Saint-Roman-de-Codières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Roman-de-Codières
Vue générale du village
Vue générale du village
Blason de Saint-Roman-de-Codières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Sumène
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises
Maire
Mandat
Luc Villaret
2014-2020
Code postal 30440
Code commune 30296
Démographie
Gentilé Saint-Romanois
Population
municipale
193 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 11″ N 3° 46′ 41″ E / 44.0031, 3.7781 ()44° 00′ 11″ Nord 3° 46′ 41″ Est / 44.0031, 3.7781 ()  
Altitude Min. 280 m – Max. 981 m
Superficie 18,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
Saint-Roman-de-Codières

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
Saint-Roman-de-Codières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Roman-de-Codières

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Roman-de-Codières
Liens
Site web www.saintromandecodieres.fr/

Saint-Roman-de-Codières est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Romanois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Implantée sur le versant méridional des Cévennes, au sud du Massif central et du Mont Aigoual, non loin de Sumène, Ganges et Saint-Hippolyte-du-Fort, cette vaste commune rurale, accrochée aux reliefs montagneux, s'égrène en de nombreux mas et hameaux isolés, répartis sur tout son territoire. Son chef-lieu ne regroupe que quelques habitations autour de l'église, la mairie et la tour, vestige de l'ancien château médiéval.

Accès[modifier | modifier le code]

Trois possibilités d'accès par la route pour rejoindre le chef-lieu de Saint-Roman-de-Codières :

  • en venant de Sumène à l'est (D 153) ;
  • en venant de Cros à l'ouest (id.) ;
  • ou en venant de Saint-Martial au nord-est (D 290).

Lieux-dits, mas et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune actuelle de Saint-Roman-de-Codières s'étend sur trois petites vallées :

Antérieurement, elle comprenait également la vallée du Cayla, aujourd'hui rattachée à la commune de Sumène.

Saint-Roman-de-Codières (les hameaux de Bouras et des Auméras)
  • Vallée du Recodier

- Rive droite : Teulon (anciennement Vignevieille) - la Coste - l’Euzière - Issartviel (abandonné) - la Polvétérie (abandonné) - Salvestrière (abandonné) - le Soulié - la Salle - Camplong (anciennement Puech Calm, en ruines) - le Castanier - la Grandinelle - le Farguier - Cougnot - la Baraque (anciennement la Fournelade) - les Ribes ;
- Rive gauche : la Valette - Valescure - Puechguima (anciennement Puechaguima) - Fromental - le Corral - (abandonné) - le Moulin (abandonné) - le Restouble (anciennement le Valat) - la Cavalerie - (aujourd’hui rattaché à Sumène).

  • Vallée du Vidourle

- Rive droite : les Poussiergues (anciennement les Porcilgues) - les Combes - Vidourle - la Bastide - Driolle (anciennement Drulhol) - l’Ubac - Claparède ;
- Rive gauche : la Nible - Malanuech -Montplaisir- Ferrier - Bouras (anciennement Bourras) - les Auméras - Conduzorgues (anciennement Canduzorgues) - la Combe - Mas de Gentil.

  • Vallée du Savel

- Rive droite de Combe Bonne : Peyredier (anciennement Peyridier) - le Serre - Baralet - le Verdier - Pradeyret (en ruines) - Montredon ;
- Rive gauche de Combe Bonne et rive droite de Suménette : le Devès - le Mazel - la Janette - la Bayte - la Fabrié - le Bousquet - le Cayrel - Bouvet - Camplo - la Figuière - Serviel - le Bruguier - la Peyredisse ;
- Rive gauche de Suménette : le Castanet des Perdus - le Laquet (en ruines) - la Calmette.

  • Vallée du Cayla

- Rive droite : le Cayla - le Valat ;
- Rive gauche : l’Ubac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières, à la croisée de trois cantons (ceux de Sumène, Saint-Hippolyte-du-Fort et Lasalle), a pour communes limitrophes : Sumène - Saint-Martial - Colognac - Cros et la Cadière-et-Cambo.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Relief[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (la Fage)

Les trois vallées de la commune s'articulent autour de trois massifs aux paysages différents :

  • la Fage, grande barrière de calcaire, contrefort ouest des Cévennes, plantée aujourd'hui de pins ;
  • le Mont Liron, au nord, aux chemins millénaires avec ses drailles, menhirs, dolmens, blocs de granite et ses fosses à loups ;
  • et le Serre de Cambon, crête schisteuse, aux pentes raides recouvertes de châtaigniers, cultivés autrefois tant pour leurs fruits que pour leur bois utilisé sous diverses formes, notamment en tonnellerie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À côté du Vidourle, qui prend sa source sur le territoire de Saint-Roman-de-Codières pour aller se jeter dans la Méditerranée 85 kilomètres plus loin au Grau-du-Roi, on trouve également de nombreux ruisseaux au fond des vallées, dont le Recodier, affluent majeur du Rieutord, Combe Bonne ou Suménette.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est de type méditerranéen même si sa position topographique introduit des nuances : l'altitude influe agréablement sur les températures en été, mais la pluviométrie reste marquée par de violents orages en automne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire certainement son nom du Recodier, cours d'eau autour duquel le peuplement de son territoire a probablement progressé depuis Sumène.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (le menhir du col de Pierre Levée)

