Meknès

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Meknès
(ber) ⴰⵎⴽⵏⴰⵙ Ameknas
(ar) مكناس
Blason de Meknès
Héraldique
Bab Mansour el Aleuj
Bab Mansour el Aleuj
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Fès-Meknès
Préfecture Meknès
Maire
Mandat
Abdellah Bouanou (PJD)
2015
Gouverneur Abdelghani Sebbar
Code postal 50000
Démographie
Gentilé Meknassi(e)
Population 632 079 hab.[1] (2014)
Densité 1 708 hab./km2
Population de l'agglomération 835 695  (2014)
Géographie
Coordonnées 33° 53′ 42″ Nord, 5° 33′ 17″ Ouest
Altitude 552 m
Superficie 370 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Bab Mansour el Aleuj, Place El-Hedim, Site archéologique de Volubilis, Medersa Bou Inania de Meknès
Information Ancienne capitale du Royaume (1672-1727)
Localisation

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Meknès
Liens
Site web www.villemeknes.com
Ville historique de Meknès *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Médina de Meknès
Médina de Meknès
Coordonnées 33° 53′ Nord, 5° 33′ Ouest
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Type Culturel
Critères (iv)
Numéro
d’identification
793
Année d’inscription 1996 (20e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO


Meknès (en amazigh : ⴰⵎⴽⵏⴰⵙ Ameknas ; en arabe : مكناس Mknas) est une ville du nord du Maroc fondée au XIe siècle par la dynastie des Almoravides. Elle est l'ancien chef-lieu de la région administrative de Meknès-Tafilalet et actuellement l'un des deux poles urbains de la région Fès-Meknès dans le nord du pays. Il s'agit de l'une des quatre villes impériales du Maroc et la sixième plus grande ville du royaume selon le recensement de 2014[2]. Elle devient la capitale du Maroc durant le règne de Ismaïl ben Chérif (1672-1727). La ville historique de Meknès est placée sous la protection de l'UNESCO depuis 1996.

Étymologie du nom Meknès[modifier | modifier le code]

La ville de Meknès tire son nom de la tribu berbère des Meknassa, elle-même tirant son nom du berbère « Ameknas », signifiant « guerrier » ou « combattant ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moulay Ismaïl, sultan du Maroc de 1672 à 1727.
Empire chérifien alaouite à son apogée au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Moulay Ismaïl

La province de Meknès a connu la naissance de la première dynastie du Maroc, les Idrissides (786 à 917), fondée par Moulay Idriss 1er, descendant du Prophète Sidna Mohammed. La ville de Meknès est fondée par les Almoravides au XIe siècle, en tant qu'établissement militaire[3]. Les Almohades, qui renversent les Almoravides en 1147, détruisent la cité accusée de résistance, pour en construire une plus grande avec des mosquées (notamment la Grande Mosquée entre 1199-1213) et de puissantes fortifications.

Lorsqu'ils s'en emparent, les Mérinides construisent des médersas (notamment la Médersa Bou Anania dont la construction commence avec le début du règne de Abû Hasan en 1331, et ne s'achève que vingt ans plus tard), des casbahs et des mosquées au début du XIVe siècle.

