Veolia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Veolia Environnement)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Veolia
logo de Veolia
Logo de Veolia

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1853 : création CGE
2000 : séparation de Vivendi
2003 : renommé Veolia
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : VIE
Slogan « Ressourcer le monde »
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Antoine Frérot
Actionnaires
Activité Eau, propreté et services énergétiques
Filiales 106, notamment Veolia Eau, Veolia Propreté, Veolia Energie et Transdev
Effectif 171 495 (2016)
SIREN 403210032Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR47403210032[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web veolia.com/fr
veolia.fr

Capitalisation 10,40 milliards d'euros (24 Juin 2018)
Fonds propres 9,683 milliards d'euros (2013)
Chiffre d'affaires en augmentation 25,911 milliards d'euros (2018)
Résultat net en augmentation 675 millions d'euros (2018)

Veolia (autrefois Veolia Environnement, Vivendi Environnement et précédemment Compagnie générale des eaux) est une multinationale française, chef de file mondial des services collectifs[2]. Veolia commercialise des services de gestion du cycle de l’eau, gestion et valorisation des déchets et gestion de l’énergie à une clientèle composée de collectivités locales et d'entreprises.

Elle emploie plus de 163 000 salariés sur les cinq continents. Le chiffre d'affaires de Veolia en 2015 était de 24,965 milliards d'euros[3]. L'entreprise est cotée à la bourse de Paris et l'a été à la bourse de New York[4] jusqu'à son retrait volontaire en 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Veolia avait comme ancêtre la Compagnie des Eaux de Paris des frères Périer, qui fut au cœur des grandes spéculations de la fin du règne de Louis XVI.

Elle naît plus tard du décret impérial de Napoléon III, le , la ville de Lyon s'engageant à acheter de l'eau (10 000 m³) à des conditions fixées par avance (17 francs le m³), non révisables sur 20 ans. C'est la première concession d'eau de l'histoire.

À Paris, la Compagnie n'obtient pas la concession, le préfet Haussmann préférant créer un service municipal de production et de distribution de l'eau. Mais la Compagnie générale des eaux ayant racheté les compagnies des eaux de Montmartre et des Batignolles, l'extension du périmètre de Paris, en 1859, conduit l'année suivante à un accord avec la municipalité (régime dit de la « régie intéressée »).

Compagnie générale des eaux puis Vivendi[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1996, la Compagnie générale des eaux se développe dans de nouveaux métiers sous la présidence de Guy Dejouany. Au début des années 1980, elle se diversifie en investissant dans la gestion des déchets, l'énergie, les transports, la construction et l'immobilier. Elle est alors spécialisée dans les délégations de services publics et les commandes des pouvoirs publics, proche des milieux politiques et dépendante des commandes de l'État et des collectivités territoriales.

En 1983, elle participe à la création de Canal+, la première chaîne de télévision payante en France. En 1989 elle prend le contrôle de la Société générale d'entreprises (SGE) et dans les années 1990, elle commence à investir dans les télécommunications et les médias et, en 1996, elle crée Cegetel, une société de téléphonie fixe et mobile, possédant les marques Tam Tam (pager), Le 7 (téléphone) et SFR (mobile). Elle entre dans le capital d'AOL Europe. Toutefois, au milieu des années 1990, la Générale des Eaux reste une société qui se concentre sur le marché français.

En 1996, Guy Dejouany choisit comme successeur une personne extérieure au groupe : Jean-Marie Messier. Ce jeune associé de Lazard arrive à la tête de la Compagnie Générale des Eaux le . La Générale des Eaux compte alors diverses activités, dont la plus importante est la distribution d’eau. Elle est également présente dans l'électricité, les télécommunications, le bâtiment, la propreté… S'étant lui-même affublé du surnom J2M, le nouveau président décide d'investir, à un rythme effréné et sous le feu des projecteurs, dans les nouvelles technologies et les médias. Il se rebaptise ensuite J6M pour « Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde », appellation attribuée selon lui par l’émission de Canal+, Les Guignols de l'info. En 1997, Messier vend les cliniques de la Compagnie Générale des Eaux. Début 1998, la CGE se rapproche d'Havas[5], lui aussi plus que centenaire, renforçant ainsi sa participation dans Canal+ et acquérant du même coup des actifs dans la publicité et les jeux vidéo.

