Branoux-les-Taillades

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Branoux-les-Taillades
Vue générale de Branoux.
Vue générale de Branoux.
Blason de Branoux-les-Taillades
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Grand'Combien
Maire
Mandat
Alain Rey
2014-2020
Code postal 30110
Code commune 30051
Démographie
Gentilé Branousien
Population
municipale
1 408 hab. (2012)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 16″ N 3° 59′ 27″ E / 44.2211, 3.990844° 13′ 16″ Nord 3° 59′ 27″ Est / 44.2211, 3.9908  
Altitude Min. 189 m – Max. 900 m
Superficie 15,02 km2
Localisation

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Branoux-les-Taillades est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon, à la limite du département de la Lozère et à 16 km au nord d'Alès.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Branoux est situé au pied du col de la Baraque, emprunté par la route D 32, sur un espace relativement plat, la Plaine. Les Taillades, extension due à l'essor démographique provoqué par l'afflux de mineurs employés dans le bassin de La Grand-Combe, est un quartier construit dans la vallée du Gardon, sur la rive droite, et traversé par la RN 106. Blannaves est un hameau en grande partie en ruines, situé en amont, en surplomb du lac de Cambous.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Rue principale de Branoux.
  • Branoux
  • Les Taillades
  • Le camp des Nonnes
  • L'Abrit
  • Le Galissard
  • La Planquette
  • La Civadière
  • L'Arenas
  • Le Camp des Nonnes
  • Le Castanet
  • Mas de Léon
  • Le Lauzas
  • Le Fraissinet
  • Le Monnier

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le Bremo, affluent du Gardon, en aval du pont de Bertrand.

Branoux-les-Taillades est une commune qui s'étire du Nord-Ouest au Sud-Est le long de la rive droite de la vallée du Gardon, depuis le département de la Lozère et jusqu’à La Grand-Combe. La vallée du Gardon est ici très étroite et les rares surfaces planes sont occupées par des cités ouvrières et par des voies de communication : RN 106, voie ferrée. En amont de la Haute-Levade, le barrage de Cambous a créé un lac artificiel (lac de Cambous) et en amont de celui-ci, a été aménagé un barrage d'écrêtement des crues du Gardon -crues qui frappaient souvent la ville d'Alès lors des épisodes cévenols. La commune est parcourue par des cours d'eau, souvent à sec en période estivale, qui rejoignent le Gardon : le Rabalézain qui se jette dans le lac de Cambous, le Brémo (4 kilomètres de long) et son affluent le Nayzadou qui arrosent Branoux.

La commune présente un aspect montagnard, les Cévennes dominant le village de Branoux, où se trouve la mairie, desservi par la D 154. Les montagnes sont couvertes de châtaigniers mais les pins gagnent de plus en plus de terrain. Le territoire communal n'est pas intégré à la zone périphérique du Parc national des Cévennes et il sert de zone de chasse, notamment pour le sanglier qui est extrêmement répandu et cause des dégâts dans les exploitations agricoles.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

De nombreux lotissements sont en cours de réalisation, surtout autour du village de Branoux (vers la Civadière ou dans les Pins), signe d'un certain dynamisme mais peu à peu le village risque de devenir un village dortoir. De plus, la construction de villas dans les collines provoque un mitage de la forêt cévenole déjà menacée par les incendies.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants se nomment les Branousiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Des traces fossiles de fougères, de forêts pétrifiées (troncs d'arbres silicifiés) et de dinosaures (empreintes à Champclauson) ont été trouvées sur la commune ou sur les communes voisines.
  • 2800 avant J.-C. : dolmen de La Taillade.
  • Néolithique : roches plates creusées de cupules, de rigoles et de signes en arceaux (dont la signification n'est pas connue) retrouvées sur les serres situées au-dessus de Blannaves et le Signal de La Lichère.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Premier âge du fer (800 avant J.-C.), des tombes ont été découvertes sur la crête des Caussiers et au hameau du Castanet. Ces tombes sont constituées de quatre dalles verticales jointives, entourées d'un tumulus circulaire. Parfois, une pierre plate est posée sur le coffre constitué par les dalles, lui donnant alors l'aspect d'un dolmen.
  • Vers les Ve et IIIe siècles av. J.-C., installation des Volques Arécomiques dans les environs.
  • La présence gallo-romaine n'a pas laissé de traces apparentes, hormis une voie romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1060 : Une chapelle romane est construite à Blannaves, en grès (provenant de carrières situées en contrebas des Caussiers), par des moines venus de Marseille, de l'abbaye Saint-Victor. Un château fort est construit sur un éperon rocheux à La Devêze, le château de Sainte-Foix, dominant la vallée du Gardon, lieu de passage important entre Languedoc et Gévaudan. On trouve des vestiges d'anciens chemins médiévaux pavés sur les hauteurs de Branoux. On connaît alors les mentions les plus anciennes des hameaux de la commune : Blannaves, Sancti Petri de Blatvan, feuda gabalorum, 1345, et Branoux, lo maiz de Branosco, 1346. Blannaves est une paroisse connue dès 1345 où il existe un prieuré, Saint-Pierre de Blannaves (Sancti Petri de Blatvan) dès le XIe siècle. Ce prieuré est constitué de trois bâtisses : l'église romane, la maison curiale et la ferme. Au XIVe siècle, sont coseigneurs de Branoux Jean de Ponsono, Raimond Pélegrin et Jean de Montclar. À la même période, naissance d'une forme primitive d'industrie (martinets et forges à feux) aux Taillades, dans la vallée du Gardon. On exploite des mines de fer (aujourd'hui à l'abandon) sur les hauteurs avoisinantes. On connaît aussi l'existence de nombreux moulins, surtout sur les affluents du Gardon. Le Moyen Âge marque le début de l'exploitation du châtaignier, espèce locale connue depuis l'époque romaine.

