Alyscamps

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Alyscamps
Vue des Alyscamps
Vue des Alyscamps
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Protection Logo monument historique Classé MH (1840, 1862)
Coordonnées 43° 40′ 17″ N 4° 38′ 13″ E / 43.671517, 4.636943° 40′ 17″ Nord 4° 38′ 13″ Est / 43.671517, 4.6369  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Alyscamps
Alyscamps

Les Alyscamps (Champs Élysées en provençal, cité des morts vertueux dans la mythologie grecque) sont une nécropole, située à Arles, dans le département des Bouches-du-Rhône, remontant à l'époque romaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'époque romaine au Moyen Âge, les Alyscamps ont été une nécropole païenne puis chrétienne située à l'entrée sud-est de la cité d'Arles sur la via Aurelia, c'est-à-dire en dehors de la cité comme la plupart des nécropoles romaines. Ils comprenaient de très nombreux sarcophages.

Dès la fin du IVe siècle, les Alyscamps et le cimetière de Trinquetaille doivent leur célébrité au martyre de Genest, saint arlésien, décapité en 303. Au fil des siècles ce lieu devient si renommé que de nombreuses personnes souhaitent y être enterrées, à l’instar des évêques d’Arles. Des cadavres descendent aussi le cours du Rhône sur de petits bateaux pour y être inhumés ; une somme d'argent étant jointe pour rémunérer les Arlésiens qui mettent en sépulture les défunts.

Aux XIe, XIIe et XIIIe siècles, ce cimetière connu de toute la chrétienté, s'enrichit de nombreuses églises. Au XIe une collégiale est ainsi établie aux Alyscamps, mais vers l’an 1035, cette canonica étant tombée entre des mains laïques, l’archevêque Raimbaud donne aux moines de Saint-Victor de Marseille l’antique église Saint-Genès ainsi que toutes ses dépendances, moyennant le cens d’une livre d’encens à fournir le jour de Saint-Trophime. Les Alyscamps deviennent alors le point de départ du pèlerinage de Compostelle pour les pèlerins provençaux.
Toutefois, en 1152, le transfert des reliques de saint Trophime à la cathédrale Saint-Étienne (devenue par la suite Saint-Trophime), au centre-ville, lui enlève une partie de son prestige.

À partir de la Renaissance, les prélats, seigneurs et rois dérobent les sarcophages les mieux sculptés pour enrichir leurs collections. Un bateau ainsi chargé coule dans le Rhône vers la fin du XVIe siècle à hauteur de Pont-Saint-Esprit[1].

Au cours du XVIe siècle ce quartier fait l'objet d'une première transformation avec le creusement du canal de Craponne qui alimente en eau la Crau, entre Durance et Rhône.

L'église Saint-Honorat des Alyscamps est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840[2].

En 1848, les Alyscamps ont été profondément modifiés lors de la construction de la voie ferrée Paris-Lyon-Marseille et des ateliers afférents.

La chapelle des Porcelets et le cimetière sont classés par la liste de 1862[2]

Les Alyscamps dans les arts[modifier | modifier le code]

Ce lieu, peint par Van Gogh et Gauguin à l'automne 1888, est devenu alors, au fil du temps, un nouveau quartier d'Arles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Maurice Rouquette (sous la direction de) - ARLES, histoire, territoires et cultures, page 480 :
    Au cours du XVIe siècle, en 1564, une autre visite royale aura lieu [à Arles], celle de Charles IX, accompagné de sa mère Catherine de Médicis. ... les souverains quittent Arles par bateau, sur le Rhône, emportant à leur suite un précieux chargement d'antiques sarcophages, colonnes, sculptures. Malheureusement, l'embarcation fait naufrage à la hauteur de Pont-Saint-Esprit.
  2. a et b « Notice no PA00081179 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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