Architecture romane

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La tribune du Prieuré de Serrabona

L'architecture romane est le premier grand style universel que l'Europe ait créé au Moyen-âge depuis le déclin de la civilisation gréco-romaine. Son développement est pleinement établie vers 1060 mais les premiers signes de mutation sont différents suivant les régions et il n'y a pas de consensus sur une date des débuts qui vont du VIe au XIe siècle. Elle s'est développée au XIIe siècle dans l'architecture gothique.

Le dynamisme monastique, de profondes aspirations religieuses et morales, la spiritualité des routes de pèlerinages dans une Europe rendue à la paix président à la naissance de l'art roman et contribuent à en faire un style vraiment neuf et doué d'une profonde originalité. La volonté de libérer l'Église de la tutelle de pouvoirs séculiers, l'effondrement du califat de Cordoue, la disparition du mécénat royal ou princier font de l'art roman l'art de toute la chrétienté médiévale

L'architecture romane s'est développée sur un vaste espace qui s'étend depuis la moitié nord de l'Espagne jusqu'à l'Irlande, l'Écosse et la moitié de la Scandinavie. L'est de l'Europe, les pays slaves de la Pologne à la Slovaquie, la Bohême et la Moravie, la Hongrie et la Slovénie adoptent aussi ce style comme l'ensemble de l'Italie avec ses îles. Cet espace correspond à l'influence de l'Église romaine au Moyen Âge, à la grande famille des peuples romano-germaniques, des Slaves de l'ouest et de quelques reliques ethniques.

Les premiers foyers d'art roman se manifestent déjà vers l'an mille, en Catalogne sur les contreforts nord et sud de la partie orientale des Pyrénées, la Lombardie étendue de la plaine centrale du à l'Italie du sud, en Bourgogne dans la zone fluviale de la Saône, en Normandie près de la Manche, sur le cours inférieur du Rhin jusqu'à la Moselle, la haute Rhénanie de Bâle à Mayence et la Basse Saxe entre l'Elbe et la Weser.

D'autres provinces ont un développement plus tardif dont l'originalité éclatera au XIe siècle comme la Westphalie, la Toscane, les Pouilles, la Provence et l'Aquitaine. Entre 1042 et 1066 Édouard le Confesseur dont la mère est normande introduit l'art roman en Angleterre et après la conquête de l'Angleterre en 1066, les normands intègrent des apports anglo-saxons dans l'art anglo-normand.

La terminologie « art roman » apparaît en France pour la première fois en 1818. Les spécialistes allemands font remonter la naissance de l'art roman après l'art ottonien et réservent le terme style roman à la dernière phase de l'évolution architecturale. L'architecture romane est en Angleterre traditionnellement dénommée architecture normande.

La découverte de l'art roman[modifier | modifier le code]

Cette découverte est liée à l'architecte Philibert de l'Orme au XVIe qui a effectué des relevés[1] et à des historiens des XVIIe et XVIIIe siècles. Après la Révolution, des normands émigrés en Angleterre découvrent les recherches comme Anglo-norman Antiquities publiées en 1767 et The Architectural Antiquitie of Normands[2] de John Sell Cotman . Rentrés en France, l'abbé Gervais de La Rue, Charles de Gerville, Auguste Le Prévost et Arcisse de Caumont veulent se réapproprier le patrimoine normand.

En 1818 Charles de Gerville dans une lettre à Auguste Le Prévost a l'heureuse idée d'employer le terme roman pour cet art qui coïncide avec l'époque où les langues romanes commencent à se dégager du latin et où, pour Arcisse de Caumont, l'architecture des premiers siècles de moyen-âge offre tous les caractères de l'architecture romaine dans un état de dégénérescence avancé. L'architecture romane remplace rapidement les appellations usuelles lombarde, saxonne ou anglo-normande comme première tentative d'unification artistique de l'Europe.

L'étude de cette période architecturale suit l'évolution de l'archéologie et de ses limites et passe d'une histoire de l'art romantique et intuitive à l'établissement de typologies. Dans un premier temps Arcisse de Caumont et ses amis définissent la période romane en trois phases depuis la décadence romaine : du Ve jusqu'au Xe siècle, puis de la fin du Xe à la fin du XIe siècle et la troisième qui comprend le XIIe siècle où l'arc brisé remplace l'arc en plein cintre, cette différence capitale dans la forme des arcades, jointe à plusieurs autres établissant le caractère distinctif entre les architectures romane et gothique.

Après avoir défini des limites dans le temps, Arcisse de Caumont cherche à définir des caractères communs dans l'espace et esquisse sur le territoire français sept régions monumentales définies en particulier par la nature du sol mais aussi par des différences de goût et d'habileté qui ne peuvent venir que d'écoles. Jules Quicherat, Viollet-le-Duc, Anthyme Saint-Paul, Auguste Choisy ont repris et complété l'idée.

En 1925, François Deshoulières dans le Bulletin Monumental[3] propose neuf écoles : Île-de-France et Champagne, Normandie, Lombardie-Rhénanie, Basse-Loire, Sud-Ouest et Poitou, Auvergne, Bourgogne, Provence et Languedoc. Depuis les études d'Arcisse de Caumont qui avait daté l'architecture romane du Ve au XIIe siècle, on a créé l'Antiquité tardive du IVe au VIIIe siècle, rattaché l'architecture carolingienne au Haut moyen-âge et analysé le Siècle de l'an mil par rapport à l'époque précédente et non plus comme annonciateur de l'avenir.

En 1935, un architecte catalan Puig i Cadafalch défini un premier art roman réalisé par des peuples différents qui s'étend sur une grande partie de l'Europe avant que des écoles particulières ne s'y soient développées[4],[5]. Pierre Francastel en 1942 remet en cause les écoles régionales, remplace le terme de premier art roman par celui de premier âge roman qui intègre les idées de Jean Hubert et Marcel Durliat. Pour Louis Grodecki, il existe un bloc d'architecture charpentée, une sorte de premier art roman du Nord distinct et symétrique opposé au premier art roman méridional[6],[7],[8].

En 1951, les bénédictins de l'Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire fondent les éditions Zodiaque et la collection La nuit des temps spécialisée dans l'art roman qui publie sur l'ensemble du monde roman 88 ouvrages entre 1954 et 1999.

Difficulté d'une définition précise[modifier | modifier le code]

Toute définition de l'architecture romane est nécessairement réductrice dans la mesure où cette architecture recouvre des réalisations d'une grande variété et construites sur une longue période. On attribue parfois le qualificatif de roman à des édifices dont la datation est très incertaine, simplement parce qu'on y retrouve des techniques ou une ambiance qui semblent romanes à l'observateur moderne : voûte en berceau, arc en plein cintre ou chapiteaux historiés par exemple… En fait, il existe des édifices romans charpentés et non voûtés, tandis que le berceau en plein cintre est plutôt l'exception par rapport à l'arc légèrement brisé. Enfin, bien des chapiteaux romans ne sont pas historiés.

On peut donc définir l'architecture romane sur des critères plus subjectifs, plus ou moins bien étayés par ce que nous croyons savoir des interprétations religieuses de ces époques. On pourrait donc dire, même si cette présentation s'applique mal au caractère ascensionnel des grandes églises auvergnates, que l'architecture romane, notamment dans les édifices de petite taille, procure au visiteur le sentiment d'une certaine massivité qui évoque plus l'ombre, la pénombre ou cette « lumière profonde » dont parle Yves Bonnefoy que les envolées lumineuses des verrières gothiques.

