Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin
Gérald Darmanin en 2013.
Gérald Darmanin en 2013.
Fonctions
Ministre de l'Action et des Comptes publics
En fonction depuis le
(6 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe
Prédécesseur Christian Eckert (Comptes publics)
Annick Girardin (Fonction publique)
Maire de Tourcoing
En fonction depuis le
(3 ans 1 mois et 19 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Michel-François Delannoy
Vice-président du conseil régional
des Hauts-de-France
[N 1]
En fonction depuis le
(1 an 4 mois et 19 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Xavier Bertrand
Député du Nord
Élu dans la 10e circonscription

(3 ans 7 mois et 8 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature (Cinquième République)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Christian Vanneste
Successeur Vincent Ledoux
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais

(4 ans et 4 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Biographie
Nom de naissance Gérald Moussa Darmanin
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Valenciennes (Nord)
Nationalité Française
Parti politique UMP (jusqu'en 2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de Sciences Po Lille
Profession Juriste

Gérald Darmanin
Maire de Tourcoing

Gérald Darmanin, né le à Valenciennes, est un juriste et homme politique français, ministre de l'Action et des Comptes publics depuis le 17 mai 2017.

Membre du parti Les Républicains, il est maire de Tourcoing de 2014 à 2017 et député de la 10e circonscription du Nord entre 2012 et 2016. Le , après avoir été élu vice-président de la région Hauts-de-France, il démissionne de l'Assemblée nationale[1].

Nommé ministre de l'Action et des Comptes publics dans le gouvernement Édouard Philippe le , il doit quitter son poste de maire de Tourcoing avant le 17 juin[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Gérald Moussa Darmanin rappelle avec fierté ses origines modestes[3]. Il est le fils de Gérard Darmanin, tenancier de bar à Valenciennes, et de Annie Ouakid, femme de ménage à la Banque de France[3]. Son grand-père paternel est un juif maltais[4],[5],[6]. Son grand-père maternel, Moussa Ouakid, né en 1907, est harki, tirailleur algérien[3], adjudant-chef dans l'armée française et décoré de la Médaille militaire[7]. Fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale, il s’évade pour participer à la Libération. Gaulliste, il prend part ensuite à la guerre d'Algérie dans l'armée française.

Études et formation[modifier | modifier le code]

Juriste de formation et diplômé de Sciences Po Lille, il a effectué ses années de collège et de lycée au lycée privé catholique des Francs-Bourgeois dans le 4e arrondissement de Paris[8].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Gérald Darmanin commence à militer à 16 ans[9]. Il est d'abord proche de Jacques Toubon[10], dont il devient l'assistant parlementaire au Parlement européen au cours de son année d'étude à l'étranger[9]. Il intègre la direction des Jeunes du RPR[10]. Avec la création de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), dont il est particulièrement critique, il est, comme la plupart des anciens dirigeants des Jeunes du RPR, évincé de la direction des Jeunes populaires au profit des Jeunes libéraux en 2003[10].

Gérald Darmanin rejoint Christian Vanneste après sa condamnation en première instance pour ses propos sur l'homosexualité[10]. En 2005, il lui succède comme délégué de l'UMP dans la dixième circonscription du Nord[10]. D'après l'universitaire Anne-Sophie Petitfils, il « procède à un travail de sélection implicite des adhérents les plus attachés à la personne du député » et, près de deux ans avant le premier tour des élections législatives de 2007, met en œuvre une stratégie qui « s’apparente à une forme de néo-clientélisme », consistant à « offrir des biens divisibles et [à] proposer des interventions personnelles à ses électeurs »[10].

Directeur de campagne de Christian Vanneste pour les élections législatives de 2007 et les municipales de 2008, il préside le groupe UMP et apparentés au conseil municipal de Tourcoing depuis le retrait de ce dernier. Il collabore en 2008 au mensuel Politique magazine, organe de presse lié au mouvement d’extrême droite Restauration nationale[11].

Proche collaborateur de David Douillet dont il dirigea la campagne législative en 2009, Gérald Darmanin a été élu conseiller régional en mars 2010.

