Le Pin (Gard)

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Le Pin
Le Pin vu du belvédère de la Gardie.
Le Pin vu du belvédère de la Gardie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Bagnols-sur-Cèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Patrick Palisse
2014-2020
Code postal 30330
Code commune 30196
Démographie
Gentilé Pinois, Pinoises
Population
municipale
365 hab. (2012)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 24″ N 4° 32′ 07″ E / 44.09, 4.535344° 05′ 24″ Nord 4° 32′ 07″ Est / 44.09, 4.5353
Altitude Min. 94 m – Max. 261 m
Superficie 5,96 km2
Localisation

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Le Pin est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Pin est situé dans une région de transition entre les premiers contreforts du Massif central et la Vallée du Rhône, traversée d’est en ouest par les vallées de la Cèze et de la Tave, et qui se caractérise par une suite de plateaux, vallées, bassins intérieurs.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur les versants nord des plateaux de Valliguières, qui bordent la vallée de la Tave, vallée alluviale à fond plat qui s’étend en s’élargissant jusqu’au Rhône. Son territoire présente un aspect général vallonné plus accidenté au nord, au contact de la plaine de la Tave.

L'altitude moyenne de Le Pin est de 182 mètres environ. L’altitude de la commune se situe entre 100 et 250 m avec une progression du nord au sud :

  • 100 m au nord, au niveau de la plaine agricole ;
  • 180 m sur le plateau aux abords du village ;
  • de 200 à 250 m au sud, sud/est et sud/ouest du village.

Le Pin appartient au canton de Bagnols-sur-Cèze et à l’arrondissement de Nîmes, 3e circonscription (Villeneuve-lès-Avignon), département du Gard (30330). Les communes limitrophes sont Cavillargues et Saint-Pons-la-Calm au nord, Pougnadoresse à l’ouest, La Capelle-Masmolène au sud et Gaujac à l’est.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les terrains les plus anciens de la commune datent de la fin de l’ère secondaire (crétacé). Le Cénomanien inférieur y est présent sur tout le plateau de la Veyre au sud de la commune ; il s’agit du Barrémien à faciès Urgonien. Le Cénomanien moyen est représenté par l’Aptien, recouvert en partie par l’Albien. La crête rocheuse de la Tave est formée de quartzites très durs (Tavien), au-dessus de l’étage à lignite ou Paulétien au quartier du « Mas de Palisse » et sur le plateau du village. Les dépôts récents se trouvent sous forme d’alluvions au quartier du « Cros de Masse » et dans la vallée de la Tave. Formation éolienne, le lœss peut atteindre jusqu’à 20 mètres d’épaisseur sur la partie sud du plateau du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d’est en ouest par la Veyre et la Tave ; la première rejoignant la seconde sur la commune de Gauajc. Ces deux cours d’eau qui constituent en fait les limites administratives de la commune sont peu importants, calmes mais à caractère torrentueux. Ils débordent parfois dans la plaine, par fortes pluies, mais ces débordements n’affectent pas les secteurs urbanisés ou urbanisables. Sur le territoire de la commune, la Veyre ne coule qu’épisodiquement lors de longues périodes de pluies. Elle est essentiellement alimentée par les prés de Pougnadoresse et par de nombreuses résurgences. L’ensemble du territoire est drainé par des ruisseaux, vallats, qui se jettent principalement dans la Tave.

Végétation[modifier | modifier le code]

Comme dans toute la zone méditerranéenne, le relief influence fortement l’utilisation des sols ; les collines sont plus souvent boisées que défrichées. On y trouve des zones de garrigues ou de bois composés de chênes verts, blancs hermès ou de pins.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Accrochées au flanc sud d’une colline les maisons du village s’étagent depuis le modeste château du XVIIe siècle jusqu’aux jardins en contrebas où une fontaine fût peut-être à l’origine du village.

Terre de transition, entre le Sillon Rhodanien et l’arrière-pays, qui confronte l’Uzège d’une part et la Lussanenque d’autre part, déjà pré-cévenole. LE PIN est par conséquent une terre de contraste.