Les Alaouites ont pour plus célèbre représentant Moulay Ismaïl, qui gouverne le pays pendant cinquante-cinq ans (1672-1727). Il réorganise le Maroc et en assure la pacification, après avoir mené une série d'expéditions militaires contre des tribus insoumises, les Ottomans et les chrétiens. Il affermit ainsi la domination du pouvoir central, le makhzen (arabe : مخزن ; mot arabe signifiant « magasin », « grenier », c'est-à-dire le trésor royal et les approvisionnements, une métonymie pour désigner le territoire soumis à l'impôt perçu et donc contrôlé par l'État — par opposition au bled-es-Siba, « pays du désordre », les pouvoirs locaux des tribus, jalouses de leur indépendance. Roi bâtisseur, il fait la gloire de la ville grâce à l'argent tiré de la revente des marins chrétiens capturés en mer et gardés dans une immense prison souterraine située sous la médina de Meknès, que l'on peut encore visiter aujourd'hui. Il construit ainsi des édifices, des jardins, des portes monumentales, de gigantesques murailles de plus de quarante kilomètres de long, et de nombreuses mosquées parées de beaux minarets. Pour cette raison, la ville de Meknès est parfois surnommée « La ville aux cent minarets ». Moulay Ismaïl est un roi bâtisseur, ses constructions sont autant politiques, économiques, culturelles, religieuses que militaires. Il choisit Meknès comme capitale de son empire en 1672. En raison de la frénésie de constructions qu'il déploie dans cette ville, il est souvent comparé à son contemporain Louis XIV. Il vide ainsi le palais saadien d'El Badi de Marrakech de la quasi-totalité de ses richesses pour les faire transporter à Meknès[C1903 1], ainsi que tout le marbre et autres piliers encore utilisables dans la ville antique de Volubilis avoisinante[C1903 2]. Employant pas moins de 30 000 de ses sujets comme ouvriers, ainsi que 2 500 esclaves chrétiens, Ismaïl aime visiter ses chantiers, corriger ou renverser ce qui ne lui convient pas[C1903 1]. Il est parfois cruel envers eux, et n'hésite pas à exécuter et punir ceux qui font mal leur travail. C'est par ces méthodes que Moulay Ismaïl impose des corvées éreintantes à des populations entières[C1903 3].


Il commence la construction de son magnifique palais de Meknès avant de connaître les travaux de son contemporain Louis XIV à Versailles. Selon les ambassadeurs occidentaux présents à Meknès à l'époque les remparts du palais seuls faisaient plus de vingt-trois kilomètres de long. Dâr-el-Kbira, le premier des palais à être achevé après trois ans de construction, était immense à lui seul et possédait des jardins suspendus à l'image de ceux de Babylone, sitôt fini il se met à poser les fondations de Dâr-al-Makhzen qui doit relier une cinquantaine de palais les uns aux autres chacun comprenant ses propres hammams et sa propre mosquée pour ses multiples femmes et concubines et leur descendances, suivi ensuite par Madinat er-Riyad[4], qualifiée de beauté de Meknès par l'historien Ahmad ibn Khalid al-Nasiri[alN 1], qui est le lieu de résidence des vizirs[4], et qui renferme les maisons des gouverneurs, des caïds, des secrétaires et de tous les hauts fonctionnaires de la Cour de Moulay Ismaïl[alN 1].

Sur le plan militaire, il fait édifier un réseau de soixante-seize forteresses qui jalonnent les principales routes et entourent les montagnes. Meknès est protégée par quarante kilomètres de murailles percées de vingt portes fortifiées de tours et de bastions[5]. Dans le cadre de ses expéditions contre les Ottomans d'Alger, Moulay Ismaïl permet la pacification de l'Est du pays grâce à ses campagnes et à la construction d'un nombre important de forts protégeant le nord-est du pays. D'autres sont également édifiés dans les territoires de chaque tribu maintenant ainsi la sécurité dans le pays[6]. Il édifie également des constructions défensives lors de son périple des oasis du Touat jusqu'aux provinces de Chenguit[7], puis réorganise et reconstruit des murailles dans certaines villes à l'image d'Oujda[alN 2]. Les garnisons d'Abid al-Bukhari sont souvent protégées de la kasbah dans les grands centres de population[L 1], à l'image de la kasbah des Gnaouas de Salé[8].

