période nous assistons dans la ville à la formation de groupes de style rock progressif italien comme: New Trolls ou Picchio dal Pozzo. À la Fiera di Genova (it), dans le Palasport ont lieu les concerts des les plus célèbres groupes Rocks comme les Beatles[79] ou les Deep Purple[80].

En 1984 est publié l'album de Fabrizio De André intitulé Crêuza de mä, lesquels textes sont tous en langue génoise.

À Gênes a lieu le Concours international de violon Niccolò-Paganini.

Théâtre et Cinéma[modifier | modifier le code]

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Jules Romain, Lapidazione di Santo Stefano, Église de Santo Stefano (it)

En ce qui concerne la peinture, en époque médiévale les influences stylistiques ils arrivent à Gênes de la Toscane mais surtout de l'Italie du Nord, à travers l'Oltregiogo (it), la région montagneuse qu'il sépare la ville de la Plaine du Pô. En effet pendant cette période, les peintres le plus influents dans le cadre génois furent l'émilien Barnaba da Modena et Taddeo di Bartolo. Le premier important peintre génois, Nicolò da Voltri, fut influencé par l'œuvre des deux maîtres susdits. Au XV siècle toujours de l'Italie du nord, joignent à Gênes peintres comme Donato de' Bardi (it), Vincenzo Foppa, Carlo Braccesco ou Giovanni Mazone. Dans les premiers ans du XVI siècle le niçois Ludovico Brea, Lorenzo Fasolo et Giovanni Barbagelata décoreront les chapelles intérieures de la Cathédrale de San Lorenzo.

Par les voies de communication entre Gênes et l'Europe du Nord, avec les matières premier et aux produits alimentaires ou textiles, ils passent artistes et œuvres d'art aussi[81]. Michele Giustiniani commissionne à Jan Van Eyck un retable qu'aujourd'hui se trouve à Dresde, le Triptyque de Dresde et en 1451 Giusto d'Alemagna (it) peint à fresco le cloître de l'Église de Santa Maria di Castello. En ce qui concerne les œuvres de la fin du XV siècle, dans le Palazzo Spinola di Pellicceria est gardé l'Ecce Homo (Gênes) (it) de Antonello de Messine et dans le Palazzo Bianco, de Hans Memling le Christ à la couronne d'épines. Toujours à Palazzo Bianco se touve le Polyptyque de la Cervara de Gérard David et une Annonciation de Jan Provoost. Palazzo Rosso accueille le Ritratto di giovane veneziano (it) de Albrecht Dürer et l'église San Donato l'Adoration des Mages de Joos van Cleve.

À la Villa del Principe par contre affluent artistes italiens comme Perin del Vaga ou Domenico Beccafumi, entre qui se formera le peintre génois Luca Cambiaso. Oeuvres du XVI siècle qu'ils peuvent admirer à Gênes ils ont, entre les autre, la Lapidation de Saint Stéphane (it) de Jules Romain ou la Crucifixion de Paolo Veronese. En 1605 Le Caravage en fuite de Rome se réfugie à Gênes hôte de Giovanni Andrea Doria, qu'il lui propose de peindre à fresco une loge de la Villa del Principe, mais l'artiste repart en laissant cependant une ébauche de l'Ecce Homo, puis terminé par un autre peintre d'école caravagesque[82].


Nombreux furent les peintres qui travaillèrent à Gênes comme Simon Vouet et de qui dans cette ville ils peuvent admirer les œuvres comme Guido Reni, Luca Giordano, Mattia Preti, Le Guerchin, Francisco de Zurbarán, José de Ribera ou Bartolomé Esteban Murillo. Mais encore une fois, furent les peintres flamands à influencer le milieu artistique génois. Personnalités comme Cornelis de Wael, Lucas de Wael et Jan Roos, s'établirent à Gênes et ils ouvrirent ici leurs école de peinture, (voir aussi Pittura fiamminga a Genova (it)). Il faut grâce à cette communauté de compatriote résident à Gênes qu'ils arrivèrent en ville les meilleurs représentants de l'art flamand comme Pierre Paul Rubens et Antoine van Dyck. L'École génoise de peinture qu'il naît dans ces ans, coule ses racines dans ce milieu international. De cette école nous rappelons: Bernardo Strozzi, Giovanni Benedetto Castiglione, le Baciccio et Alessandro Magnasco.