À mi-chemin entre Uzès et Bagnols, cette localité fut de tout temps un important lieu de passage. Des voies protohistoriques, coupant au plus court ou courant au sommet des crêtes situées au sud du village, favorisent le passage des personnes ou des marchandises avec des variantes selon les situations et les époques. Ainsi en fut-il du tracé gallo-romain repris des siècles plus tard par le Chemin du Haut d’Allemagne vers Saint Jacques de Compostelle. Aujourd’hui il est courant de voir des pèlerins traverser LE PIN.

Au XIXe, pour la commune du PIN où les services aux personnes étaient inexistants l’entretien des chemins vicinaux était vital. Le chemin le plus important était celui qui mène à CAVILLARGUES, car les principaux services de l’époque (médecin, notaire ou commerces en tous genres) étaient situés dans ce village. Dès 1865, la commune s’inquiète d’établir la communication entre ces 2 communes. Jusque-là, la Tave était franchie à gué. Alors qu’un premier pont avait été créé, il est emporté vers 1874 par une crue de la rivière, et ne fut reconstruit que 15 ans plus tard, en 1889. Plus loin, sur ce même chemin, un deuxième pont fut édifié en 1924, pour traverser cette fois-ci, la Brive (appelé aussi « Le Riou »), qui elle aussi était franchie à gué. Lors de forts orages en Novembre 1963, la crue a emporté le pont. Grâce à une subvention de 60 % du montant des travaux accordée par le Conseil Général aux communes du PIN et de CAVILLARGUES, le pont fût reconstruit très rapidement.

La commune compte encore un dolmen, le Dolmen du « Traves de l’Aven », probablement unique exemple dans notre région, de l’époque mégalithique, qui malheureusement ne demeure plus en intégralité, car lors de fouilles récentes, il a été fortement dégradé.

Au XIXe siècle, la plupart des maisons possédaient leur puits pour l’alimentation en eau. Puis en 1839, la municipalité décida de faire creuser un puits communal, à cette époque la commune ne possédait encore aucune fontaine publique. Au milieu des années 1800, devant les besoins croissants en eau, la municipalité envisage la création d’une fontaine publique, située, au « quartier bas » alimentant le lavoir, déjà existant, ainsi qu’un abreuvoir pour les bêtes de travail. Pour augmenter le débit en eau de cette fontaine, la commune a acheté à un particulier, une source passant dans son pré au Sud-Ouest du village. Cette fontaine est aujourd’hui toujours en état de marche et est appelée « La Font Basse ».

La Font Basse ne suffisant plus à assumer les besoins quotidiens en eau de la population, alors que les périodes de sécheresse survenaient fréquemment dans l’année, une autre source, suffisante pour alimenter le village, fut recherchée. Les bêtes de travail devaient aller boire dans un ruisseau à 500 mètres du village, l’Illaud (appelé Liot aujourd’hui). En 1885, après des « fouilles d’eau » aux quartiers du « Brugas » et de « Pied sans Peile », la commune construit une nouvelle fontaine publique sur la Place du village, qui desservirait les quartiers hauts. Une statue en Bronze représentant une nymphe avec une cruche surmonte cette fontaine, qui a assouvi les besoins en eau de la population, jusqu’à la fin des années 1960, date à laquelle l’adduction en eau potable a pris le relais.

À partir de 1820, l’exploitation du lignite, amène au PIN une population de mineurs. Le lignite, le meilleur du Bassin de la Tave, alimente les usines de la région, en particulier les filatures. Dès lors, la population de la commune s’accroît pour atteindre 364 habitants en 1881. Au début du XXe siècle, les mines sont abandonnées, à cause de leur faible rendement. De toute cette activité minière, il ne reste plus rien d’autre que quelques crassiers

La sériciculture déclinant, les filatures cessent toute activité vers la fin du XIXème siècle, l’exploitation des mines s’en trouve réduite et épisodique. La population ne cesse de décroître, 140 habitants seulement peuplent le village en 1975 avec menace de fermeture de l’école.