Dans le domaine économique, Moulay Ismaïl construit le Hri Souani, important lieu de stockage des denrées alimentaires qui alimente grâce à ses puits aussi bien le bâtiment que le bassin de l'Agdal, ce dernier ayant été creusé pour irriguer les jardins de Meknès. De grandes écuries d’une capacité de 12 000 chevaux se trouvent dans le Hri Souani. Sur le plan politique et intérieur, il reçoit ses ambassadeurs dans le Koubat Al Khayatine, pavillon qu'il construit à la fin du XVIIe siècle, tandis que c'est dans la prison Qara, que tous les criminels, esclaves chrétiens et prisonniers de guerre sont incarcérés. Sur le plan religieux et culturel, Ismaïl dote la ville d'un nombre important d'institutions religieuses, mosquées et medersas, places publiques, fontaines et jardins. Cette intense campagne de constructions se poursuit tout le long de son règne[5].

Célèbre dans le monde entier, la porte de Bab Mansour el Aleuj est une des plus grandes œuvres de Moulay Ismail, la plus importante d'Afrique du Nord. Elle est classée parmi les quatre plus belles portes du monde, elle a été édifiée par un architecte chrétien qui s'était converti à l'islam et dont elle porte le nom "le Victorieux Renégat" connu sous le nom de Mansour Laalej. La dernière des portes commandées par Moulay Ismail, elle fut achevée en 1732.

Elle reprend dans sa partie centrale des thèmes traditionnels de l'architecture Musulmane. La hauteur totale de la porte est de 16m environ, l'ouverture de l'arc est près de 8m. La salle principale rectangulaire aux vastes proportions 6,2m sur presque 17m est couverte d'une grande voûte en arc de cloître. Cette porte barrée en fer à cheval légèrement brisé, est flanquée de deux bastions élevés sur arcades.

De chaque côté se dresse une haute colonne portant des trumeaux prismatiques. Le motif dominant est un entrelacs curviligne qui s'élève en relief, sur le fond plat de mosaïque vernissé vert doré. Une large est belle inscription en caractères cursifs noirs surmontée d'une ligne de merlons, court de long de la frise supérieure. Par la grandeur et la diversité de ses monuments, les matériaux et les techniques de leur construction (surtout le pisé, mêlé parfois avec la brique cuite et les moellons…) ainsi que la richesse de leur décor, Meknès demeure dans l’occident musulman l’un des aspects les plus expressifs et les plus originaux de l’art architectural hispano-mauresque. C’est ce qui lui a valu son inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1996.

Pendant la présence française au Maroc (1912-1956), Meknès porte d'autres surnoms tels que « le Versailles du Maroc », ou « le petit Paris », soulignant la beauté de la cité, ce qui lui valut son titre de plus belle ville impériale du royaume ; elle fut un moment le siège de la résidence du Maréchal Lyautey qui y avait son quartier général. Le quartier le plus populaire est celui de l'ancienne médina dite « Mdina Kdima » ; c'est là qu'habitait Moulay Ismaïl.

La grande mosquée dans la médina

Géographie et démographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne sur une partie de la médina de Meknès

Meknès est située à environ 500 mètres d'altitude, sur le plateau de Saïs, entre le Moyen-Atlas au sud et les collines pré-rifaines au nord. La ville est traversée par l'oued Boufekrane, qui sépare la médina de la ville nouvelle, dite « Hamria »).

Lors du recensement de 2014, la population de l'agglomération urbaine de Meknès, comprenant les municipalités de Meknès, Al Machouar, Ouislane et Toulal, était de 632 079 habitants[1]. En 2004, elle était de 528 740 habitants[9]. La population est répartie sur les 4 municipalités formant l'aire urbaine de Meknès comme suit:

Municipalité/Cercle 1982[10] 1994[10] 2004[9] 2014[9]
Meknès (muni.) 327 933 habitants 430 546 habitants 461 677 habitants 520 428 habitants
Al Machouar -Stinia (muni.) 5 387 habitants 4 664 habitants
Ouislane (muni.) 28 694 habitants 47 824 habitants 87 910 habitants
Toulal (muni.) 8 314 habitants 12 668 habitants 13 852 habitants 19 077 habitants
Ville de Meknès 336 247 habitants 471 908 habitants 528 740 habitants 632 079 habitants