Dans le siècle XIX, singulier c'est l'histoire de Edoardo Chiossone, graveur et peintre, conseiller étranger au Japon. Sa colletion d'art japonais est conservée au Musée d'art oriental Edoardo Chiossone (it), un des musées d'art oriental plus important de l'Europe. Toujours dans le siècle XIX faut rappeler le peintre Ernesto Rayper (it), fondateur de la Scuola grigia (it) et à la fin du même siècle l'expérience du soi-disant Gruppo di Albaro gravitant autour les peintres Plinio Nomellini et Rubaldo Merello.

En ce qui concerne le siècle XX nous rappelons les peintres Eugenio Carmi, Enrico Accatino, Emilio Scanavino et le critique et théoricien de l'art Germano Celant.

Illustration et Bande Dessinée[modifier | modifier le code]

Les précurseurs de la tradition génoise de la bande dessinée ont été l'illustrateur Enrico Castello et le scénographe, décorateur et illustrateur Emanuele Luzzati. Le premier auteur Disney italien a été le génois Giovan Battista Carpi mais il faut rappeler Gallieno Ferri, Renzo Calegari, le scénariste Giancarlo Berardi et Alessandro Barbucci.

Dans les années 1950, naît la Scuola di Rapallo (it), fondée par Luciano Bottaro et Carlo Chendi. Toujours à Rapallo se déroule annuellement, la première semaine du mois d'octobre, la Mostra internazionale dei cartoonists (it).

Photographie[modifier | modifier le code]

Entre les précurseurs de la photographie en domaine génois nous rappelons l'italien d'origine allemande Alfred Noack. Dans le milieu génois ils se sont aussi formés Gianni Berengo Gardin, Alberto Terrile et Vanessa Beecroft.

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Dans la deuxième moitié du XII siècle ils sont attestés à Gênes goupes de constructeurs provenants du Nord de l'Italie, unis dans la corporation dicte des Magistri Antelami (it). Ces constructeurs venaient de la vallée d'Intelvi près de Côme et leur soche fut Benedetto Antelami. La corporation des Magistri Antelami peut être considéré une filiation de la corporation dicte des Maestri comacini[83],[84].

En 1311 meurt à Gênes Marguerite de Brabant, époux d'Henri VII de Luxembourg. Le célèbre sculpteur Giovanni Pisano réalise sur commission de l'Empereur, le monument funèbre en mémoire de la Reine défunte. Aujourd'hui le précieux monument est conservé au musée Sant'Agostino de Gênes (it).

Héritieres des Magistri Antelami furent les familles de sculpteurs comme les Gagini ou les D'Aria de lequel rappelons Michele D'Aria. Mais dans les siècles XV et XVI furent actifs à Gênes artistes comme Matteo Civitali (it), Antonio della Porta ou Andrea Sansovino.

Grâce à les rapports avec l'art romain et à l'œuvre du sculpteur marseillais, actif à Gênes, Pierre Puget, naissent les œuvres et l'école du sculpteur génois Filippo Parodi. À l'école de Filippo se formeront Angelo de Rossi et le fils de Filippo, Domenico Parodi (it). Les autres deux importantes écoles de sculpture génoise furent celle de Anton Maria Maragliano (it), spécialisée dans la sculpture en bois mais active aussi dans la réalisation de crèches (voir Crèche génoise) et celle de Francesco Maria Schiaffino, à qui se forme le sculpteur Francesco Queirolo, célèbre pour la représentation de l'automne pour la Fontaine de Trevi et pour l'œuvre dicte Il Disinganno à l'ntérieur de la Chapelle Sansevero à Naples.

À Palazzo Doria-Tursi est conservé l'œuvre la Maddalena penitente (it) réalisée par Antonio Canova dans les années 1793-1796.

