Goudargues

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Goudargues
Goudargues
L'église.
Blason de Goudargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard Rhodanien
Maire
Mandat
Fred Mahler
2020-2026
Code postal 30630
Code commune 30131
Démographie
Population
municipale
1 103 hab. (2018 en augmentation de 1,85 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 59″ nord, 4° 28′ 00″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 332 m
Superficie 30,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bagnols-sur-Cèze
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-Saint-Esprit
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Goudargues

Goudargues est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Goudargues est situé au bord de la Cèze, entre Barjac et Bagnols-sur-Cèze. Elle est située au nord-est du Gard, non loin des départements de l'Ardèche et de Vaucluse.

La commune dépend administrativement du canton de Pont-Saint-Esprit et de l'arrondissement de Nîmes.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Quai de la fontaine.

La commune est traversée par la Cèze, cours d'eau qui se jette dans le Rhône près de Laudun-l'Ardoise, à 22 km au sud-est du village. Elle se trouve dans un relief de basse altitude, sur les premiers contreforts des Cévennes orientales.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 17,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 877 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,2 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montclus », sur la commune de Montclus, mise en service en 1978[6] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 917,1 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lanas Syn », sur la commune de Lanas, dans le département de l'Ardèche, mise en service en 1990 et à 35 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour la période 1971-2000[10], à 13,5 °C pour 1981-2010[11], puis à 13,9 °C pour 1991-2020[12].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Goudargues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bagnols-sur-Cèze, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (80,4 %), cultures permanentes (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), zones urbanisées (1,3 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune est Goudargues, francisation du nom occitan originel Godargues [guˈdarɣe(s)] ; concernant la prononciation occitane, localement le -s final n'est pas prononcé, mais l'est plus vers l'ouest[19]. En français, le nom Goudargues est prononcé [gudˈargə], ou [gudarg] non-localement (français « standard » ou « parisien »).

Selon Lo Tresaur dau Felibritge, ce toponyme provient du bas latin Gordanicum, Gordanicus, Gordinicæ[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les origines de Goudargues sont peu précises. Le site aurait peut-être été occupé dès l'époque romaine, mais les premières traces archéologiques trouvées sur place datent de l'époque Gallo-romaine, comme en témoignent les restes d'une riche villa découverte lors de la construction de l'école primaire de la commune. Le lieu est aujourd'hui recouvert de dalles de béton et n'a jamais été fouillé consciencieusement.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Goudargues est mentionné en 837, locum qui vocatur Gordanicus super fluvium Cicer dans une charte de Louis le Débonnaire en faveur de l'abbaye d'Aniane[21],[22].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Goudargues est le siège d'une seigneurie appartenant à la famille de Pèlegrin qui réside dans le château de la Bastide d'Orniols, hameau de Goudargues.

Les alliances des Pèlegrin de La Bastide sont les suivantes : familles de Maubuisson, d'Audibert de Lussan, de Pavée de Villevieille, de Saint-Bonnet de Toiras, de Forest de Blacons, de Gondin, de Fabrique, de La Tour du Pin, de Juge, etc.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Théophile Cherezy SE  
1959 1983 Edmond Gay SE  
1983 2008 Edmond Taulelle DVD  
2008 2014 Martial Bonnefond DVD  
2014 En cours Fred Mahler SE[23] Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2018, la commune comptait 1 103 habitants[Note 5], en augmentation de 1,85 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6206157209381 1131 1351 2321 3071 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2891 3201 2201 2771 2231 1351 0901 008972
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
928882830708745762733682672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
6536456126807889459901 0421 105
2018 - - - - - - - -
1 103--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En 2008, l'association Entre Cèze & scène a organisé la première édition du festival Goud'Acoustic. L’association a été créée en pour promouvoir en particulier le Folk Americana et/ou roots music. L’idée de départ a été de créer un festival, afin de partager et faire découvrir ce style de musique à un large public. Goud’Acoustic est parmi les premiers festivals à présenter ce style de musique en France.

Le Maire Fred Mahler décide en 2016, de ne plus couvrir l'apéritif géant se déroulant dans le canal, rassemblant quelque 3500 personnes pour manque de sécurité et d'encadrement. La manifestation est donc annulée.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-et-Saint-Michel de Goudargues est un monument dont la partie la plus ancienne, le chœur, date du XIIe siècle. L'édifice actuellement visible est une restauration datant de la fin du XVIIIe, début du XIXe siècle à la suite de l'effondrement du toit pendant un incendie. L'église est de style roman avec des vitraux anciens ainsi que deux tours en flèches dont un clocher avec une cloche datant de 1905.

L'abside a été inscrite au titre des monuments historiques en 1939.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La salle capitulaire est une ancienne salle de réunion des chanoines de l'église. Aujourd'hui, la salle sert de lieu d'exposition culturel et artistique.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Carmet a vécu au hameau de Goussargues, non loin de Goudargues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Goudargues Blason
D'argent, à un pal losangé d'argent et de gueules[22].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. « Station Météo-France Montclus - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Goudargues et Montclus », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France Montclus - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Orthodromie entre Goudargues et Lanas », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Lanas Syn - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Lanas Syn - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Lanas Syn - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. Jules Gilliéron (dir.) et Edmond Edmont (dir.), Atlas linguistique de la France (Atlas), Paris, Champion, 1902-1910 (lire en ligne), Carte 42 « Les Anges ».
  20. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne..., Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 1179 p., 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 66, t. 2
  21. (fr + la) Claude Devic et Joseph Vaissette, Histoire générale de Languedoc, Toulouse, J.-B. Paya, 1840-1846, 10 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF36384293), p. 626, t. 2
  22. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 100-101
  23. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/gard,30/goudargues,30131/
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.