Meknès est l'une des quatre villes impériales du Maroc. La médina de Meknès est classée depuis 1996 Patrimoine mondial de l'UNESCO et connait depuis lors diverses opérations de restauration des sites (murailles, portes, ruelles, places publiques…). Elle est maintenant digne des plus grandes villes méditerranéennes et arabes, du fait de sa diversité culturelle. La fameuse place Lahdim a connu, en 2007, deux opérations de restauration et rénovation ; une autre rénovation est en cours.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Meknès connaît un climat méditerranéen dégradé, subissant les influences continentales pendant les saisons d’été et d’hiver. Cependant, la diversité géographique de la région fait que chacune de ses zones naturelles présente des nuances climatiques particulières.

Le régime thermique de Meknès est marqué par l’éloignement des côtes maritimes atlantique et méditerranéenne, d’où une importante amplitude thermique atteignant 25,4 °C. La température du mois le plus chaud varie entre 30 °C et 45 °C, et celle du mois le plus froid varie entre °C et °C mais il arrive que le gel soit fort, comme le 27 janvier 2005 où il a fait −10 °C.

Généralement, les températures varient de la manière suivante :

  • de janvier en avril : la hausse mensuelle de la température est progressive et régulière. Elle est de l’ordre de 1 à 2 °C/mois ;
  • d’avril en août : une hausse mensuelle est de l’ordre de 3 à 5 °C. La température maximale mensuelle est atteinte au mois août, soit 45,6 °C ;
  • d’août à décembre : une baisse de l’ordre de 2 à 5 °C par mois. La répartition des pluies au cours de l’année se caractérise par de fortes pluies en automne, une très légère baisse en hiver avec un maximum relatif au début du printemps.

L’été est généralement sec, la période de pluie la plus importante s’étale d’octobre à mai, avec un nombre de jours avec pluie mensuel de 7 à 10 jours. Le nombre annuel moyen de jour avec pluie est estimé à 70 jours et le cumul pluviométrique annuel de Meknès avoisine les 576 mm[11].

Données climatiques à Meknès (1961-1990).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4 5,1 6,5 8,9 11,7 15,6 18,4 18,6 16,2 11,9 7,5 4,7 10,8
Température moyenne (°C) 9,3 10,7 12,6 15,4 18,8 23,4 27,1 27,2 23,6 18,6 13,2 10,1 17,5
Température maximale moyenne (°C) 14,6 16,3 18,6 21,9 25,7 31,2 35,8 35,8 31 25,3 18,9 15,5 24,2
Précipitations (mm) 84,4 82,4 74,4 48,3 32,6 10,5 2,1 1,9 15,1 43,4 90,6 81,2 566,9
Nombre de jours avec précipitations 9,5 8,1 7,9 6,1 4,3 1,9 1 1,4 3,4 5,6 10,2 8,6 68
Source : Hong Kong Observatory[12].


Monuments et centres d'intérêt[13][modifier | modifier le code]

Mausolée de Moulay Ismaïl
Grande mosquée de Meknès
Porte Bab el-Khemis

Le patrimoine historique de Meknès a été reconnu comme tel depuis le début du XXe siècle et fait partie des monuments, sites et zones classés "patrimoine national" au Maroc[14]. Au XVIIe siècle, le sultan alaouite Moulay Ismaïl décide de faire de Meknès l’une des plus belles et des plus puissantes cités impériales du Maroc. Aujourd’hui encore, protégée par une quarantaine de kilomètres de murailles, elle a conservé d’imposants monuments, dont de nombreuses mosquées qui lui valent le surnom de « ville aux cent minarets »[réf. nécessaire]. Parmi elles, la Grande Mosquée, probablement fondée au XIIe siècle, est remarquable par ses portes aux beaux auvents sculptés. Sa médina et les vestiges du palais royal ont valu à Meknès d’être classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Sites touristiques à caractère religieux[modifier | modifier le code]