Dans la première moitié du XIX siècle, la réalisation du Cimetière monumental de Staglieno et après, la création de ses monuments funèbres, donneront vie à une particulier école de sculpture, (Scultura genovese (it)), auquel parteciperont artistes comme: Santo Varni, Eugenio Baroni, Leonardo Bistolfi ou Giulio Monteverde (it), célèbre pour l'œuvre Ange de Monteverde.

En ce qui concerne le XX siècle nous rappelons Antonio Giuseppe Santagata (it), Lorenzo Garaventa et Francesco Messina, artiste né en province de Catane mais grandi à Gênes, ville où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans.

Architecture[modifier | modifier le code]

Art textile[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue du belvédère Casteletto
Belvédère Castelletto
Forte Diamante (it), un des nombreuses fortifications qui entourent la ville

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine génoise est le résultat de la position géographique de la ville, étroite entre le monts et la mer et son histoire fait d'échanges avec le proche-orient, nous rappelons la prescinsêua (it), fromage du goût acidulé à la moitié entre le yaourt et la ricotta et utilisé pour la préparation des gâteaux salés[86]. Mais les deux matières premier plus célèbres de la cuicine génoise sont le basilico Genovese et l' huile d'olive ligure. Les guerres et les longs voyages par mer des Génois ont contribué à faire naître des produits culinaires rapides à user, faciles à conserver et qu'ils synthétisent un repas complet fait de glucides, protéines et fibres végétales comme la torta pasqualina (it) avec des bettes ou avec des artichauts, la farinata connue également sous le nom de Socca en Ligurie du Ponent, la farinata de citrouille (it) la panisse, la focaccia genovese (it), la focaccia con il formaggio (it) ou la focaccia con le cipolle (it). Originaire de la côte d'ouest mais diffuse aussi à Gênes c'est la pizza nommée piscialandrea (it). Une des inventions plus connues de cette tradition culinaire est sûrement la sauce nommé Pesto, utilisé pour assaisonner chaque type de pâte, mais très habituels aussi dans la pizza blanche. En ce qui concerne les sauces, il faut rappeler l'agliata (it) très semblable à l'aïoli[87], le pesto de féveroles nommé marò (it), la salsa di noci (it) ou la pasta d'acciughe (it). Nous rappelons de nombreux types de pâtes : trenette, trofie (it), corzetti (it), pansoti (it), linguine [88]. Typiques sont les soupes, comme le preboggion (it) avec des herbes sauvages ou le minestrone alla genovese (it) avec le Pesto, soupes de poisson comme la buridda (it), le ciuppin ou le bagnun (it). Les échanges florissants avec les ports de la mer du nord, sont à l'origine de la présence considérable de la merluche dans la tradition culinaire génoise, nous rappelons la recette nommé brandacujun (it), très similaire à le brandade de morue. Il y a beaucoup de recettes à base d'anchois et sardines comme les anchois ou sardines farcies (it) ou les anchois salés, mais il font partie de la tradition génoise aussi les gianchetti et la mojama. Recettes typiques de la cuisine génoise sont: le poulpe avec des pomme de terre et les Seppie in zimino (it) c'est-à-dire, seiche cuites avec des bettes et épinards, mais les recettes plus élaborées et spectaculaires de la cuisine génois sont le Cappon Magro (it)[89],[90] et la Cima alla genovese (it) [90], le premier à base de poisson et la seconde à base de viande. La viande est présent dans les farcis, dans les boulettes d'aubergines (it), dans les roulades nommés Tomaxelle. Très diffuse sont les tripes mais il faut se rappeler aussi du salame di Sant'Olcese (it) et de la testa in cassetta (it). Ancienne tradition génoise qui remonte au medioevo et aux échanges avec les populations de l'Asie est la tartare génoise. En ce qui concerne les gâteaux nous rappelons le cubeletto (it), le pandolce ou les canestrelli. Le vin plus répandu est le vermentino nommé Pigato (it)[91],[92].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Gênes.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876 1877 Lazzaro Negrotto Cambiaso    
Les données manquantes sont à compléter.
1891 1891 Giacomo Doria    
Les données manquantes sont à compléter.
1992 1993 Claudio Burlando Parti démocrate de la gauche  
1993 1993 Alfio Lamanna Parti républicain italien Maire régent
1993 1993 Vittorio Stelo   Commissaire préfet
1993 1997 Adriano Sansa Alliance des progressistes  
1997 2007 Giuseppe Pericu Démocrates de gauche  
2007 2012 Marta Vincenzi Parti démocrate  
2012 2017 Marco Doria Gauche, écologie et liberté  
2017 en cours Marco Bucci Centre droit  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Grande Gênes[modifier | modifier le code]

