Branoux-les-Taillades

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Branoux-les-Taillades
Vue générale de Branoux
Vue générale de Branoux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Grand'Combien
Maire
Mandat
Alain Rey
2008-
Code postal 30110
Code commune 30051
Démographie
Population
municipale
1 385 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 16″ N 3° 59′ 27″ E / 44.2211, 3.9908 ()44° 13′ 16″ Nord 3° 59′ 27″ Est / 44.2211, 3.9908 ()  
Altitude Min. 189 m – Max. 900 m
Superficie 15,02 km2
Localisation

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Branoux-les-Taillades

Branoux-les-Taillades est une commune française, située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Située à la limite du département de la Lozère et à 16 kilomètres au nord d'Alès, les habitants de Branoux-les-Taillades se nomment les Branousiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Branoux-les-Taillades est une commune qui s'étire du Nord-Ouest au Sud-Est le long de la rive droite de la vallée du Gardon, depuis le département de la Lozère et jusqu’à La Grand-Combe.

La vallée du Gardon est ici très étroite et les rares surfaces planes sont occupées par des cités ouvrières et par des voies de communication: RN 106, voie ferrée.

En amont de la Haute-Levade, le barrage de Cambous a créé un lac artificiel (lac de Cambous) et en amont de celui-ci, a été aménagé un barrage d'écrêtement des crues du Gardon -crues qui frappaient souvent la ville d'Alès lors des épisodes cévenols.

La commune présente un aspect montagnard, les Cévennes dominant le village de Branoux, où se trouve la mairie, desservi par la D 154. Les montagnes sont couvertes de châtaigniers mais les pins gagnent de plus en plus de terrain. Le territoire communal n'est pas intégré à la zone périphérique du Parc national des Cévennes et il sert de zone de chasse, notamment pour le sanglier qui est extrêmement répandu et cause des dégâts dans les exploitations agricoles.

Les amateurs de champignons peuvent aussi y cueillir des cèpes et des girolles. Les randonneurs peuvent traverser la commune sur le GR 44B qui suit les crêtes qui surplombent le vallon de Branoux depuis le col de la Baraque vers le Castanet et les confins de la Lozère.

La commune de Branoux-les-Taillades est née en 1956 de l'union du chef-lieu Branoux et de la cité ouvrière des Taillades, située en contrebas dans la vallée du Gardon.

Le village de Branoux est situé au pied du col de la Baraque, emprunté par la route D 32, sur un espace relativement plat, la Plaine.

Les Taillades, extension due à l'essor démographique provoqué par l'afflux de mineurs employés dans le bassin de La Grand-Combe, est un quartier construit dans la vallée du Gardon, sur la rive droite, et traversé par la RN 106. Blannaves est un hameau en grande partie en ruines, situé en amont, en surplomb du lac de Cambous.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bremo, affluent du Gardon, en aval du pont de Bertrand

La commune est parcourue par des cours d'eau, souvent à sec en période estivale, qui rejoignent le Gardon: le Rabalézain qui se jette dans le lac de Cambous, le Brémo (4 kilomètres de long) et son affluent le Nayzadou qui arrosent Branoux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Rue principale de Branoux.
  • Branoux
  • Les Taillades
  • Le camp des Nonnes
  • L'Abrit
  • Le Galissard
  • La Planquette
  • La Civadière
  • L'Arenas
  • Le Camp des Nonnes
  • Le Castanet
  • Mas de Léon
  • Le Lauzas
  • Le Fraissinet
  • Le Monnier

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Branoux-les-Taillades est née le 27 avril 1956, par un décret officiel qui reconnait la nouvelle dénomination de la commune, englobant les deux entités principales, Branoux et les Taillades.

La commune réunit plusieurs hameaux:

  • Blannaves, prieuré existant dès le XIe siècle. Mention « Sancti Petri de Blatvans », paroisse de Blannaves, en 1345. En ruines.
  • Branoux, hameau de Blannaves, devenu village de Branoux (Lo Maiz de Branosco, 1346), peut-être du nom d'un homme gaulois, Brannos, le corbeau, suivi du suffixe Oscu.
  • Le Castanet, dont le nom viendrait de l'occitan castanhier, le châtaignier.
  • Les Taillades, du terme occitan talhada, la taillade, désignant une coupe de bois, c'est-à-dire un endroit où l'on coupe le bois, ou un taillis, ou même encore une entaille dans la roche, une fente dans la roche.