  • Mausolée Moulay Ismaïl : édifié par Ahmed Eddahbi, ouvert aux non musulmans. Abrite le tombeau de Moulay Ismaïl.
  • Mosquée Néjjarine : mosquée du Xe siècle, située au centre de la médina.
  • La grande mosquée : fondée au XIe siècle par les Almoravides ; elle compte onze portes et cent-quarante-trois arcades.
  • Mosquée Jamaï Roua : construite en 1790 par Sidi Mohamed ben Abdellah.
  • Mausolée Cheikh El Kamel : édifié par Sidi Mohamed ben Abdellah, il abrite le tombeau d’El Hadi Benaïssa, fondateur de la confrérie Aïssaoua.

Musées et Medersas[modifier | modifier le code]

  • Musée Dar Jamaï : lieu qui témoigne la haute bourgeoisie marocaine. À la fin du XIXe siècle. Il est aménagé en musée d’arts marocains et ethnographiques depuis 1926.
  • Medersa Bou Inania : institut de théologie, fondée par le sultan Abou Hassan Marini (1331 – 1351). Elle comporte un patio et un étage contenant vingt-six chambres de tolbas (étudiants).
  • Medersa Filalia : bâtiment à caractère éducatif et religieux, édifié en 1789 par Moulay Ismaïl.
  • Musée de la poterie rifaine.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Écuries royales
Bassin de l'Agdal
Medersa Bou Inania de Meknès
  • Koubat Al Khayatine (salle des ambassadeurs) : pavillon au sein duquel le sultan Moulay Ismaïl recevait les ambassadeurs et les émissaires étrangers.
  • Bab Lakhmis : grande porte richement décorée du XVIIe siècle.
  • Bab Berdaïne : porte majestueuse édifiée par Moulay Ismaïl au XVIIe siècle.
  • Dar El Beida : palais Alaouite du XIIXe siècle construit par le sultan Sidi Mohamed ben Abdellah. Aujourd'hui, il abrite l'Académie royale militaire de Meknès.
  • Fandouk El Hanna : complexe culturel. Propriété des Habous.
  • Ksar Mansour : palais et grenier. Domaine public.
  • Le Haras : créé en 1914 en tant qu’établissement de remonte militaire. En 1947, il devient un centre d’élevage chevalin.
  • Grenier et écuries : gigantesque ensemble architectural édifié par Moulay Ismaïl. Il est réservé au stockage des vivres.
  • Bassin Agdal : grand bassin d’accumulation d’eau de 319 m de long et 149 m de large, sa profondeur dépasse les deux mètres. Il est édifié par Moulay Ismaïl pour irriguer les jardins de Meknès et il constitue une réserve d’eau pour la médina.
  • Prison de Cara : la prison (silo souterrain) porte le nom de Cara, architecte et prisonnier portugais.

Les monuments historiques les plus célèbres[modifier | modifier le code]

  • Le palais Dar El Makhzen : situé dans la commune urbaine d'El Mechouar Stinia[15]. Il est longé par un couloir de 2 km formé de deux impressionnantes murailles. C’était le palais officiel de Moulay Ismaïl.
  • Bab Mansour : est l’une des plus belles œuvres de Moulay Ismaïl. Achevée en 1732. Les proportions de cette porte sont majestueuses. Par son arche, vous arrivez aux somptueuses constructions de la ville impériale. La porte Bab Mansour est la plus imposante du Maroc voire de l’Afrique du Nord[16].
  • Jardin Lahboul : situé en Médina dans la commune urbaine Al Ismaïlia. Il contient un zoo et un théâtre en plein air. Le jardin pourrait être exploité en matière d’animation et de loisir.
  • Golf royal : situé dans l’enceinte des murailles de Moulay Ismaïl, il comprend neuf trous. Il fait partie de la commune urbaine El Mechouar Stinia. Il est aménagé en parcours de golf en 1971. Il est supposé être l’unique golf au monde qui se ferme à clé[réf. souhaitée]. Le sport peut y être pratiqué en nocturne.
  • Site archéologique de Volubilis : la cité éclot à partir du IIIe siècle av. J.-C. en tant qu'établissement punique et se développe rapidement à partir du moment où elle entre dans le giron romain, pour atteindre une superficie de plus de quarante hectares.