L'ensemble Grande Genova (Grande Gênes) - c'est-à-dire la ville qui s'étend d'un bout à l'autre du golfe qui porte le nom de Gênes, depuis les falaises de Nervi jusqu'à la plage de galets de Voltri - remonte à l'époque du fascisme (1926), quand furent agglomérés au chef-lieu plus de vingt communes, jusque là autonomes, qui sont aujourd'hui des quartiers (delegazioni) mais qui sont depuis toujours dans le cadre du centre-ville : les vallées adjacentes et les deux rivieras.

Par extension, on utilise parfois le terme pour l'ensemble de l'agglomération autour de la commune de Gênes, avec les myriades de petites municipalités qui s'étendent sur flancs des collines et les hauteurs des environs (comme le mont Figogna, où se trouve le sanctuaire Nostra Signora della Guardia) ou encore les lieux touristiques divers, falaise ou plages de sable au-delà de Vesima, à l'ouest, ou de Bogliasco, à l'est. En fait, le réseau d'autobus et la ligne ferroviaire qui les desservent marquent le mieux l'unité de ces divers quartiers de l'actuelle « grande Gênes ».

Anciennes communes[modifier | modifier le code]

Les communes adjointes en 1873 incluent : Foce, S.Francesco d'Albaro, San Martino d'Albaro, San Fruttuoso, Marassi (comprenait Quezzi), et Staglieno où se trouve le fameux cimetière monumental.

Les communes adjointes en 1926 incluent : Apparizione, Bavari, Bolzaneto, Borzoli, Cornigliano Ligure ou Cornigliano, Molassana, Nervi, Pegli, Pontedecimo, Pra', Quarto dei mille, Quinto al mare, Rivarolo Ligure, Sampierdarena, San Quirico, Sant'Ilario, SestriPonente, Struppa, et Voltri.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Arenzano, Bargagli, Bogliasco, Bosio (AL), Campomorone, Ceranesi, Davagna, Masone, Mele, Mignanego, Montoggio, Sant'Olcese, Sassello (SV), Serra Riccò, Sori, Tiglieto, Urbe (SV)

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède deux clubs de football professionnel le Genoa Cricket and Football Club et le Unione Calcio Sampdoria.

Elle organise aussi chaque année en septembre un tournoi de tennis sur terre battue du circuit ATP Challenger Tour.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, Gênes est équipée d’une ligne de Métro gérée par la compagnie Transdev. Le réseau comporte aussi 3 navebus (Pegli-Centro, Genes-Camogli, Genes-Portofino), une ligne de trolleybus, deux funiculaires, une ligne à crémaillère, plusieurs lignes d'autobus, et dix ascenseurs urbains.

Le port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Gênes.

Aéroport[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]


La ville de Gênes comporte 23 stations de trains réparties le long de la côte :

Relations extérieures[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Accords bilatéraux[modifier | modifier le code]