1790: Commune de Blannaves, alors rattachée au district d'Alais.

1867: Le consul demande le changement de nom de la commune, « Branoux étant le nom du hameau le plus populeux de la commune et où sont situés les écoles et les édifices publics et religieux ».

1869: Commune de Branoux; un décret officiel déclare officiellement que la commune portera désormais le nom de Branoux.

1956: Par décret officiel, le nouveau nom de la commune devient Branoux-les-Taillades.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Branoux-les-Taillades

Les armes de Branoux-les-Taillades se blasonnent ainsi :

Le blason de la commune reprend l'emblème du marquis de la Fare, seigneur de Blannaves. Il représente trois flambeaux allumés sur fond bleu.

D'azur aux trois flambeaux d'or allumés de gueules, rangés en fasce[1].

Devise

« Lux nostris, hostibus ignis », c'est-à-dire « De la lumière pour nous autres, du feu pour nos ennemis ».

Préhistoire, antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces fossiles de fougères, de forêts pétrifiées (troncs d'arbres silicifiés) et de dinosaures (empreintes à Champclauson) ont été trouvées sur la commune ou sur les communes voisines.

2800 avant J.C.: dolmen de La Taillade.

Néolithique: roches plates creusées de cupules, de rigoles et de signes en arceaux (dont la signification n'est pas connue) retrouvées sur les serres situées au-dessus de Blannaves et le Signal de La Lichère.

Premier âge du fer (800 avant J.C.), des tombes ont été découvertes sur la crête des Caussiers et au hameau du Castanet. Ces tombes sont constituées de quatre dalles verticales jointives, entourées d'un tumulus circulaire. Parfois, une pierre plate est posée sur le coffre constitué par les dalles, lui donnant alors l'aspect d'un dolmen.

Vers les Ve et IIIe siècles av. J.-C., installation des Volques Arécomiques dans les environs.

La présence gallo-romaine n'a pas laissé de traces apparentes, hormis une voie romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1060 : Une chapelle romane est construite à Blannaves, en grès (provenant de carrières situées en contrebas des Caussiers), par des moines venus de Marseille, de l'abbaye Saint-Victor.

Un château fort est construit sur un éperon rocheux à La Devêze, le château de Sainte Foix, dominant la vallée du Gardon, lieu de passage important entre Languedoc et Gévaudan. On trouve des vestiges d'anciens chemins médiévaux pavés sur les hauteurs de Branoux.

On connaît alors les mentions les plus anciennes des hameaux de la commune : Blannaves, Sancti Petri de Blatvan, feuda gabalorum, 1345, et Branoux, lo maiz de Branosco, 1346.

Blannaves est une paroisse connue dès 1345 où il existe un prieuré, Saint-Pierre de Blannaves (Sancti Petri de Blatvan) dès le XIe siècle. Ce prieuré est constitué de trois batisses: l'église romane, la maison curiale et la ferme.

Au XIVe siècle, sont coseigneurs de Branoux Jean de Ponsono, Raimond Pélegrin et Jean de Montclar.

À la même période, naissance d'une forme primitive d'industrie (martinets et forges à feux) aux Taillades, dans la vallée du Gardon. On exploite des mines de fer (aujourd'hui à l'abandon) sur les hauteurs avoisinantes. On connaît aussi l'existence de nombreux moulins, surtout sur les affluents du Gardon.

Le Moyen Âge marque le début de l'exploitation du châtaignier, espèce locale connue depuis l'époque romaine.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un martinet à fer aux Nonnes est attesté au milieu du XVIe siècle.

AuXVIe siècle des chapelles sont ajoutées sur la face septentrionale du prieuré de Blannaves, en amont de Branoux.

En 1695, construction d'une route carrossable dans la vallée du Gardon, appelée « Chemin Richelieu », reliant Alais à Florac ; le village de Branoux est relié par un chemin muletier.

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par les guerres de religion.Ces guerres de religion opposent les catholiques et les protestants, ces derniers étant très nombreux dans les Cévennes. Après la révocation de l'Édit de Nantes, en 1685, les protestants se soulèvent contre les troupes de Louis XIV ; cette guerre porte le nom de « Guerre des camisards ».

