Saint-Jean-de-Crieulon

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Saint-Jean-de-Crieulon
Image illustrative de l'article Saint-Jean-de-Crieulon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Quissac
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont cévenol
Maire
Mandat
Sonia Rifkin
2014-2020
Code postal 30610
Code commune 30265
Démographie
Population
municipale
239 hab. (2014 en augmentation de 10,14 % par rapport à 2009)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 22″ nord, 3° 59′ 34″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 175 m
Superficie 5,57 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Crieulon est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom du prieuré Saint-Jean, aujourd’hui mas de l’Église, au sud du territoire communal. Le centre de la commune est aujourd'hui le hameau de Villesèque, qui s’est développé au carrefour de la route de Quissac à Anduze et d’une voie menant à Sauve.

La première source évoquant la commune mentionne d’ailleurs Villesèque, en 1292 dans le cartulaire de Psalmodi. On ne trouve mention de Saint-Jean qu’en 1582, dans le Tarif universel du diocèse de Nîmes[1].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Crieulon[2].

Au XIX e s., les archives d’un grand propriétaire nous donnent un aperçu du territoire communal : dans l’ordre d’importance, il comprend des pâturages, des bois, des terres cultivées en céréales, et très résiduellement de la vigne, des mûriers et des oliviers. On a donc encore, au début du XIX e s., une économie tournée vers l’élevage ovin, pour les grands mas en tous cas. L'énergie hydraulique du Crieulon est exploitée par plusieurs moulins. Rivoire indique, en 1842, le développement récent du village, à la place de ce qui n’était avant la Révolution que bruyères et landes, sans donner de précisions[3]. La commune compte quelques 170 habitants dans les années 1840. Elle connaît, comme les communes alentour, un fort développement de l’élevage du ver à soie : le domaine de Vestric, spécialisé dans la culture du mûrier, débordait de Sauve sur le territoire de Saint-Jean-de-Crieulon[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Robert Rigal DVG  
mars 2008 2014 Béatrice Fallot DVG  
mars 2014 en cours Sonia Rifkin DVG Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2014, la commune comptait 239 habitants[Note 1], en augmentation de 10,14 % par rapport à 2009 (Gard : +4,86 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
146 99 120 129 152 160 176 162 179
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
180 176 171 174 169 125 136 135 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
159 168 151 125 111 110 123 98 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
99 106 112 121 151 146 197 205 212
2013 2014 - - - - - - -
238 239 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Petit cimetière :

La création de ce cimetière fait suite au décret impérial du 23 prairial an XII, interdisant pour des raisons d'hygiène l'inhumation en centre-bourg. L'inhumation dans les propriétés privées, telle que la pratiquaient les populations protestantes, se trouve interdite dans les villages. La commune construit donc ce cimetière commun aux deux communautés. La commande définit très précisément les matériaux utilisés, ainsi que la plantation d’une haie destinée à séparer les communautés. La porte d'entrée doit être strictement placée au milieu. L'emplacement est définitivement abandonné dans les années 1930, lorsqu'un nouveau cimetière est construit. Ce petit cimetière est aujourd'hui privé[8].

  • « Pont à chèvres », pour le passage du bétail : le cadastre, au début des années 1800, indique bien le moulin de Beaucous et sa digue, mais ne semble pas indiquer le pont : celui-ci pourrait donc être postérieur à la première moitié du XIXe siècle.
  • L'église du XIIe siècle est certainement le vestige le plus ancien de la localité. Bien que partiellement remaniée, elle offre une particularité singulière sur le plan architectural avec la reconstruction de l'abside. On peut la voir au Mas de l'église, qui était l'ancien prieuré de St Jean dont les traces sont nombreuses dans la documentation de l'époque. (propriété privée s'adresser au propriétaire).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du Gard, Germer-Durand, 1868.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Statistique du Gard, Hector Rivoire, 1842.
  4. Aperçu sur Saint-Jean-de-Crieulon. Jacques Deschard. Saint-Jean-de-Crieulon, 1993 : consultable aux Archives départementales du Gard et sur le site internet de l’auteur.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Archives Départementales du Gard : 2 O 1670 : construction du cimetière