Réseau de villes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Tabelle climatiche 1971-2000 della stazione meteorologica di Genova-Sestri Ponente dall'Atlante Climatico 1971-2000 - Servizio Meteorologico dell'Aeronautica Militare
  3. Strabon, Géographie Livre VII, cap. III, 7
  4. Strabon, Géograhpie, livre V, cap 1.
  5. Giulia Petracco Sicardi, Genova
  6. Piera Meli, Genaua Kainua Genua Ianua
  7. Storia della città di Genova dalle sue origini alla fine della Repubblica Marinara
  8. Teofilo Ossian De Negri, Storia di Genova, chap.1, il nome, la leggenda di Giano
  9. Franco Bempi, La costellazione del Cigno e la storia dei liguri
  10. Aldo Padovano, Felice Volpe: La grande storia di Genova, volume I, p. 125-126
  11. I pirati saraceni all'assalto di Genova, article sur <<Il Giornale>>, Genova, 18/04/2008
  12. H.E.J. Cowdrey, "The Mahdia Compaign of 1087", english historical review (january 1977), pp 1-29
  13. Treccani: Guglielmo, detto Testadimaglio
  14. Gabriella Airaldi:Blu come il mare - Guglilmo e la saga degli Embriaci - Fratelli Frilli editori, Genova, 2006
  15. David Abulafia - Il Grande Mare - chap. IV, III
  16. Treccani, Genova in "Federiciana"
  17. Bolla Cum Universis, in Bollarum diplomatum et privilegiorum sanctorum Romanorum pontificium Taurinensis edito, Vol II pp 141-142
  18. Le guide Jeans & Denim.
  19. Dictionnaire du Moyen Âge, histoire et société
  20. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_1123-9891_1996_num_108_1_4435?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  21. Journal de Bruxelles 142: page 413 et page 414
  22. Giuseppe Felloni, Amministrazione ed etica nella Casa di San Giorgio (1407-1805)
  23. Enciclopedia Treccani. San Giorgio, banco di
  24. Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 ( (ISBN 978-2-84373-813-5)) p. 89.
  25. [1] BBC News Italy officials convicted over G8
  26. Storia della cultura ligure, Dino Puncuh
  27. I trovatori d'Italia, Giulio Bertoni
  28. Il Novecento etterario italiano, Francesco De Nicola
  29. Storia della lingua italiana e della musica:italiano e musica nel melodramma e nella canzone, Elisa Tonani
  30. Gli Annali di Caffaro, Fratelli Frilli ed, 2002
  31. Le repubbliche del mare, Ferruccio Cappi
  32. Dell'Istoria di Genova, Mons Uberto Foglietta
  33. Il Milione di Marco Polo, testo di lingua del secolo decimoterzo, Gio.Batt.Baldelli Boni
  34. Marco Polo:vita e leggenda, Marina Münkler
  35. Marco Polo's Le Devisement du Monde, Simon Gaunt
  36. Genova e il Barocco:studi su Angelo Grillo, Ansaldo Cebà e Anton Giulio Brignole Sale, Marco Corradini
  37. Lancio ed eclisi di una capitale barocca:Genova 1630-1660, Elisabetta Graziosi
  38. Instabilità e metamorfosi dei generi nella letteratura barocca:atti del convegno di studi, Genova, Auditorium di Palazzo Rosso 5-6-7 ottobre 2006
  39. www.filosofico.net/Mazzini/ a cura di Diego Fusaro
  40. Bruno Gatta, Mazzini una vita per un sogno
  41. Dino Cofrancesco, ed. Alinari.Omaggio a Genova, page 10
  42. L'Italia nello specchio del Grand Tour, di Cesare De Seta
  43. Viaggio nelle Genova di Mary Shelley. Il Secolo XIX, Genova, 4/5/2017
  44. Dickens e la sua tribù un anno a Genova. La Repubblica.it 8/4/200
  45. Conrad, il mare e Genova tra gli ultimi grandi velieri. La Repubblica.it 5/16/2014
  46. 1867:La prima crociera e il reportage di Mark Twain "Che belle le genovesi". La Repubblica.it 15/08/2017
  47. Il Mondo di Anton Cechov nella Genova del "Gabbiano". La Repubblica.it, 19/11/2005
  48. Così parlò Nietzsche della <<sua>> Genova. Alberto Rosselli, Il Giornale.it (cronache) 22/07/2006