La commune réunit plusieurs hameaux :

  • Blannaves, prieuré existant dès le XIe siècle. Mention Sancti Petri de Blatvans, paroisse de Blannaves, en 1345.
  • Branoux, hameau de Blannaves, devenu village de Branoux Lo Maiz de Branosco en 1346, peut-être du nom d'un homme gaulois, Brannos, le corbeau, suivi du suffixe Oscu.
  • Le Castanet, dont le nom viendrait de l'occitan castanhier, le châtaignier.
  • Les Taillades, du terme occitan talhada, la taillade, désignant une coupe de bois, c'est-à-dire un endroit où l'on coupe le bois, ou un taillis, ou même encore une entaille dans la roche, une fente dans la roche.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un martinet à fer aux Nonnes est attesté au milieu du XVIe siècle. Au XVIe siècle des chapelles sont ajoutées sur la face septentrionale du prieuré de Blannaves, en amont de Branoux. En 1695, construction d'une route carrossable dans la vallée du Gardon, appelée Chemin Richelieu, reliant Alais à Florac ; le village de Branoux est relié par un chemin muletier.

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par les guerres de religion.Ces guerres de religion opposent les catholiques et les protestants, ces derniers étant très nombreux dans les Cévennes. Après la révocation de l'Édit de Nantes, en 1685, les protestants se soulèvent contre les troupes de Louis XIV ; cette guerre porte le nom de Guerre des camisards. Un chef camisard vit à Branoux à la fin du XVIIe siècle : Gédéon Laporte. Il sera tué dans une embuscade en 1702. Sa tête, ainsi que celle de ses compagnons d'armes, sera exposée sur le pont d'Anduze et en février 1703, l'église de Blannaves est incendiée en représailles par des camisards. La même année lors d'une attaque, le village de Branoux est pillé et en partie détruit. Il perd 52 habitants. Il a été attaqué par 500 Cadets de la Croix, des catholiques, dirigés par Vidal, le curé de Sainte-Cécile-d'Andorge.

Un pont en pierre est construit par-dessus le Brémo, entre Branoux et La Favède en 1777. Ce pont est appelé pont de Bertrand : un anachronisme encore vivace raconte que Bertrand Duguesclin, mort en 1380, aurait emprunté ce pont. Avant 1789 : Blannaves est sous la domination du seigneur de Lamelouze et du seigneur De La Fare d'Alais.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

  • 1790 : La commune de Blannaves est alors rattachée au district d'Alais.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le temple de Branoux.

Début XIXe siècle : Sur les hauteurs de Branoux, le châtaignier, l'arbre à pain local, est de plus en plus exploité pour les richesses qu'il procure; des châtaigneraies sont plantées sur les pentes environnantes. Le châtaignier est une manne pour la population cévenole: les châtaignes fournissent de la farine pour fabriquer des galettes et des purées, des soupes, le bois sert pour la fabrication d'outils agricoles et de paniers (utilisation de rejets nés de la souche du châtaignier dans ce cas, des bouscasses), pour la charpente lors de la construction de maison. Pendant la deuxième guerre mondiale (1939-1945), les châtaignes, séchées et torréfiées, ont servi pour la confection de café de qualité médiocre (Albert Combemale, Le cœur par la main). Le châtaignier a laissé de nombreuses traces dans la toponymie comme dans les noms de famille du pays : Castan, Le Castanet, Chastagnier, Castanier, Chastans...

