Portes (Gard)

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Portes
Image illustrative de l'article Portes (Gard)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
René Doussière
2014-2020
Code postal 30530
Code commune 30203
Démographie
Gentilé Portésiens, Portésiennes[1]
Population
municipale
364 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 17″ nord, 4° 01′ 15″ est
Altitude Min. 279 m – Max. 735 m
Superficie 14,42 km2
Localisation

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Portes

Portes, en occitan, Pòrtas, est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Portésiens et les Portésiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Portes se trouve sur la D906 entre Génolhac et Alès.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La métairie de Malbosc, à l'est de Cessous près de la commune de Saint-Florent-sur-Auzonnet, est aussi appelée le Mas du Diable (y compris sur la carte d'état-major) depuis le XVIIIe siècle et une mauvaise affaire d'abus de Antoine Dugas métayer de l'époque par ses créanciers[2].

Le gîte de la Magnanerie et le gîte de la Clède (Hameaux du Cessous) sont des "Gîtes de France" classés "trois épis".

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entouré par les communes de Chambon, La Grand-Combe, La Vernarède, Laval-Pradel, Le Martinet, Peyremale, Robiac-Rochessadoule et Sainte-Cécile-d'Andorge, Portes est situé à 17 km au Nord-Ouest d'Alès la plus grande ville des environs.

Rose des vents La Vernarède Chambon Peyremale
Robiac-Rochessadoule
Rose des vents
La Vernarède N Le Martinet
O    Portes    E
S
Sainte-Cécile-d'Andorge La Grand-Combe Laval-Pradel

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

On y trouve beaucoup de charbon. Les anciennes mines ont cessé leur activité en 2001.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé à 518 mètres d'altitude, la rivière l'Auzonnet est le principal cours d'eau qui traverse la commune. Il prend source au hameau de Florac au sud du col de Portes, et coule vers l'est. C'est un affluent de l'Auzon, lui-même affluent de la Cèze.

On trouve aussi le ruisseau du Cessous et le ruisseau du Broussous.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Gard.

Description générale[modifier | modifier le code]

La commune dépend du centre météorologique de Nîmes.

Le climat correspond au climat des Cévennes qui est de type méditerranéen[3] et qui devient montagnard en fonction de l'altitude.

Les contrastes géographiques prononcés (différences d'altitude) jouent sur les tendances climatiques et le climat se caractérise par de fortes précipitations qui peuvent être accompagnées d’orages : on parle alors d'épisodes cévenols (ou effet cévenol).

Le climat est plus clément que celui des districts proches du Mont Aigoual. L'influence de la Méditerranée est beaucoup plus sensible : les hivers et les automnes y sont doux et la sécheresse estivale est parfois importante.

Données[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Portes 2669 762 3 23 11
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Données climatiques à Nîmes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 3,4 5,1 7,8 11,2 14,9 17,7 17,2 14,7 10,8 5,9 3 9,5
Température moyenne (°C) 6,3 7,7 9,9 12,8 16,6 20,5 23,7 23 20 15,4 10 6,9 14,4
Température maximale moyenne (°C) 10,3 11,9 14,7 17,8 21,9 26,2 29,8 28,9 25,3 20 14 10,7 19,3
Ensoleillement (h) 143,5 147,4 203,1 227,6 267,8 310,2 353,8 315,3 236,6 186,8 143,9 133 2 668,9
Précipitations (mm) 67,7 70,7 55,9 59,2 60,9 38,6 25,3 51,6 66,8 131,9 69,2 64,1 761,9
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Nîmes de 1961 à 1990[4].


Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.

Blason de la ville de Portes (30).svg Portes Tranché de gueules et de sinople à la bande fuselée d'argent et d'azur, les fusées posées en barre [5]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le château de Portes : un vaisseau en Cévennes
  • La commune de Portes est située dans la bassin de la Grand-Combe, riche en charbon. Elle regorgeait ainsi de structures appropriées à l'extraction de ce minerai. C'est ce qui causa, en quelque sorte, sa perte.

Le village primitif était situé aux pieds du Château de Portes, jusqu'à ce qu'il soit rasé en 1933. Le village ne manquait pourtant pas de charme : vieilles bâtisses médiévales, terrasses, etc. Mais les impératifs économiques ont eu raisons du village. La Cie de Portes et Sénéchas, créée en 1855 par le grand financier Jules Mirès a été une entreprise minière qui a employé jusqu'à 2500 mineurs au XIXe siècle.

  • Durant la Première Guerre mondiale, les besoins en énergie étaient tels que cette compagnie fut autorisée à augmenter sa production pour fournir à la France le charbon dont elle avait besoin, faisant passer au second plan toute autre considération.

Le château de Portes servit de point de mire à la prospection minière. Au lendemain de cette guerre, des affaissements de terrains se produisirent créant de larges fissures dans le château et dans les constructions du vieux village de Portes qui s'étendait à ses pieds.

  • À partir de 1933, la situation devint si grave que la Compagnie de Portes fit raser le village pour le rebâtir quelques centaines de mètres plus bas vers le nord, au bord de la route nationale 106 dans le style propre aux constructions ouvrières de l'époque.

Le château de Portes fut abandonné à son triste sort et les lézardes se multiplièrent. Elles entraînèrent l'effondrement des toitures et des étages. La ruine des vieilles murailles continua malgré les efforts des propriétaires qui essayèrent de conforter le monument par la pose de chaînages métalliques.

  • Les habitants furent d'abord satisfaits de ce nouveau village : le confort moderne avait enfin fait son apparition.

Mais aujourd'hui, l'habitat a vieilli et l'exode rural a entrainé, avec lui, la fin du dynamisme d'antan. Le village essaye actuellement de se tourner vers le tourisme vert, afin d'offrir un nouveau visage aux touristes de passage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Mouyren UMP  
mars 2008 en cours René Doussière PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 364 habitants, en augmentation de 0,28 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 351 1 353 1 385 1 450 939 935 945 1 126 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 983 2 512 2 072 1 128 1 271 1 142 1 147 1 189 1 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 103 1 109 1 108 924 979 975 930 903 787
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
785 579 388 369 313 310 353 366 364
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Portes en 2007[10] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
Avant 1917
0,6 
12,7 
1918-1932
12,8 
21,5 
1933–1947
17,4 
21 
1948-1962
25,6 
19,9 
1963-1977
16,9 
13,3 
1978-1992
13,4 
11,6 
1993-2007
13,4 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ce château surveillait l’ancien chemin (ou voie) dit de Regordane qu’empruntaient les pèlerins de Saint-Gilles et les Croisés vers la Terre Sainte sur dix lieues. Il constituait ainsi un important poste de garde situé sur le col de Portes.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]