Une interprétation veut que cette architecture ne relève pas d’une ascendance pour une finalité glorieuse, mais plutôt d’une « transcendance vers le bas », d’une forme cryptique et initiatique par une ambiance de mystère originel. En fait, l'expérience de la lumière dans l'église chrétienne est décidée dès la construction des premières basiliques chrétiennes, mais la poussée due au choix de lourdes voûtes en pierre (remplaçant les voûtes à charpente dans les grands édifices ou pour échapper aux incendies des charpentes en bois) oblige à renforcer les murs et y percer des baies étroites : cette « lumière profonde » résulte donc plus d'une contrainte technique que d'un choix liturgique. Ainsi, lors du deuxième âge roman différentes voûtes sont créées (voûte d'arête, voûte en croisée d'ogives) et renforcées avec différents contrebutements (demi-berceaux des tribunes) ou épaulements (contreforts), ce qui permet de faire entrer la lumière en perçant de plus grandes baies dans les surfaces murales[9].

Les historiens de l'art ont cependant tenté de caractériser l'architecture romane par ses modes de couvrement (voûtes en berceau et en arête, coupole), de supports (murs épais pourvus ou non d'arcatures et percés généralement de petites fenêtres en plein cintre, murs renforcés de colonnes engagées à l'intérieur ou de contreforts à l'extérieur) et sa grammaire décorative (répertoire d'oves, de perles, de frettes, palmettes et rinceaux, roses et feuilles d'acanthe, chapiteaux ioniques et corinthiens)[10].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Après une période de recherches et de développement parfois tortueux, les grandes composantes classiques méditerranéennes et paléochrétiennes se sont définitivement unies avec les apports germaniques dans l'art roman. L'architecture romane trouve ses sources dans l'art préroman et en particulier carolingien et se développe en parallèle de l'architecture ottonienne. Cette gestation est au cœur de la tentative d'organisation germanique du VIIIe au Xe siècle par les carolingiens et les ottoniens.

Les empires carolingiens et ottoniens[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'Europe carolingienne débute par l'ascension d'une famille aristocratique connue au début du VIIe siècle. Cette dynastie des carolingiens règne sur l'Europe des années 750 à la fin du Xe siècle et réalise avec l'appui du pape la quasi-unité de l'Occident chétien sous Charlemagne sacré empereur en 800.

La reconstitution de l'unité occidentale se développe dans trois directions: au Sud-Est en Italie, au Sud-Ouest vers l'Espagne et à l'Est en Germanie. L'horizon germanique et singulièrement saxon attire Charlemagne vers l'Est. Il a surtout le souci de rétablir l'ancien empire romain dont il serait le chef.

En 843, au traité de Verdun l'Empire est partagé en trois régions: à l'Ouest la Francia occidentalis de Charles le Chauve sacré roi en 848 à Orléans, à l'Est, la Francia orientalis de Louis le Germanique et entre les deux, la Media Francia de Lothaire Ier qui garde le titre d'empereur, le transmet à son fils aîné Louis II et répartit le reste de son empire la Lotharingie à Lothaire II et la Provence à Charles.

Après la mort de Louis le Germanique en 888, c'est la faillite rapide de l'unité carolingienne. En Francie occidentale, la royauté redevenue élective fait alterner des rois carolingiens et des rois de la famille d'Eudes, comte de Paris, héros de la défense de Paris contre les normands en 885-886. En Germanie, la dynastie carolingienne s'est éteinte en 911 avec Louis l'Enfant et la couronne royale échoit par élection au duc Conrad de Franconie. Il la transmet à Henri Ier et son fils Otton Ier fonde une lignée impériale en reprenant la politique carolingienne et avec l'aide du pape restaure le Saint Empire Romain Germanique.

La religion chrétienne s'est adaptée à son environnement et s'est barbarisée puis l'Angleterre entre dans la Chétienté et des moines irlandais crés des liens avec le continant qu'empreintent pèlerins et marchands. Le Rhin, l'Escaut et la Meuse sont des voies de pénétration et le premier commerce atlantique marque le début d'une nouvelle époque. C'est surtout la Gaule au Nord de la Loire qui profite de ces échanges.

L'essor du monachisme est le grand événement du VIIe siècle pour la Gaule et tout l'Occident. Les rois, les évêques, les aristocrates installent des moines sur leurs terres et les protègent. L'église de Latran perfectionne la liturgie qui devient un modèle pour tout l'Occident. Bien avant que se noue une alliance entre les carolingiens et la papauté, le pape apparait comme la plus grande puissance morale de l'Occident.

Grimoald maire du palais d'Austrasie fonde des monastères et y installe parents et proches. Il marque une politique que suivront tous les carolingiens: posséder des abbayes, avoir des moines qui prient pour la famille et les aident dans leurs entreprises[11]'[12]'[13].


Façade Ouest de la Cathédrale de Trèves

Le Saint-Empire romain germanique des Ottoniens est une des conséquence du traité de Verdun en 843Louis le Germanique reçoit la Francie orientale qui correspond au territoire de la Germanie. Le titre impérial lui échappe et se transmet en se vidant de son sens jusqu'en 924. Otton Ier, roi de Saxe depuis 936, est vainqueur des Hongrois et des Slaves, deux des nombreux peuples venus envahir l'Occident dans la seconde moitié du IXe siècle. Il reconquiert l'Italie et rétablit le pouvoir qu'autrefois Charlemagne avait établi sur Rome. En 962 il est couronné empereur à Rome et fonde le Saint-Empire romain germanique, qu'il place dans l'héritage de Charlemagne, qui lui-même s'était placé dans celui de l'Empire romain disparu. Otton Ier ressuscite ainsi un empire qu'il donne en héritage à son fil Otton II en 973. Celui-ci épouse une princesse grecque, Théophano, afin de s'allier à l'Empire d'Orient. À sa mort, c'est son fils, Otton III, qui lui succède. Encore jeune, sa mère assure la Régence, et par là même réaffirme l'influence byzantine sur l'art ottonien. Influencé par Gerbert d'Aurillac le roi rêve d'un empire universel dont la capitale serait Rome.

Parallèlement l’Église connaît une forte organisation hiérarchique : les idées réformistes marquent l'épiscopat et le monachisme, et l'expansion fulgurante des abbayes en est la parfaite illustration. L'Église tient une grande place dans le conseil des princes, et le rôle matériel et spirituel du monachisme est indéniable. Prouesses architecturales, les monuments se placent dans l'héritage de la dynastie carolingienne tout en se laissant imprégner des influences byzantines. Les ateliers monastiques deviennent à l'origine de tout l'art ottonien : sculptures, peintures, orfèvrerie, enluminures. Le culte des reliques s'élève, et les cryptes viennent se placer de plain-pied avec la nef. La composition des édifices est modifiée, tout comme le développement de la liturgie. Les grands pèlerinages s'organisent [14].

Au Xe siècle, l'empire germanique est le principal foyer artistique en Occident. L'empereur et les grands ecclésiastiques donnent une impulsion déterminante à l'architecture. L'architecture ottonienne puise son inspiration à la fois dans l'architecture carolingienne et dans l'architecture byzantine. En effet, ces deux styles architecturaux se réclament de l'Empire romain et sont les plus proches exemples de l'art dédié au souverain. Si la femme d'Otton II, Théophano Skleraina, était la fille de l'empereur de Byzance, c'est tout de même l'art carolingien qui a le plus influencé l'architecture ottonienne[15].

