Collorgues

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Collorgues
Image illustrative de l'article Collorgues
Blason de Collorgues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Uzès
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Uzès
Maire
Mandat
Thierry Clemente
2017-2020
Code postal 30190
Code commune 30086
Démographie
Gentilé Collorguois
Population
municipale
568 hab. (2014)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 20″ nord, 4° 17′ 31″ est
Altitude Min. 109 m – Max. 216 m
Superficie 9,27 km2
Localisation

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Collorgues

Collorgues est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au cœur du département du Gard, Collorgues se situe au centre d'un triangle dont les sommets sont Nîmes, Alès et Uzès. Ces trois villes se situent à 25 kilomètres du village pour les deux premières et à 12 kilomètres pour la troisième.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Communes limitrophes de Collorgues
Saint-Maurice-de-Cazevieille Baron (Gard) Foissac (Gard)
Castelnau-Valence Collorgues Aubussargues
Saint-Dézéry Garrigues-Sainte-Eulalie Garrigues-Sainte-Eulalie

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 927 hectares ; son altitude varie de 109 à 216 mètres[1].

Le territoire de la commune est composé de collines boisées et de plaines occupées par des vignes, des oliviers et diverses parcelles cultivées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Du nord au sud coule le ruisseau de la Cottin dominé à l'est par la colline occupée par le village et à l'ouest par la colline du Mas Gaillard. Une portion de la rivière Bourdic borde l'est de la commune et constitue sa frontière avec celle de Serviers-et-Labaume.

Climat[modifier | modifier le code]

Collorgues bénéficie d'un climat méditerranéen tempéré par la proximité des Cévennes. Les étés sont chauds et secs mais souvent rafraîchis par le mistral. Les hivers sont doux et les chutes de neige sont rares. En automne, la situation géographique de Collorgues la rend fréquemment sujette aux conséquences des épisodes cévenols.

Relevé météorologique de Collorgues (Période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,2 5,8 8,3 12,1 15,8 18,7 18,4 14,9 11,5 6,5 3,6 10,2
Température moyenne (°C) 6,9 7,8 10,9 13,5 17,6 21,7 24,9 24,5 20,3 16 10,5 7,5 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,4 16 18,6 23 27,5 31 30,5 25,7 20,4 14,5 11,3 20,2
Record de froid (°C) −12,2 −14 −6,8 −2 1,1 5,4 10 9,2 5,4 −1 −4,8 −9,7 −14
Record de chaleur (°C) 21,3 23,8 27,3 30,7 34,7 39,1 38,8 41,6 35,4 31,9 26,1 20,6 41,6
Ensoleillement (h) 141,6 166,3 222,2 229,8 262 311 341,1 301,6 239 166,6 147,9 134 2 662,9
Précipitations (mm) 64,7 47,3 40,4 65,1 58,5 40,9 28,2 53,3 96,4 119,2 83,1 65,8 762,9
Source : « Données climatiques de la station de Nîmes », sur www.meteofrance.com


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Traversé par les routes D114 et D120, le village est proche de la N106 reliant Nîmes à Alès. Collorgues est desservie par la ligne A11 du réseau interurbain du Gard. La gare de Nozières - Brignon, située à 10 kilomètres, permet d'accéder au réseau TER. L'aéroport de Nîmes-Garons situé à 38 kilomètres est le plus proche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après le toponymiste Ernest Nègre, le préfixe Col- est issu du latin colonica, terme apparu au VIIIe siècle et désignant une propriété foncière, le plus souvent agricole, sur lequel un paysan libre pouvait s'établir de manière perpétuelle et héréditaire[2], Colonicae étant une ancienne appellation de Collorgues[3]. Quand au suffixe -orgues, dérivé du latin alsonicus, il indique la présence d'une rivière ou d'une source.

Les habitants de Collorgues sont les Collorguois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire, Antiquité[modifier | modifier le code]

Les premières traces de vie sur le site de Collorgues sont animales. On peut en effet observer sur le territoire de la commune une dalle calcaire portant les empreintes de mammifères.

À la fin du néolithique et au chalcolithique, les collines de Collorgues sont un important site de production de silex. Plusieurs hypogées et statues-menhirs ont été découverts sur la colline du Mas Gaillard. Des zones d'extractions à ciel ouvert et zones de taille sont également présentes aux environs. L'exportation du silex de Collorgues est attestée de la Lozère jusqu'en Catalogne sur une période allant de 3300 à 2400 ans av. J-C[4][5].