En , la Compagnie Générale des Eaux change son nom en Vivendi. Le groupe compte alors deux pôles d'activités, la communication et l'environnement[6] :

Le désengagement des activités traditionnelles du groupe se poursuit : en mai 1998, Vivendi cède sa participation de 25 % dans JCDecaux. L'année suivante, il vend SGE, son pôle de construction, qui sera à l'origine de Vinci, et CGIS.

Vivendi Environnement puis Veolia[modifier | modifier le code]

Logo 2000-2003

Le pôle environnement « Vivendi Environnement » est introduit en bourse en juillet 2000, Vivendi conservant plus de 70 % du capital[7]. Vivendi se désengage ensuite progressivement de « Vivendi environnement » (renommé « Veolia Environnement » en 2003). Le désengagement complet est achevé en juillet 2006[8]. Veolia est recentrée sur l'eau et les services aux collectivités. Elle est redevenue rentable.

En 2005, le nom « Veolia Environnement » est utilisé pour toutes les divisions du Groupe (eau, propreté, services énergétiques et transport) et un nouveau logo est créé.

Lancée en 2009, finalisée en , la fusion de Veolia Transport et Transdev a alors pour objectif de donner naissance au premier opérateur privé mondial de transport public[9],[10]. Cependant, le , Veolia Environnement en difficulté financière annonce son intention de céder ses activités dans les transports publics. En octobre 2013, la Caisse des dépôts reprend le contrôle exclusif de Veolia Transdev qui devient alors Transdev[11].

Dans le même intervalle, Antoine Frérot lance un grand plan de restructuration : un Veolia par pays pour un seul siège international[12]. Dans la foulée, Antoine Frérot réoriente le marketing pour concentrer l’activité de l’entreprise sur les marchés à gros volumes et plus grosse valeur ajoutée (pollutions difficiles à traiter, l’économie circulaire, plus de groupes industriels comme clients, etc.)[13].

En 2014, EDF reprend les activités de Dalkia en France tandis que Veolia reprend à 100 % les activités de Dalkia à l’international[14].

En , Veolia rachète l’américain Kurion, spécialisé dans les techniques d’assainissement des résidus faiblements radioactifs, pour 350 millions de dollars. L'acquisition complète le savoir-faire d’Asteralis, sa filiale spécialisée dans la caractérisation des déchets et l’évaluation des installations nucléaires. Cet investissement constitue la première acquisition de taille moyenne du plan 2016-2018. Un cycle qui, outre l’accélération de la croissance, vise à poursuivre l’effort drastique d’économies[15].

En , Veolia annonce la création à Hong Kong de la plus grande usine de traitement des boues d’épuration au monde[16].

En , Veolia annonce l'acquisition pour 325 millions de dollars des activités dédiées à l'acide sulfurique de l'entreprise Chemours, issue de la scission des activités de chimie de spécialité de DuPont[17]. Le mois suivant, Veolia continue ses acquisitions et acquiert la centrale de Szakoly, cinquième plus grande installation de production d’électricité de Hongrie à partir de biomasse, et contribue au développement des énergies renouvelables dans le pays[18].

En juillet 2019, Veolia vend ses réseaux de chaleur et de froids aux États-Unis pour 1,25 milliard de dollars à un fonds d'investissement français[19].