Les sept mégalithes que l'on trouve sur la commune de Saint-Roman-de-Codières sont les témoins d'une présence humaine sur son territoire à la fin du néolithique (environ 9 000 à 3 300 av. J.-C.) :

  • le plus connu et le plus accessible car en bordure de la route reliant le chef-lieu à la vallée du Savel, est le menhir du col de Pierre Levée, appelé encore Pierre Plantée ou Peyre Plantade, en occitan
  • un autre menhir ou dolmen se trouverait à proximité ;
  • trois autres menhirs sont érigés au col du Cayrel entre Saint-Roman-de-Codières et Cros, dont la Pierre aux Fées auquel est attribué un rite de fertilité féminine ;
  • à moins d'un kilomètre de là, on trouve aussi la Pierre des Druides, appelé encore Broussier ;
  • et enfin, le menhir du col des Fosses, mégalithe abattu et mutilé, sur le tracé de l'ancienne draille de transhumance.

Outre ces pierres, on a également découvert en 1950 sur le versant nord de la montagne de la Fage un biface acheuléen, attestant d’une fréquentation humaine du territoire de Saint-Roman-de-Codières pendant le paléolithique ancien[1].

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, des légions romaines y auraient édifié un camp militaire au Ier siècle ; rien ne permet toutefois de l'attester[2]. Ce que l'on sait avec certitude c'est qu'un lieu fortifié (castrum en latin) est signalé en ce lieu en 970 comme faisant partie des biens de la maison d’Anduze, qui possédait avant la croisade des Albigeois les baronnies limitrophes d'Hierle et de Sauve, dont Saint-Roman-de-Codières fit partie jusqu'à la Révolution française.

Autre élément attesté, une mine de plomb argentifère (galène) a été exploitée en des temps reculés sur la butte rocheuse du chef-lieu de Saint-Roman-de-Codières.

Le peuplement de la commune n'a toutefois pas progressé autour de ce castrum, poste essentiellement militaire destiné à défendre le col où il fut édifié (chef-lieu actuel), mais en des lieux isolés (mas et hameaux actuels) où les nouveaux venus recevaient des seigneurs, en franchise le plus souvent pour les y attirer, une parcelle à bâtir et quelques champs à défricher, le rôle de l’église se bornant alors, à concéder le moment venu une église paroissiale[3].

La cellule familiale cévenole est à cette époque une famille étendue et patriarcale qui englobe sur plusieurs générations, le père, ses descendants et leurs conjoints respectifs. Tous vivaient sous le même toit et font « feu et pot commun »[4]. Les actes notariés de cette époque, rédigés alors par des clercs le plus souvent, constituent les premières sources écrites de cette période et les premiers témoignages de la vie quotidienne des anciens Saint-Romanois[5].

Organisation religieuse[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (vitrail dans le chœur de l'église catholique)

Tous ces mas isolés étaient regroupés au sein d'une paroisse. Son église, construite au chef-lieu, placée sous le vocable de Saint Roman (Sanctus Romanus de Coderiis en latin), est citée dès 1156. Elle a relevé jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, du diocèse d'Alès et de l'archiprêtré de Sumène, après avoir appartenu à celui de Nîmes.

Son prieuré, simple et séculier, uni primitivement à la mense du chapitre cathédral de Nîmes, faisait partie des possessions du chapitre de la collégiale de Saint-Sauveur, alias Sainte-Anne, de Montpellier. Sa cure, conférée par les chanoines, a été transformée en vicairie perpétuelle après la révocation de l'édit de Nantes[6].

Le prieur, propriétaire des biens de l'église, en percevait les revenus. Il avait pour obligation de pourvoir la paroisse d'un curé et d'entretenir l'église. Il recevait la dîme en contrepartie. Le curé avait quant à lui la charge d'administrer les soins spirituels aux fidèles sous l'autorité de l'évêque et à ce titre, recevait une portion congrue du prieur. Jusqu'à la Réforme, le clergé a été nombreux sur Saint-Roman-de-Codières : le curé de la paroisse était assisté de prêtres secondaires, parfois d'un clerc, de quelque prêtre libre ou d'un chantre pour assurer son service et chaque famille saint-romanoise, chaque mas presque, avait son prêtre ou son clerc qui vivait au milieu de ses frères au sens propre comme au sens figuré.