Il a été le chef de cabinet de David Douillet au secrétariat d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports avant d'être nommé directeur de cabinet le 13 avril 2012.

Député du Nord[modifier | modifier le code]

Il est élu député de la dixième circonscription du Nord le 17 juin 2012.

Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France.

Le , il appelle la ministre des Sports Valérie Fourneyron à « interdire le port du voile sur les terrains de football de notre pays » en réponse à la décision prise la veille par la Fifa[12].

Il soutient la candidature de Xavier Bertrand pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012 dont il est le coordinateur, avant de rallier François Fillon[13].

Il est l'un des députés UMP à voter contre le Pacte budgétaire européen, en octobre 2012.

Après l'appel lancé par des associations de parents à retirer les enfants de l'école pour protester contre l'introduction de contenus inspirés de la théorie du genre, il déclare : « La théorie du genre est absurdité absolue. Il faut s’y opposer totalement[14] ».

En mars 2014, il se présente aux élections municipales à Tourcoing. Gérald Darmanin est élu avec près de 45 % des voix au second tour de l'élection, devant la liste conduite par le maire sortant Michel-François Delannoy, faisant ainsi passer la mairie de Tourcoing à droite.

En mai 2014, il annonce vouloir renoncer « au cumul des indemnités » et à ses 3 100 euros d'indemnités comme maire de Tourcoing[15]. Les adjoints au maire doivent également accepter une réduction de 5 % de leurs indemnités[16].

En septembre 2014, il devient porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP. Le , il est nommé, par le nouveau président de l'UMP Nicolas Sarkozy, secrétaire général adjoint aux élections[17]. Il est directeur de campagne de Xavier Bertrand pour les élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie[18]. Après sa victoire, en situation de cumul de mandats[19], il démissionne de son poste de député[20]. Il est élu vice-président du conseil régional, chargé des transports, des infrastructures de transport, des relations internationales, des transfrontaliers, du tourisme et de la communication. Critiquant « l'entourage » et la « méthode » de Nicolas Sarkozy, il annonce peu après qu'il quitte la direction nationale des Républicains et donc son poste de secrétaire général adjoint[21]. Cependant, quelques mois plus tard, il lui apporte son soutien pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[22]. Le 29 août, il est nommé coordinateur de campagne. Le 29 novembre, après la victoire de François Fillon, il est nommé secrétaire général adjoint des Républicains, en tandem avec Annie Genevard[23].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[24] avant de démissionner de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains le 5 mars[25]. Éric Ciotti lui succède le 4 avril de la même année[26].

Ministre de l'Action et des Comptes publics[modifier | modifier le code]

Le 17 mai 2017, il est nommé ministre de l'Action et des Comptes publics au sein du gouvernement d'Édouard Philippe. Bernard Accoyer annonce alors qu'il ne fait plus partie des Républicains[27]. Cependant, François Baroin annonce dès le lendemain qu'il n'est pas formellement exclu du parti[28].

Ce même jour se déroule la Journée mondiale contre l'homophobie, ce qui conduit Anne Hidalgo à rappeler l'opposition de Gérald Darmanin au mariage homosexuel, qu'il disait refuser de célébrer en tant que maire. L'intéressé répond qu'il est hors de question pour lui de remettre en cause la loi de la République[29].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • 2008-2014 : Conseiller municipal de Tourcoing.
  • 2008-2012 : Conseiller communautaire de Lille Métropole.
  • 2010-2012 : Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais.
  • Depuis 2014 : Maire de Tourcoing.
  • Depuis 2014 : Quatrième vice-président de Lille Métropole.
  • Depuis 2014 : Président de la SEM Ville Renouvelée[30].
  • Depuis 2016 : Deuxième vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France
  • Depuis 2016 : Président du SMIRT[31].