Un chef camisard vit à Branoux à la fin du XVIIe siècle : Gédéon Laporte. Il sera tué dans une embuscade en 1702. Sa tête, ainsi que celle de ses compagnons d'armes, sera exposée sur le pont d'Anduze et en février 1703, l'église de Blannaves est incendiée en représailles par des camisards. La même année lors d'une attaque, le village de Branoux est pillé et en partie détruit. Il perd 52 habitants. Il a été attaqué par 500 « Cadets de la Croix », des catholiques, dirigé par Vidal, le curé de Sainte-Cécile-d'Andorge.

Un pont en pierre est construit par-dessus le Brémo, entre Branoux et La Favède en 1777. Ce pont est appelé « pont de Bertrand » : un anachronisme encore vivace raconte que Bertrand Duguesclin, mort en 1380, aurait emprunté ce pont !

Avant 1789: Blannaves est sous la domination du seigneur de Lamelouze et du seigneur De La Fare d'Alais.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le temple de Branoux

1806: 545 habitants sont recensés à Branoux. On distingue 110 catholiques et 435 protestants.

1807: un temple est construit (sous décret impérial) sur l'emplacement de l'ancienne église désaffectée.

Début XIXe siècle : Sur les hauteurs de Branoux, le châtaignier, l'arbre à pain local, est de plus en plus exploité pour les richesses qu'il procure; des châtaigneraies sont plantées sur les pentes environnantes. Le châtaignier est une manne pour la population cévenole: les châtaignes fournissent de la farine pour fabriquer des galettes et des purées, des soupes, le bois sert pour la fabrication d'outils agricoles et de paniers (utilisation de rejets nés de la souche du châtaignier dans ce cas, des bouscasses), pour la charpente lors de la construction de maison. Pendant la deuxième guerre mondiale (1939-1945), les châtaignes, séchées et torréfiées, ont servi pour la confection de « café » de qualité médiocre (lire Albert Combemale, « Le cœur par la main »). Le châtaignier a laissé de nombreuses traces dans la toponymie comme dans les noms de famille du pays : Castan, Le Castanet, Chastagnier, Castanier, Chastans, ..

1826: Création de la compagnie des « Houillères de la Grand-Combe », qui marque le début de l'industrialisation de l'exploitation du charbon du bassin de La Grand-Combe.

1836: Sous l'impulsion des frères Talabot, création de la « Compagnie des Mines de la Grand’Combe et des chemins de fer du Gard ». Le hameau des Taillades s'agrandit avec la construction de nombreux logements sommaires pour les mineurs qui travaillent dans les gisements de houille.

1846: Un premier puits de charbon est creusé aux Taillades; il s'agit du Puits Mourier.

1848: Construction d'une première école, à Branoux, dans le prolongement du temple construit auparavant.

Fin du XIXe siècle : Extension de l'habitat ouvrier (pour les mineurs travaillant dans les houillères du bassin de la Grand-Combe) au lieu-dit le Camp des Nonnes; le nom vient peut-être de « Las nounas », lieu où l'on cultive des céréales en patois; ainsi qu'au hameau des Taillades, le long de la vallée du Gardon.

1880 : Un nouveau puits est ouvert sur la commune : le Puits des Nonnes; ce puits sera fermé en 1918. L'endroit deviendra lieu de stockage des débris évacués de l'extraction de houille, un crassier sera dressé au camp des Nonnes.

1895 : Un pont suspendu est construit aux Taillades, pour passer le Gardon et rejoindre la Haute-Levade.

1895 : Une route asphaltée est enfin aménagée le long de la vallée du Gardon; ce sera la future RN 106.

1897 : Une école publique mixte est créée à Branoux; elle sera fermée en 1966 lors du réaménagement scolaire de la commune.

1914 : Une école des filles est ouverte à Branoux. La Première Guerre mondiale commence, des jeunes gens de la commune sont appelés pour partir au front.

1918 : Fermeture du puits de charbon des Nonnes et installation du camp de prisonniers des Nonnes qui, en 1924 sera remplacé par des baraquements pour ouvriers algériens.

1920 : Construction de la Poste.

1920 : Un monument aux morts est apposé sur le mur de l'ancienne mairie de Branoux. Il s'agit d'une plaque de marbre où sont gravés les noms des morts tombés pendant la Première Guerre mondiale.

Vélodrome des Taillades

1930 : Fermeture des derniers moulins de la commune au Castanet, dont les moulins jumelés, bâtis en schiste, surmontés de pigeonniers).