Soucieux du salut de leur âme, les Saint-Romanois, regroupés parfois en confrérie, n’hésitaient pas alors à prévoir dans leurs testaments, des donations aux pauvres, des legs à l'église, le déroulement de leurs obsèques dans leurs moindres détails, le nombre de messes à célébrer, voire, pour les plus aisés, à fonder des œuvres pieuses en y consacrant une partie de leur patrimoine. On trouvait ainsi à Saint-Roman-de-Codières :

  • une confrérie de Notre-Dame pour les femmes ;
  • une confrérie de Saint-Sauveur et d'un saint miracle anciennement advenu dans l'église de Saint-Roman-de-Codières pour les hommes citée dès 1466 (confratria Sancti Salvatoris et sancti cujusdami antiqui miraculi facti in dicta ecclesia), à laquelle semble avoir succédé au XVIIe siècle une confrérie du Saint-Sacrement ;
  • l'obit de Philippe Rouvière, habitant du castrum de Saint-Roman-de-Codières, fondé vers 1350 ;
  • deux chapellenies, fondées en l’église de Saint-Roman-de-Codières au XIVe et XVIe siècles, des titres respectifs de Saint-Antoine, fondée par Guillaume Valat et de Notre-Dame - donnée dans les textes les plus anciens du titre de « Saint Salvaire », alias Saint-Sauveur -, fondée par Dom Bernard de Sauzet, clerc, habitant du mas de Montredon, toutes deux réunies au XVIIIe siècle ;
  • et une chapelle du titre de Saint-Grégoire, édifiée au mas de Driolle[7].

Organisation seigneuriale[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (la Tour carrée)

À l'origine de l'organisation féodale et du régime seigneurial, les droits de justice et de propriété qui s'exerçaient sur une terre donnée et par suite sur ses habitants, étaient réunis entre les mains du seigneur, mais bien vite ils ont été démembrés et on a distingué alors les seigneurs justiciers – appelés ainsi car ils avaient droit de justice sur leurs terres – des seigneurs directes – appelés ainsi car leurs droits sur une terre portaient sur le domaine direct de celle-ci – « directum dominium » – par opposition au domaine utile, qui lui était concédé à un exploitant.

Dans la région où la coutume était le droit romain et où s'appliquait l'adage « nul seigneur sans titre », cette concession était le plus souvent consentie sous forme de censive, c’est-à-dire contre le versement d’un cens – redevance annuelle fixée une fois pour toutes, en argent ou en nature.

S'agissant des droits de justice, Saint-Roman-de-Codières relevait de la baronnie de Sauve comme nous l'avons vu. Cette baronnie passa des Bermond, au roi de France, puis en 1293 aux évêques de Maguelonne (puis de Montpellier à partir de 1536, le siège épiscopal y ayant été transféré), avant d'être acquise en 1563 par Simon Fitzgerald, conseiller du roi, secrétaire d'État aux finances, anobli peu de temps après sous le nom de Fizes. Après être passée à ses héritiers, elle fut démembrée une première fois et, en 1620, Jean Aubanel, huguenot, ancien marchand et ancien capitaine de Saint-Hippolyte-du-Fort se porta acquéreur de la seigneurie de Saint-Roman-de-Codières. Cette seigneurie devint un sujet de conflit quand les héritiers de Fizes la cédèrent à nouveau à Jean Vallat, gouverneur de Montferrant, sans tenir compte de la précédente vente. Les Aubanel, à qui il fut fait droit, n'en profitérent guère, Louis XIV ayant décidé la réunion de la baronnie de Sauve à l'évêché de Montpellier, le procès se poursuivit avec ce dernier jusqu'en 1680, date à laquelle les Aubanel furent en partie indemnisés. Peu de temps après, en 1692, la baronnie de Sauve fut à nouveau démembrée par les évêques de Montpellier, qui en gardèrent le titre de baron jusqu'à la Révolution française : Saint-Roman-de-Codières fut dès lors divisé en trois seigneuries justicières distinctes :

  • la seigneurie du Castanier, passée des Boudon aux Massanne ;
  • la seigneurie de l'Euzière, acquise par les Aigoin ;
  • et celle dite de Saint-Roman-de-Codières, qui englobait tout le territoire de la paroisse à l'exception des deux mas précités, acquise en indivision par les Baschi du Caila et les Serres, avant qu'en 1740, ces derniers n'en deviennent seuls propriétaires.

Assistés d'officiers de justice, les seigneurs justiciers de Saint-Roman-de-Codières ont rendu la justice en cour de Sauve, puis à Saint-Hippolyte-du-Fort après division de la baillivie en deux ressorts territoriaux distincts, et enfin à Sumène à compter du milieu du XVIIIe siècle[8].

Quant aux seigneurs directes, ils étaient nombreux sur Saint-Roman-de-Codières. Leurs droits, parfois détenus en indivision, hérités, achetés, échangés, reçus en mariage ou même usurpés à l'occasion de troubles, pouvaient porter sur un mas, une terre, un moulin ou même un simple droit particulier. Il s'agissait d'institutions religieuses, d'anciennes familles nobles d'extraction féodale, des premières familles saint-romanoise ayant peu à peu donné à exploiter leurs terres allodiales ou de familles de paysans ou d'artisans, devenues bourgeoises et cherchant par ce biais à poursuivre leur ascension sociale car, faute d'indexation, l'importance de ces revenus n'a eu de cesse de diminuer au fil du temps.

Administration royale[modifier | modifier le code]

L'importance de cette organisation seigneuriale va être progressivement limitée par le développement de l'administration royale.

Dès 1215, en pleine croisade contre les cathares qui conduira au rattachement du comté de Toulouse à la couronne de France, la sénéchaussée de Nîmes et Beaucaire est créée. Le sénéchal, qui représente le roi y exerce en son nom tous les pouvoirs. Pays d'état, le Languedoc conservera toutefois le privilège de la tenue d'états provinciaux, appelés encore états particuliers, pour les différencier des états généraux.

