Manduel

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Manduel
Manduel
façade de l'église de Manduel
Blason de Manduel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Marguerittes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Jacques Granat
2014-2020
Code postal 30129
Code commune 30155
Démographie
Gentilé Manduellois
Population
municipale
6 758 hab. (2016 en augmentation de 14,35 % par rapport à 2011)
Densité 255 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 10″ nord, 4° 28′ 27″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 77 m
Superficie 26,46 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.manduel.fr/

Manduel est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Manduel est située à environ 10 km au sud-est de Nîmes et se trouve à une distance, à vol d'oiseau, d'environ 110 km de Marseille, 240 km de Lyon et Toulouse et 625 km de Paris. Les communes de Rodilhan, Marguerittes, Redessan, Beaucaire, Bellegarde et Bouillargues sont limitrophes à la commune de Manduel. Elle est la ville-centre d'une unité urbaine de l'aire urbaine de Nîmes.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est proche du Rhône et de la Provence, non loin du plateau des Costières contre lequel elle s'appuie.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Un TER entre en gare (2011).
Article détaillé : gare de Manduel - Redessan.

Manduel est desservie par des trains TER Languedoc-Roussillon qui circulent entre les gares d'Avignon-Centre et de Narbonne, ou Montpellier-Saint-Roch, ou Nîmes.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La commune jouxte la route départementale 999, reliant Nîmes à Beaucaire.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par la ligne 32 du réseau de bus Tango qui relie Nîmes et Manduel en passant par Rodilhan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Manduel est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel en français est une françaisation du nom occitan Manduèlh. Il provient du latin Mandolium[1].

Ses habitants sont les Manduellois et Manduelloises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé depuis des temps forts reculés. Des silex taillés rapportés au Gravettien (25 000 ans environ) ont été retrouvés lors de fouilles de sauvetages menées par F. Bazile du CNRS (Vauvert) et son équipe durant l'été 2000. L'emplacement d'un campement de chasseurs gravettiens était matérialisé par plusieurs structures en galet de la costière, dont un foyer nettement circonscrit. Les ossements n'ont malheureusement pas été conservés. En revanche, les nombreux outils taillés en silex, grattoirs, burins, lamelles à dos et surtout pointes de la Gravette évoquent un temps d'occupation d'au moins plusieurs jours en relation avec la chasse et les activités qui y sont liées (découpe, tannage ?). De plus la présence de fragments de coquillages (parures) et d'ocre témoignent de préoccupations autres que la simple prédation[2].

D'autres occupations préhistoriques sont également connues près de l'étang de Campuget, toujours sur le territoire communal. On trouve enfin les traces des premiers agriculteurs datant d'environ 4 000 ans avant notre ère et qui cultivaient de la vigne[3].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Mais c'est au IVe siècle av. J.-C. qu'un gaulois nommé Manduos s'y installe, fuyant alors Nîmes, déjà important centre régional. Il nomme l'endroit « Mandolios », littéralement « La clairière de Manduos »[réf. nécessaire].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est mentionné en 943 In terminium de villa Mandolio dans le cartuaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes[4]. Au XIIe siècle, le territoire appartenait aux puissants Comtes de Toulouse. Il passa au XIVe siècle sous la domination de Guillaume de Nogaret, seigneur de Calvisson, et resta aux mains de ses héritiers jusqu'à la Révolution française.

Vue panoramique.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1849 le chemin de fer traverse la commune avec l'ouverture de la section de Nîmes à Beaucaire, de la future ligne de Tarascon à Sète-Ville. Sur la commune se situe la gare de Manduel - Redessan.

L'engouement pour le sud-est de la France et l'arrivée en 2001 de la ligne à grande vitesse Méditerranée, mettant la région nîmoise à 2 h 52 de Paris en TGV, ont contribué à l'essor démographique de la commune. Sa population a quadruplé en trente ans pour atteindre aujourd'hui près de 6?000 habitants.

Le , Doria Carillo, Manduelloise de dix-huit ans et porte-drapeau de la section locale de l'UNC, invitée aux commémorations de la fête nationale à Paris, assiste au défilé et participe au ravivage de la flamme du soldat inconnu[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Manduel