1932 : Aménagement d'un vélodrome pour des compétitions cyclistes aux Taillades.L'idée revient à Louis Riquet, comptable employé aux mines de la Grand-Combe. La première piste, en cendrée, est réalisée par les mineurs eux-mêmes après leur dure journée de travail.

1933 : Une école est ouverte aux Taillades; fermée, elle est utilisée de nos jours pour l'État Civil.

Histoire récente (après 1945)[modifier | modifier le code]

1945 : Pendant la phase de reconstruction du pays, la Compagnie des Houillères aménage des cités ouvrières destinées aux mineurs au Galissard.

1947 : La mairie de Branoux déménage; elle s'installe dans une des plus grandes maisons de la commune, la maison Durand-Bonnal construite au XIXe siècle.

1950:Monument pour les FTPF inauguré aux Taillades.

1956:La commune de Branoux change de nom: elle s'appelle désormais Branoux-les-Taillades.

1957:Nouvelle école aux Taillades, fermée en 1996, puis rouverte en 2001 en même temps que celle de Branoux: école primaire aux Taillades et maternelle à Branoux.

1960:Nouvelle école, plus grande, à Branoux, dans la Plaine. Elle porte le nom de « Joliot-Curie ».

HLM de la Civadière

1961:Mise en service du réseau de distribution des eaux sur toute la commune; cela permet la construction de nouveaux logements, collectifs et individuels.

1970:Construction d'une petite cité HLM à La Civadière; en même temps, aménagement des premiers lotissements à Branoux.

1978:Premier mandat du maire communiste Maurice Tribes, toujours maire en 2006.Réaménagement de la piste du vélodrome des Taillades.

1981:Construction de la salle polyvalente à Branoux. Sert de salle d'expositions et de lieux d'accueil pour les associations de la commune.

Années 1980: Lotissement dans les Pins; provoque un mitage de la forêt.

2001:Inauguration du « nouveau » vélodrome des Taillades, totalement réhabilité, avec une piste de 250 mètres de long et des tribunes en partie couvertes, offrant 330 places, en présence de Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce vélodrome porte le nom de son concepteur, Louis Riquet, et il est unique dans la région Languedoc-Roussillon.

Administration[modifier | modifier le code]


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1959 Élie Fages
mars 1959 1978 Jean Clauzel
1978 mars 2008 Maurice Tribes PCF
mars 2008 en cours Alain Rey Apparenté PCF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 385 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 547 717 711 720 714 727 792 779
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722 738 720 656 790 1 030 1 071 1 344 1 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 452 1 466 1 545 1 482 1 573 1 491 1 535 1 655 2 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 061 1 697 1 424 1 404 1 338 1 274 1 283 1 284 1 385
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Toutes les activités liées à l'extraction du charbon (essentiellement sur la commune de La Grand-Combe) ont aujourd'hui disparu. Dans le paysage communal, il ne subsiste que les habitations ouvrières destinées aux mineurs.

Les activités agricoles sont devenues marginales (quelques pâturages, des potagers et des vergers, exploitation des châtaigneraies).

L'industrie a disparu. La dernière activité une conserverie de champignons implantée aux Taillades fermée en 2008.

Les activités tertiaires dominent: quelques commerces animent encore les villages (cafés, restaurant, boulangerie), de nombreux artisans, mais les activités liées au tourisme restent sous-exploitées (tourisme vert, un camping à la Font de Merle, randonnées, VTT...).

La majorité de la population active de la commune travaille à La Grand-Combe, aux Salles-du-Gardon et surtout à Alès et ses environs, le plus important bassin d'emploi du piémont cévenol.

De nombreux lotissements sont en cours de réalisation, surtout autour du village de Branoux (vers la Civadière ou dans les Pins), signe d'un certain dynamisme mais peu à peu le village risque de devenir un village dortoir. De plus, la construction de villas dans les collines provoque un mitage de la forêt cévenole (déjà menacée par les incendies).

Équipements publics[modifier | modifier le code]

La Mairie

Administration[modifier | modifier le code]

La Mairie, sise à Branoux. Rénovée.

La Poste, dans le village de Branoux.

Une salle polyvalente.

Château d'eau.

Un cimetière municipal.

Gendarmerie à La Grand Combe.

Scolarisation[modifier | modifier le code]

Il existe une école maternelle à Branoux, regroupant tous les niveaux.

C'est aux Taillades que se situe l'école élémentaire.

Pas d'école privée de confession religieuse sur la commune.

