Baron (Gard)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baron.

Baron
Baron (Gard)
Blason de Baron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Uzès
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Uzès
Maire
Mandat
Christian Petit
2014-2020
Code postal 30700
Code commune 30030
Démographie
Population
municipale
359 hab. (2016 en augmentation de 7,16 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 00″ nord, 4° 16′ 54″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 364 m
Superficie 10,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Baron

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Baron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Baron

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Baron

Baron est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les différents hameaux sont Bézuc d'origine celtique, le Mas de Bagard, le Château de Font-Couverte, le Mas de Clary qui a succédé au Mas de Marignac d’origine gallo-romaine, le Mas de Fabre, sur la route de Collorgues, le quartier du Grand Chemin, sur la route d’Alès à Uzès.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de Baron est de formation secondaire, de l'étage crétacé, à part une ou deux pointes du tertiaire inférieur dans les basses terres de l'Étang et de la Candoulière. Les eaux peu profondes qui ont recouvert son sol pendant des millions d’années, ont permis la prolifération de coquillages marins dont le fossile le plus courant est lesogyra aquila (bedoulien), huître énorme que l’on retrouve en particulier au quartier des Espérières. La planorbe limnée et lhélix, deux autres fossiles plus rares, sont d'origine lacustre. Le gîte, maintenant disparu, se trouvait sur la petite route entre le Château de Font-Couverte et Bézac.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les découvertes faites sur la commune[Note 1], ont été réalisées par l'archéologue, Ulysse Dumas (1872-1903). La station des Châtaigniers a livré du matériel lithique du mésolithique, qui différait des stations néolithiques voisines, nombreuses et rapprochées et qui se plaçait à part de l’industrie tardenoisienne.

De nombreux tumuli ont été relevés sur les coltines au nord de Bézuc et de Tardre. Les fouilles ont donné des fragments de poteries, des bijoux en bronze et de fer, et de la céramique (Musée de Nîmes). La statue-menhir de Font-Couverte a été découverte à l’orée du bois sous Bézuc et se trouve actuellement exposée à Font-Couverte. Elle est caractéristique de la fin du Néolithique (2500 ans avant notre ère). On y distingue la figure en T et un signe de commandement, (anneau et lame ?) tenu entre les deux bras allonges. Sur la poitrine, deux rectangles places côte à côte restent énigmatiques. Avant la colonisation romaine, le hameau de Bézuc faisait partie des vingt bourgades autour de la ville sainte de Nemausus dont parle Strabon. C'était le pays des Budenicenses. Leur dieu, le Mars Budenius a pu avoir sa statue érigée sur une hauteur de Dève qui domine Bézuc.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Inclus dans la Provincia romaine, le pagus fut divisé entre plusieurs villae rusticae. Le sol de la commune est couvert par les débris de tegulae et de dolia. Ulysse Dumas a trouvé à Probiac (Claparède) de nombreux vestiges, inscriptions, objets divers et pièces de monnaie datés de cette époque.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le vicus de Probiac, au pied de l'« oppidum de Brueys », daté de l’époque gallo-romaine, est devenu village. Le village de Baron se construit près d'un castrum. Il n'en reste que des ruines. Ce château fort, l’Arque de Baron (XIIe au XIVe siècle), a été détruit en 1383 par les Tuchins. L'église Saint-Jean-Baptiste de Baron et l'église Saint-Baudile de Probiac sont d'origine romane. Ce village double s'est maintenu pendant des siècles tandis que peu à peu Baron supplantait Probiac.

Deux autres constructions importantes, vers le col de la Madeleine, datent de l'époque médiévale : le couvent de la Madeleine, ou église de l'Encise, et l'hôpital des Pauvres de l'Encise. Ces deux établissements se complétaient, accueillant les pauvres passants et recueillant les lépreux dans une léproserie attenante.

Période moderne[modifier | modifier le code]

le Château de Font-Couverte remonte à la Renaissance, quand vers 1513 Pierre Brueys, avocat à Nîmes l'a fait construire, se plaçant sous la suzeraineté de l’évêque d’Uzès.

Les guerres de religion ont marqué fortement le pays. Il existe deux lieux où les huguenots se sont retrouvés pour célébrer leur culte au Désert. L’assemblée de la Combe du Coutel, eut lieu le 7 juillet 1686, tout après la Révocation de l'Édit de Nantes, elle s’est terminé par un massacre. L’assemblée de l'Arque de Baron, en août 1701, où, sans prédicant, 2 à 300 fidèles étaient rassemblés et qui a compté aussi des victimes, pendus, galériens et prisonnières.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

À l'époque révolutionnaire, les habitants de Baron débaptisent leur commune dont le nom rappelle l'ancienne aristocratie : Baron devient, pour un temps, Dève-la-Montagne[1],[Note 2].

En 1815, lors de la Terreur Blanche, les Baronnais arrêtèrent et voulurent tuer les soldats de l’armée en déroute du duc d'Angoulême. Certains se cachèrent en plein bois dans la Baume du Négré.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2008 Luc Rouveyrolles DVG  
2008 2014 Bernard Plantevit    
2014 En cours Christian Petit UDI Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 359 habitants[Note 3], en augmentation de 7,16 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
222161193218245243276297321
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
297318290277281308250262223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
243202199203220204198215191
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
191165154201199229307335359
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Depuis peu, la commune de Baron a vu naître les Ateliers de Baron, une petite zone industrielle, regroupant plusieurs artisans ainsi qu'un restaurant-bar multiservices.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Du temps de la Renaissance, le manoir de Font-Couverte garde une belle porte à caissons de pierre et une tour pigeonnière.
  • Les vestiges du château de la colline de l'Arque.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Baron et l'église Saint-Baudile de Probiac sont d'origine romane.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les baumes de la Madeleine dont l'entrée se trouve au-dessus du col du même nom. Autrefois, il était question de deux grandes salles, qui communiquaient avec les grottes d’Euzet. Actuellement, une seule pièce est accessible. On y a recueilli des vestiges préhistoriques, et aussi des débris de poterie du XVIIe siècle provenant du temps où les Camisards y abritaient leurs blessés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Baron

Les armes de Baron se blasonnent ainsi :

D'or à la bande losangée d'or et d'azur[5].

Ce blason a été créé par Suzanne Carayon (1915-2007), fille de Paul Carayon, maire de Baron, et l'épouse de Jean de Mondenard de Monié, président du Club de l'Arque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renée Carayon, L'Arque de Baron, Forteresse médiévale de l'Uzège, Éd. Lacours-Ollé, Nîmes, 1988.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elles sont rassemblées au Musée de Nîmes.
  2. Ehess-Cassini dit Dère-la-Montagne mais le nom de Dève est confirmé sur le « site de la commune », sur www.ecommunes.fr (consulté le 12 février 2015).
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 12 février 2015)