Organisation[modifier | modifier le code]

En mai 2011, Veolia annonce la construction d'un nouveau siège regroupant plusieurs de ses implantations franciliennes à Aubervilliers, à proximité de la porte d'Aubervilliers dans le quartier du Millénaire. Destiné à recevoir 4 000 personnes, dont son département de recherche, le site doit ouvrir en 2016[20]. Ce déménagement est vu par certains observateurs comme une « punition » pour Paris, qui a décidé en 2010 de passer à une gestion publique de l'eau, via Eau de Paris, et rompre ainsi un des plus gros contrats de Veolia[21].

En juillet 2013, Veolia annonce le regroupement de ses activités par zone géographique et l'intégration des activités Eau et Propreté, à l'exception de la France où ces deux activités restent indépendantes[22].

Le chiffre d'affaires est réparti comme-suit par segment[3] :

  • France : 5 471,5 millions d’euros (2015)
  • Europe hors France : 8 574,7 millions d’euros (2015)
  • Reste du monde : 5 926,1 millions d’euros (2015)
  • Activités mondiales : 4 881 millions d’euros (2015)
  • Autres : 111,5 millions d’euros (2015)

Veolia est présent sur 5 continents[3] :

  • France : 51 892 salariés (2015)
  • Europe (hors France) : 63 701 salariés (2015)
  • Amérique du Nord : 8 901 salariés (2015)
  • Amérique Latine : 11 609 salariés (2015)
  • Afrique/Moyen-Orient : 12 417 salariés (2015)
  • Asie/Océanie : 25 439 salariés (2015)

Veolia Eau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Veolia Eau.

Veolia est le leader français des services de l'eau[23].

En 2012, Veolia Eau a réalisé un chiffre d'affaires de 12,078 milliards d'euros et a employé 89 094 personnes[24]. La répartition géographique du chiffre d'affaires est de 37,2 % en France, 30,2 % en Europe hors France, 8,8 % en Amériques, 16,2 % en Asie et 7,6 % en Afrique et au Moyen-Orient.

Veolia Propreté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Veolia Propreté.

Veolia Propreté est le numéro deux mondial de la gestion et de la valorisation des déchets.

Son chiffre d'affaires en 2012 s'est élevé à 9,083 milliards d'euros avec une repartition géographique de 39 % en France, 38 % en Europe hors France, 9 % en Amérique du Nord, 12 % en Asie-Pacifique et 2 % dans le reste du monde.

En 2012, Veolia Propreté a employé 64 291 salariés[25].

Veolia Énergie - Dalkia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dalkia.

En 2009, Dalkia a réalisé un chiffre d'affaires 2012 de 7,664 milliards d'euros et a employé 49 824 salariés[26].

La répartition géographique de l'activité est de 42 % en France, 24 % en Europe Continentale, 14,5 % en Europe du Sud, 8 % en Europe du Nord, 3 % en Amérique du Nord, 1,5 % en Chine et 7 % dans le reste du monde.

En 2014, EDF reprend les activités de Dalkia en France tandis que Veolia reprend à 100 % les activités de Dalkia à l’international [14].

Veolia Transport puis Veolia Transdev[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Veolia Transdev et Veolia Transport.

Veolia Transport est le premier opérateur privé de trains sur les emprises de Réseau ferré de France[réf. nécessaire].

Depuis 2005, Veolia Transport gère six entreprises partenaires du réseau Eurolines[27].

En 2009, la CDC et Veolia annoncent leur intention de fusionner Transdev et Veolia Transport. Une introduction en bourse de la nouvelle entreprise, qui pourrait changer de nom, est alors prévue dans les 12 mois qui suivent la fusion[28].

En , Antoine Frérot exprime sa volonté de désengager Veolia de l'activité transport et de trouver un ou des actionnaires stratégiques pour Veolia Transdev[29].

En octobre 2013, c’est la Caisse des dépôts qui reprend le contrôle exclusif (60 % du capital) de Veolia Transdev qui devient alors Transdev[11].

Le chiffre d'affaires de Veolia Transdev en 2013 est de 6,606 milliards d’euros [30]. Veolia Transdev emploie 86 000 personnes en 2013.