C'est dans ce cadre qu'en 1384 Saint-Roman-de-Codières a été taxé à « trois feux ».

De même, c'est le sénéchal qui lève les troupes selon les besoins et commande l’antique organisation du ban et de l’arrière-ban (service militaire des nobles et non nobles à des degrés divers). Il faudra attendre les défaites de la guerre de Cent Ans pour que l’armée royale devient permanente. Le ban et l’arrière-ban ne seront dès lors plus convoqués qu’en cas de nécessité.

Les hommes de la famille Castelviel, de noblesse d’extraction féodale et seigneurs directes du mas de Fromental à Saint-Roman-de-Codières, ont participé au service du ban et de l’arrière-ban tout au long du XVIe siècle.

Puis, vers la fin du Moyen Âge avec le développement du droit, deux nouvelles institutions apparaissent : les gouverneurs (pouvoirs administratifs et militaires) et les viguiers royaux (pouvoirs judiciaires).

Saint-Roman-de-Codières a relevé dès l'origine de la viguerie royale de Sommières, dont les décisions étaient susceptibles d'appel devant le Parlement de Toulouse[9].

Communauté d'habitants[modifier | modifier le code]

Dans le même temps, les habitants se sont regroupés pour organiser la défense de leurs intérêts communs, notamment en matière fiscale et pour organiser la perception des legs et aumônes faites aux pauvres. On trouve ainsi des « assemblés d'habitants » à Saint-Roman-de-Codières dès la fin du Moyen Âge, mais il faut attendre le XVe siècle, semble-t-il, pour voir apparaître une véritable « communauté d'habitants », dirigées par des « consuls », assistés de leurs « conseillers », élus chaque année par la « majeure et plus saine partie des habitants[10].

Ces représentants intervenaient dans de nombreux domaines (aumônes dues aux pauvres, écoles, administration des biens de la paroisse, entretien du four et de la maison consulaire, élaboration du compoix, actions en justice, réponses aux enquêtes diligentées par l'administration royale, entretien des ponts et chaussées, des troupes armées, réparation des dommages causés par la guerre, etc.).

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (la croix à l'entrée du chef-lieu)

La Réforme fait son apparition dans les Cévennes vers le milieu du XVIe siècle. Dès 1568 une église réformée est « dressée » à Saint-Roman-de-Codières. Guidon Serre, personnage important de la paroisse, seigneur de Fromental et habitant de Sumène, semble y avoir joué un rôle prépondérant dans la diffusion des nouvelles doctrines.

Les réformés deviennent rapidement majoritaires. Les biens du clergé sont mis en vente pour renflouer les caisses de l'État, Guidon Serre, huguenot convaincu, s'en porte acquéreur en 1569 pour 300 livres ; le surplus est mis en location. Finalement l'église catholique est détruite entre 1570 et 1576 et le service suspendu[11].

Les huit guerres civiles, qui vont se succéder de 1561 à 1598, vont désoler les Cévennes, il faut attendre l'édit de Nantes en 1598 pour retrouver une situation plus calme.

C'est durant cette période qu'est créé le présidial de Nîmes. Il rend la justice au nom du sénéchal et Saint-Roman-de-Codières en relève[12].

Édit de Nantes[modifier | modifier le code]

L'édit de Nantes, qui reconnaît le culte réformé, permet par la même occasion le rétablissement du culte catholique dans la paroisse. Mais, l'église, reconstruite depuis peu est à nouveau détruite pendant les guerres dites de Rohan, qui se succèdent de 1621 à 1629.

Durant cette période Saint-Roman-de-Codières est rattaché à la sénéchaussée et présidial de Montpellier et au bailliage de Sauve, nouvellement créés par démembrement de la sénéchaussée de Nîmes et Beaucaire, du présidial de Nîmes et de la viguerie royale de Sommières[13].

Saint-Roman-de-Codières est alors partagé entre protestants, qui dominent la vie politique et économique de la paroisse et catholiques, dont l'influence ne cesse de croître, aidés par les mesures prises par le pourvoir royal. En 1661, ces derniers prennent ainsi possession de la salle au-dessus de la maison consulaire où se tenait jusqu'alors le service réformé, pour y installer le leur.

Finalement, prétextant la participation d'Isaac Teissier, pasteur de Saint-Roman-de-Codières, à un culte célébré à Saint-Hippolyte-du-Fort où il venait d'être interdit, l'intendant Henri d'Aguesseau, par un arrêt du 4 juillet 1684, interdit l'exercice du culte réformé dans la paroisse et par suite, la fermeture du cimetière qui servait jusqu'alors aux protestants[14].

Saint-Roman-de-Codières dépend alors de la généralité de Montpellier et de la subdélégation du Vigan, nouvelles institutions développées sous le règne de Louis XIV en complément du dispositif administratif préexistant[15].

Révocation de l'édit de Nantes[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (carte de Cassini)

À la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685 par Louis XIV, les protestants de Saint-Roman-de-Codières abjurent massivement leur foi. Le local servant aux catholiques étant trop petit pour pouvoir les accueillir, l'église est reconstruite peu de temps après en 1690.