Mandat national[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Délégué aux transports, aux infrastructures de transport, aux relations internationales et transfrontalières, au tourisme et à la communication.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Chose promise, chose due, Xavier Bertrand a démissionné de l’Assemblée nationale - Le Lab Europe 1 », (consulté le 7 août 2016).
  2. « Désormais ministres, Philippe, Le Drian, Bayrou, Collomb et Darmanin vont devoir abandonner leurs mandats locaux », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c Saïd Mahrane, « Gouvernement : l'incroyable destin de Gérald Darmanin », Le Point,‎ (lire en ligne)
  4. Charlotte Rotman, « Gérald Darmanin, premier de la classe populaire », Libération,‎ (lire en ligne).
  5. « UMP : la parole est aux militants », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  6. « Le méritocrate du Nord : Gérald Darmanin », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne).
  7. Décret du 17 avril 1958, « Ouakid Moussa, adjudant-chef, classe 1927 M, recrutement d'Alger, mie R. M. 2311; 28 ans de services, 5 campagnes », Journal officiel de la République française, 1958, p. 4346.
  8. « Qui est Gerald Darmanin, le protégé de Nicolas Sarkozy ? » (consulté le 6 mars 2015)
  9. a et b Sylvain Chazot, « 5 choses que vous ignoriez sur l'UMP Gérald Darmanin (et que vous auriez préféré ne jamais savoir) », sur Le Lab (consulté le 18 mai 2017).
  10. a, b, c, d, e et f Anne-Sophie Petitfils, « Mobilisations et luttes internes autour des questions homosexuelles à l’UMP : l’« affaire Vanneste » », Politix, vol. 4, no 92,‎ , p. 99-124 (lire en ligne)
  11. « Quand Gérald Darmanin écrivait dans un magazine royaliste - La Lettre A N° 1744 », sur www.lalettrea.fr
  12. "Pas de voile dans les matchs en France", Le Figaro, 6 juillet 2012.
  13. lefigaro.fr, « UMP: Bertrand aurait ses parrainages », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  14. « France: la polémique sur la «théorie du genre» s'invite à l'Assemblée », rfi.fr, (consulté le 30 janvier 2014)
  15. Le maire UMP de Tourcoing renonce à ses 3 100 euros d'indemnités, lefigaro.fr, 9 mai 2014
  16. « Top - Gérald Darmanin », Le Figaro Magazine, semaine du 16 mai 2014, page 31.
  17. « Nominations », u-m-p.org, 5 décembre 2014.
  18. « Marine Le Pen menace de ne pas participer à « Des paroles et des actes » sur France 2 », Le Monde, (consulté le 22 octobre 2015).
  19. « Cumul des mandats : une pratique restreinte à compter de 2017 », sur www.vie-publique.fr, (consulté le 31 octobre 2016)
  20. « Régionales : Gérald Darmanin et François Sauvadet quittent leur mandat de député pour la région », francetvinfo.fr, 14 décembre 2015.
  21. « Darmanin quitte la direction nationale de Les Républicains, critiquant "l'entourage" et la "méthode" de Sarkozy », huffingtonpost.fr, 7 janvier 2015.
  22. Sébastien Tronche, « Après l'avoir critiqué, Gérald Darmanin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour la primaire », lelab.europe1.fr, 20 août 2016.
  23. « Bureau politique du 29 novembre 2016 », republicains.fr, 29 novembre 2016.
  24. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  25. « Gérald DARMANIN on Twitter », Twitter,‎ (lire en ligne)
  26. ome, « Éric Ciotti prend du galon chez Les Républicains », sur Le Figaro (consulté le 24 avril 2017)
  27. « Bruno Le Maire et Gérald Darmanin exclus des Républicains », midilibre.fr, 17 mai 2017.
  28. ome, « Pour Baroin, Le Maire et Darmanin sont des «prises d'otages», pas des «prises de guerre» », sur Le Figaro (consulté le 18 mai 2017)
  29. « Ces tweets anti-mariage gay de Darmanin passent mal quand Macron veut que "chacun puisse aimer librement" », sur Le Huffington Post (consulté le 18 mai 2017)
  30. « SEM VILLE RENOUVELEE », sur Fédération des Epl (consulté le 30 mai 2016)
  31. « Elus du SMIRT - Smirt », sur Smirt (consulté le 30 mai 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]