  • 1806 : 545 habitants sont recensés à Branoux. On distingue 110 catholiques et 435 protestants.
  • 1807 : un temple est construit (sous décret impérial) sur l'emplacement de l'ancienne église désaffectée.
  • 1826 : Création de la compagnie des Houillères de la Grand-Combe, qui marque le début de l'industrialisation de l'exploitation du charbon du bassin de La Grand-Combe.
  • 1836 : Sous l'impulsion des frères Talabot, création de la « Compagnie des Mines de la Grand’Combe et des chemins de fer du Gard ». Le hameau des Taillades s'agrandit avec la construction de nombreux logements sommaires pour les mineurs qui travaillent dans les gisements de houille.
  • 1846 : Un premier puits de charbon est creusé aux Taillades ; il s'agit du puits Mourier.
  • 1848 : Construction d'une première école, à Branoux, dans le prolongement du temple construit auparavant.
  • 1867 : Le consul demande le changement de nom de la commune, « Branoux étant le nom du hameau le plus populeux de la commune et où sont situés les écoles et les édifices publics et religieux ».
  • 1869 : Commune de Branoux; un décret Officiel déclare Officiellement que la commune portera désormais le nom de Branoux.
Vélodrome des Taillades.

Fin du XIXe siècle : Extension de l'habitat ouvrier (pour les mineurs travaillant dans les houillères du bassin de la Grand-Combe) au lieu-dit le Camp des Nonnes ; le nom vient peut-être de Las nounas, lieu où l'on cultive des céréales en patois ; ainsi qu'au hameau des Taillades, le long de la vallée du Gardon.