Secondaire: Les collégiens, par carte scolaire, vont à La Grand Combe (Collège Léo Larguier). Les lycéens sont ensuite accueillis dans les nombreux lycées d'Alès.

Ramassage scolaire par autocar assuré par le conseil général du Gard.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de service de santé sur la commune, il faut se rendre à la Grand Combe, voire à Alès. Dentistes et médecins généralistes sont à la Grand Combe (3 pharmacies). Infirmières à domiciles. Services d'aides à la personne par le Conseil Général du Gard.

Culture[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque

Bibliothèque municipale Daniel Bonnal.

Cinéma d'été.

Club de troisième âge.

Association de randonnées.

Chorale.

Club de cartes (tarot, belotte, poker)

Chasse, pêche, champignons.

Fabrication artisanale de paniers en bois de châtaigners (contacter M. André Vigouroux, La Civadière).

Club de patchwork.

Fête du village en juillet.

Fête des Chiens au printemps.

Lotos dans la salle polyvalente pour les associations du village.

Sports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas, à Branoux même, de club de sport collectif. Le football se pratique à la Grand Combe. Il y a pourtant un vieux stade de football en montant sur le village de Branoux, mais il ne sert plus.

Club de pétanque.

Par ailleurs, les activités traditionnelles restent très vives: chasse (deux dianes de chasseurs sur la commune pour la chasse au sanglier), syndicat de pêche, cueillette de champignons en saison.

Jeux d'eaux sur le lac des Cambous.

Nombreuses activités de marches et de randonnées pédestres pour découvrir le riche patrimoine de la commune. Une association programme des sorties pluri mensuelles pour découvrir le terroir communal.

Nombreux sites favorables au vol à voile et à la pratique du planeur.

Course cycliste au printemps.

Etapes fréquentes de l'Étoile de Bessèges.

Etape du rallye automobile des Cévennes (Route vers le Pendédis).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Pont de Bertrand

La voie romaine.

Le Pont Bertrand sur le Brêmo.Ce pont est constitué d'une arche unique, très haute, les parapets sont en schiste ou en lauzes.

Le temple de 1807.

La mine de houille Mourier route des Salles-du-Gardon, qui faisait partie des mines de la Grand Combe en exploitation de 1841 à 1918. Les anciens carreau et terril du puits Mourier ont été transformés en vélodrome en 1930[4].

L'église de Blannaves

Le château fort de La Devêze, en ruines, situé en amont de Sainte-Cécile-d'Andorge.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Blannaves possède les vestiges de son prieuré du XIe siècle. Ce prieuré comprend trois bâtiments : l'église Saint-Pierre, la maison curiale et une ferme. Il a été classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1949. L'église est d'architecture romane primitive avec une influence lombarde; elle a été construite au XIe siècle par des moines venus de Marseille (abbaye de Saint-Victor). L'intérieur est très rustique, avec des voûtes en berceau, la voûte de l'abside est en cul-de-four avec quelques sculptures. Les chapelles Nord ont été ajoutées au XVIe siècle. La maison curiale possède un four à pain intégré dans ses murs.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le point de vue du Plan de Jonquet, sur la D 154, au-dessus de Branoux, où la vue porte vers la vallée du Gardon, les Cévennes lozériennes, le Mont Lozère...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gédéon Laporte, chef camisard (1660-1702), né à Saint-Paul-la-Coste, a résidé à Branoux où il exerçait le métier de forgeron. Il prit part aux guerres de religion opposant les catholiques et les protestants dans les Cévennes. Il fut mis à prix 100 pistoles, mort ou vif, et fut tué lors d'une attaque par les soldats du roi.
  • Lucien Lantier, artiste peintre, né à Odessa (Ukraine) en 1879 et décédé dans le Gard en 1960. L'artiste a participé à la Première Guerre mondiale dans les rangs de l'armée française et a longtemps habité à Verdun. Il a peint les hauts-fourneaux de Longwy et a décoré de nombreuses églises en Lorraine (Samogneux notamment). Chassé par la Seconde Guerre mondiale, Lucien Lantier a trouvé refuge dans l'ancienne bibliothèque de Branoux dans les années 1940.Il sera fortement inspiré par les paysages cévenols et les gueules noires de la Grand-Combe.
  • Louis Riquet, créateur du vélodrome des Taillades. Comptable dans une entreprise de travaux publics à La Grand-Combe, Louis Riquet eut l'idée de construire un vélodrome en 1932.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Base Mérimée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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