Saint-André-de-Valborgne

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Saint-André-de-Valborgne
Saint-André-de-Valborgne, la nuit.
Saint-André-de-Valborgne, la nuit.
Blason de Saint-André-de-Valborgne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Régis Bourelly
2014-2020
Code postal 30940
Code commune 30231
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
417 hab. (2014)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 25″ nord, 3° 41′ 01″ est
Altitude Min. 339 m – Max. 1 200 m
Superficie 48,71 km2
Localisation

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Saint-André-de-Valborgne est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le Gardon de Saint-Jean dans la Vallée borgne que ferme la crête des Cévennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence de la paroisse de "Sancto Andresi de Valbornia" est mentionnée des l'an mil dans les parchemins de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, dont les moines implantent la culture de la châtaigne sur les pentes et les vallées qui bordent le mont Aigoual. Dès le XIIIe siècle, l'évêché de Nîmes jette un regard méfiant sur la vallée Borgne, où se sont réfugiées quelques familles cathares après le ralliement du baron d'Alais, Raymond de Pelet, a l'armée des croisés de Simon de Montfort, chargée d'extirper l'hérésie. Les seigneurs locaux, trop faibles pour jouer un rôle quelconque dans cette première participation à l'histoire nationale, oscillent entre les Pelet d'Alais et les Bermond d'Anduze qui se déchirent au grand détriment des populations rurales, dépourvues de protection. Le traité de Meaux (1229) qui entérine le rattachement du Languedoc a la France attenue les rivalités entre les petites seigneuries querelleuses, qui vont exploser avec la guerre de Cent Ans (1340-1460). Le château fort du Folhaquier, première borne du Gévaudan, change plusieurs fois de main ; les partisans de Du Guesclin puis du maréchal de Boucicaut ont le plus grand mal à refouler plus au nord les seigneurs cévenols possessions en Guyenne et qui témoignent d'une fidélité absolue envers les rois d'Angleterre, et ce jusqu'à la mort d'Henri V à Vincennes en 1420. À l'issue des guerres d'Italie, la baronnie d'Alais tombe entre les mains des seigneurs de Cambis, favorables à la Réforme. Les petits seigneurs cévenols embrayent le pas à leurs suzerains, attirés par les perspectives de mettre la main sur les biens du clergé. Dès 1560, le culte protestant est imposé à Saint-André par les seigneurs qui prélèvent la dime en prévision des guerres qui s'annoncent. Une compagnie de 50 hommes d'armes est mise à la disposition du prince de Condé pour s'emparer de Montpellier et de Mende (1562-1563) puis participe aux guerres suivantes :

  • 1567-1568 : siège de Paris et bataille de Saint Denis.
  • 1569-1570 : batailles de Jarnac, la Roche l'Abeille, Moncontour, le Pouzin, Arnay-le-Duc.
  • 1575-1576 : libération d'Alais et prise de Chartres.

Nîmes, devenue place de sûreté, commande toutes les troupes huguenotes, qui s'illustrent à la bataille de Villemur (1592) laquelle voit la défaite de la Ligue du Languedoc. L'édit de Nantes (1598) apporte la paix et la prospérité, mais en 1620, les hostilités reprennent entre les armées de Louis XIII et les milices du duc de Rohan. En 1629, les soldats de Saint-André quittent Alais invaincus, avec armes et bagages. En 1685, l'édit de Fontainebleau qui révoque l'édit de Nantes entraine l'occupation de la paroisse par les milices et les compagnies de dragons. En 1702, la révolte des Camisards surprend les troupes royales, vaincues à Saumane. L'occupation consécutive de Saint-André, qui ruine les habitants, alimente la révolte qui recrute plus d'une centaine de combattants. Le pouvoir des garnissaires ne s'étendant pas à plus d'un jet de pierre des murs de la petite cité, le maréchal de Villars ouvre les négociations qui se concluent par une petite paix locale assortie de droits limites. Mais quelques irréductibles tiennent le maquis jusqu'en 1710. En 1787, l'édit de tolérance est bien accueilli, mais ne suffit pas à rallier les populations qui participent avec ferveur à la Révolution. La compagnie de gardes nationaux de Saint-André sert de creuset à tous ceux qui de 1792 à 1815 vont combattre sur tous les fronts de l'Europe. La conscription, qui devient très lourde sous l'Empire, provoque toutefois une fissure au sein de la population. Des colonnes mobiles sont levées pour traquer sur le Causse les réfractaires, de plus en plus nombreux.

Républicaine, Saint-André accueille favorablement les évènements de 1830 et de 1848. Quelques habitants sont même emprisonnés lors du coup d'état de 1851.

En 1870-1871, les Saint-Andréens suivent l'armée du général d'Aurelle de Paladines, victorieux à Coulmiers.

En 1914-1918, les réfugiés belges sont aimablement accueillis. Saint-André perd 76 de ses fils.

En 1939-1945, Saint-André recueille des républicains espagnols, des juifs et perd de nombreux fils lors de la tragédie du maquis d'Aire de Cote.

Un mécène local offrira une grande demeure pour les anciens détenus des stalags et des oflags. La mutation économique de la petite bourgade s'effectue au fil du développement du tourisme.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Valborgne-du-Gard[1].

En 2014, une citoyenne originaire de Saint-André, Camille Halut, présente aux élections municipales une liste composée de citoyens tirée au sort afin de mettre en place une démocratie municipale locale où l'ensemble des citoyens pourraient participer à la vie municipale[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André-de-Valborgne Blason D'azur au sautoir alésé d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1808   Mathieu de Broche de Saint-André Indépendant Président du Conseil cantonal
13 mai 1900 12 mai 1912 Adolphe Geminard    
12 mai 1912 30 novembre 1919 Henri Terisse    
30 novembre 1919 10 mai 1929 Camille Ernest Roques Républicain  
10 mai 1929 1942 Émile Lapoule    
1942 21 mars 1965 Jules Ozil SFIO puis PSU Conseiller général
21 mars 1965 1973 Paul Blanc PS Conseiller général
1973 20 mars 1977 Jean Domergue PS Conseiller général
20 mars 1977 18 mars 2001 Roger Atger PS Conseiller général
18 mars 2001 en cours Régis Bourelly NC-UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Régis Bourelly a présenté la candidature de Jean Saint-Josse (CPNT) à l'élection présidentielle de 2002.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 417 habitants, en diminution de -10,32 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 830 1 846 1 949 1 947 1 854 1 920 1 820 1 802 1 807
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 821 1 812 1 800 1 744 1 775 1 714 1 704 1 619 1 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 565 1 541 1 515 1 503 1 354 1 101 925 852 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
670 524 429 443 437 368 456 416 417
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village typiquement cévenol aux rues étroites, bordées de belles maisons anciennes
    • Maison forte du XVIIe siècle, dite « le Château »
    • Fontaine du Griffon
    • Le Pont Vieux
  • Les châteaux privés sur le territoire de la commune :
    • le château du Folhaquier mentionné au XIIIe siècle
    • le château de Nogaret reconstruit au XVIIe siècle
    • le Mas Voyer
    • le château des Barbuts mentionnés au XIIIe siècle
    • les ruines du château de la Fare mentionné au XIIe siècle
  • L'Église restaurée de style roman dont l'origine date des XIIIe / XIVe siècles : nef unique, abside semi-circulaire, chapelles ogivales
  • le Temple protestant datant du début du XIXe siècle ; d'autres temples, pour certains désaffectés, existent à proximité des nombreux hameaux qui composent cette vaste commune
  • La Tour de l'horloge est surmontée d'un campanile en fer forgé qui abrite une cloche du XVIe siècle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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