Le 29 juillet 2016, Veolia et la Caisse des dépôts et consignations ont conclu un accord qui prévoit la CDC actionnaire à 70 % et Veolia à 30 %.

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le siège situé aux 36-38 avenue Kléber à Paris 16e arrondissement

Directeur général[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Au [31] :

  • Antoine Frérot, président-directeur général de Veolia environnement
  • Louis Schweitzer, président d'Initiative France
  • Jacques Aschenbroich, administrateur et directeur général de Valeo
  • Maryse Aulagnon, président-directeur général et fondateur du groupe Affine
  • Daniel Bouton, président de DMJB Conseil, Senior Advisor de Rothschild & Cie Banque et de CVC Capital Partners
  • Olivier Mareuse, représentant la Caisse des dépôts et consignations dont il est directeur des finances
  • Pierre-André de Chalendar, président-directeur général de la compagnie de Saint-Gobain
  • Paul-Louis Girardot, président du conseil de surveillance de Veolia Eau - Compagnie Générale des Eaux
  • Georges Ralli, représentant de Groupama SA, administrateur de Chargeurs, Silic et Carrefour
  • Marion Guillou, présidente d'Agreenium
  • Serge Michel, président de Soficot SAS
  • Baudouin Prot, président du conseil d'administration de BNP Paribas
  • Khaled Mohamed Ebrahim Al Sayed, représentant Qatari Diar Real Estate Investment Company (Qatar) dont il est Group Chief Executive Officer
  • Nathalie Rachou, fondatrice et gérante de Topiary Finance Ltd
  • Paolo Scaroni, directeur général d'ENI (Italie)

Données financières[32][modifier | modifier le code]

(en M€)
Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chiffre d'affaires consolidé 26 261 29 126 30 078 28 603 24 673 25 245 28 620 31 574 35 765 27 847 28 764 29 647 29 439 22 315 23 879 24 969
Résultat opérationnel consolidé 1 650 2 013 1 971 1 751 1 617 1 893 2 222 2 461 1 960 1 788 1 982 1 017 1 095 669
Résultat net consolidé part groupe 615 N/A 339 -2054 125 622 759 928 405 559 558 -489 394 -135 242 450
Fonds propres N/A N/A N/A 6 300 5 600 N/A N/A 10 191 9 532 10 131 10 804 9 835 9 125 9 683
Cash-flow libre N/A N/A -1525 168 694 555 901 906 -1 809 1 344 409 438 3 673 2 168
Endettement financier net N/A N/A 13 066 11 804 13 059 13 871 14 674 15 125 16 528 15 128 15 218 14 730 11 283 8 176 8 300 8 200

Actions et communication[modifier | modifier le code]

Fondation Veolia[modifier | modifier le code]

Fondation Veolia
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
Intérêt général sans but lucratif
But

L’urgence humanitaire et l’aide au développement L’accompagnement vers l’emploi et le lien social

La protection de l’environnement et de la biodiversité
Fondation
Fondation
Identité
Siège Aubervilliers
Président Antoine Frérot[33]
Délégué général Thierry Vandevelde
Directrice de la communication Dominique Boizeau
Site web Fondation.veolia.com/fr

La Fondation Veolia soutient, en France et à l'étranger, des projets d'intérêt général concourant au développement durable. Ses domaines d'intervention prioritaires sont la solidarité, l'insertion professionnelle et l'environnement. Son originalité est de faire accompagner chaque projet par un parrain, collaborateur du Groupe, et d'encourager le mécénat de compétences, apportant ainsi à ses partenaires, associations et institutions, les savoir-faire de collaborateurs volontaires. Depuis sa création en 2004, la Fondation Veolia environnement a aidé plus de 1450 projets en France et à l'international et mené plus de 200 missions de compétences. La Fondation soutient des projets en apportant une aide financière et/ou les compétences de salariés volontaires, et mène des actions en urgence, en partenariat avec des organisations humanitaires.

