Église protestante unie de France

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Église protestante unie de France
Image illustrative de l'article Église protestante unie de France
Généralités
Courant calvinisme / réformé, luthéranisme, protestantisme libéral
Président Emmanuelle Seyboldt
Affiliation Communion mondiale d'Églises réformées et Fédération luthérienne mondiale
Fondation
Date 2013
Origine et évolution
Chiffres
Membres 270 000
Ministres 456
Temples 960
Divers
Site Web www.eglise-protestante-unie.fr

L’Église protestante unie de France est l'aboutissement du processus d'union, engagé en 2007, entre l'Église réformée de France et l'Église évangélique luthérienne de France, union confirmée en 2013. Le premier synode national a eu lieu en mai 2013 à Lyon.

Depuis 2017, l'Église est présidée par la pasteure Emmanuelle Seyboldt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la Réforme protestante apparaît presque simultanément en plusieurs points d’Europe. En France, la Réforme protestante procède d'une double source :

La synthèse et la structure de l'église sont l'œuvre de Jean Calvin qui établit les principes de la Réforme à Genève.

Le premier synode de l'Église réformée, première église protestante de France, se tient à Lyon en 1559. De son côté l'Église évangélique luthérienne de France est créée à la suite de l'annexion de l'Alsace-Moselle en 1870, par la réunion des inspections ecclésiastiques de Paris et de Montbéliard. Après consultation des diverses assemblées et l'approbation par les synodes régionaux, l'union des deux obédiences devint effective après le synode fondateur de Belfort, le 18 mai 2012, qui donna naissance à l'Église protestante unie de France.

Le 26 mai 2017, Emmanuelle Seyboldt est élue présidente du conseil national de l'Église protestante unie de France[1].

Origines du nom[modifier | modifier le code]

L'adjectif « unie » est utilisé pour signifier l'union de deux Églises séparées, mais également en référence à d'autres Églises protestantes qui sont entrées dans une dynamique de réunion, notamment l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, en Belgique l'Église protestante unie de Belgique, en Grande-Bretagne la United Reformed Church, en Allemagne, au Canada, en Australie, aux États-Unis les United Reformed Churches in North America, en Afrique du Sud, la Uniting Reformed Church in Southern Africa[2].

Dogme et organisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protestantisme.
Assemblée constituante du Sommièrois-Vaunage.

L’Église protestante unie de France est gouvernée selon le régime presbytérien-synodal. Elle est structurée en assemblées et en conseils élus. Des assemblées paroissiales désignent leurs représentants aux vingt synodes régionaux. Un synode national se tient tous les quatre ans pour faire la synthèse des travaux effectués dans les synodes régionaux et pour élire le conseil national, qui élit un bureau et, au sein de ce bureau, un président et un trésorier, notamment.

Bénédiction des couples de même sexe[modifier | modifier le code]

En mai 2015, l'Église protestante unie de France adopte à 94 voix pour et 3 contre la possibilité, pour les pasteurs qui le souhaitent, de bénir les couples de même sexe (le mariage n'étant pas un sacrement pour les protestants)[3]. Cette décision fait l'objet d'une controverse et a conduit à la création d'un courant opposé à cette possibilité, le courant des attestants [4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]