Il n'existe pas de traces actuellement connues d'une occupation de Collorgues au cours de l'antiquité. L'activité humaine dans cette zone est alors située plus au nord sur l'oppidum de Brueys (commune d'Aigaliers) et au pied de celui-ci au lieu-dit Les Claparèdes (commune de Baron) où furent mis au jour de nombreux vestiges gallo-romains, notamment une stèle funéraire plus tard déplacée à Collorgues.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1295, alors castrum féodal, Collorgues apparait sur un échange écrit entre le roi Philippe IV le Bel et Raymond V Gaucelme, seigneur de Lunel et en partie d'Uzès, par lequel ce dernier reçoit du roi la propriété du château et du fief de Collorgues[6].

Collorgues sur la carte de Cassini.

Le village est connu en 1314 sous le nom d’Ecclesia de Colonicis, appartenant à la viguerie et au diocèse d'Uzès. En 1384, on y compte trois feux, selon un dénombrement de la sénéchaussée. Le village se nomme alors Colonicae.

Du XVe au XVIIe siècle, la seigneurie de Collorgues et son château appartiennent à la famille de Brueys. Le village subit fréquemment les frais des guerres de religion et son église est plusieurs fois incendiée et restaurée. Après les massacres de protestants ayant eu lieu dans la région le , la famille de Brueys se disperse en Europe et les lieux changent de propriétaires. En 1726, la seigneurie devient propriété de Jean de Cabot, trésorier de France en la Généralité de Montpellier et intendant des gabelles de Languedoc[7], puis de son fils Jean-Roch de Cabot, Grand voyer de France[7]. Avant la Révolution française, à une date encore indéterminée, le château devient possession de la famille de Bouzigues de Lacoste jusqu'au XIXe siècle où son dernier représentant, Jean-Alexandre de Lacoste, le cédera à la commune.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Collorgues est membre de la communauté de communes du pays d'Uzès. La commune appartient au canton d'Uzès et à la sixième circonscription du Gard. Juridiquement, Collorgues relève du tribunal d'instance d'Uzès, du tribunal de grande instance de Nîmes, de la cour d'appel de Nîmes, du tribunal pour enfants de Nîmes, du conseil de prud'hommes de Nîmes, du tribunal de commerce de Nîmes, du tribunal administratif de Nîmes et de la cour administrative d'appel de Marseille[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Clément Ravaux   Premier président du Sivom de Collorgues
  2005 Maurice Dumas DVG  
2005 2014 Michel Feret    
2014 2015[Note 1] Jean-Marc Marchal EELV  
2015 2017 André Brunel PS Retraité Fonction publique
2017 en cours Thierry Clemente Sans étiquette, apparenté FN  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Collorgues n'est jumelée avec aucune commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 568 habitants, en augmentation de 4,99 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333 329 340 350 349 356 341 368 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
419 371 370 368 357 372 310 310 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264 291 284 265 252 237 234 215 205
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
204 196 196 210 309 359 528 550 568
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collorgues appartient à l'académie de Montpellier. Un regroupement pédagogique intercommunal existe avec la commune de Garrigues-Sainte-Eulalie, celle-ci accueillant les élèves à partir du cours préparatoire. L'école de Collorgues accueille les élèves de maternelle et, selon les effectifs, des élèves de cours préparatoire. L'établissement porte le nom de l'ancien propriétaire du château de Collorgues, Jean-Alexandre Lacoste (1800-1858).

Les collèges les plus proches sont situés à Brignon, Saint-Geniès-de-Malgoirès et Uzès, respectivement à 8, 10 et 12 kilomètres. Les lycées sont à Uzès et à Alès. La proximité de grandes villes permet à Collorgues d'avoir un accès à l'enseignement supérieur : à Alès l'École nationale supérieure des mines, et à Nîmes l'université de Nîmes, l'unité de formation et de recherche de médecine (UFR), deux instituts de formation en soins infirmiers (CHU et Croix-Rouge), un institut universitaire de technologie (IUT), un institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), une école de notariat, un centre du Conservatoire national des arts et métiers et l'École nationale de police.

Santé[modifier | modifier le code]