Dès le lendemain du tremblement de terre d’Haïti, en janvier 2010, la Fondation Veolia a envoyé 20 tonnes de matériel d'urgence (unités de traitement d’eau) dans un avion affrété par la Croix-Rouge française, ainsi que des experts de Veolia, rejoints ensuite par des volontaires de Veolia Eau Guadeloupe, pour alimenter en eau les sinistrés[34].

En septembre 2017, après le passage de l'ouragan Irma sur les Antilles françaises, la fondation Veolia se mobilise pour envoyer des volontaires du groupe experts de l'accès à l'eau.

Depuis 2007, elle mène un vaste programme de lutte contre le choléra en République Démocratique du Congo.

Depuis , la Fondation Veolia soutient la nouvelle expédition scientifique Tara Pacific qui a pour objectif d’explorer les récifs coralliens de l’Asie du Sud pour mieux comprendre leur évolution face au changement climatique et aux transformations écologiques[35].

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

L'entreprise Veolia est inscrite comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Elle déclare à ce titre qu'en 2014, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 150 000 et 200 000 euros[36].

Auprès des institutions de l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

Veolia est inscrite depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2016 pour cette activité 7 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 800 000 et 900 000 euros[37].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de Veolia aux États-Unis s'élèvent en 2015 à 150 000 dollars[38].

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Le sigle Veolia environnement sur le 60 pieds IMOCA de Roland Jourdain au départ de la Route du Rhum 2010.

Depuis 2004, Veolia environnement sponsorisait le navigateur français Roland Jourdain. Celui-ci représentait Veolia environnement sur les circuits IMOCA et Extreme 40.

Le 10 février 2012, Veolia Environnement rompt son sponsoring à la surprise générale. Roland Jourdain se retrouve sans bateau ni financement à quelques mois de la première course du Multi One Championship, la Krys Ocean Race[39].

Controverses, Contentieux, Corruption[modifier | modifier le code]

2006: Tramway de Jérusalem-Est[modifier | modifier le code]

Veolia, par le biais de sa filiale transport, est mis en cause avec Alstom dans l'affaire du Tramway de Jérusalem[40]. Ce marché public consistait en la construction d'un réseau de tramways destiné à relier les colonies israeliennes[41] de Jérusalem-Est[42] avec le territoire Israel. À ce titre et dans le cadre de la campagne pour les boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël, la banque néerlandaise ASN Bank s'est retirée de la société Veolia[43].

D'un point de vue juridique, Veolia, poursuivie en justice par l'Association France Palestine Solidarité et l'Organisation de Libération de la Palestine, a été innocenté en première instance, décision confirmée en cour d'appel, la cour d'appel rejetant l'intégralité des arguments des plaignants.

Affaire de la société luxembourgeoise Olky Payment Service Provider[modifier | modifier le code]

Fin 2014, Veolia signe un contrat avec la société Olky Payment Service Provider, basée au Luxembourg, et lui confie la gestion de la facturation de la plupart de ses services d'eau en France pour sept années. Alors que cette société lance en 2015 une augmentation de capital, deux hauts responsables de la Branche Veolia Eau, Philippe Malterre et Jean-Philippe Franchi, en deviennent actionnaires[44]. Selon Médiapart qui révèle cette affaire le 24 novembre 2016, « Ils espéraient revendre par la suite cette société 200 millions d’euros au minimum. À Veolia de préférence »[45]. Le groupe Veolia a déclaré lancer un audit interne, et les syndicats FO, CFDT et CGT prévoient de se constituer partie civile.

L'association Anticor, la Fondation France Libertés et le syndicat FO ont déposé plainte, le 19 décembre 2016, au Parquet national financier[46].

Condamnations pour coupures d'eau[modifier | modifier le code]

Veolia est condamnée à plusieurs reprises, pour avoir coupé ou réduit l'alimentation en eau d'un client. La loi Brottes de 2013 interdit les coupures d'eau dans une résidence principale, quelle que soit la situation financière du ménage[47],[48].