L'Europe nouvelle[modifier | modifier le code]

Les principales constructions romanes

Autour de l'an mil, le signe le plus éclatant de l'essor de la Chrétienté reste la célèbre phrase du moine Raoul Glaber qui parle du blanc manteau d'églises qui couvre surtout la Gaule et l'Italie. Ce grand mouvement de construction joue un rôle capital par sa fonction de stimulant économique, la mise au point d'outillages, le recrutement de la main-d'œuvre, le financement et l'organisation des chantiers. C'est le centre de la première et presque la seule industrie médiévale.

Cette activité de construction qui marque le démarage de l'Occident est lié à la démographie, la fin des invasions, le progrès des institutions qui réglementent les périodes d'activités militaires et mettent les populations non combattantes sous la protection des guerriers. Cet essor est aussi lié à la terre qui au moyen-âge est la base de tout et c'est à cette époque que la classe dominante se ruralise, devient une classe de grands propriétaires où la vassalité s'accompagne d'un bénéfice, le plus souvent une terre donnée aux paysans contre des redevances et des services. Pour satisfaire ces obligations, ils améliorent leurs méthodes de culture ce qui entraine une révolution agricole entre le Xe et le XIIIe siècle qui est aussi une intense période de défrichement.

Les zones de grande densité d'abbayes clunisiennes

Cette expansion intérieure de la Chrétienté se double d'un mouvement de conquête extérieur avec le recul de ses frontères en Europe et les croisades en pays musulmans. La Pologne, le Danemark, la Norvège et la Suède deviennent chrétiennes. Les normands s'installent en Italie du Sud, prennent la Sicile aux musulmans, chassent les byzantins d'Italie. La Reconquista espagnole est menée par les rois chrétiens aidés par des mercenaires, des chevaliers et des moines clunisiens français qui soutiennent l'essor du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et jouent un rôle de premier plan[11].

L'abbaye de Cluny depuis sa fondation bénéficie de l'exemption c'est à dire qu'elle ne dépend que de Rome et échappe au pouvoir politique et à la hiérarchie ecclésistique. Elle se consacre pleinement à sa fonction spirituelle et son succcès est immédiat. À la fin du XIe siècle, 1 450 maisons dont 815 en France sont affiliées à l'abbaye bourguignonne et dix mille moines sont sous l'autorité d'un même père. Les monastères qui se voulaient indépendants sont unis en une même famille. D'autres abbayes réformées se muent en chefs de file et le mouvement est si puissant qu'il porte au trône des papes comme Grégoire VII, père de la réforme grégorienne.

Cette transformation radicale de la société fait apparaitre de nouveaux besoins. Dans la multitude de seigneuries, les seigneurs construisent des mottes féodales, des tours qui deviendront des châteaux forts et s'assurent la protection divine par des dons aux monastères ou créent des collèges de chanoines[4].

Évolution de l'Occident de la période carolingienne au gothique
Architecture romane
 

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Les antécédents paléochrétiens et préromans[modifier | modifier le code]

Les composantes structurelles de l'architecture romane, les chevets, la façade et l'espace occidental, les articulations de la nef avec ses modes de couverture et ses supports, les transepts, les travées droites du chœur et le traitement des parois extérieures sont en germes dans l'architecture paléochrétienne et préromane.

L'évolution du chevet roman des XIe et XIIesiècles liée à la multiplication des autels pour des prêtres de plus en plus nombreux sont de deux grands types avec des absidioles alignées ou échelonnées de chaque côté de l'abside ou rayonnantes sur un déambulatoire.

Caractéristiques principales des édifices religieux romans[modifier | modifier le code]

Plan[modifier | modifier le code]

Le plan type d'église correspond à l'espace nécessaire aux différentes fonctions et aux différents groupes de personnes. Plusieurs solutions sont trouvées par les architectes romans afin de répondre, pour les églises les plus grandes, à deux contraintes : disposer les autels secondaires dans des chapelles dédiées et favoriser la circulation des fidèles et des officiants autour de ces autels et des reliques. Les principaux dispositifs retenus sont le plan basilical sans transept à une ou trois nefs (premier âge roman) ; le plan en croix latine avec la nef suivie par un transept saillant, un chœur à chapelles alignées ou à chapelles orientées et échelonnées (typique du plan bénédictin ; le plan en croix latine avec chœur à déambulatoire et à chapelles rayonnantes. C'est ce dernier dispositif, particulièrement adapté pour les églises de pèlerinages et favorisant la superposition harmonieuse de volumes depuis les absidioles jusqu'au chœur, qui aura la postérité la plus grande. « S'inspirant peut-être de certaines basiliques romaines, les constructeurs romans mettent au point un plan répondant à la fois aux nécessités de la liturgie et à des considérations pratiques de circulation »[16]. Ce plan cruciforme avec un transept saillant est issu de lointains prototypes basilicaux de Rome (basilique Saint-Paul-hors-les-Murs et Saint-Pierre) ou de Thessalonique (Hagios Demetrios) qui disposent d'un transept dès le IVe siècle[17].

Élévation[modifier | modifier le code]

Les édifices charpentés ont une élévation à un ou deux niveaux : le premier niveau correspond aux grandes arcades du vaisseau central qui ouvrent sur les collatéraux et qui sont surmontées par un deuxième niveau (tribunes apportant à la nef un éclairage indirect ou fenêtres hautes apportant un éclairage direct). Dans les églises voûtées en pierre, les architectes romans sont confrontés au poids important du couvrement qui développe une poussée oblique sur les murs, tendant à les écarter et compromettant sérieusement la stabilité de l'édifice. Ils adoptent d'abord un plan compact et simple avec des édifices bas aux ouvertures réduites pour ne pas fragiliser les murailles, des murs épais et raidis par les contreforts. Les maîtres d'œuvre se résignent initialement à adopter des solutions pondérées, privilégiant la ligne horizontale par des développements en largeur, mais certains avec hardiesse prennent le parti de la verticalité et de la luminosité sans posséder encore les moyens techniques des architectes gothiques[18]. Dans la seconde moitié du XIe siècle, la voûte de pierre est généralisée dans tous les édifices, et les problèmes d'équilibre globalement maîtrisés. Les bâtisseurs romans peuvent dès lors mettre au point différents partis permettant de maintenir la stabilité de la structure tout en assurant un éclairage périphérique ou supérieur qui assure par des jeux d'ombre et de lumière l'animation de l'édifice ou crée un équilibre visuel : élévation à deux, trois (arcades, tribunes ou faux triforium, fenêtres hautes) ou quatre niveaux (arcades, tribunes, triforium, fenêtres hautes). Un cas particulier concerne les nefs à séries de coupoles qui présentent au maximum le compartimentage du volume intérieur. Les maîtres d'œuvre peuvent aussi se consacrer à l'ornementation de leurs édifices au niveau des tympans, des voussures et chapiteaux[19].

Ces différentes types d'élévations permettent de nuancer la vision de l'église romane relativement sombre en raison de l'épaisseur de ses murailles percées d'étroites meurtrières et de la parcimonie de ses ouvertures (l'historien Eugène Lefèvre-Pontalis ayant employé les expressions de « nefs sans fenêtres » ou de « nefs obscures »), opposée à l'église gothique baignée de lumière[20].

Façade principale[modifier | modifier le code]

Le portail royal à statues latérales, à tympan, linteau et voussures sculptées de la cathédrale de Chartres sera, comme celui de la basilique Saint-Denis, un modèle pour les cathédrales gothiques[23].

