Xavier Sigalon

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Xavier Sigalon
Nîmes,Beaux Arts139.jpg

Buste en marbre par Joseph Brian en 1837

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 49 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Xavier Sigalon, né en 1787 à Uzès (Gard) et mort du choléra le (à 49 ans) à Rome, est un peintre romantique français.

Il est l'un des rares peintres du mouvement romantique à se soucier plus de la forme que de la couleur[interprétation personnelle].

Biographie[modifier | modifier le code]

Xavier Sigalon est né à Uzès dans le Gard le , au sein d'une fratrie de huit enfants. Jean Pierre Sigalon et son épouse tiennent une maison-école au mas Bourguet où ils enseignent les enfants du voisinage.

En 1797, des difficultés financières obligent ses parents à quitter Uzès pour Nîmes, où ils créent la pension Xavier. Passionné de dessin, Xavier est admis à l’école centrale de dessin de Nîmes, où il reçoit une excellente formation.

Il quitte l’école en 1802 pour aider financièrement ses parents. Ses heures de liberté sont consacrées aux études des gravures et copies de tableaux qu’il découvre à la bibliothèque municipale. À 17 ans, il rêve d’être peintre, alors que son père le pousse vers le professorat.

Il rencontre en 1805, un élève de Jacques-Louis David, Monrose, dit Barizain (frère de Claude Louis Séraphin Barizain), qui le prend dans son atelier durant deux ans. Dans l’espoir de « monter » à Paris, il économise sou par sou sur l’argent qu’il gagne par ses portraits et autres œuvres.

Il peint la Mort de Saint-Louis pour la cathédrale de Nîmes, Sainte Anastasie pour l’église de Russan (Gard), et l’impressionnant Jour de la Pentecôte pour la chapelle des Pénitents Blancs à Aigues-Mortes.

En 1816, dégagé de ses obligations militaires, il part pour Paris où il fréquente durant seulement six mois l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin, déçu par la médiocrité de l'enseignement et la vie dissolue de ses camarades[1]. Il passe alors son temps au Louvre et dans diverses galeries, admirant tout particulièrement Véronèse et Titien. Aidé des conseils de son compatriote gardois François Souchon il se perfectionne quasiment tout seul. Lors de son séjour parisien il rencontre Delacroix, Scheffer, Cogniet, et Huet.

Collection particulière

Au salon de 1822, il présente pour la première fois son tableau la Jeune Courtisane, actuellement au Louvre. En 1824, il peint la Locuste, l’empoisonneuse du Britannicus de Racine.

Vers 1825, il peint sur commande, Marie Gautier, jeune fille d'une vingtaine d'années, fille d'un entrepreneur parisien à laquelle il fait un garçon (François-Ernest GAUTIER 1826-1901). Pour des raisons inconnues, il ne reconnut pas son fils, qui porta, ainsi que sa descendance, le patronyme de sa mère.

En 1827, il présente l’ Athalie (Racine) assassinant les éventuels successeurs au trône, qui déclenche un scandale. Cette toile est achetée par l’État pour le Musée de Nantes.

La ville de Nîmes passe commande du Baptême du Christ pour sa cathédrale.

En 1830 ou 1831, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur[2], et en 1831 il reparait au Salon avec saint Jérôme qui est au Louvre, et Crucifixion visible dans l'église saint Pierre d'Yssingeaux qui lui vaut d'être médaillé.

Mais des zizanies avec certains ministres, des critiques sur son engagement pour la défense de l’art, jointes à la précarité de ses finances, le décident, en 1833, à quitter Paris et rejoindre sa famille à Nîmes où il peint les portraits de membres de la haute société.

En 1834, grâce à l'appui d'Adolphe Thiers, la direction des beaux-arts lui confie la copie de la fresque de Michel Ange du Jugement dernier de la chapelle Sixtine de Rome. Sigalon livre son chef-d’œuvre trois ans plus tard : la copie est présentée aux habitants de Rome et au pape Grégoire XVI. Après sa mise en place dans la chapelle de l'école des Beaux-arts à Paris, Sigalon revient à Rome finir les pendentifs. Il y décèdera du choléra en 1837 à l’âge de 49 ans. Il fut inhumé dans l'église Saint-Louis-des-Français, à Rome[3].

Ce peintre qui a reçu la Légion d’honneur et exposé dans les musées du Louvre, de Nîmes et d’Uzès, est encore assez méconnu de nos jours. Il servit pourtant de modèle à Joseph Bridau, le peintre inventé par Balzac dans sa Comédie humaine, dans La Rabouilleuse et Les Illusions perdues. Un rue de Nîmes, au nord-est du quartier historique de l'Écusson, porte son nom.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]



Iconographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernardy p.31
  2. En 1830, d'après Philippe-Auguste Jeanron p.13. Lire aussi l'article d'Eugène Baichère, Sigalon, dans « La Mosaïque du Midi », 1839, p. 43 où il indique 1831. La base Léonore méconnait Xavier Sigalon.
  3. Joseph Autran, Italie et Semaine Sainte à Rome, Marseille, Barille, 1841, p. 256.
  4. « Pentecôte », notice no PM30000001, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « Meurtre sur l'escalier d'un palais », notice no 07480012138, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Assomption », notice no PM30000158, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « Amour et son arc », notice no 000DE021780, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Baptême du Christ », notice no PM30000172, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. « Jugement dernier », notice no PM75001917, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Mr Rossi », notice no 000PE002526, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Jeune courtisane », notice no 000PE002527, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Autoportrait jeune », notice no 000PE002528, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Antonio Pacini », notice no 000PE002529, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Délivrance de saint Pierre », notice no PM30000253, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Le Christ apaisant la tempête », notice no PM29001066, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Sainte Anastasie faisant l'aumône avec saint Chrysogone », notice no PM30000296, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. « Christ en croix », notice no PM43000697, base Palissy, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bernardy, Les artiste gardois de 1820 à 1920, Ateliers Henri Peladan, Uzés (Gard), 1980, pages 30 à 35 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Eugène. Baichère, « Sigalon », La Mosaïque du Midi,1839, p. 39-44.
  • René de Ceccatty, Objet d'amour, Paris, Flammarion, 2015.
  • Charles Saint Maurice, Éloge de Xavier Sigalon, Librairie L. Maison, Paris, 1848 (lire en ligne chez Gallica)
  • Philippe-Auguste Jeanron, Sigalon et ses ouvrages, extrait de la Revue du Nord N°9 de 1837 (lire en ligne chez Gallica)
  • Marcel Fabre, Xavier Sigalon, Malige, 1928
  • Magasin Pittoresque, édition 1838, volume 6 page 206
  • Bibliographie : homme du monde, volume 8 page 399
  • Revue britannique : Choix d'articles traduits des meilleurs écrits périodiques de la Grande-Bretagne, quatrième série, tome second, année 1837, MELINE, CANS et Cie, Bruxelles, 1837, pages 196 à 199 (lire en ligne sur books.google)

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Liens externes[modifier | modifier le code]