Plainte pour tentative de corruption[modifier | modifier le code]

Marco Schiavio, dirigeant de Passavant, entreprise milanaise de traitement de l’eau, porte plainte le 12 janvier 2018 auprès du parquet national financier pour « ententes illicites, corruption active et trafic d’influence »[49],[50].

La plainte viserait les dirigeants d’OTV, une filiale de Veolia, « qui auraient tenté de le dissuader de déposer un recours devant le tribunal administratif pour annuler le marché de refonte de l’usine de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) – appel d’offres de 341 millions d’euros qu’OTV a remporté le 11 février 2015 »[49],[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  2. (en) « France : les géants du CAC 40 ne tirent plus l'économie », Alternatives économiques, .
  3. a b et c Veolia, « Assemblée générale 2016 », sur Veolia, (consulté le 8 juillet 2016).
  4. Euronext : VIE, NYSE : VE).
  5. Article paru dans L'Humanité du 26 février 1998.
  6. Cette nouvelle dénomination plus internationale permet de se défaire de l'ancien nom, très lié aux activités dans l'eau.
  7. Histoire Vivendi environnement.
  8. Vivendi se désengage de Veolia.
  9. Fusion Veolia-Transdev, un «échec économique et financier» à court terme, Le Figaro, 10 février 2016.
  10. Un géant du transport naîtra de la fusion Veolia-Transdev, le Parisien, 23 07 2009.
  11. a et b Transports : la Caisse des dépôts va prendre le "contrôle exclusif" de Veolia Transdev, Le Monde, 23 octobre 2013.
  12. Après les économies, cap sur la stratégie chez Veolia, Reuters, 24 janvier 2013.
  13. La stratégie de transformation de Veolia : Antoine Frérot, dans Intégrale Bourse, BFM Business, 20 septembre 2013.
  14. a et b Dalkia: EDF et Veolia divorcent mais continuent de rivaliser, le Figaro, 26 juillet 2014.
  15. Chez Veolia, Antoine Frérot développe le nucléaire, L'Opinion, 3 février 2016.
  16. [Veolia inaugure à Hong-Kong la plus grande usine au monde de traitement de boues http://www.usinenouvelle.com/article/veolia-inaugure-a-hong-kong-la-plus-grande-usine-au-monde-de-traitement-de-boues.N393432], Usine nouvelle, 26 mai 2016.
  17. Veolia buys Chemours' sulphur recycling unit for $325 million, Reuters, 14 juin 2016.
  18. Veolia déploie ses activités liées aux énergies renouvelables en Hongrie avec l’acquisition de la centrale biomasse de Szakoly, Capital, 27 juillet 2016.
  19. « Veolia cède ses réseaux de chaleur aux Etats-Unis pour 1,25 milliard de dollars », sur Le Figaro,
  20. « Veolia va s'installer à Aubervilliers », Les Echos.fr, (consulté le 7 mai 2011).
  21. Martin Brésis, « Grand Paris : Veolia et le Sedif rêvent de reconstruire leur empire de l’eau en Île-de-France », sur Basta !, (consulté le 3 décembre 2015).
  22. http://www.veolia.com/fr/medias/communiques/regroupement-activites-veolia-zones-geographiques.htm.
  23. Classement des plus grosses entreprises du secteur Captage, traitement et distribution d'eau.
  24. Document de référence 2009, pages 38-39.
  25. Document de référence 2009, page 42.
  26. Document de référence 2009, page 46.
  27. L'Europe à portée de bus Sur le site veolia-transport.
  28. Archive wikiwix de « Veolia-Transdev nouveau leader du transport », article du 5 octobre 2010 sur « marches.lefigaro.fr ». Archive consultée le 26 janvier 2012.
  29. Myriam Chauvot, « Le désengagement de l'activité transport sort Veolia d'une ornière et soulage le marché », sur Les Echos.fr, .
  30. Transdev abandonne Veolia et l’Europe, Usine Nouvelle, 26 mars 2013.
  31. Le Conseil d'administration Sur le site veolia.