La façade typique, occidentale, est du type façade à pignon avec une composition en quadrillage divisée en trois registres rythmés par des lignes horizontales (bandeaux, corniches, larmiers). Son registre inférieur s'ouvre sur un portail unique en plein cintre et à voussures. Le second registre est un mur percé d'ouvertures (oculus, fenêtre voire rosace polylobée ou à remplage rayonnant, ouverte dans l'axe de la nef) ou d'arcatures et amorti par un pignon qui forme le registre supérieur. La grande invention de l'architecture romane a consisté à animer le soubassement et le portail d'une importante décoration sculptée (linteau, trumeau pour donner à l'accès plus de largeur, tympan souvent historié)[24]. Les piédroits sont particulièrement sculptés et peuvent constituer à eux seuls les articulations de l'entrée solennelle. Les églises modestes ont un portail unique, les plus importantes l'encadrent par deux portails secondaires. Les architectes romans ont joué avec l'épaisseur du mur de la façade, pour repousser la porte à l'arrière-plan et créer des plans successifs afin d'obtenir des ébrasements. Dans le deuxième quart du XIIe siècle, les artistes romans substituer aux colonnes des ébrasements des statues. L'arc de décharge dont la fonction est de soulager le linteau est progressivement transformé en plusieurs arcs, les voussures de plus en plus larges vers l'extérieur et qui meublent les ébrasements. La multiplication des voussures fait saillir les portails au-devant des façades et aboutit au porche à ébrasement à ressauts. La sculpture, d'abord limitée aux chapiteaux des colonnes des ébrasements, envahit tout le portail à la fin du XIe siècle[25].

Dans la composition de ce quadrillage, interviennent les contreforts, éléments verticaux. Généralement massifs, ils peuvent être plats, saillants ou façonnés en forme de colonnes engagées simples ou couplées[24].

Les maîtres d'œuvre romans optent parfois pour le massif occidental, l'église-porche ou la façade harmonique (façade symétrique à trois portails, le central plus large, les deux latéraux surmontés de tours abritant les cloches) inventée par les architectes normands et qui sera reprise dans toutes les grandes cathédrales gothiques. Certains choisissent une façade-écran ou un clocher-porche.

Les fenêtres n'ont, en général, ni tympan, ni remplage. Les architectes utilisent le simple ou double ébrasement pour que la lumière pénètre davantage dans l'édifice. Elles sont fermées par des châssis de bois vitré ou des vitraux, parfois elles sont closes de simples dalles de pierre ajourées appelées transennes[26].


Architecture civile[modifier | modifier le code]

Angleterre

En Angleterre les édifices existants sont rares mais il existe à Lincoln (Royaume-Uni) une ancienne maison du XIIe siècle Jew's House connue sous le nom de Maison au juif dont la porte supporte une cheminée au premier étage placée entre deux fenêtres.

L'escalier de la King's School de Canterbury est un des exemples les plus remarquables qui existent de cet art plein d'originalité. Il est précédé d'un porche carré et éclairé de chaque côté par une galerie de cinq arcatures posées sur le mur d'échiffre. Les profils des bases sont variés et d'une très grande finesse[27].

Le château d'Oakham dans le comté de Rutland, est construit entre 1180 et 1190. Le grand hall est la seule partie restante d'un manoir fortifié. Il comprend une nef et deux allées à arcades, chacune avec trois colonnes de pierre.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Belgique

La Belgique conserve deux édifices militaires en partie de la fin de l'architecture romane.

La tour Burbant à Ath est construite vers 1166 par le comte de Hainaut, Baudouin IV, afin de servir de base pour défendre la frontière nord du Hainaut face à la Flandre et de surveiller la noblesse environnante. L'enceinte castrale, d'un périmètre de 150 mètres et d'une superficie de 20 ares, est établie vers 1185. Il ne subsiste que le donjon, une bonne partie du mur de la basse-cour, le départ et certains éléments de l'enceinte urbaine du XIVe siècle. Le bâtiment carré de 14 m de côté avec des murs épais de 4 m se présente comme un véritable donjon anglo-normand. Sur une base pleine se dégage une plinthe importante à partir de laquelle se développe la construction caractéristique du donjon à contreforts plats. Il s'élève encore à 20 m de hauteur et seul manque le crénelage.

Le Château des comtes de Flandre à Gand est construit à la fin de l'époque romane en 1180. Un grand donjon en pierre de trois étages (33 mètres de haut) est érigé au centre de l'emplacement de l'ancien château et sert de résidence pour les comtes de Flandres jusqu'au XIVe siècle.

Espagne

En Espagne la Muraille d'Ávila est une enceinte militaire romane qui entoure le noyau ancien de la cité d'Ávila. Elle a 2 516 m de périmètre, 2 500 créneaux, 88 grosses tours et 9 portes avec ayant une superficie d'environ trente trois hectares. La hauteur moyenne des murs est de 12 mètres et leur épaisseur moyenne est de 3 mètres et toute l'enceinte est parcourue par un chemin de ronde.

France

Les premiers châteaux forts servent de refuges aux populations menacées et sont pourvus au départ d'une porte fortifiée et d'une enceinte doublée d'un fossé. Puis on érige une motte de terre surmontée d'une tour en bois pour surveiller et se réfugier. À la fin du X esiècle, le bois est remplacé par la pierre. Le plus ancien est celui de Langeais érigé en 994. Pendant ce siècle, on recense quinze châteaux dans le Poitou et le Berry, treize dans la région chartraine, quarante en Champagne et quinze en Provence. À partir de 1106, le duc de Normandie et roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc établit onze châteaux en Normandie pour résister aux attaques du roi de France Louis VI[28].

Le château de Chambois en Normandie représente un modèle largement reproduit dans le monde anglo-normand. Le donjon commande les défenses du château et il est indépendant avec des issues masquées. En temps de paix, il renferme les trésors, les armes, les archives de la famille, mais le seigneur n'y loge pas. Il ne s'y tient que s'il faut appeler une garnison dans l'enceinte du château.

Le donjon du XIIe siècle est de plan rectangulaire avec quatre renforts carrés aux angles. Une tour carrée posée sur l'un de ses côtés contenait dans l'origine de petits cabinets et un escalier de bois couronné d'une défense et ne montant que jusqu'au troisième étage. On arrive à la défense du sommet par un escalier à vis prodigué dans un des contrefort d'angle. Sur les quatre contreforts d'angle, sont élevés des échauguettes avec l'étage supérieur crénelé. La particularité du donjon de Chambois est son chemin de ronde supérieur mettant les échauguettes et la petite tour en communication et formant une défense indépendante de la salle occupée par le commandant[29].

Il assure des fonctions d'accueil. La porte haute située six mètres au dessus du niveau du sol dans la tour de la façade sud était probablement desservie par une passerelle amovible aboutissant à une tour d'angle[30]. Un vestibule étroit, éclairé par une fenêtre divisée en deux par un meneau succède à cette porte et précède un vaste appartement qui occupe tout le donjon au premier étage au dessus du rez-de-chaussée. Une vaste cheminé dont le manteau est couvert de moulures en losanges, attire les regards au milieu de cette pièce. Les deux autres étages n'offrent pas les mêmes décors que dans la grande salle du premier étage qui était le lieu de réception. Dans les tourelles d'angles, un oratoire se trouvait dans celle du Nord-Est, un cachot dans celle du Sud-Est dans lequel on descendait par une trappe et la partie supérieures servait de colombier[31].