Rapidement les prêches clandestins se multiplient ; les pasteurs ayant quitté le royaume, ce sont le plus souvent de jeunes « prophètes » qui prennent le relai. Bientôt éclate la guerre des camisards. Pierre Brunel, fermier au mas de Ferrier, Euzière, ancien catholique, Jean Hébrard et Salomon Sabatier, dit « Salomonet », du hameau de Driolle se joignent aux rebelles. Dans la nuit du 26 mars 1703, les camisards incendient le château et l'église de Saint-Roman-de-Codières[16].

À cette période de troubles, dont le pays sort ruiné, succède la période dite du « Désert ». Les protestants s'habituent peu à peu à la clandestinité ; la répression diminue progressivement à partir du milieu du XVIIIe siècle et les « prédicants », de retour en Cévennes, peuvent à nouveau s'occuper des fidèles. Mais, il faut attendre l'édit de tolérance en 1787 pour que ces derniers puissent à nouveau faire enregistrer légalement leur état civil[17].

Révolution[modifier | modifier le code]

Avec la Révolution française, la commune prend un temps le nom de Mont-de-Vidourle[18]. Elle est d'abord rattachée administrativement au district et canton de Saint-Hippolyte-du-Fort, avant de dépendre à partir de 1801 de l'arrondissement du Vigan et du canton de Sumène[19].

De cette période on retiendra l'incendie en 1792 du château du Castanier, maison de campagne de François Charles de Massanne, ancien capitaine d'infanterie retiré à Sumène et l'attaque le 2 ventôse de l'an IX (21 février 1801) du citoyen Lafon, collecteur des deniers publics, au mas du Valat.

À notera également, l'exécution de Jacques Rouffiac, prêtre secondaire de la paroisse qui après avoir prêté serment en 1791 à la constitution civile du clergé, se rétracte et entre en clandestinité (fêté le 31 juillet)[20] et le jour même de la chute de Maximilien de Robespierre, la mort de Jacques de Serre de Saint Roman, conseiller au Parlement de Paris, seigneur de Saint-Roman-de-Codières, guillotiné à Paris le 9 thermidor de l'an II (27 juillet 1794), pour avoir son fils, Alexis Jacques de Serre de Saint Roman, émigré, engagé dans les armées étrangères[21].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Après les troubles de la période révolutionnaire, une relative prospérité économique s'instaure progressivement au XIXe siècle.

La tour, vestige de l'ancien château médiéval et depuis la Restauration, chef-lieu du majorat au titre de comté-pairie érigé en faveur de la famille des derniers seigneurs justiciers de Saint-Roman-de-Codières, est remise en état et profondément réaménagée en 1838 par le comte Jacques Raymond de Serre de Saint Roman[22].

Saint-Roman-de-Codières (le clocher du temple protestant)

Un temple protestant est construit en 1855 au hameau de Bouras et l'intérieur de l'église catholique se voit orner d'une reproduction très fidèle du tableau du Titien, « Les pèlerins d’Emmaüs » qui se trouve au Louvre, offerte au Comte de Saint Roman par l’impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, après un séjour au château[23].

Mais la population décline lentement et le tribut versé lors de la Première Guerre mondiale est particulièrement lourd (la commune perd 27 hommes valides sur une population recensée en 1911 à 501 habitants). Jean-Baptiste Marchand, général et explorateur français, le héros de Fachoda, qui a épousé vers 1910 Raymonde de Serre de Saint Roman, réside alors à la tour de Saint-Roman-de-Codières. Il se fait élire - de 1913 à 1925 - conseiller général du canton de Sumène[24].

La Seconde Guerre mondiale amènera aussi son flot d'horreur. La population connaît depuis 1942 les troupes d'occupation mais aucune exaction n'a eu lieu, la Résistance s'occupe surtout de fournir aux nombreux réfractaires, qui ont refusé de partir en Allemagne au Service du travail obligatoire (STO), des cartes d'identité, des cartes d'alimentation et des endroits sûrs pour se cacher. La rafle du 28 février 1944 au hameau de Driolle, qui verra le hameau pillé et incendié et une partie de ses habitants exécutés, met fin à cette tranquillité apparente.

Après la Libération, commence alors une sévère période d'exode rural qui vide la commune de ses habitants. En 1961, elle est amputée de la vallée du Cayla, rattachée à la commune de Sumène avec laquelle elle était déjà reliée par la route. Il faudra attendre les années 1970 pour voir quelques jeunes gens s'installer dans les maisons abandonnées et les années 1990 avec l'arrivée de jeunes familles pour voir le mouvement s'inverser durablement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de la commune de Saint-Roman-de-Codières

Armoiries de la commune de Saint-Roman-de-Codières.

Palé d’hermines et de gueules de six pièces à la fasce d’or brochant sur le tout

Ces armoiries, reprises par la commune, datent de la fin du XVIIe siècle. Elles ont été assignées à la communauté des habitants de Saint-Roman-de-Codières sous le règne de Louis XIV.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Gonzalvès   ...
mars 2008 1er juin 2012[25] Philippe Pibarot DVG ...
juin 2012 en cours Luc Villaret   ...
Les données manquantes sont à compléter.