Évènements et festivals[modifier | modifier le code]

  • Février / Mars : étape meknassie du Morocco Tennis Tour du circuit ATP Challenger.
  • Mars : journées méditerranéennes de l'olivier.
  • Avril : festival international de cinéma d'animation de Meknès (FICAM).
  • Avril / Mai : salon international de l'agriculture du Maroc (SIAM).
  • Juin : festival national de théâtre de Meknès.
  • Juillet : festival de Volubilis - Meknès.
  • Septembre : festival de la Fantasia.
  • du 12 au 18 septembre 2011 : festival international « FreestyleMaroc Urban Dance N°8 ».
  • du 14 au 16 octobre 2011 : festival national des Aissawa.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Caméra, à Hamria, classé à l'inventaire des monuments historiques (doté de fresques datant des années 1930 et 1950).
  • Cinéma ABC, à Hamria.
  • Cinéma Dawliz 3D, à Bou Amaier.
  • Cinéma Rif, au nouveau Mellah.
  • Cinéma Apolo, à Rouamzine.
  • Cinéma Empire à Hamria
  • Cinéma le Régent à Hamria

Tous les ans a lieu le festival international de cinéma d'animation de Meknès, considéré comme étant l'unique du genre en Afrique et dans le monde arabe. La programmation variée (mangas, dessins animés arabes ou africains), les grands noms (Michel Ocelot…) et les tarifs réduits ont permis à nombre de meknassis de découvrir le cinéma d'animation. Ce dernier se déroule à l'institut français de la ville, connu pour son dynamisme. Il attire dans la ville de nombreux groupes, notamment Dionysos, Gnawa Diffusion, Kaolin, Dar Dmana, etc.

Le film Angélique et le Sultan (1968) est une fiction dont les événements se déroulent à Meknès sous le règne de Louis XIV.

Économie[modifier | modifier le code]

Meknès est surtout une ville touristique. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide, ainsi que celle des maisons d'hôtes traditionnelles appelées « riads ». La ville est très connue pour son artisanat très riche, dont le savoir-faire est jalousement gardé et transmis de génération en génération. Meknès est également riche d'une agriculture développée.

Aujourd'hui, Meknès est devenu un nouveau hub des équipementiers automobiles, en 2016, la ville a connu l'ouverture de plusieurs usines comme Yazaki, Delphi, Yura.. dont ils sont distribués sur des zones industrielles différentes dans la ville. Sans oublier de mentionner que; Meknès comporte plusieurs zones industrielles comme Sidi Bouzkeri, Bassatine, Mejjat et la zone de l'Agropolis qui est bien équipée et qui est la plus grande zone industrielle dans la région. L'Agropolis va surement aider à réussir le projet de Meknès, qui est en phase de devenir un grand pôle économique, à proximité de l’axe autoroutier Oujda-Casablanca.

Liste des quartiers[modifier | modifier le code]

  • Agdal
  • Al Bassatine
  • Ancienne Médina
  • Bassatine
  • Bab El Khmiss
  • Bel Air
  • Belle Vue (1, 2 et 3)
  • Berrima
  • Bni-Mhmmed
  • Borj Meshqoq
  • Borj Moulay Omar (les anciens combattants)
  • Kamilia
  • Belle vue 3
  • Diour Salam
  • El Hedim (Place)
  • El Malah Lakdim
  • El Mansour (1, 2, 3 et 4)
  • El Menzeh
  • Ennasre
  • Hamria (ville nouvelle)
  • Hay Salam
  • Hacienda
  • Hay El Fakharin
  • Kasbat Hadress
  • Marjane
  • Mellah
  • Neejarine
  • Ouislane (municipalité)
  • Place d'Armes
  • Plaisance
  • Riad (¤)
  • Roua
  • Rouamzine
  • Sbata
  • Sidi Amar
  • Sidi Baba
  • Sidi Bouzekri
  • Sidi Said
  • Touargua
  • Toulal (municipalité)
  • Volubilis
  • Wjeh Arouss
  • Zerhounia
  • Zehoua
  • Zitoune

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Meknès.