Angleterre

En Angleterre après la conquête de 1066, et pendant les quinze années suivantes, c'est le plus grand partage de dépouilles du monde laïc que l'on ait vu au Moyen Âge Les grands barons sont installés par le roi, une grande majorité de normands, mais aussi des bretons, flamands, français et picards. Il réintègre aussi l'Angleterre du Nord dans le giron de l'unité anglaise[32].

Guillaume le Conquérant pourvoit 5 000 à 6 000 chevaliers de terres au détriment des traitres et profite des nombreuses révoltes pour annexer à la Couronne des territoires nouveaux. Il garde 1422 manoirs pour lui et en donne 795 et 439 à ses demi-frères Robert de Mortain et Odon de Bayeux. Ces chevaliers forment la nouvelle noblesse anglaise[33]La terre concédée par le roi s'appelle l'honneur et en son centre est le château.

En Angleterre se sont succédé divers types de fortifications:

  • motte avec tour de bois ;
  • shell keep (structure en pierre entourant le sommet d'une motte) ;
  • donjon rectangulaire ;
  • donjon cylindrique.
Plan de la Tour Blanche avec la chapelle

Le bois a prévalu durant un demi siècle après la conquête car l'insécurité demandait de faire vite et un donjon en bois sur motte avec sa basse-cour peut être construit en quelques semaines. Leur fonction est différente du donjon en pierre qui est autonome, capable d'abriter de fortes réserves et ses capacités de résistance sont sans communes mesures avec les tours en bois. Dans le périmètre d'un gros château de pierre est souvent basée une troupe de cavaliers capable de raids offensifs redoutables. Dans la stratégie et la tactique de Guillaume le Conquérant, le château de pierre est utilisé dans l'attaque et la défense[34]. La construction de nombreux châteaux est l'effet d'un quadrillage systématique du territoire et de sa mise en surveillance[35].

Le château d'Oxford construit en 1074 comporte une motte avec une tour et une crypte reconstruite avec les piliers et chapiteaux normand.

La Tour Blanche érigée vers 1080-1090 par Guillaume le Conquérant en son château de la Tour de Londres fait figure de prototype du donjon-palais. Dans sa jeunesse c'était une bâtisse trapue, massive et sévère aux murs nus et peu ajourés avec un rez-de-chaussée et deux étages de 35 m de long, 30 m de largeur et 27 m de hauteur pour le corps principal. Trois organes rappellent la destination palatine: la chapelle, la tourelle de l'escalier et le couloir périphérique dans l'épaisseur de la muraille au sommet et entourant les salles hautes. L'entrée au premier étage atteste le caractère guerrier. Vers 1085-1090, Guillaume et son successeur construisent une réplique de la Tour Blanche de Londres, le château de Colchester dans l'Essex mais plus grande: 45 m de longueur et 33 m de largeur. Ces deux donjons sont les prestigieux modèles des maître-maçons d'Outre-Manche qui les interprètent pendant une centaine d'années.


Les principaux donjons royaux de cette époque: le château de Norwich, bâti entre 1100 et 1135, le château de Rochester vers 1130, Scarborough dans le Yorkshire entre 1159 et 1168, Newcasthe entre 1172 et 1177, le château de Douvres 1180-1190.

Certains hauts barons rivalisent avec le souverain: le comte d'Oxford, le château de Hedingham dans l'Essex vers 1130-1140, le comte de Surrey, le château de Castle Rising dans le Norfolk, les Clinton, le château de Kenilworth dans le Warwickshire vers 1150-1175, un comte Huntingdon, le château de Bamburgh en Northumberland mis en chantier au milieu du XIIe siècle.

Les ouvrages ont des traits communs, ce sont des bâtisses dont les côtés inégaux ont 20 à 25 m de longueur et la hauteur ne dépassant pas 20 m voir 25 m pour le corps de bâtiments principal sans l'escalier d'accès au premier étage et la chapelle. Le caractère résidentiel s'exprime dans la parure des chapelles, dans de menues sculptures et les fenêtres.

La capacité de résistance de ces grosses tours suffisent encore en 1150 mais s'affaiblit beaucoup à la fin du siècle en raison des progrès de l'art des sièges[36].

Liste d'architecture romane en France[modifier | modifier le code]

L'architecture romane ne se développe pas au même moment dans les différentes régions françaises. L'apogée est atteint vers 1130 en Languedoc (Abbaye Saint-Pierre de Moissac), dans le Poitou (Poitiers, Saint-Savin, Melle, Chauvigny, Aulnay ...), en Bourgogne (Vézelay, cathédrale d'Autun) ; l'Auvergne développe un style spécifique au milieu du XIIe siècle ; enfin, le Sud-Est connaît des développements remarquables à la charnière du XIIIe siècle, alors même que la France du Nord voit le développement des grandes cathédrales gothiques.

Les spécificités régionales ne doivent cependant pas être exagérées ; la mobilité des techniciens d'alors fait qu'on peut trouver des points communs à des édifices géographiquement distants. De plus le choix de tel élément stylistique peut dépendre des goûts du commanditaire ou de l'expérience des architectes.

Poitou-Charentes

Le Poitou, l'Angoumois et la Saintonge ont développé des aspects spécifiques au début du XIIe siècle.

On peut rencontrer des tours-clochers à flèche de pierre, ou des nefs à files de coupoles.

Le portail est le plus souvent dépourvu de tympan ; en revanche il est embelli par une riche archivolte sculptée où chaque pierre représente un personnage.

Charente

Église Saint-Cybard de Plassac-Rouffiac

Charente-Maritime

Église Sainte-Radegonde de Talmont-sur-Gironde

Vienne

Limousin

Le Limousin n'est pas un grand centre de l'art roman, mais sa position de confins lui a valu de subir les influences des grandes écoles comme le Languedoc et le Poitou. La majorité des édifices romans parvenus jusqu'à nous est constituée de petites églises rurales aux caractéristiques souvent proches. Ainsi, elles possèdent très souvent un clocher dit à peigne, le mur Ouest forme un imposant massif percé de deux ou trois petites baies en plein cintre où se situent les cloches. L'autre spécificité limousine, mais qui est sensiblement moins courante, est le clocher dit "limousin". Le meilleur exemple est celui de Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne. Les premiers étages sont à plan carré, les étages supérieurs sont de plan octogonal ; le passage entre les deux plans se fait par l'intermédiaire de gâbles. Les étages sont toujours percés de baies en plein cintre, le plus souvent géminées ; le clocher est coiffé d'une flèche en pierre qui a le plus souvent été remplacée par des toits charpentés. Enfin, une spécificité est le boudin limousin, sorte de cylindre de pierre qui entoure les baies. Les édifices cités dans les sections suivantes sont les plus importants et les plus beaux du Limousin, les églises secondaires ne pouvant figurer dans cet article généraliste.