  32. L'espace finance - Veolia environment, sur le site finance.veolia.com.
  33. « Comité de sélection & conseil d'administration : diversité des expertises », sur fondation.veolia.com (consulté le 26 novembre 2016).
  34. Haïti : les secours engagés dans une course contre la montre pour l’eau, sur Paperblog 16 janvier 2010.
  35. La fondation Veolia soutient la nouvelle expédition scientifique Tara Pacific, Veolia, 30 mai 2016.
  36. « Tableau des représentants d'intérêts », sur www.assemblée nationale.fr (consulté le 14 octobre 2016).
  37. « Registre de transparence », sur europa.eu (consulté le 18 octobre 2016).
  38. (en) « Opensecrets.org », sur le site du Center for Responsive Politics (consulté le 23 mars 2017).
  39. « Veolia arrête le sponsoring », L'Équipe, (consulté le 15 février 2012).
  40. communiqué de l'association France-Palestine Solidarité, 15 décembre 2008.
  41. Juridiquement, mais grossièrement décrit, il s'agit du contexte de l' occupation/annexion d'un territoire dépendant du territoire d'une entité étatique par une autre entité étatique. C'est pourquoi, la plupart des pays arabes et l'ONU considèrent les colonies israeliennes dont il s'agit, comme occupation illégale de territoire. Paradoxalement, la plupart de ces mêmes pays ne reconnaissaient pas l'existence de l'État d'Israël (aujourd'hui de progrès ont été enregistrés: 8 des 22 membres de la Ligue arabe, et 11 des 57 membres de l’Organisation de Coopération Islamique ne reconnaissent pas l'Etat hébreux) de même que l'existence de la Palestine etait remise en question. A l'époque précédant cette annexion, en pleine Guerre froide qui plus est, les voisins arabes cherchaient à soustraire des territoires, dont ceux dont il s'agit, d'un contrôle par Israel. Les tensions et les affrontements armés portent le nom de conflit israelo-arabe
  42. ancien secteur jordanien de la ville, dont l'annexion en 1967, justifiée par les tensions israelo-arabes, avait été condamnée par le Conseil de sécurité de l'ONU. Pour en savoir plus, se reporter à l'article consacré à Jerusalem-Est.
  43. Verschenen in Soemoed, jaargang 34, nummer 6 (november - december 2006), p. 23-25
    (en)Adri Nieuwhof, 26 novembre 2006 - (fr)traduction, 8 décembre 2006.
    Voir à ce sujet le dossier Veolia de Business & Human Right. .
  44. Le Figaro avec AFP, « Deux responsables de Veolia en France mis à pied », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  45. « Chez Veolia, le banquet des fauves », sur le site de Médiapart, (consulté le 20 décembre 2016).
  46. ANTICOR, « Veolia en eaux troubles | ANTICOR » (consulté le 20 décembre 2016).
  47. Philippe Lavieille, « Saur et Veolia condamnés pour des réductions de débit d'eau », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018).
  48. Lucile Metout, « Coupure d’eau : nouvelles condamnations pour Saur et Veolia », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018).
  49. a et b « La tentative de corruption : la conversation enregistrée », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  50. a et b Franck Johannès, « Révélations sur des soupçons de corruption sur le marché de l’eau parisien », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Annexe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Concurrence
  • AGIR, le transport public indépendant
  • Suez Environnement (ex-Lyonnaise des Eaux), filiale de GDF SUEZ
  • La SAUR, groupe Séché avec la participation de la Caisse des dépôts
  • Gelsenwasser, groupe allemand ayant racheté Nantaise des Eaux Services

Liens externes[modifier | modifier le code]