Juvignac
| Juvignac | |||||
Pavillon des Thermes de Fontcaude. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hérault | ||||
| Arrondissement | Montpellier | ||||
| Intercommunalité | Montpellier Méditerranée Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Serge Gros 2026-2032 |
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| Code postal | 34990 | ||||
| Code commune | 34123 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Juvignacois | ||||
| Population municipale |
14 055 hab. (2023 |
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| Densité | 1 298 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 36′ 50″ nord, 3° 48′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 22,5[1] m Max. 145[2] m |
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| Superficie | 10,83 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Montpellier (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Montpellier (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lattes | ||||
| Législatives | Huitième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.juvignac.fr | ||||
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Juvignac [ ʒy.vi.ɲak] (en occitan Juvinhac [ d͡ʒy.βi.'ɲak]) est une commune française située dans l'est du département de l'Hérault en région Occitanie, à l’ouest de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Juvignacois. Juvignac est avant tout connue pour son golf (golf de Juvignac-Fontcaude), ses thermes du XIXe siècle (et son Vichy Spa) et ses garrigues. Juvignac est officiellement créée en 1790 mais son histoire est bien plus ancienne.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Mosson, le ruisseau de la Fosse et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Juvignac est une commune urbaine qui compte 14 055 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Montpellier et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Juvignacois ou Juvignacoises.
Selon les chiffres du recensement de 2019, Juvignac est la quatrième ville la plus peuplée de la Métropole de Montpellier et la onzième du département de l’Hérault.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
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Située dans la toute première couronne périurbaine de la Métropole de Montpellier, Juvignac s'étend sur 1 083 hectares, répartis entre garrigue au nord et vignes au sud. L'agglomération urbaine trouve sa place entre les deux mais tend à empiéter vers les pentes de la garrigue.
Les surfaces actuellement urbanisées ne représentent toutefois qu'une partie du territoire : 29 %, mais cette part a été en forte croissance jusqu’en 2015. Le reste du foncier se répartit comme suit : garrigues et espaces naturels ouverts (40 %), boisements (18 %), activités et équipements (10 %), et espaces en eau (3 %).
De 89 habitants en 1954, la population passe à 3 488 habitants en 1982, 4 221 en 1990, 5 592 en 1999 et 11 363 en 2018. L'augmentation a pu atteindre 60,6 % en 17 ans[3].
La commune est limitrophe de celles de Montpellier (dont elle est séparée par la rivière Mosson) à l'est, Lavérune et Saint-Jean-de-Védas (par un quadripoint) au sud, Saint-Georges-d'Orques à l'ouest et Grabels au nord. Juvignac est la commune la plus peuplée de l’arc ouest montpelliérain. Elle bénéficie d'un climat méditerranéen avec plus de trois cents jours de soleil par an.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Grabels, Lavérune, Montpellier, Saint-Georges-d'Orques et Saint-Jean-de-Védas.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[6] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[7]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 695 mm, avec 0,6 jours de précipitations en janvier et 2,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villeneuve-lès-Maguelone à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 15,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 591,6 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,5 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
22,4 26.01.24 |
24,5 24.02.20 |
28,1 21.03.02 |
30,7 08.04.11 |
34,4 24.05.11 |
43,4 28.06.19 |
37,8 03.07.25 |
40,3 16.08.25 |
35,4 05.09.16 |
32,1 03.10.1997 |
25,6 15.11.15 |
21,7 11.12.1994 |
43,4 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12 | 13 | 16,1 | 18,5 | 22,2 | 26,4 | 29,1 | 28,9 | 25 | 20,6 | 15,7 | 12,6 | 20 |
| Température moyenne (°C) | 7,9 | 8,5 | 11,4 | 13,9 | 17,5 | 21,4 | 24 | 23,8 | 20 | 16,4 | 11,6 | 8,6 | 15,4 |
| Température minimale moyenne (°C) | 3,8 | 4 | 6,7 | 9,2 | 12,7 | 16,4 | 18,9 | 18,7 | 15 | 12,1 | 7,6 | 4,7 | 10,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−11,5 06.01.1985 |
−9,3 05.02.12 |
−7 02.03.05 |
0,1 08.04.21 |
4,2 06.05.1982 |
6 06.06.1984 |
10,5 13.07.00 |
9,8 30.08.1986 |
5,5 29.09.1993 |
−0,3 31.10.1997 |
−5,7 23.11.1988 |
−7 30.12.1996 |
−11,5 1985 |
| Précipitations (mm) | 51,1 | 37,7 | 42,4 | 47,8 | 40,2 | 31,3 | 18,4 | 32,7 | 76,4 | 90,7 | 71,8 | 51,1 | 591,6 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
170 03.01.1979 |
75 28.02.18 |
74 15.03.1996 |
83,7 25.04.1989 |
86 03.05.1999 |
74 27.06.1981 |
66,5 31.07.1994 |
85 23.08.15 |
140 29.09.14 |
115,4 20.10.1994 |
152,8 16.11.03 |
110 03.12.03 |
170 1979 |
Milieux naturels et biodiversité
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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[13] : la « vallée de la Mosson de Grabels à St-Jean-de-Védas » (114 ha), couvrant 5 communes du département[14].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Juvignac est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montpellier[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (40,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (17,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,6 %), cultures permanentes (11,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (6,2 %), forêts (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts
[modifier | modifier le code]La ville de Juvignac est composée de huit grands quartiers :
- Le quartier Centre ;
- La Plaine ;
- Les Garrigues ;
- Les Constellations ;
- Fontcaude ;
- Courpouyran ;
- Bel Air - Naussargues ;
- Le Labournas - les Pattes - le Valat de la Fosse.