Football[modifier | modifier le code]

Le Club Omnisports De Meknès (CODM) est le seul club qui représente la ville en Championnat Marocain. Vainqueur de la Coupe du trône en 1966 et finaliste en 1981 et 2011, il remporte le Championnat du Maroc de football en 1995, et parviennent au quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations en 1996 et au quart de finale de la coupe de la CAF en 2011. le club joue actuellement en deuxième division.

Handball[modifier | modifier le code]

La section handball du CODM est l'une des nombreuses autres sections du CODM, le club omnisports de Meknès. C'est la section la plus titrée du club : trois fois champions du Maroc (1984, 2001, 2006) et trois fois vice-champion (2007, 2009, 2011) et neuf fois vainqueur de la Coupe du trône (1983, 1989, 1995, 1996, 1998, 2000, 2002, 2007, 2009) et finaliste en 2011.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

  • Hommes :

Le CODM (section basket) est monté en première division en 2013.

  • Femmes :

Le CODM (section basket) est le club marocain de basket le plus titré ; il est quatorze fois champion du Maroc (1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1995, 2013) et remporte sept fois la Coupe du trône (1985, 1986, 1988, 1989, 1990, 1994, 2013).

Volley-ball[modifier | modifier le code]

Le CODM (section volley) Coupe du trône (1995, 2006, 2010) ; le club remporte la super-coupe en 2011.

Tennis de table[modifier | modifier le code]

Le CODM réussit le doublé en 2013, en remportant le championnat et la coupe du trône.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Stades et complexes
Golf Royal de Meknès

Éducation[modifier | modifier le code]

Écoles et établissements d'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • Facultés de l'Université Moulay-Ismaïl
    • Faculté des lettres et sciences humaines
    • Faculté des sciences
    • Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales
  • Écoles et instituts privés
    • École des hautes études commerciales et d'informatique (HECI) Meknès
    • École des hautes études comptables et financières (HECF) Meknès
    • École supérieure des sciences de l'ingénierie commerciale (ESSIC)
    • École technique d'informatique de gestion et d'electronique (ETIGE)
    • École supérieure d'informatique management et audio-visuel (ESIMAV)[réf. nécessaire]
    • École supérieure d'informatique et de finances (ESIF)[réf. nécessaire]
    • École supérieure d'ingénierie d'informatique et de management privé (ESTEP) Meknès
    • École canadienne MULTIHEXA - Meknès (MHM)
    • École européenne des sciences technologiques et génie informatique appliqué (Groupe Cenec Espagne)
    • École française d'enseignement technique (EFET) Meknès
    • École suisse supérieure du commerce (Le CAP)
    • Institut de chimie des polymères appliquée (ICPA)[réf. nécessaire]
    • [réf. nécessaire]
    • Institut de formation aux professions de santé (IPFOPS)
    • Institut spécialisé de technologie appliquée et de gestion (ISTAG)[réf. nécessaire]
    • Institut spécialisé de technologie appliquée (ISTA)[réf. nécessaire]
    • IT learning academy Meknès (ITLAM)[réf. nécessaire]
  • Classes préparatoires aux grandes écoles de commerce et de gestion (ENCG, ISCAE)
    • Lycée Moulay-Ismaïl
    • Cpge Herzing
    • Cpge Ibn ghazi
  • Institut de recherche
    • Centre régional de la recherche agronomique de Meknès (Institut national de recherche agronomique - INRA)