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Joseph Funel    
1947 1959 Léonce Fabre    
1959 1965 David Guiot    
1965 1971 Joseph Thibaut    
1971 1977 Michel Brun    
1977 1996 André Mazoyer    
1996 2001 Michel Gaini    
2001 2014 Marie-Louise Sabatier PS Vice-présidente de Nîmes Métropole
avril 2014 En cours Jean-Jacques Granat UMP puis LR Agent technique
Vice-président de Nîmes Métropole
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 6 758 habitants[Note 1], en augmentation de 14,35 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0551 1581 2281 3961 4601 4711 5191 6171 707
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9082 0532 1002 1162 0371 9261 9491 9111 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6401 6201 5581 5021 4801 4761 4591 0961 314
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 5731 6492 3893 5545 5795 7485 7295 7255 721
2013 2016 - - - - - - -
6 3466 758-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête votive (de dévotion, fête dédiée au saint patron du village) honore saint Genest et se déroule chaque année le premier dimanche suivant le 26 août. Elle est l'occasion de festivités durant plusieurs jours. C'est une des principales attractions touristiques de la ville de Manduel.
  • À côté de célébrations à caractère national (Fête du travail, commémoration du 8 mai 1945, Fête de la musique…) la commune organise également chaque été entre mai et juin une semaine du patrimoine.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bien que diversifiée (abricotiers, pêchers, bananiers, oliviers), l'essentiel de l'économie agricole repose sur la vigne.

Située dans le terroir de l'AOC « Costières de Nîmes » (anciennement appelées « Costières du Gard »), la commune possède sa propre cave coopérative depuis 1926[12]. Elle abrite également un domaine d'environ 160 ha, dénommé « Château de Campuget », où un exploitant privé produit principalement des vins rouges et rosés, dont 70 % sont destinés à l'exportation.et bananeraies importantes

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Borne milliaire d'Antonin-le-Pieux, situé sur la place de la mairie de Manduel
Article détaillé : Borne milliaire de Manduel.
  • La borne milliaire d'Antonin le Pieux Logo monument historique Classé MH (1973)[13], élevée en 145 apr. J.-C., est l’une des bornes que les Romains posaient sur les routes principales, tous les mille pas. Provenant de la Voie Domitienne qui reliait Narbonne à Arles, elle porte une inscription en latin. Très lisiblement, on apprend que c’est Antonin le Pieux qui l’érigea lors des réparations de la Via Domitia. Le chiffre VII qui se trouve à la dernière ligne nous indique qu’elle marquait le 7e mille entre Nîmes et Beaucaire. Ce milliaire fut découvert en 1861, lors de la démolition de la vieille église de Manduel, sous le pavé de l’édifice. Par sa conservation presque parfaite et pour assurer sa protection, cette borne a fait l’objet d’un classement aux monuments historiques. Elle se trouve actuellement face à l’hôtel de ville.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église actuelle du village, de style romano-byzantin, résulte de la décision du conseil municipal du 11 mai 1856, décidant de la construction d'un nouvel édifice religieux sur l'emplacement de l'ancienne église, alors détruite. Construite durant les années 1855-1860 par l'architecte Henri Révoil, l'église trône désormais au centre du village, comptant plusieurs tableaux et objets mobiliers inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques : grilles latérales du chœur et Banc des Marguilliers (1862), L’Arrestation de saint Genest patron de la paroisse, de J.-B. Lacroix (1842) et enfin La Mort de saint Joseph, œuvre anonyme dont la datation pourrait remonter au XVIIe siècle.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Fournier, né et mort à Manduel, homme politique français
  • Étienne Borne, né à Manduel, philosophe et journaliste français
  • Étienne de Manduel, né à Manduel et mort à Marseille (1230) marchand, père de Jean de Manduel, un des premiers capitalistes provençaux

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Manduel Blason D’or à la cotice d’argent fuselée de trois pièces de sinople[4].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Autrefois les armoiries de Manduel représentaient une main ouverte et deux yeux. Ces armoiries étaient peintes sur le drapeau des consuls. Il s'agissait d'un rébus héraldique : Man-d'ieulx, le nom du village aux XVe et XVIe siècles étant Mandueil[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 263, t. 2
  2. F. Bazile, G. Boccaccio, C. Monnet-Bazile (2001) - « La Treille (Manduel, Gard) : un nouveau gisement gravettien en Languedoc rhodanien », Bulletin de la Société préhistorique française, tome 98, n°3 pp. 545-550.
  3. Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 28. (ISBN 978-2-917411-23-0) (notice BnF no FRBNF42049612)
  4. a b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 122
  5. Nathalie Laffaye, « Doria, porte-drapeau à Manduel, était à Paris pour le 14 juillet », midilibre.fr.
  6. (de) « Bischofsheim », sur www.bischofsheim.info (consulté le 21 avril 2015)
  7. « La commune, solidaire avec le Tibet, parraine Gyantsé : Manduel »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur manduel.blogs.midilibre.com
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Maurice Milhaud, La coopération dans une commune viticole (Manduel, Gard). Influence des institutions d'entr'aide et de coopération sur le développement économique et social. Thèse présentée à la Faculté des Sciences économiques et sociales de l'Université de Genève. Thèse n°28. Presses Universitaire de France, Paris, 1931. 132 p. + une carte., p.27
  13. Notice no PA00103071, base Mérimée, ministère français de la Culture