Philippe Pibarot a parrainé la candidature de Nathalie Arthaud à l'élection présidentielle de 2012.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2004, Saint-Roman-de-Codières fait partie de la Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, qui regroupe treize communes (quatre dans le département du Gard et neuf dans celui limitrophe de l'Hérault).

Communauté de communes des Cévennes Gangeoises et Sumenoises (carte)

L'aménagement de l'espace, le développement économique, l'environnement, le logement, la construction d'équipements culturels, sportifs ou d'établissements d'enseignement pré élémentaire et élémentaire, ainsi que la petite enfance relèvent de sa compétence. Parmi les services offerts, on trouve notamment le traitement des déchets avec une déchèterie à Ganges, la ville la plus importante et le siège de cette intercommunalité.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 193 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 009 656 948 908 925 951 921 882 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 761 783 701 660 653 608 561 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515 509 501 451 404 350 314 279 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
206 132 138 147 134 180 171 193 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges 2006 (Source : INSEE)
Hommes Classe d’âge Femmes
23 
60 ans ou +
17 
30 
40 à 59 ans
29 
17 
20 à 39 ans
13 
21 
0 à 19 ans
21 

Excepté le chiffre communiqué lors du recensement de l'an VIII de la République (1800), la diminution de la population de Saint-Roman-de-Codières a été progressive tout au long des XIXe et XXe siècles, passant de 1 009 habitants en 1793 à seulement 198 en 1962 (soit une diminution de plus de 80% en l'espace de moins de deux siècles). Depuis quelques années, après la sévère période d'exode rural qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, le mouvement a commencé à s'inverser.

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Roman-de-Codières (mas de la vallée du Savel)

L'économie de Saint-Roman-de-Codières est essentiellement rurale et orientée vers le tourisme vert.

On y cultive notamment l'oignon doux des Cévennes (AOC) dans les traversiers ou bancels, bandes de terres soutenues par des murets en pierres sèches. Cette production est vendue principalement sur les marchés de la région. On y élève également des brebis pour la viande des agneaux (race caussenarde des garrigues).

Beaucoup d'anciens mas de la commune, sauvés de la ruine, ont été transformés en gîtes ou chambres d'hôtes. Un café au chef-lieu du village dans l'ancienne tour et une auberge au hameau de Bouras complètent le tout.

Enfin, à côté des petits artisans implantés sur la commune (électriciens, maçons, etc.), Saint-Roman-de-Codières s'illustre aussi par la présence de nombreux artistes venus s'y installer (écrivains, architectes, sculpteurs, peintres, photographes, etc.).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La beauté des sites, leur conservation et la typicité de son habitat constituent le principal patrimoine de Saint-Roman-de-Codières. Certains lieux et monuments de la commune méritent toutefois un détour :

Saint-Roman-de-Codières (l'église catholique)
  • Menhirs (col de Pierre Levée, col du Cayrel, Mont Liron et col des Fosses). Sept mégalithes, témoins d'une présence humaine ancienne sur le territoire de Saint-Roman-de-Codières[27].
  • Église catholique (chef-lieu). L'église actuelle de Saint-Roman-de-Codières, de style roman, avec son cimetière attenant, a été bâtie au début du XVIIIe siècle après que le bâtiment précédent eut été incendié en 1703 par les Camisards. L'édifice en granit a dû être plusieurs fois remanié de 1960 à 1982. Elle dépend de nos jours de l'église catholique de Sumène [28].
  • Tour de Saint-Roman-de-Codières (chef-lieu). Vestige de l'ancien château médiéval. Elle a été remise en état et profondément réaménagée en 1838 par le comte Raymond de Serre de Saint Roman. À l’occasion de ces travaux, les archères ont laissé la place à des ouvertures modernes et le sommet de la tour s’est ourlé de petites arcades en brique rose qui lui donnent cette touche arabisante sans doute responsable de l’appellation de « tour sarrasine », dont la tradition locale l’orne parfois. Mesurant après restauration 22 mètres de haut, elle est presque carrée (7,52 m x 7,70 m x 7,90 m). La partie qui correspond à peu près aux deux premiers étages est construite dans un bel appareil régulier à bossages rustiques sans liseret, datable de la seconde moitié du XIIe siècle ou de la première moitié du XIIIe siècle.
  • Chapelle Saint-Grégoire (hameau de Driolle). Fondation pieuse, antérieure à la Réforme, sans revenu et sans service dès le début du XVIIIe siècle [29].
  • Temple protestant (hameau de Bouras). Construit au XIXe siècle, ses plans, basés sur un rectangle, sont d'une grande sobriété comme c'est le cas de la plupart des édifices réformés cévenols de cette époque là. Ce lieu de culte, après avoir été rattaché au conseil presbytéral de la paroisse de Colognac, dépend aujourd'hui de celui de la paroisse voisine de Cros. Sa desserte est assurée occasionnellement par le pasteur de l'église réformée de Saint-Hippolyte-du-Fort et du Haut Vidourle[30].