De par sa situation au centre du triangle Nîmes-Alès-Uzès, Collorgues bénéficie d'une proximité avec les équipements de santé de ces trois villes. Le village a ainsi accès dans un rayon de 30 kilomètres à un hôpital local (Uzès), un centre hospitalier (Alès) et un CHU (Nîmes). Un certain nombre de cliniques et de nombreux établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont accessibles. La ville voisine d'Uzès est également équipée d'un important hôpital psychiatrique. La commune dépend du centre de secours d'Uzès.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Un marché nocturne annuel est organisé par l'office de tourisme d'Uzès dans les villages de la communauté de communes du pays d'Uzès.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Collorguois disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Collorgues a longtemps appartenu à l'ancien diocèse d'Uzès jusqu'à la suppression de celui-ci. Aujourd'hui, la commune fait partie de l'ensemble paroissial de Saint-Maurice-de-Cazevieille et Vézénobres au sein du diocèse de Nîmes[13]. Le village ne possède plus de lieu de culte catholique depuis la transformation de l'église Saint-André en temple protestant ; les offices ont donc lieu dans les communes alentours.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La commune appartient au consistoire régional de Languedoc. La synagogue la plus proche est à Nîmes[14].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Collorgues appartient au conseil régional du culte musulman Languedoc-Roussillon. Les mosquées les plus proches se trouvent à Uzès, Saint-Geniès-de-Malgoirès et Alès.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Collorgues appartient à la paroisse de Saint-Chaptes, dans la région Cévennes-Languedoc-Roussillon de l'Église protestante unie de France[15]. Les offices ont lieu les dimanches matin dans le temple de Collorgues qui occupe l'ancienne église catholique.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 30 549 €, ce qui plaçait Collorgues au 14 844e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[16].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 330 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,2 % d'actifs dont 64,5,0 % ayant un emploi et 10,6 % de chômeurs[I 1].

On comptait 79 emplois dans la zone d'emploi, contre 72 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 217, l'indicateur de concentration d'emploi est de 36,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour trois habitants actifs, la commune est en effet essentiellement résidentielle[I 2].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, Collorgues comptait 63 établissements : 16 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 7 dans l'industrie, 9 dans la construction, 25 dans le commerce-transports-services divers et 6 étaient relatifs au secteur administratif[I 3].

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire est représenté par la culture de la vigne, du tournesol, de l'olivier ainsi que diverses plantes céréalières et fourragères. Des éleveurs, principalement ovins et caprins sont également présents. Des entreprises consacrées aux matériels agricoles, au bâtiment-travaux publics et à la transformation des matières premières issues de l'agriculture (moulin à huile d'olive, cave vinicole) constituent le secteur secondaire. Le secteur tertiaire de Collorgues regroupe quant à lui des entreprises de services aux particuliers, des professions libérales ainsi que les services administratifs de la commune[17],[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune compte un ensemble de deux statues-menhirs classé à l'inventaire des monuments historiques depuis le [19].

Cet ensemble a été découvert lors de la fouille de l'hypogée de Teste 1. La première se trouvait parmi les dalles de couverture de la tombe alors que la seconde fut trouvée au milieu des dalles de soutènement de la galerie à silex partant de la chambre. Les visages et bras sont bien représentés ainsi que des ébauches de seins et ce qui est interprété comme des crosses ou des faucilles[4],[5],[20]. Ces statues sont désormais conservées au musée de Lodève.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Après avoir connu de nombreux propriétaires entre le XIIIe et le XIXe siècle, le château devient bien communal en 1865. Jean-Alexandre de Bouzigues de Lacoste (1800-1858), dernier descendant des seigneurs de Collorgues, ancien propriétaire du château, légua ses bien à la commune à sa mort. En 2016, le château accueille la mairie, la bibliothèque municipale et le foyer communal. De 1866 à 2003, l'école s'y trouvait également, ainsi qu'une maison de santé toutes deux financées par une partie de l'héritage de Jean-Alexandre Lacoste. Le château était équipé d'un donjon détruit vers 1864 pour permettre l'aménagement de la Grand Rue[21].

