Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin
Gérald Darmanin.
Gérald Darmanin.
Fonctions
Maire de Tourcoing
En fonction depuis le
(2 ans 8 mois et 1 jour)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Michel-François Delannoy
Vice-président du conseil régional
des Hauts-de-France
En fonction depuis le
(11 mois et 1 jour)
Élection 13 décembre 2015
Président Xavier Bertrand
Député de la 10e circonscription du Nord

(3 ans 7 mois et 8 jours)
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Christian Vanneste
Successeur Vincent Ledoux
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[1]

(4 ans et 4 jours)
Élection 21 mars 2010
Successeur Mohamed Abdelatif
Biographie
Nom de naissance Gérald Moussa Darmanin
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Valenciennes (Nord)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Diplômé de Sciences Po Lille
Profession Juriste

Gérald Darmanin
Maires de Tourcoing

Gérald Darmanin, né le à Valenciennes, est un homme politique français.

Membre du parti les Républicains, il est maire de Tourcoing depuis 2014 et ancien député de la 10e circonscription du Nord (2012-2016). Le 28 janvier 2016, après avoir été élu vice-président de la région Hauts-de-France, il démissionne de l'Assemblée nationale[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Gérald Moussa Darmanin, est le fils de Gérard Darmanin, tenancier de bar à Valenciennes, et de Annie Ouakid, femme de ménage. Son grand-père, Moussa Ouakid, né en 1907, d'origine algérienne, adjudant-chef dans l'armée française, médaillé militaire[3], fut fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale avant de s’évader pour participer à la Libération. Gaulliste, il participe ensuite à la Guerre d'Algérie dans l'armée française. Son autre grand-père est un juif maltais[4],[5],[6].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Juriste de formation et diplômé de Sciences Po Lille, il a effectué ses années de collège et de lycée au lycée privé catholique des Francs-Bourgeois dans le 4e arrondissement de Paris[7].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Gérald Darmanin est d'abord proche de Jacques Toubon et fait partie de la direction des Jeunes du RPR[8]. Avec la création de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), dont il est particulièrement critique, il est, comme la plupart des anciens dirigeants des Jeunes du RPR, évincé de la direction des Jeunes populaires au profit des Jeunes libéraux en 2003[8].

Gérald Darmanin rejoint Christian Vanneste après sa condamnation en première instance pour ses propos sur l'homosexualité[8]. En 2005, il lui succède comme délégué de l'UMP dans la dixième circonscription du Nord[8]. D'après l'universitaire Anne-Sophie Petitfils, il « procède à un travail de sélection implicite des adhérents les plus attachés à la personne du député » et, près de deux ans avant le premier tour des élections législatives de 2007, met en œuvre une stratégie qui « s’apparente à une forme de néo-clientélisme », consistant à « offrir des biens divisibles et [à] proposer des interventions personnelles à ses électeurs »[9].

Directeur de campagne de Christian Vanneste pour les élections législatives de 2007 et les municipales de 2008, il préside le groupe UMP et apparentés au conseil municipal de Tourcoing depuis le retrait de ce dernier.

Proche collaborateur de David Douillet dont il dirigea la campagne législative en 2009, Gérald Darmanin a été élu conseiller régional en mars 2010.

Il a été le chef de cabinet de David Douillet au secrétaire d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports avant d'être nommé directeur de cabinet (JO du 13 avril 2012).

Il est élu député de la dixième circonscription du Nord le 17 juin 2012.

Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France.

Le , il appelle la ministre des Sports Valérie Fourneyron à « interdire le port du voile sur les terrains de football de notre pays » en réponse à la décision prise la veille par la Fifa[10].

Il soutient la candidature de Xavier Bertrand pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 dont il est le coordinateur, avant de rallier François Fillon[11].

Il est l'un des députés UMP à voter contre le Pacte budgétaire européen, en octobre 2012.

Après un appel d'organisations communautaristes au retrait d'enfants de l'école pour protester contre un prétendu enseignement de la théorie du genre, il déclare que « La théorie du genre est absurdité absolue. Il faut s’y opposer totalement[12] ».

En mars 2014, il se présente aux élections municipales à Tourcoing. Gérald Darmanin est élu avec près de 45% des voix au second tour de l'élection, devant la liste conduite par le maire sortant Michel-François Delannoy, faisant ainsi passer la mairie de Tourcoing à droite.

En mai 2014, il annonce vouloir renoncer « au cumul des indemnités » et à ses 3100 euros d'indemnités comme maire de Tourcoing[13]. Les adjoints au maire doivent également accepter une réduction de 5 % de leurs indemnités[14].

