Quissac (Gard)

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Quissac
Quissac (Gard)
Vue aérienne du village
Blason de Quissac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Piémont Cévenol
(siège)
Maire
Mandat
Serge Cathala
2020-2026
Code postal 30260
Code commune 30210
Démographie
Gentilé Quissacois, Quissacoise
Population
municipale
3 259 hab. (2018 en augmentation de 4,59 % par rapport à 2013)
Densité 140 hab./km2
Population
agglomération
3 217 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 37″ nord, 4° 00′ 03″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 472 m
Superficie 23,32 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Quissac
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Quissac
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Quissac
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Quissac
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Quissac
Liens
Site web Site officiel

Quissac est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Quissac est un village gardois situé en bordure du fleuve le Vidourle, non loin de Nîmes et de Montpellier, dominé par le massif de Coutach dont la forêt se compose essentiellement de chênes verts et dont le point culminant, au sommet d'une grande colline (presque une montagne...) de forme pyramidale, atteint 472 mètres à Piecan. Entre mer et Cévennes, Quissac fait partie de ces villages pittoresques au riche passé, entouré de vignes et de garrigues.

Le Vidourle peut connaître des crues spectaculaires, les vidourlades[1], qui sont dans la mémoire de tous les Quissacois. Le reste de l'année, le Vidourle a un régime proche de celui des oueds. Son débit est souvent faible, en été, presque à sec, il n'est guère impressionnant.

Vidourlades.

La Garonette, rivière sachant se faire discrète, disparaît sous le village pour réapparaître au pied du temple et se jeter dans le Vidourle. Ce ruisseau est cependant redoutable en cas de fort orage, notamment en automne...

Le Crieulon, affluent du Vidourle avec un régime pluvial qui peut atteindre des débits importants, a nécessité la construction d'un barrage écrêteur de crues (le barrage de la Rouvière). L'édifice se situe sur les communes de Bragassargues (pour la rive gauche) et de Quissac (rive droite).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Quissac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Quissac, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 3 497 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,5 %), cultures permanentes (9,3 %), terres arables (8,6 %), zones urbanisées (8,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de Quissac remonte au Moyen Âge, comme en témoigne le quartier de Vièle. Avec ses ruelles étroites et ses maisons en pierre, le vieux quartier de Quissac a gardé son authenticité. On trouve la première mention de Quissac en 1274 : son église dépend alors de l'abbaye de Sauve[11]. La paroisse devient ensuite le centre d'un des archiprêtrés mis en place à la fin du XVIIe siècle pour renforcer l’encadrement catholique de la région, l'église étant reconstruite et agrandie à la même période. La population est cependant majoritairement protestante. L’industrie textile et des peaux se développe : le bourg devient un centre de fabrication de chapeaux et de bas de soie, activité qui perdurera jusqu'au XXe siècle[12].

Avec le XIXe siècle et l'essor économique de la vigne, le village se développe, aidé par l'arrivée du chemin de fer en 1872. L'existence de tanneries sur le Vidourle, mais également des activités plus traditionnelles comme le commerce de bestiaux et les traditionnelles magnaneries, participent à ce développement.

Autour du « Camp Neuf », un deuxième village se constitue.

À noter également, la construction au milieu du XIXe siècle d'un canal d'irrigation à partir du Vidourle, allant de Quissac à Orthoux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quissac Blason
D'argent au pont de sept arches de gueules, celle du milieu plus grande, sommé d'un saule pleureur de sinople et posé sur des ondes du même mouvant de la pointe.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Quissac appartient à l'arrondissement du Vigan et au canton de Quissac, dont elle est le chef-lieu depuis sa création. Le redécoupage cantonal de 2014 en a modifié sa composition.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la cinquième circonscription du Gard, représentée depuis par Olivier Gaillard (SE, ex-LREM).

Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance et du conseil de prud’hommes d'Alès, du tribunal pour enfants, du tribunal de commerce, de la cour d’appel et du tribunal administratif de Nîmes et de la cour administrative d'appel de Toulouse[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté de communes du Piémont Cévenol, intercommunalité issue de la fusion de trois communautés de communes. Cette entité a succédé à la communauté de communes Coutach Vidourle fondée en 2003.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[14].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Eugène Conduzorgues-Lairolles Républicain  
Les données manquantes sont à compléter.
1883 1889 Jean Auzilhon Républicain Docteur en médecine
Conseiller général du canton de Quissac (1883 → 1889)
1889 1892 Jacques Triaire    
1892 1896 Albin Ducamp (1831-1906) Républicain Ancien lieutenant de vaisseau, propriétaire
Ancien conseiller général du canton de Quissac (1883)
1896 1900 Jean Girondon    
1900 1904 Henri Jalaguier    
1904 1904 Léon Félix Valette    
1904 1905 Antoine Roux    
1905 1919 Jean Girondon    
1919 1928 Jean Sipeire    
1928 1935 Jean Turc    
1935 1937 Eugène Gervais    
1937 1941 René Marion SFIO Conseiller d'arrondissement (1937 → 1940)
1941 1944 Marcel Bastide    
1944 1944 Louis Cavalier    
1944 René Marion SFIO Conseiller général du canton de Quissac (1945 → 1958)
Maurice Perry    
Désiré Rousset[16] PS Enseignant retraité
Conseiller général du canton de Quissac (1958 → 1988)
René Clément    
René Drevon    
Robert Bresson[17] (1948-2019) UDF puis UMP Médecin psychiatre, chef d'entreprise
Marc Jonget PS  
En cours
(au 26 mai 2020)
Serge Cathala DVD[18] Retraité du ministère de l’Intérieur
Vice-président de la CC du Piémont Cévenol
Réélu pour le mandat 2020-2026

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2018, la commune comptait 3 259 habitants[Note 2], en augmentation de 4,59 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3101 2771 3241 4131 5181 5601 5901 5881 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7361 5581 5561 6791 6081 5311 5321 5161 552
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6061 6301 7051 7341 8061 9021 7371 5241 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 6071 7161 9531 9232 0522 2722 5692 6092 649
2013 2018 - - - - - - -
3 1163 259-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Faustin-et-Saint-Jovite, restaurée entièrement au XVIIe siècle après les guerres de religions, et qui possède un clocher surmonté d'un campanile en fer forgé de forme pyramidale qui abrite l'ancienne cloche des heures (fin XVIIe siècle).
Église Saint-Faustin-et-Saint-Jovite.
  • Temple : du plus pur style néoclassique des années 1830. La façade donnant sur le quai du Vidourle possède une remarquable et monumentale colonnade à cannelures (portique d'entrée) supportant un large fronton triangulaire (digne d'un palais de Justice...). L'édifice, comme d'autres de ce type à destination d'un lieu de culte protestant, a récemment, été proposé à l'inscription aux Monuments Historiques. Son clocher abrite une cloche des années 1840 de 440 kg issue des ateliers Jean Baptiste de Marseille .
Temple de Quissac
  • Hôtel de ville début XXe, de style très « parisien » et qui possède une haute toiture à 4 pans en ardoises ; un cadran d'horloge y est présent au sein d'un œil de bœuf sculpté ; un petit campanile avec carillon supportant 3 cloches surmonte le tout.
  • Vieux pont du Vidourle bien souvent mis à mal par les crues.
  • « Château de Sabatier » en direction de Sauve (privé, ne se visite pas), domaine d'origine médiévale remanié au XVIIIe siècle ; superbe et monumentale grille d'entrée, chef d'œuvre de ferronnerie d'époque Louis XVI ; présence d'un gracieux petit campanile milieu XVIIIe en fer forgé ouvragé, abritant une cloche des heures de la même époque sur l'une des tours.

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « vidourlade — Wiktionnaire », sur fr.wiktionary.org (consulté le 16 octobre 2017).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Quissac », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  11. Dictionnaire topographique du Gard, Germer-Durand, 1868.
  12. Le Gard de la préhistoire à nos jours, dir. Raymond Huard, éd. Bordessoules, 2003.
  13. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 13 juillet 2021).
  14. Art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  15. Les maires de Quissac, sur FranceGenWeb
  16. Notice ROUSSET Désiré, Marcel, Jean-Louis, Antoine par Gilles Morin, version mise en ligne le 28 août 2015, dernière modification le 9 septembre 2015
  17. « Disparition de l’ancien maire, Robert Bresson », Midi Libre,‎ (lire en ligne).
  18. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 4 juillet 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. « Église Protestante Unie de France »
  24. « Église Évangélique A.D.D. »
  25. Charles du Rozoir, Louis Devillas : 1747-1832, dans Les bienfaiteurs de l'Humanité : Études biographiques, Paris : Librairie Paul Ducrocq, 1878, pp.229-233)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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