Equipement et services[modifier | modifier le code]

La mairie, située au chef-lieu du village, est le seul bâtiment administratif de la commune. Elle n'est ouverte au public que deux demi-journée par semaine. Les trois écoles que comptait autrefois Saint-Roman-de-Codières - situées au chef-lieu, au Savel et au hameau de Bouras -, ont toutes été fermées.

Depuis 2004, les équipements et services publics offerts à la population le sont dans le cadre de la Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises. Les enfants sont ainsi scolarisés dans les écoles des communes voisines.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La messe n'est plus célébrée à Saint-Roman-de-Codières qu'en de rares occasions par le curé de Sumène et le temple protestant, au hameau de Bouras, n'est plus desservi que rarement par le pasteur de Saint-Hippolyte-du-Fort.

Commerces[modifier | modifier le code]

Les Saint-Romanois vont chercher ce qu'ils n'ont pas sur la commune (pharmacies, médecins, bureaux de poste, banques, marchés, commerces de proximité, supermarchés, etc.) dans les communes voisines - Sumène, Ganges et Saint-Hippolyte-du-Fort principalement.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Au-delà de cet apparent isolement, qui contribue au charme et à l'authenticité du village, les diverses associations, bien implantées dans la commune, jouent chacune un rôle rassembleur essentiel (associations culturelles, associations de défense de l'environnement, des animaux, du patrimoine, comité des fêtes, associations des chasseurs, etc.).

Chaque année, en principe le dernier week-end du mois de juillet, une fête est ainsi organisée au chef-lieu du village, agrémentée de diverses manifestations culturelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Marchand
  • Salomon Sabatier, dit Salomonet (ca 1682-1710), prédicant et camisard cévenol, né au hameau de Driolle à Saint-Roman-de-Codières où il était faiseur de bas, avant de s'engager auprès des troupes rebelles (1703). (voir : L'un des quatre camisards saint-romanois).
  • Jérémie de Pourtalès (1701-1784), réformé de Lasalle ayant abjuré sous la contrainte à la suite de la révocation de l'édit de Nantes, émigré en Suisse en 1717 en passant par Lyon, enrichi par le commerce des indiennes, naturalisé neuchâtelois dès 1724, reçu Bourgeois de Neuchâtel en 1729 et anobli en 1750 à Berlin par Frédéric le Grand, Roi de Prusse. Petit-fils de Paul Pourtalès, fustier au hameau du Castanet des Perdus à Saint-Roman-de-Codières, berceau de sa famille paternelle. Fondateur de la dynastie des Pourtalès, célèbres marchands et banquiers suisses, dont est issu notamment l'écrivain français, Guy de Pourtalès (1881-1941).
  • Jean-Baptiste Marchand (1863-1934), général et explorateur français, le héros de Fachoda (1898), conseiller général du canton de Sumène (de 1913 à 1925), marié à Raymonde de Serre de Saint Roman, propriétaire de la tour de Saint-Roman-de-Codières (voir : Le général Jean-Baptiste MARCHAND).
  • Pierre Paulin (1927 - 2009), célèbre designer français, habitant de la commune.
  • Ysabelle Lacamp (1954), comédienne et écrivaine française, habitant de la commune