En septembre 2014, il devient porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP. Le 4 décembre 2014, il est nommé, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire général adjoint aux élections[15]. Il est directeur de campagne de Xavier Bertrand pour l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie[16]. Après sa victoire, en situation de cumul de mandats[17], il démissionne de son poste de député[18]. Il est élu vice-président du conseil régional, chargé des transports, des infrastructures de transport, des relations internationales, des transfrontaliers, du tourisme et de la communication. Critiquant « l'entourage » et la « méthode » de Nicolas Sarkozy, il annonce peu après qu'il quitte la direction nationale des Républicains et donc son poste de secrétaire général adjoint[19]. Cependant, quelques mois plus tard, il lui apporte son soutien pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[20]. Le 29 août, il est nommé coordinateur de campagne. Le 29 novembre, après la victoire de François Fillon, il est nommé secrétaire général adjoint des Républicains, en tandem avec Annie Genevard[21].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandat national[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • 2008-2014 : Conseiller municipal de Tourcoing.
  • 2008-2012 : Conseiller communautaire de Lille Métropole.
  • 2010-2012 : Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais.
  • Depuis 2014 : Maire de Tourcoing.
  • Depuis 2014 : Quatrième vice-président de Lille Métropole.
  • Depuis 2014 : Président de la SEM Ville Renouvelée[22].
  • Depuis 2016 : Deuxième vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France
  • Depuis 2016 : Président du SMIRT[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.picardie.fr/Le-president-et-les-15-vice
  2. (fr) « Chose promise, chose due, Xavier Bertrand a démissionné de l’Assemblée nationale - Le Lab Europe 1 » (consulté le 7 août 2016)
  3. Décret du 17 avril 1958, "Ouakid Moussa, adjudant-chef, classe 1927 M, recrutement d'Alger, mie R. M. 2311; 28 ans de services, 5 campagnes", Journal officiel de la République française, 1958, p. 4346
  4. Gérald Darmanin, premier de la classe populaire, Libération, Charlotte Rotman, 27 septembre 2012
  5. UMP : la parole est aux militants, Le Parisien, 22 octobre 2012
  6. Le méritocrate du Nord : Gérald Darmanin Valeurs actuelles, 23 avril 2014
  7. « Qui est Gerald Darmanin, le protégé de Nicolas Sarkozy ? » (consulté le 6 mars 2015)
  8. a, b, c et d Anne-Sophie Petitfils 2010, p. 117
  9. Anne-Sophie Petitfils 2010, p. 118
  10. "Pas de voile dans les matchs en France", Le Figaro, 6 juillet 2012.
  11. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/05/97001-20120905FILWWW00673-ump-bertrand-aurait-ses-parrainages.php Article du Figaro concernant la campagne de Xavier Bertrand, décrivant Gérald Darmanin
  12. « France: la polémique sur la «théorie du genre» s'invite à l'Assemblée », rfi.fr,‎ (consulté le 30 janvier 2014)
  13. Le maire UMP de Tourcoing renonce à ses 3100 euros d'indemnités, lefigaro.fr, 9 mai 2014
  14. « Top - Gérald Darmanin », Le Figaro Magazine, semaine du 16 mai 2014, page 31.
  15. « Nominations », u-m-p.org, 5 décembre 2014.
  16. « Marine Le Pen menace de ne pas participer à « Des paroles et des actes » sur France 2 », Le Monde,‎ (consulté le 22 octobre 2015).
  17. « Cumul des mandats : une pratique restreinte à compter de 2017 », sur www.vie-publique.fr,‎ (consulté le 31 octobre 2016)
  18. « Régionales : Gérald Darmanin et François Sauvadet quittent leur mandat de député pour la région », francetvinfo.fr, 14 décembre 2015.
  19. « Darmanin quitte la direction nationale de Les Républicains, critiquant "l'entourage" et la "méthode" de Sarkozy », huffingtonpost.fr, 7 janvier 2015.
  20. Sébastien Tronche, « Après l'avoir critiqué, Gérald Darmanin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour la primaire », lelab.europe1.fr, 20 août 2016.
  21. « Bureau politique du 29 novembre 2016 », republicains.fr, 29 novembre 2016.
  22. (fr) « SEM VILLE RENOUVELEE », sur Fédération des Epl (consulté le 30 mai 2016)
  23. (fr) « Elus du SMIRT - Smirt », sur Smirt (consulté le 30 mai 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Sophie Petitfils, « Mobilisations et luttes internes autour des questions homosexuelles à l’UMP : l’« affaire Vanneste » », Politix, no 92,‎ , p. 99-124 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]