Outre les lavoirs construits entre 1886 et 1903[22], la commune compte une ancienne cave coopérative, transformée en chais de vieillissement et salle de réception.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Le temple protestant était à l'origine l'église catholique attestée dès 1470, dédiée à Saint-André et unie au monastère de Saint-Nicolas-de-Campagnac[3]. Elle fut plusieurs fois incendiée lors des guerres de religion et à chaque fois restaurée, notamment en 1858 grâce aux fonds légués par Jean-Alexandre Lacoste[23]. Le cimetière catholique comprend une chapelle édifiée en 1886[24].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Hypogées de Collorgues : La première (Hypogée de Teste 1), mise à jour en 1879, est un puits d'accès à des galeries d'exploitation de silex qui fut ensuite réemployé en sépulture collective. Elle a livré six squelettes, plusieurs poignards en silex ainsi que deux statues-menhirs. Par la suite, plusieurs autres réseaux de galeries furent découverts, en particulier l'hypogée de Teste 2 s'étendant sur plusieurs dizaines de mètres et dans laquelle fut trouvée une dalle anthropomorphe[4][5]. Les trouvailles faites pendant les fouilles sont désormais exposées dans plusieurs musées de la région, notamment le musée archéologique de Nîmes où est également visible une maquette de Teste 1. Les hypogées, quant à elles, sont perdues dans la végétation et peu accessibles.
  • Stèle funéraire romaine : vraisemblablement originaire de la commune voisine de Baron où plusieurs tombes antiques ont été fouillées au lieu-dit Les Claparèdes, ce monument d'environ 130 centimètres sur 75 a été réemployé comme élément de maçonnerie et se trouve désormais encastré dans l'angle d'une maison face au château de Collorgues. On peut y lire "D(is) M(anibus) - Mariae - Q(uinti) Fil(iae) - Quintiae - v(iva) f(ecit)" traduit par "Aux dieux Mânes de Maria Quintia, fille de Quintius, elle a fait élever (ce monument) de son vivant". Plusieurs stèles funéraires découvertes sur les communes de Baron et d'Aigaliers font référence à Quintius et sa fille Maria Quintia[25]. Encastrée dans une propriété privée et non inscrite aux monuments historiques, la stèle est aujourd'hui très abîmée et les inscriptions à peine visibles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Mazauric (1932), historien. Sa famille est originaire de Collorgues : son père et ses oncles furent parmi les quarante-trois hommes du village appelés à combattre lors de la Première Guerre mondiale[26].
  • Michel Hermet (1953), dirigeant d'entreprise, sommelier et viticulteur. Il est propriétaire de la cave de Collorgues.
  • Pierre Plihon (1989), archer spécialiste de l'arc classique, a vécu à Collorgues où sa famille gère une ferme équestre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Collorgues Blason D'azur au pal losangé d'argent et d'azur[27].
Détails Comme de nombreuses communes gardoises, le blason de Collorgues comporte une partition losangée. Cette similitude s'explique par la mise en place de l'Armorial Général de France établi par Charles d'Hozier à la demande de Louis XIV à partir de 1696 et ce dans le but de percevoir une taxe sur les blasons. Un certain nombre de villages se sont donc vu attribuer un blason basique dont les partitions, émaux et meubles ne reflètent en rien l'histoire de la commune.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Mazauric, « Destins : quatre poilus originaires de Collorgues dans la Grande Guerre » , La Fenestrelle, 2014. (ISBN 979-1-09282-608-1)
  • C. Hugues, E. Drouot, S. Garimon : « Bulletin de la Société Préhistorique Française » , CNRS, 1966. (DOI 10.3406)
  • Maxime Remicourt, Jean Vaquer, Marc Bordreuil « Production et diffusion au chalcolithique des lames en silex de Collorgues » , Gallia Préhistoire, 2009 [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Marchal, maire, démissionne en .
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. Ernest Nègre, Topographie Générale de la France, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-02883-7)
  3. a et b Eugène Germer-Durand, Dictionnaire topographique du département du Gard, Imprimerie Impériale - Paris,
  4. a, b et c C.Hugues, E. Drouot, S. Garimon, Bulletin de la Société préhistorique française, Centre National de la Recherche Scientifique, , Tome 62
  5. a, b et c Maxime Remicourt, Jean Vaquer, Marc Bordreuil, « Production et diffusion au chalcolithique des lames en silex du Ludien de Collorgues », Gallia Préhistoire, no 51,‎
  6. M. Ménard, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nimes - Tome 7, Hugues-Daniel Chaubert,
  7. a et b Louis de la Roque, Armorial de la Noblesse de Languedoc - Généralité de Montpellier, Félix Seguin - Montpellier,
  8. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 22 février 2013).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Trouver une paroisse », sur nimes.catholique.fr (consulté le 21 juillet 2016)
  14. « Consistoire | Consistoires », sur www.consistoiredefrance.fr (consulté le 21 juillet 2016)
  15. Eglise protestante unie de France, « Eglise protestante unie de France » (consulté le 21 juillet 2016)
  16. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  17. « Infogreffe, Greffes des Tribunaux de Commerce »
  18. « Bilan.net, Bilans et Informations Légales des Entreprises »
  19. « Liste des monuments historiques de la commune de Collorgues », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « STATUES MENHIRS GARRIGUES GARD », sur le site personnel de Bruno Marc, (consulté le 8 août 2016).
  21. Archives départementales du Gard, série 2 O 622 : Château, réparations, 1862-1928.
  22. Archives départementales du Gard, 2 O 622 : Lavoir, construction, réparations, 1886-1903.
  23. Archives départementales du Gard, série 2 O 622 : horloge, installation, 1862-1933
  24. Archives municipales, délibérations du Conseil Municipal du 13 août 1876 et du 19 septembre 1886.
  25. Collectif d'auteurs, Carte archéologique de la Gaule - 30/2 Gard, Académie des Inscriptions AIBL, (ISBN 2-87754-065-0)
  26. Claude Mazauric, Destins : quatre « poilus » originaires de Collorgues dans la Grande Guerre, La Fenestrelle, (ISBN 9791092826081)
  27. Blason de Collorgues sur l'Armorial général de France, base de données Gallica, Bibliothèque Nationale de France.