Corrèze

  • L'abbatiale Saint-Pierre de Beaulieu-sur-Dordogne, la plus grande de Corrèze possède un des plus beaux tympans sculptés de l'art roman français. Représentant une parousie (qui précède le Jugement Dernier), le style graphique est largement inspiré de l'école languedocienne.
  • L'abbatiale de Vigeois, de l'époque romane ne subsiste que le chœur et les chapelles du transept. L'abside centrale a conservé de splendides chapiteaux historiés dont quelques-uns ont conservé des traces de polychromie.
  • L'abbatiale d'Uzerche, est un bel exemple d'église de pèlerinage. Sa crypte remontant au Xe siècle est de plan circulaire, rarissime en Limousin. La croisée du transept est coiffée d'un beau clocher limousin.
  • L'abbatiale de Meymac, un des rares grands édifices romans de la Montagne limousine, a conservé son chœur et son porche du XIIe siècle qui possède de beaux chapiteaux historiés en granite. L'abbatiale abrite aussi l'unique Vierge Noire du Limousin. Cette statue est un bel exemple de l'influence de l'art roman auvergnat en Limousin.
  • L'église de Collonges-la-Rouge possède un superbe clocher limousin et un tympan en calcaire blanc représentant l'Ascension ou la Parousie. Néanmoins, l'intérieur de l'édifice a été fortement remanié au cours des siècles
  • L'église Saint-Robert, la nef avec ses neuf travées a disparu au cours des Guerres de Religion. Nous conservons cependant le chœur et le transept qui témoignent de la superbe et de la grandeur de cette église prieurale très largement inspirée de l'abbatiale de Beaulieu-sur-Dordogne.
  • L'église de Lubersac.

Haute-Vienne

  • L'abbatiale de Solignac est la seule église du Limousin à être couverte de coupoles. L'influence périgourdine est sans conteste, l'harmonie des proportions et les chapiteaux des arcatures aux sculptures étranges et encore indéchiffrables en font l'une des plus belles églises romanes du Limousin.
  • La Collégiale Saint-Pierre du Dorat fut construite sur près d'un siècle, son clocher n'ayant été terminé qu'au XIIIe siècle. C'est la plus grande église romane du Limousin avec ses 77 mètres de long ; son intérieur est d'une grande pureté et d'une grande luminosité. La façade ouest présente un très beau portail dit polylobé flanqué de deux puissants lanternons de style poitevin.
  • La collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat est renommée pour son splendide clocher porche. L'intérieur est en revanche beaucoup moins harmonieux : le chœur est disproportionné par rapport à la nef et fut maladroitement rehaussé au XVIe siècle. Elle conserve néanmoins le tombeau de Saint Léonard en serpentine datant du XIIe siècle.
  • La collégiale de Saint-Junien a été construite en plusieurs étapes successives ce qui est à l'origine de sa forme étrange et de son chœur plat. Elle conserve néanmoins deux chefs-d’œuvre de l'art roman limousin : les peintures de la nef représentent les douze vieillards de l'Apocalypse et les rois d'Israël autour de l'Agneau de Dieu ; le tombeau de Saint Junien est l'unique chef-d’œuvre encore conservé de la sculpture romane limousine; sur deux de ses côtés figurent les vieillards de l'Apocalypse entourant l'Agneau de Dieu et une Vierge en Majesté, un troisième côté est décoré d'un Christ de gloire entouré des symboles des apôtres.
  • L'église des Salles-Lavauguyon, ancien prieuré abrite l'un des plus beaux ensembles de peintures romanes de France. En effet, le revers de la façade ouest, les murs nord et sud de la nef sont recouverts de splendides représentations de la Création, de la vie de saint Eutrope, de saint Martial ainsi que des premiers prieurs des Salles.
  • La collégiale de Saint-Yrieix-la-Perche avec son clocher roman et son chœur gothique qui lui donne l'allure d'une cathédrale.

Périgord

Auvergne

L'Auvergne est l'un des principaux foyers de l'architecture romane française en raison du développement des ordres monastiques : Aurillac, Cluny, Mauriac, La Chaise-Dieu.

Article détaillé : Art roman auvergnat.

Églises majeures

Dix églises du Puy-de-Dôme ont reçu l'appellation d'« églises majeures » et permettent de définir l'architecture romane auvergnate majeure. Construites par les moines bénédictins de La Chaise-Dieu ou dans un style défini par eux, elles semblent avoir pris pour modèle l'ancienne cathédrale romane de Clermont-Ferrand, aujourd'hui remplacée par un édifice gothique. Ces églises se caractérisent par les éléments suivants : - une façade occidentale peu soignée, car soumise aux intempéries ; l'entrée est petite et peu décorée. - un chevet constitué par la superposition de plusieurs couches formant la « pyramide auvergnate » : chapelles rayonnantes, chevet, massif barlong (surmontant le transept et assurant la stabilité de l'édifice) et clocher octogonal, dans une composition splendide. - une décoration extérieure élégante, mais discrète, souvent d'inspiration byzantine. Noter la polychromie des matériaux. - un intérieur sobre et invitant à la méditation spirituelle : le fidèle est conduit de l'obscurité de la nef vers la clarté et la splendeur du chœur, de la misère du monde vers la vie éternelle. - des chapiteaux historiés soumis à des conventions de représentation particulières.

Les cinq églises majeures de type complet qui subsistent sont :

Cinq autres églises majeures de type incomplet s'y ajoutent :

Cette dernière adoptait jusqu'au XVe siècle le plan de type basilical et les éléments qui caractérisent les cinq églises évoquées ci-dessus. Mais des tremblements de terre en 1477 et 1490 ont conduit à un remaniement profond de son architecture. De roman, il ne reste à Mozac que la nef centrale et le bas-côté nord. Tout le reste a été reconstruit en style gothique.


Églises mineures

Depuis quelques années, et comme pour les édifices civils, on a cessé de se focaliser sur les grands édifices spectaculaires pour se pencher sur l'ensemble du corpus des églises prieurales et paroissiales, y compris les plus modestes. Derrière la grande variété de la sculpture se dessine un type très clair d'architecture : - chœur polygonal à l'extérieur (disposition habituelle des fana polygonaux), parfois rond à l'intérieur, - arcatures aveugles reposant sur des colonnes engagées, - voûte en cul-de-four, - arc triomphal, - maçonnerie d'appareil soigné, - nef plus simple avec porte ouvrant au sud (disposition conservée des fana), - chapelles collatérales créées postérieurement, - clochers à peigne, - sculptures aux motifs très archaïques (monstres, rinceaux, damiers, entrelacs), mais soignés.

Velay

Bien qu'aujourd'hui le Velay soit une partie de la région Auvergne, ce n'était pas le cas après 1073, à l'époque où l'art roman s'est épanoui. Le Puy-en-Velay, autrefois Le Puy-Notre-Dame, était l'un des plus grands centres de pèlerinage en France et le point de départ d'une des routes menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Son monument le plus célèbre est la cathédrale Notre-Dame du Puy dont l'architecture ne doit rien aux monuments des régions environnantes.

Alsace-Lorraine

Église Notre-Dame de Mont-devant-Sassey

L'Alsace et la Lorraine étaientt à la convergence de différentes variétés du style roman et de l'architecture ottonienne, le plan roman-rhénan de la cathédrale de Verdun est caractéristique de la région. La ville de Metz abrite également, l'Église Saint-Pierre-aux-Nonnains remontant à la fin du IVe siècle et qui passe pour être l'une des plus vieilles de France


À noter les églises fortifiées de Lorraine, d'architecture défensive.


Normandie

L'époque romane marque le sommet de l'histoire normande et à la différence des aspects régionaux de l'art est à un degré éminent l'art d'un état et seul l'art ottonien manifeste un lien quoique plus lâche avec un cadre politique. On y trouve la même volonté de faire exprimer par les grands monuments une conception idéologique fondée sur une étroite collaboration des cadres politiques et ecclésiastiques.