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Limitrophe de Montpellier, Juvignac est desservie par de grandes voies d'accès routières et autoroutières : autoroutes A9, A75 et A750. La ligne no 3 du tramway reliant directement Juvignac à la capitale de région et aux autres communes est mise en marche depuis le [16],[17], ainsi qu'une ligne de bus reliant « le Martinet » (au bout du quartier de Fontcaude) et la Mosson en passant par l'intérieur de Juvignac (la Plaine et Fontcaude entre autres).
Transports ferroviaires : la gare la plus proche est celle de la gare de Montpellier-Saint-Roch.
Transports aériens : aéroport international de Montpellier-Méditerranée à Fréjorgues, à environ 10 km.
Risques majeurs
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune de Juvignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].
Risques naturels
[modifier | modifier le code]La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[20], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[21]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 1997, 2002, 2003, 2005 et 2014[22],[18].
Juvignac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 6],[23].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 3 017 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 3 015 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].
Risques technologiques
[modifier | modifier le code]Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[26].
Toponymie
[modifier | modifier le code]La commune a été connue sous les variantes : fiscum nostrum nuncupante Juviniacum, antiquo vocabulo vocatur Fonte Agricole (799), fiscum Juiniacum cum ecclesia (898), parochia de Juviniaco (1130), de Juviniaco (1202), decimaria ecclesie S Gervasii de Juvinhaco (1330).
Le nom Juvignac dérive de celui d'un domaine gallo-romain gentilice latin Juvinius augmenté du suffixe -acum[27].
Histoire
[modifier | modifier le code]En 219 av. J.-C., Hannibal y fait halte avant de reprendre sa progression vers les Alpes et l'Italie.
En 799, Juvignac est reconnue chef-lieu de fisc carolingien. Donnée à l'archevêque de Narbonne en 893 par Charles le Simple, la terre devient seigneurie en 898. Construit en 1150, le pont sur la Mosson, visible à l'entrée de la ville, se situe sur le chemin d'Arles et la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le nom du lieu-dit Fons Caladis (Fontcaude) apparaît vers 1220.
Une lettre du roi Charles IX érige en 1571 la Mosson en baronnie et l'unit aux seigneuries de Saint-Jean de Gorniès et de la Valadière, située dans la boucle de la rivière.
En 1710, Joseph Bonnier, trésorier de la Bourse des États de Languedoc, achète l'ensemble des terres de la seigneurie et se constitue un immense domaine de part et d'autre de la Mosson, autour d'un superbe château, modèle achevé des « folies » montpelliéraines.
La commune de Juvignac est créée en 1790 par les députés sénéchaussées de Montpellier et de l'Assemblée nationale.
Au XIXe siècle, Juvignac est connue pour son établissement thermal de Fontcaude et sa source de « La Valadière ». Simultanément, la commune voit son activité viticole se développer et supplanter les autres productions. Aujourd'hui[Quand ?] encore, et malgré le recul de la culture de la vigne, la commune est — pour une partie de son territoire — dans l'appellation d'origine contrôlée Saint-Georges-d'Orques.
Depuis les années 1980, Juvignac connait une expansion démographique constante et doit ainsi faire face à de nouveaux défis : construction d'un nouvel Hôtel de Ville (inauguré en 2006), d'une médiathèque municipale (en 2011), d'un nouveau centre de loisirs et d’une troisième école (dénommée « école Nelson Mandela ») en 2017. Cette urbanisation a connu un point culminant dans les années 2008-2014 (construction du quartier du Martinet à Fontcaude, du lotissement West Cottage à Courpouyran, puis du quartier des Constellations près du domaine de Caunelle). Depuis 2014, Juvignac a fait le choix d’un urbanisme raisonné et maîtrisé.