  • 1880 : Un nouveau puits est ouvert sur la commune : le puits des Nonnes; ce puits sera fermé en 1918. L'endroit deviendra lieu de stockage des débris évacués de l'extraction de houille, un crassier sera dressé au camp des Nonnes.
  • 1895 : Un pont suspendu est construit aux Taillades, pour passer le Gardon et rejoindre la Haute-Levade.
  • 1895 : Une route asphaltée est enfin aménagée le long de la vallée du Gardon ; ce sera la future RN 106.
  • 1897 : Une école publique mixte est créée à Branoux ; elle sera fermée en 1966 lors du réaménagement scolaire de la commune.
  • 1914 : Une école des filles est ouverte à Branoux. La Première Guerre mondiale commence, des jeunes gens de la commune sont appelés pour partir au front.
  • 1918 : Fermeture du puits de charbon des Nonnes et installation du camp de prisonniers des Nonnes qui, en 1924 sera remplacé par des baraquements pour ouvriers algériens.
  • 1920 : Construction de la Poste.
  • 1920 : Un monument aux morts est apposé sur le mur de l'ancienne mairie de Branoux. Il s'agit d'une plaque de marbre où sont gravés les noms des morts tombés pendant la Première Guerre mondiale.
  • 1930 : Fermeture des derniers moulins de la commune au Castanet, dont les moulins jumelés, bâtis en schiste, surmontés de pigeonniers).
  • 1932 : Aménagement d'un vélodrome pour des compétitions cyclistes aux Taillades. L'idée revient à Louis Riquet, comptable employé aux mines de la Grand-Combe. La première piste, en cendrée, est réalisée par les mineurs eux-mêmes après leur dure journée de travail.
  • 1933 : Une école est ouverte aux Taillades ; fermée, elle est utilisée de nos jours pour l'État Civil.
  • 1945 : Pendant la phase de reconstruction du pays, la Compagnie des Houillères aménage des cités ouvrières destinées aux mineurs au Galissard.
  • 1947 : La mairie de Branoux déménage; elle s'installe dans une des plus grandes maisons de la commune, la maison Durand-Bonnal construite au XIXe siècle.
  • 1950 : Monument pour les FTPF inauguré aux Taillades.
  • 1956 : La commune de Branoux-les-Taillades naît de l'union du chef-lieu Branoux et de la cité ouvrière des Taillades, située en contrebas dans la vallée du Gardon. Le un décret Officiel reconnaît la nouvelle dénomination de la commune, englobant les deux entités principales, Branoux et les Taillades.
  • 1957 : Nouvelle école aux Taillades, fermée en 1996, puis rouverte en 2001 en même temps que celle de Branoux : école primaire aux Taillades et maternelle à Branoux.
  • 1960 : Nouvelle école, plus grande, à Branoux, dans la Plaine. Elle porte le nom de Joliot-Curie.
HLM de la Civadière.
  • 1961 : Mise en service du réseau de distribution des eaux sur toute la commune ; cela permet la construction de nouveaux logements, collectifs et individuels.
  • 1970 : Construction d'une petite cité HLM à La Civadière ; en même temps, aménagement des premiers lotissements à Branoux.
  • 1978 : Premier mandat du maire communiste Maurice Tribes, toujours maire en 2006. Réaménagement de la piste du vélodrome des Taillades.
  • 1981 : Construction de la salle polyvalente à Branoux. Sert de salle d'expositions et de lieux d'accueil pour les associations de la commune.
  • Années 1980 : Lotissement dans les Pins ; provoque un mitage de la forêt.
  • 2001 : Inauguration du « nouveau » vélodrome des Taillades, totalement réhabilité, avec une piste de 250 mètres de long et des tribunes en partie couvertes, offrant 330 places, en présence de Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce vélodrome porte le nom de son concepteur, Louis Riquet, et il est unique dans la région Languedoc-Roussillon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Commune de Blannaves
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean-Pierre Privat    
1794   Pierre Alvez    
1821   Jean-Antoine Nogaret    
1830 1841 Jean-Jacques Arbousset    
1841 1860 Antoine Nogaret    
1860 1867 Hercule Chabrol    
Les données manquantes sont à compléter.
Commune de Branoux
Période Identité Étiquette Qualité
1867 1876 Victor Chabrol    
1876 1886 Auguste Lacroix    
1886 1888 Alphonse Hours    
1888 1896 Auguste Lacroix    
1896 1901 Isidore Dhombres    
1901 1905 Frédéric Alais    
1905 1908 Cyprien Corriger    
1908 1921 Docteur Charles Durand    
1921 1929 Élie Roux    
1929 1935 Louis Turc    
1935 1939 Léon Rouvière    
1939 1944 Arthur Chabrol    
1945 1947 Joseph Darbousset    
1947 1953 Alfred Felgerolles    
Les données manquantes sont à compléter.
Commune de Branoux-les-Taillades
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1959 Élie Fages    
1959 1978 Jean Clauzel    
1978 2008 Maurice Tribes PCF  
2008 en cours Alain Rey Apparenté PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 408 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650 547 717 711 720 714 727 792 779
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722 738 720 656 790 1 030 1 071 1 344 1 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 452 1 466 1 545 1 482 1 573 1 491 1 535 1 655 2 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 061 1 697 1 424 1 404 1 338 1 274 1 283 1 284 1 408
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école maternelle à Branoux, regroupant tous les niveaux. C'est aux Taillades que se situe l'école élémentaire. Il n' a pas d'école privée de confession religieuse sur la commune. Quant au secondaire, les collégiens, par carte scolaire, vont à La Grand-Combe (collège Léo-Larguier). Les lycéens sont ensuite accueillis dans les nombreux lycées d'Alès. Le ramassage scolaire par autocar est assuré par le conseil général du Gard.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de service de santé sur la commune, il faut se rendre à La Grand-Combe, voire à Alès. Les dentistes et médecins généralistes sont à La Grand-Combe (3 pharmacies). Il y a des infirmières à domiciles et les services d'aides à la personne sont financés par le Conseil Général du Gard.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les activités traditionnelles restent très vives : chasse (deux dianes de chasseurs sur la commune pour la chasse au sanglier), syndicat de pêche, cueillette de champignons en saison. Les activités de marches et de randonnées pédestres pour découvrir le patrimoine de la commune sont assurées par une association qui programme des sorties pluri-mensuelles pour découvrir le terroir communal.

  • Fête du village en juillet.
  • Fête des Chiens au printemps.
  • Jeux d'eaux sur le lac des Cambous.
  • Lotos dans la salle polyvalente pour les associations du village.

Sports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas, à Branoux même, de club de sport collectif. Le football se pratique à La Grand-Combe. Il y a pourtant un vieux stade de football en montant sur le village de Branoux, mais il ne sert plus.

  • Club de pétanque.
  • Course cycliste au printemps.
  • Étapes fréquentes de l'Étoile de Bessèges.
  • Étape du rallye automobile des Cévennes (route vers le Pendédis).

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La majorité de la population active de la commune travaille à La Grand-Combe, aux Salles-du-Gardon et surtout à Alès et ses environs, le plus important bassin d'emploi du piémont cévenol.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Toutes les activités liées à l'extraction du charbon (essentiellement sur la commune de La Grand-Combe) ont aujourd'hui disparu. Dans le paysage communal, il ne subsiste que les habitations ouvrières destinées aux mineurs.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Les activités agricoles sont devenues marginales (quelques pâturages, des potagers et des vergers, exploitation des châtaigneraies).