L'art roman normand dépasse les limites du duché et les aventuriers et bannis normands, à partir de 1020 s'emparent de l'Italie du Sud et de la Sicile et y emportent quelques traits de leur architecture qui sont associés aux apports byzantins et musulmans. Après 1066 et la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant et jusqu'en 1204, c'est un va-et-vient constant d'hommes, d'argent et même de matériaux entre le royaume d'Angleterre et le duché de Normandie qui n'ont connu qu'un seul art normand.[37],[38].

Articles détaillés : Architecture normande et Art anglo-normand.

Les églises du groupe normand se signalent par des nefs étroites et hautes, sans voûtes, mais couvertes en charpente ; une élévation à trois niveaux.


Bourgogne et Val de Loire

Le roman bourguignon se caractérise par des voûtes en berceau brisé scandées par des arcs doubleaux, un triforium (arcature aveugle) surmonté de petites fenêtres, des pilastres cannelés.


L'abbaye de Cluny :

La Priorale de Paray-le-Monial :

Provence

Saint-Restitut : portail à l'antique

La Provence possède, comme l'Auvergne et la Bourgogne, beaucoup d'édifices romans dont certains figurent parmi les plus célèbres de France.

L'art roman provençal présente comme particularité d'être fortement influencé par l'antiquité romaine par le biais des nombreux vestiges romains subsistant en Provence.

Il a emprunté de nombreuses caractéristiques stylistiques à l'architecture de l'antiquité gréco-romaine :

La Provence compte également trois abbayes cisterciennes (appelées les Trois sœurs provençales) qui illustrent à merveille l'art cistercien :

Article détaillé : Art roman provençal.

Sud-Est (hors Provence)

Église Saint-Pierre de Vienne, la nef mérovingienne est divisée en trois nefs par des arcatures romanes.

Languedoc

Article détaillé : Art roman languedocien.

L'art roman languedocien reflète de nombreuses influences dues à la position de carrefour du Languedoc : l'influence de l'antiquité romaine, l'influence de l'architecture wisigothique, l'influence de l'art roman lombard et l'influence de l'architecture hispano-mauresque.

Cet art roman manifeste également certaines caractéristiques spécifiques comme un type d'appareil particulier appelé opus monspelliensis, l'utilisation ornementale de cordons de basalte noir ou encore l'abondance des églises fortifiées.

Parmi les principaux édifices religieux ayant subsisté, on peut citer les abbayes de Saint-Gilles, Saint-Guilhem-le-Désert, Sainte Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac mais également la Basilique Saint-Sernin de Toulouse, plus vaste édifice roman d'Europe, ainsi que de remarquables édifices civils tels que la maison romane de Saint-Gilles et l'Hôtel de ville de Saint-Antonin-Noble-Val[39],[40].

Roussillon

Après la prise de Barcelone par Al Mansur en 985, l'affirmation des différentes maisons comtales de part et d'autre de la partie orientale des Pyrénées au XIe siècle va entraîner la construction de nombreuses abbayes et églises dans ce qui est aujourd'hui les Pyrénées-Orientales avec l'aide de maçons d'origine lombarde.

Pyrénées (hors Roussillon)

Cloître de la cathédrale Saint-Lizier à Saint-Lizier, Ariège

Comminges, Couserans et comté de Foix

Gironde

Le cloître des Cordeliers, à Saint-Emilion, typique de l'architecture romane.

Béarn

Pays de la Loire

Champagne

  • Basilique Saint-Remi de Reims (Reims, Marne), nef et transept de style roman, édifice classé Monument Historique et inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO

Liste d'architecture romane dans les autres pays[modifier | modifier le code]

Les historiens germaniques font remonter la naissance de l'art roman après l'art ottonien qui se développe dans un cadre politique impérial et réservent le terme style roman à la dernière phase de l'évolution architecturale. L'architecture ottonienne participe à une renaissance et la volonté des empereurs de la nouvelle dynastie ottonienne de restaurer le Saint-Empire romain germanique. Elle s'étend de la Mer du Nord et de la Baltique aux régions alpines et de la Saône au-delà de l'Elbe et de Magdebourg. La frontière entre l'architecture ottonienne et l'art roman primitif est imprécise, située entre 1020 et le milieu du XIe siècle suivant les auteurs[41],[42].

Article détaillé : Architecture ottonienne.

Cette liste comprend des édifices d'architecture romane et ottonienne.

Allemagne

Chevet de St. Kunibert (Cologne)
Intérieur de la cathédrale de Spire

Belgique

Édifices religieux

Les cinq tours romanes de la Cathédrale Notre-Dame de Tournai
L'imposant avant-corps occidental de la Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles


Édifices civils

Espagne


Italie

Dôme de Lucques

Apulie

Article détaillé : Art roman apulien.
Cathédrale de Ruvo di Puglia


Royaume-Uni

L'architecture romane en Angleterre est introduite par le roi Édouard le Confesseur à l'abbaye de Westminster consacrée en 1065. La conquête normande de l'Angleterre de 1066 et l'invasion entraînent la naissance d'un art roman anglais qu'il ne faut pas confondre avec celui s'épanouissant en Normandie continentale. Guillaume le Conquérant devenu roi d'Angleterre organise ce pays et en retire de grandes richesses qui financent de nombreux chantiers en Angleterre où de nombreux religieux normands sont mis à la tête d'importants diocèses[43]. L'influence normande forte après l'invasion intègre progressivement la culture anglo-saxonne.

Après les invasions danoises de 1013 et les problèmes économiques, une vague de construction s'amorce entre 1042 et 1066 avec Édouard le Confesseur dont la mère est normande qui introduit l'art roman en Angleterre, les modestes églises en appareil réticulé sont remplacées par des édifices plus importants orientés vers l'Est. Le plus ancien monastère d'Angleterre, Canterbury est érigé en 1049 et est encore inachevé en 1059.[43].

Après 1066, la reconstruction complète des cathédrales saxonnes d'Angleterre par les Normands représente le plus important programme de constructions ecclésiastiques de l'Europe médiévale et les plus grandes structures érigées dans l'Europe chrétienne depuis la fin de l'Empire romain. Toutes les cathédrales médiévales d'Angleterre sauf Salisbury, Lichfied et Wells ont des traces d'architecture normande. La cathédrale de Peterborough, la cathédrale de Durham, et la cathédrale de Norwich sont presque entièrement normandes et dans les autres, il reste des parties importantes: les nefs de la cathédrale d'Ely, de la cathédrale de Gloucester et de Southwell Minster, le transept de la cathédrale de Winchester[44].

