James Pradier

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James Pradier
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Paris
Nom de naissance
Jean-Jacques Pradier
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élèves
Mouvement
Conjoint
Louise Pradier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
John Pradier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Jean-Jacques Pradier, dit James Pradier, est un sculpteur et peintre genevois ayant fait carrière en France, né à Genève le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Pradier est le quatrième enfant d'une famille genevoise issue de réfugiés protestants originaires du Languedoc. Suivant la mode de l'époque, il adopte le prénom anglophone de « James ». Il entre en 1804 à l'école publique de dessin.

Il rejoint en 1807 son frère Charles-Simon Pradier à Paris où il travaille pour François-Frédéric Lemot avant d'être admis dans son atelier à l'École des beaux-arts de Paris, ainsi que dans ceux des peintres Charles Meynier et François Gérard. Il remporte le grand prix de Rome de 1813 en sculpture pour son bas-relief Néoptolème empêche Philoctète de percer Ulysse de ses flèches.

Il est nommé professeur de sculpture à l'École des beaux-arts de Paris le , où il remplace François-Frédéric Lemot. C'est Auguste Dumont qui lui succèdera à son décès en 1852[1].

James Pradier a une liaison avec Juliette Drouet dont naît une fille, Claire Gauvain (1826-1846). C'est Juliette Drouet (peu probable) ou son épouse Louise, qui sert de modèle au sculpteur pour la statue allégorique de Strasbourg, située à Paris, place de la Concorde. De même, on a voulu reconnaître les traits de Juliette Drouet dans le groupe en marbre Satyre et Bacchante qui fit scandale au Salon de 1834[2]. Cette liaison prend fin dès que Juliette rencontre le prince Demidoff, qu'elle quittera pour Victor Hugo, alors ami de Pradier. Il fait office de père pour la petite Claire le temps de la courte vie de l'enfant, ce qui compromet les rapports entre les deux artistes. Néanmoins, Victor Hugo mène le cortège avec James Pradier lors des obsèques de Claire, morte à 20 ans.

De son mariage avec Louise Darcet[3], James Pradier a trois enfants : Charlotte née le 27 juillet 1834, John né le 21 mai 1836, et Thérèse, née le 3 juillet 1839. Les deux filles sont élevées à la maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint Denis[4].

À Paris, le statuaire avait, en 1831, son domicile au no 4bis rue des Beaux-Arts et son atelier au no 3 de la rue Neuve-de-l'Abbaye[5].

Pradier est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise[6].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Odalisque (1841), musée des beaux-arts de Lyon.

Galerie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1985-1986, Statues de Chair, sculptures de James Pradier , Paris, Genève.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Pradier, gravure de Frédéric Frégévize d'après la statuette de John-Étienne Chaponnière, document non sourcé.

Charles Baudelaire dans son ouvrage Curiosités esthétiques Salon de 1846 (p. 87) a un avis mitigé sur le talent de Pradier : « Ce qui prouve l'état pitoyable de la sculpture, c'est que M. Pradier en est le roi. Au moins celui-ci sait faire de la chair, et il a des délicatesses particulières du ciseau ; mais il ne possède ni l'imagination nécessaire aux grandes compositions, ni l'imagination du dessin. C'est un talent froid et académique. »[22].

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873), dans Romantisme, no 93, 1996, pp.95-101.
  2. « Notice de Satyre et Bacchante (1834) », sur louvre.fr (consulté le 27 avril 2016).
  3. Fille de Jean-Pierre-Joseph d'Arcet
  4. Correspondance de Flaubert, tomes I et II, collection de la Pléiade
  5. Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle : Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, ligthographie et composition musicale, Madame Vergne, 1831, p. 569 (en ligne).
  6. Les élèves auteurs des sculptures du tombeau de Pradier sont, pour les bas-reliefs : Hippolyte Ferrat, Jacques-Léonard Maillet, Eugène Guillaume, Augustin Courtet, Antoine Étex, Louis-Auguste Roubaud, François-Clément Moreau et Pierre-Charles Simart. Le buste de James Pradier est dû à Eugène-Louis Lequesne. (Source : Dictionnaire des monuments de Paris, Hervas, 1999).
  7. Notice no 5585, base Atlas, musée du Louvre
  8. Notice no 2341, base Atlas, musée du Louvre
  9. Notice no 2319, base Atlas, musée du Louvre
  10. Notice no 2651, base Atlas, musée du Louvre
  11. Notice no 2650, base Atlas, musée du Louvre
  12. Notice no 5573, base Atlas, musée du Louvre
  13. Notice no 2645, base Atlas, musée du Louvre
  14. Notice no 2323, base Atlas, musée du Louvre
  15. Notice no 2647, base Atlas, musée du Louvre
  16. Notice no 2648, base Atlas, musée du Louvre
  17. Notice sur l'Odalisque, site du musée des beaux-arts de Lyon.
  18. Phryné
  19. « Nyssia:sculpture “archéologique ” de James Pradier », sur https://independent.academia.edu/pfpuech, (consulté le 27 novembre 2014)
  20. Notice sur e-monumen.net
  21. Notice sur e-monumen.net
  22. Salon de 1846 p. 87 Wikisource
  23. Second prix de Rome en sculpture de 1832, il devient l'assistant de Pradier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne-Antoine Parrocel, Annales de la peinture, Ch. Albessard et Bérard, , 614 p. (lire en ligne), p. 507-516.
  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.
  • Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2003.
  • Stanilas Lami, Dictionnaire des Sculpteurs du Dic-Neuvième siècle, Paris, 1921, (réédition en 1970), t.4, p. 109.
  • Collectif, Statues de Chair, sculptures de James Pradier (1790-1852), catalogue de l'exposition éponyme, Paris-Genève, 1985-1986.
  • Claude Lapaire, James Pradier et la sculpture française de la génération romantique (1790-1852) Catalogue raisonné, comprenant de 578 œuvres répertoriés, Lausanne/Zurich, Institut suisse pour l'étude de l'art (SIK-ISEA), Milan 5 continents Éditions, 2010, 1 volume relié, texte en français, 504 pages, 800 illustrations en bichromie. (ISBN 978-88-7439-531-6)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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