  49. Nietzsche, la Liguria e Genova. I luoghi come archetipi. Alessandra Rizzi
  50. Paul Valery, visita guidata al palazzo della "Nuit de Gênes". Il Secolo XIX, Genova, 18 marzo 2017
  51. Genova vista da illustri viaggiatori. Wikibooks
  52. Genova dei viaggiatori e dei poeti: lo spleen di una città. Di Maurizio Fantoni Minnella, editori riuniti 2003
  53. Genova: sguardi di viaggiatori. Claudio Camponogara e Maria Elisabetta Dulbecco, editore Unicopoli, 2005
  54. Linea ligure:Sbarbaro, Montale, Caproni. Paolo Zoboli
  55. La Letteratura ligure: il Novecento, volume 2. Giorgio Bertone
  56. Ceccardo Roccatagliata Ceccardi. Rita Baldassarri
  57. Dino Campana, per Genova. Percorso poetico. Essere un puro artista. Alberto Nocerino
  58. Tra Livorno e Genova, il poeta delle due città: omaggio a Giorgio Caproni. Patrizia Garofalo, Cinzia Demi
  59. La poesia di Caproni. Vittorio Coletti. La Repubblia.it, 29/01/2012
  60. Genova, tra le righe: la città nelle pagine di narratori italiani fra '800 e '900. Federica Merlanti
  61. R.Gazzotto, La musica a Genova nella vita pubblica e privata dal XIII AL XVIII secolo. Genova, 1951
  62. The Madrigals of Michelangelo Rossi. The University of Chicago Press
  63. Maria Rosa Moretti. Musica & Costume a Genova: tra cinquecento e seicento
  64. Andrea Garavaglia. Alessandro Stradella. L'epos 2006
  65. www.giordanoviolins.com / Liuteria Genovese
  66. Per la musica: organari, liutai nell'artigianato in Liguria. Giancarlo Bertagna
  67. Sulla rotta di Wagner: una crociera che vale l'oro del Reno. La Stampa mare, 24/04/2013
  68. Casa Verdi. La Repubblica.it, 1/03/2013, di Roberto Iovino
  69. http://www.appennino4p.it/trallalero
  70. Paolo Mercurio, Genova polivocale: il Trallalero dei Raccögieiti di Via Luccoli in "BF Magazine", n.152, maggio 2014
  71. R.it 4 ottobre 2014. Il tango parla zeneise
  72. GenovaQuotidiana 5 novembre 2017. "Xena Tango" la magia del tango sulle rotte da Genova alla Boca di Buenos Aires
  73. Avvenire.it 10 luglio 2016 di Andrea Pedrinelli. Natalino Otto, pioniere dello swuing
  74. Treccani. Barzizza, Pippo
  75. La Repubblica.it, 05/04/1994. E' Morto Pippo Barzizza. Di Ernesto Assante
  76. Il Giornale, 21/06/2013. L'isola del jazz e il batterista dei presidenti
  77. Repubblica.it Genova 18 febbraio 2015. il tour di Branduardi parte da Genova
  78. Mentelocalegenova, venerdì 20 febbraio 2015. Branduardi:<<La mia infanzia nel centro storico di Genova. di Andrea Carozzi
  79. R.it, di Mattia Brighenti, 9 giugno 2014. Beatles, quel concerto indimenticabile, per chi non c'era ecco il film
  80. Il Secolo XIX, 13 luglio 2016. Deep Purple, emozioni per 5mila a Genova
  81. La Repubblica.it 22/06/2002, di Raffaella Fontanarossa, Genova e le Fiandre l'esempio di Bruges
  82. Il Secolo XIX, 24/03/2010, Un principe per Caravaggio
  83. La Repubblica.it 31/03/1990, di Stefania Pasti. Antelami, lo scalpello del signore
  84. L'introduzione dell'opera quadrata a Genova. Di Aurora Cagnana
  85. Repubblica.it, 15 novembre 2017, di Michela Bompiani. I forti di Genova patrimonio Unesco
  86. www.gastronomiamediterranea.com
  87. Aggiadda, Vegia Zena. Cucina
  88. Paolo Lingua, La cucina dei genovesi (e-book tarza)
  89. Gran Libro de Cocina de Alain Ducasse
  90. a et b Giovanni Ratto, La cuciniera genovese
  91. Alessandro Molinari Pradelli, La cucina ligure
  92. Juri Merlini. Il Vino, passione scienza e arte. e-book

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie culturelle[modifier | modifier le code]

  • (it)Federico Alizeri, Guida artistica di Genova, Gênes, 1846-1847.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]