Établissements d'enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Lycée Flowers High School
  • Lycée Paul-Valéry
  • Lycée Ouad El Makhazin (Ouislane)
  • Lycée Mohamed 5 (Ouislane)
  • Lycée Moulay Ismail(BTS+CPGE)
  • Lycée Imam El Ghazali
  • Lycée Lalla Amina
  • Lycée Omar Ibn Al Khattab (CPGE - Classes préparatoires MP/PCSI)
  • Lycée Kasbat-Hadrach (Quartier Agdal)
  • Lycée Ibn El Haytam
  • Lycée de Référence (CPGE - Classes préparatoires)
  • Lycée Abd Rahmane Ben Zidane
  • Lycée Mohammed El-Meknassi (Quartier Sidi Amrou)
  • Lycée Manhala Al-Maarifa
  • Lycée Label Excellence
  • Lycée Émile
  • Lycée Talai Al-Ghad
  • Lycée Belle-Vue
  • Lycée La Préference
  • Lycée Zitoune
  • Lycée Massira-Khadrae (Abdel jalil)
  • Lycée Anassi (Bd Mohamed 6)
  • Lycée Badr
  • Lycée Emepe
  • Lycée Tarik Ibn-Ziad (Bassatine)
  • Lycée Al-Mammounia
  • Lycée Larraichi
  • Lycée Le Tremplin des Rossignols (Mansour)
  • Lycée El Manfalouti (Hay Salam)

...Groupe scolaire Draoui (route d'agourai)

Transports[modifier | modifier le code]

Dans la ville[modifier | modifier le code]

  • La ville possède deux types de taxi : les petits, de couleur bleu ciel, pour les trajets à l'intérieur de la ville, et les grands, de couleur grise, pour les trajets inter-cités ; les petits coûtent plus cher que les grands, mais les grands peuvent véhiculer plus de passagers en même temps.
  • La société de transport urbain de Meknès (Citybus) possède un parc récent, et dessert toute la ville et sa périphérie.
  • Un tramway est actuellement en projet pour desservir la ville.

Accès[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.hcp.ma/file/166316/
  2. « RGPH 2014 | Téléchargements | Site institutionnel du Haut-Commissariat au Plan du Royaume du Maroc », sur www.hcp.ma (consulté le 9 novembre 2015)
  3. Ville historique de Meknès, sur whc.unesco.org, UNESCO World Heritage Centre
  4. a et b White Gold. The extraordinary Story of Thomas Pellow and North Africa's One Million European Slaves (Hodder & Stoughton, Londres, 2004).
  5. a et b « Médina de Meknès », sur Minculture.gov.ma (consulté le 17 septembre 2014).
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  8. « La Kasba des Gnaouas », sur Wassila.ma (consulté le 17 septembre 2014).
  9. a, b et c (fr) (ar) [PDF] « Royaume du Maroc – Haut commissariat au Plan – 2004 – Recensement de la population et de l'habitat de 2004 – Population légale du Maroc », site du haut commissariat au Plan du Royaume du Maroc, hcp.ma
  10. a et b http://www.ondh.ma/Pdf_doc/demographieA4corrige.pdf
  11. Monographie de la Station météorologique de Meknès
  12. « Climatological Information for Meknes, Morocco », Hong Kong Observatory,‎ 1961 - 1990 (consulté le 7 novembre 2013)
  13. La monographie touristique de Meknès Tafilalet (DRTM/2001)
  14. Site officiel: minculture.gov.ma: Monuments, sites et zones classés "patrimoine national" (fr) / (arab.)
  15. « Ville de Meknès - Tourisme », sur www.meknes.ma, Commune urbaine de Meknès (consulté le 30 novembre 2012)
  16. Lahcen Daaïf, " Les inscriptions de Bâb Mansur al-'ilj", al-Qantara, 2 (2013), p. 243-266
  17. Site officiel du tennis Club de Meknès
  18. www.ispitsme.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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