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • I. Boiffils de Massanne, Un coin dans les Cévennes pendant le Moyen Âge, la combe de Recodier dans la paroisse de Saint-Roman de Codières, Le Vigan, 1883.
  • L. Malzac, Les Pourtalès, Histoire d'une famille huguenote des Cévennes, 1500-1860, Paris, Hachette, 1914.
  • J.-C. Toureille, St Roman de Codières, note du temps des camisards, in Cévennes Magazine, no 597, décembre 1991.
  • E. Goiffon, Les Paroisses de l’archiprêtré du Vigan, Nîmes, 1900, Nîmes, réed. Lacour-Ollé, 1994.
  • M. Cabane, Histoire de Sumène de la Réforme à la Révolution, Sumène, Ed. du Vieux Pont, 1995.
  • T. Ribaldone, La « Tour Carrée » à Saint Roman de Codières (Gard), in Cévennes Magazine, no 978, avril 1999.
  • R. Cramer, Les Pourtalès, 1300-2000, Saint-Pierre-de-Vassols, Familiales, 2001.
  • I. Boiffils de Massanne, Histoire de Sumène, Des origines à la fin du 18e siècle, Sumène, Ed. du Vieux Pont, 2001.
  • R. Sauzet, Les Cévennes catholiques, Histoire d'une fidélité, XVIeXXe siècle, Paris, Perrin, 2002.
  • L.-P. Delplanque et M. Roux - Saget, Saint-Roman-de-Codières, des origines à la Réforme et Saint-Roman-de-Codières, de la Révolution à nos jours, in Les Cahiers du Haut-Vidourle, Montpellier, Les Amis de Clio, no 17, janvier 2004.
  • J. Kirmann, Saint-Roman-de-Codières, de la Réforme à la Révolution, in Les Cahiers du Haut-Vidourle, Montpellier, Les Amis de Clio, no 17, janvier 2004.
  • O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives, Histoire d'un village cévenol, XIIe - XVIIIe siècle, Nîmes, Lacour-Ollé, 2007 - (Le manuscrit d'Isidore BOIFFILS de MASSANNE redécouvert un siècle après sa mort).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives, Histoire d'un village cévenol, XIIe - XVIIIe siècles, Nîmes, Lacour-Ollé, 2007, p. 223 et 224. - P. Cabanel, Histoire des Cévennes, Vendôme, Coll. Que sais-je ?, Presses universitaires de France, 1998, p. 21. Cette découverte « fait figure de rigoureuse exception », tant les traces d’un habitat humain en Cévennes schisteuses sont plus rares qu’en garrigues calcaires, géologiquement plus récentes. - M. Lorblanchet, Géographie préhistorique, protohistorique et gallo-romaine des Cévennes méridionales et leurs abords, in Almanach cévenol - Encyclopédie des Cévennes, Alès, Cévennes Magazine, 1970. p. 255.
  2. Cette tradition sur l’origine de Saint-Roman-de-Codières, reprise de nos jours encore dans de nombreux articles, semble dater du XIXe siècle. Elle est citée en l'état par l'érudit Isidore Boiffils de Massanne avec toutes les réserves d'usage quant au crédit à lui apporter.
  3. E. Le Roy Ladurie, Les paysans du Languedoc, Saint-Amand, Flammarion, 1990, p. 16. - A quelques rares exceptions près, tous les mas et hameaux actuels de la commune existaient déjà au Moyen Âge, leurs noms s'est d'ailleurs transmis aux familles les possédant au moment où l'usage du nom patronymique s'est fixé.
  4. E. Le Roy Ladurie, Les paysans du Languedoc, op. cit., p. 34-42.
  5. On retrouve des actes concernant Saint-Roman-de-Codières dans les chartiers des fondations religieuses bien sûr, mais aussi dans les notariats de Ganges, Sumène, Saint-Martial, Saint-Hippolyte-du-Fort et Sauve principalement. Il y a même eu à la fin du XIVe siècle un notaire, Me Ricard Delpuech, qui s'est intitulé « notaire de Saint-Roman-de-Codières », répertorié comme tel aux archives départementales du Gard (A.D. Gard, 2 E 56/540 à 547 et 2 E 64/1 101).
  6. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 11 à 58. - E. Goiffon, Les paroisses de l’archiprêtré du Vigan, Nîmes, 1900, Nîmes, réed. Lacour, 1994, p. 337. – R. Sauzet, Les Cévennes catholiques, Histoire d’une fidélité XVIeXXe siècle, Paris, Perrin, 2002, p. 384. De 1801 à 1817, le diocèse de Nîmes a été rattaché à celui d’Avignon.
  7. R. Sauzet, Les Cévennes catholiques…, op. cit., p. 57. - O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 59 à 65, 189 et 201.
  8. J. Kirmann, Saint-Roman-de-Codières, de la Réforme à la Révolution, in Les Cahiers du Haut-Vidourle, Montpellier, Les Amis de Clio, no 17, janvier 2004, p. 40 à 42 et 50. (A.N. V/6/290 - A.D. Gard, 2 E 57/115, 2 E 56/324 et 325 et A.D. Hérault, 2 E 55/116, G 1683, G 1684, G 1685, G 1697, G 2023 et 6 B 141) - O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 81 à 96.
  9. D. Lacroix, Paroisses et communes de France – Gard, op. cit., p. 12 à 14 et 408. - O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 129, 130, 133 et 137.
  10. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 141 à 155.
  11. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 27, 28, 68 et 69.
  12. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 134.
  13. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 134 et 135.
  14. E. Goiffon, Les paroisses de l’archiprêtré du Vigan, op. cit., p. 338 et 339.
  15. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 130 à 132.
  16. J. Kirmann, Saint-Roman-de-Codières…, op. cit., p. 47 et 48. - O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 35 à 41, 110 à 113 et 211 à 218.
  17. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 219 à 222.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. D. Lacroix, Paroisses et communes de France – Gard, op. cit., p. 408. - Du 1er vendémiaire au 8 floréal de l'an III de la République.
  20. P. Guérin, Les petits Bollandistes : la vie des Saints, 7e édition, Tome 17, Paris, Bloud et Barral, 1876, p. 533.
  21. J. Fr. et L. G. Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, Paris, Michaud Frères, 1849, p. 130.
  22. O. Sanz-Sauzet, Saint-Roman-de-Codières à travers les archives…, op. cit., p. 102.
  23. L.-P. Delpanque et M. Roux-Saget, Saint-Roman-de-Codières, de la Révolution à nos jours, in Les Cahiers du Haut-Vidourle, Montpellier, Les Amis de Clio, no 17, janvier 2004, p. 52 à 54.
  24. R. Sauzet, Les Cévennes catholiques…, op. cit., p. 327.
  25. Démissionnaire. « Bulletin municipal juin 2012 - élection de Luc Villaret », sur www.saintromandecodieres.fr, mairie de Saint-Roman-de-Codières,‎ juin 2012 (consulté le 30 juin 2012)
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. Le menhir du col de Pierre Levée
  28. L'église de Saint-Roman-de-Codières
  29. La chapelle Saint-Grégoire de Driolle
  30. Le temple de Bouras