À partir de 1980, le village connaît un redressement démographique spectaculaire de 140 habitants à plus de 350. Cet accroissement est dû principalement à une population d’employés et d’ouvriers venue des sites de Marcoule et de l’Ardoise où se situent respectivement un important complexe atomique et des usines de ferro-alliages. Le relief vallonné a permis la construction d’une centaine de maisons, dans un respect quasi-total de l’environnement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Patrick Palisse    
mars 1995 2014 Francis Rouzaud    
mars 1971 1995 Émile Nizier    
mars 1970 1971 Henri Brunel    
mars 1965 1970 Joseph Cortie    
mars 1953 1965 Pierre Pujade    
mars 1944 1953 Marius Palisse    
mars 1935 1944 Félix Pujade    
mars 1925 1935 Fernand Pujade    
mars 1919 1925 Alphonse Thomas    
mars 1912 1919 Évariste Pascal    
mars 1897 1912 Léopold Larnac    
mars 1892 1897 Jean Pujade    
mars 1871 1892 Jaques Palisse    
mars 1870 1871 Pascal Vallier    
mars 1865 1870 Louis Larnac    
mars 1852 1865 Étienne Bouzige    
mars 1848 1852 Maurice Palisse    
mars 1846 1848 Clair Bouzige    
mars 1845 1846 Constantin Pujade    
mars 1840 1845 Joseph Taulelle    
mars 1837 1840 Claude Pujade    
mars 1832 1837 Maurice Taulelle    
mars 1831 1832 Jean Bapiste Bouzige    
mars 1830 1831 Firmin Pujade    
mars 1815 1830 Étienne Palisse    
mars 1808 1815 Firmin Pujade    
mars 1800 1808 Jaques Palisse    
mars 1797 1800 Étienne Pujade    
mars 1795 1797 Joseph Lapierre    
mars 1792 1795 Étienne Pujade    
mars 1790 1792 Joseph Lapierre    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 365 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 262 321 317 320 351 372 346 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
358 362 357 382 365 364 317 291 256
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
241 232 225 197 182 181 164 168 158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
164 150 140 173 256 290 317 325 331
2012 - - - - - - - -
365 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école primaire au sein d’un regroupement pédagogique (2 classes sur Le Pin et deux à Saint-Pons-La-Calm pour un total de 90 élèves), donc 53 sur la commune du Pin. Les classes dépendent de l'académie de Montpellier[3].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Divers services[modifier | modifier le code]

  • Une bibliothèque,
  • Un terrain multisports avec une aire de jeux pour les plus petits,
  • Une salle des fêtes,
  • Un terrain de pétanque,

Économie[modifier | modifier le code]

Les zones planes plus accessibles sont cultivées ; la viticulture est largement prépondérante sur toute la commune avec quelques cultures fruitières. Ces vignes produisent un vin de bonne qualité. À noter que pratiquement la totalité du territoire bénéficie du classement Côtes du Rhône (AOC).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Quelques lieux et monuments du village :

  • Deux cimetières (route d’Uzès et chemin du Mas d’Agathe),
  • Un lavoir alimenté par une fontaine, la « Font Basse »,
  • Une fontaine sur la place de la mairie,
  • Un belvédère-observatoire de la Gardie.
L’église

Les plans de l’édifice dressés par l’architecte Bègue d’Uzès datent du . L’implantation de cette nouvelle église était prévue sur l’emplacement de l’édifice primitif en y incluant l’ancien cimetière et l’ancienne sacristie qui fut ainsi sauvée de la démolition. Des travaux de réfection et d’aménagement furent lancés en 1992. Les murs latéraux des travées furent décroutés et laissés en pierres apparentes après réfection des joints. La voûte fut repeinte, les fonts baptismaux rénovés, les vitraux réparés, le carrelage et l’électricité refaits et les bancs changés et un chauffage fonctionnel au gaz a été mis en place. Le bâtiment fut inauguré en 1993.

Les bois et forêts

La commune de Le PIN est recouverte de multiples bois et bosquets communaux ou privés. La commune reste essentiellement verte sur la majorité de sa surface. Des coupes de bois sont régulièrement réalisées sous le contrôle de l’ONF afin d’en assurer l’entretien. Et son belvédère de la Gardie.

Les capitelles

Une quinzaine de cabanes en pierre sèche ou « capitelles » parsèment le territoire de la commune. De forme conique et parfaitement étanches à la pluie, elles servaient autrefois d’abris aux paysans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pin (Le) Blason D'azur à la bande losangée d'argent et de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  3. école primaire du Pin

Liens externes[modifier | modifier le code]