Article détaillé : Art roman en Angleterre.
Chapelle Saint-Jean de Londres dans la Tour Blanche avec des chapiteaux à godrons

Pays-Bas

  • Sint Servaas, Maastricht
  • Onze-Lieve-Vrouwe, Maastricht

Scandinavie

Église Saint-Grégoire d'Aruchavank, Arménie

Europe centrale

Arménie


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vis du Prieuré de Saint-Gilles en Languedoc, sur : Premier tome de L'architectur de Philibert de l'Orme, page : 123, numérisé sur Gallica
  2. Numérisé sur Gallica
  3. numérisé sur Gallica
  4. a et b Alain Erlande-Brandenburg, L'art roman - Un défi européen, Gallimard, , 159 p. (ISBN 978-2-07-030068-6)
  5. R. de Lasteyrie, L'architecture religieuse en France à l'époque romane, Picard, Paris, .
  6. Louis Grodecki, Au seuil de l'art roman. L'architecture ottonienne, Armand Collin, Paris, , 342 p.
  7. Puig I. Cadafalch, La géographie et les origines du premier art roman, H. Laurens, Paris, , 515 p.
  8. Jean Valery-Radot, « Le premier art roman de l'occident méditerranéen », Revue de l'art ancien et moderne, vol. 55,‎ (lire en ligne)
  9. Christine Le Goff, Gary Glassman, documentaire : Les cathédrales dévoilées, 2011.
  10. Hervé Kergall, La France romane et gothique, Éditions de La Martinière, , p. 172
  11. a et b Jacques Le Goff, La civilisation de l'Occident médiéval, Artaud, , 689 p.
  12. Bnf, « Le règne des Carolingiens. L'Empire d'Occident retrouvé et perdu », sur bnf (consulté le 2 juillet 2017)
  13. Pierre Riché, Les carolingiens, Librairie Arthème Fayard/Pluriel, , 490 p. (ISBN 978-2-0127-9544-0)
  14. Henri Focillon, L'an mil, Denoël, Paris, , 187 p. (ISBN 9782282302461)
  15. Gabrielle Demians D'Archimbaud, Histoire artistique de l'occident médiéval, Paris, Armand Colin, 1992, (ISBN 2200313047)
  16. Jean-Marie Guillouët, Mémento Gisserot d'architecture romane, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 21-23
  17. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 72
  18. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 73.
  19. Claude Wenzler, Églises et cathédrales de la France médiévale, Édition de Lodi, , p. 22.
  20. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 71.
  21. Contrebutement de la voûte en berceau du vaisseau central par les collatéraux très hauts et voûtés d'arêtes.
  22. Dans cette église, le cordon constitue le prolongement des impostes sous les voûtes hautes, l'architecte laissant ainsi l'impression d'un niveau unique.
  23. Jean Villette, Les portails de la cathédrale de Chartres, Éditions J.M. Garnier, , p. 107
  24. a et b René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 81-82
  25. Anne Prache, Cathédrales d'Europe, Citadelles & Mazenod, , p. 75
  26. Louis Grodecki, Catherine Brisac, Claudine Lautier, Le Vitrail roman, Office du Livre, , p. 39
  27. Victor Ruprich-Robert, L’Architecture normande aux XIe et XIIe siècles en Normandie et en Angleterre, Paris, Imprimeries réunies, 1889 tome: 1, pages: 209-210, tome:2, planches: CXXVI, figure: 4; CXLIV, figures: 1 à 5
  28. Cité de l'architecture, dossier pédagogique : l'architecture militaire au moyen-âge
  29. Eugène Viollet-le-Duc:: Dictionnaire raisonné de l'Architecture française de XIe au XVIe siècle, Article: Donjon
  30. J. F. Fino, Forteresses de la France médiévale, p. 109.
  31. Arcisse de Caumont cité dans : Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1902, p. 261.
  32. Lucien Musset, Angleterre romane, t. 1, Zodiaque, coll. « La nuit des temps », (ISBN 978-2-7369-0032-8)
  33. André Maurois, L'histoire d'Angleterre, Fayard,
  34. Michel de Bouard, « L'architecture militaire de l'Angleterre normande », Annales de Normandie, vol. 10, no 4,‎ , p. 412-421.
  35. Joseph Decaens, L'architecture normande : Les origines du donjon rectangulaire, vol. 1, Charles Corlet - Presses universitaires de Caen, , 385 p. (ISBN 2-85480-949-1), p. 182
  36. Pierre Heliot, « Les origines du donjon résidentiel et les donjons-palais romans de France et d'Angleterre », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 17, no 67,‎ , p. 225.
  37. Lucien Musset, Normandie romane, t. 1, La Haute-Normandie, Éditions Zodiaque, La Pierre qui Vire, 1975
  38. Maylis Baylés, L'architecture normande au moyen-âge, Charles Corlet-Presses universitaires de Caen, (ISBN 2-84133-135-0).
  39. http://patrimoines.midipyrenees.fr/fr/rechercher/recherche-base-de-donnees/index.html?notice=IA00065532&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bstate%5D=detail_simple&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bniveau_detail%5D=N3
  40. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bulmo_0007-473x_1988_num_146_2_3109
  41. Jacques Tiébaut, « L'église ottonienne de Saint-Pantaléon à Cologne (compte-rendu) », Bulletin monumental, vol. 129, no 4,‎ , p. 274-275 (lire en ligne).
  42. Louis Grodecki, Au seuil de l'art roman. L'architecture ottonienne, Armand Collin, Paris, , 342 p.
  43. a et b Marcelle Baby-Pabion, L'art médiéval en France, Arts et Décoration, 420 p. (ISBN 9782342048742), p. 116.
  44. (en) Alec Clifton, The cathedrals of England, Thames and Hudson, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux
  • Jacques Le Goff, La civilisation de l'Occident médiéval, Artaud, , 689 p.
  • La collection des Éditions Zodiaque (édition de l'abbaye de la Pierre-Qui-Vire).
  • Eliane Vergnolle, L'art roman en France, Flammarion, , 383 p. (ISBN 2-08-010763-1)
  • Alain Erlande-Brandenburg, L'art roman - Un défi européen, Gallimard, , 159 p. (ISBN 978-2-07-030068-6)
  • Louis Grodecki, Au seuil de l'art roman. L'architecture ottonienne, Armand Collin, Paris, , 342 p.
  • Puig I. Cadafalch, La géographie et les origines du premier art roman, H. Laurens, Paris, , 515 p..
  • Louis Grodecki et Florantine Müther, Le siècle de l'an mil (collection: Univers des formes), Gallimard, Paris, , 436 p. (ISBN 2-07-010785-X)
  • François Avril et Xavier Barral I Altet, Le temps des croisades (collection: Univers des formes), Gallimard, Paris, , 422 p. (ISBN 2070110273)
  • François Avril et Xavier Barral I Altet, Les royaumes d'Occident (collection: Univers des formes), Gallimard, Paris, , 464 p. (ISBN 2070110613)
  • Marcel Durliat, L'art roman, Citadelles & Mazenod, Paris, , 617 p. (ISBN 978-2-85088-280-7)
  • Louis Grodecki, Catherine Brisac, Claudine Lautier, Le Vitrail roman, Office du Livre,
Articles
  • Jean-Pierre Caillet, « Le mythe du renouveau architectural roman », Cahiers de Civilisation Médiévales, vol. 43, no 172,‎ , p. 341-172 (lire en ligne).
  • Marcl Durliat, « Reflexions sur l'art roman en France », Cahiers de Civilisation Médiévale, vol. 39, no 153-154,‎ , p. 41-65 (lire en ligne).
  • Eliane Vergnolle, « Les débuts de l'art roman dans les royaumes francs », Cahiers de Civilisation Médiévale, vol. 43, no 170,‎ , p. 161-194 (lire en ligne).


Basse-Auvergne
  • Guy Collière, Art roman en Basse-Auvergne : les églises majeures : livret détaillé disponible dans certaines des cinq églises majeures d'Auvergne.
  • Bernard Craplet, Auvergne romane, Éditions Zodiaque, rééd. 1992.
  • Bruno Phalip, L'art roman en Auvergne : Un autre regard, Nonette, Éditions Créer, 2003.
Haute-Auvergne
  • Pierre et Pascale Moulier, Églises romanes de Haute-Auvergne :
    • I - Le Mauriacois
    • II - La Région d'Aurillac
    • III - Région de Saint-Flour, Nonette, Éditions Créer, 2001.
  • Trémolet de Villers, Églises oubliées du Gévaudan, Presses du Languedoc, 1998.

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