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

L'industrie a disparu. La dernière activité une conserverie de champignons implantée aux Taillades fermée en 2008.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les activités tertiaires dominent: quelques commerces animent encore les villages (cafés, restaurant, boulangerie), de nombreux artisans, mais les activités liées au tourisme restent sous-exploitées (tourisme vert, un camping à la Font de Merle[3], randonnées, VTT...).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le Pont de Bertrand.
  • La voie romaine.
  • Le Pont Bertrand sur le Brêmo. Ce pont est constitué d'une arche unique, très haute, les parapets sont en schiste ou en lauzes.
  • Le château fort de La Devêze, en ruines, situé en amont de Sainte-Cécile-d'Andorge.
  • La mine de houille Mourier route des Salles-du-Gardon, qui faisait partie des mines de La Grand-Combe en exploitation de 1841 à 1918. Les anciens carreau et terril du puits Mourier ont été transformés en vélodrome en 1930[4].
  • Le temple de 1807.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église de Blannaves.

Blannaves possède les vestiges de son prieuré du XIe siècle. Ce prieuré comprend trois bâtiments : l'église Saint-Pierre, la maison curiale et une ferme. Il a été classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1949. L'église est d'architecture romane primitive avec une influence lombarde ; elle a été construite au XIe siècle par des moines venus de Marseille (abbaye de Saint-Victor). L'intérieur est très rustique, avec des voûtes en berceau, la voûte de l'abside est en cul-de-four avec quelques sculptures. Les chapelles nord ont été ajoutées au XVIe siècle. La maison curiale possède un four à pain intégré dans ses murs.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La bibliothèque.
  • Bibliothèque municipale Daniel-Bonnal.
  • Cinéma d'été.
  • Club de troisième âge.
  • Association de randonnées.
  • Chorale.
  • Club de cartes (tarot, belotte, poker).
  • Chasse, pêche, champignons.
  • Fabrication artisanale de paniers en bois de châtaignier.
  • Club de patchwork.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Nombreux sites favorables au vol à voile et à la pratique du planeur.
  • Le point de vue du Plan de Jonquet, sur la D 154, au-dessus de Branoux, où la vue porte vers la vallée du Gardon, les Cévennes lozériennes, le Mont Lozère.
  • Les amateurs de champignons peuvent aussi y cueillir des cèpes et des girolles.
  • Les randonneurs peuvent traverser la commune sur le GR 44B qui suit les crêtes qui surplombent le vallon de Branoux depuis le col de la Baraque vers le Castanet et les confins de la Lozère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gédéon Laporte, chef camisard (1660-1702), né à Saint-Paul-la-Coste, a résidé à Branoux où il exerçait le métier de forgeron. Il prit part aux guerres de religion opposant les catholiques et les protestants dans les Cévennes. Il fut mis à prix 100 pistoles, mort ou vif, et fut tué lors d'une attaque par les soldats du roi.
  • Lucien Lantier, artiste peintre, né à Odessa (Ukraine) en 1879 et décédé dans le Gard en 1960. L'artiste a participé à la Première Guerre mondiale dans les rangs de l'armée française et a longtemps habité à Verdun. Il a peint les hauts-fourneaux de Longwy et a décoré de nombreuses églises en Lorraine (Samogneux notamment). Chassé par la Seconde Guerre mondiale, Lucien Lantier a trouvé refuge dans l'ancienne bibliothèque de Branoux dans les années 1940. Il sera fortement inspiré par les paysages cévenols et les gueules noires de la Grand-Combe.
  • Louis Riquet, créateur du vélodrome des Taillades. Comptable dans une entreprise de travaux publics à La Grand-Combe, Louis Riquet eut l'idée de construire un vélodrome en 1932.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Branoux-les-Taillades

Les armes de Branoux-les-Taillades se blasonnent ainsi :

Le blason de la commune reprend l'emblème du marquis de la Fare, seigneur de Blannaves. Il représente trois flambeaux allumés sur fond bleu.

D'azur aux trois flambeaux d'or allumés de gueules, rangés en fasce[5].

Devise[modifier | modifier le code]

« Lux nostris, hostibus ignis », c'est-à-dire « De la lumière pour nous autres, du feu pour nos ennemis ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le généalogiste et auteur Jean-François Aupetitgendre a écrit une monographie de Branoux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  3. « Camping à la Font de Merle », sur camping-fontdemerle.com (consulté le 20 février 2015)
  4. Base Mérimée
  5. « Blason de la commune », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 20 février 2015)