Cornillon

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Cornillon
Image illustrative de l'article Cornillon
Blason de Cornillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Pont-Saint-Esprit
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Gérard Castor
2014-2020
Code postal 30630
Code commune 30096
Démographie
Population
municipale
932 hab. (2012)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 33″ N 4° 29′ 15″ E / 44.2258, 4.487544° 13′ 33″ Nord 4° 29′ 15″ Est / 44.2258, 4.4875
Altitude Min. 58 m – Max. 360 m
Superficie 15,58 km2
Localisation

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Liens
Site web cornillon.fr

Cornillon est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cèze.

Le site de Cornillon se situe sur un piton rocheux, à 80 m environ. La place du Barry surplombe une très grande partie de la vallée de la Cèze.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Cournihoun, Cournilhou, du roman Cornilhon, du bas latin Cornillo, Cornilio[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Blason des Roger de Beaufort

L'histoire de Cornillon est liée à celle de son château dont les origines remontent au XIIIe siècle. Les ruines du château et les maisons anciennes qui constituent le village témoignent encore de cette histoire riche. Au cours du XIVe siècle, une famille originaire du Limousin, devint propriétaire du château. Les Roger de Beaufort, déjà fieffés à Rosiers-d'Égletons, dans la vicomté de Ventadour, grâce à la munificence de la papauté d'Avignon, imposèrent leurs armoiries d’argent à une bande d’azur accolée de six roses de gueules en ourlé sur Cornillon et dans la vallée de la Cèze[2]. Avec l'aide financière de son frère Clément VI, Guillaume II Roger, comte de Beaufort acheta entre 1342 et 1352, les seigneuries de Cornillon, Vénéjan, de Portes et la Baronne d’Anduze. La chapelle de Cornillon, dédiée à Saint-Martial de Limoges, fut transformée en une véritable salle au trésor pour abriter les richesses de Clément VI. On y trouvait une partie de sa vaisselle, dont soixante-six pièces en argent doré et deux-cent quarante et une pièces en argent blanc. S’y ajoutaient, selon l'inventaire publié par Jean-Pierre Papon, « des crucifix ornés de perles et pierres précieuses, des croix pectorales en or et en argent, des dizaines d’anneaux épiscopaux et pontificaux, deux reliquaires en argent doré dont l'un contient un morceau de la croix de Saint-André et l'autre des ossements de Saint-Thomas ». Il y avait aussi des patènes en or, des burettes en argent, des bagues et anneaux ornés de rubis, de saphir et de pierres précieuses, des gemmes et des perles, des vêtements sacerdotaux, des vases sacrés, et surtout « une horloge ornée de pour pulser les heures » ainsi qu'une somme équivalent en argent à 139 970 livres[2].

Guillaume II testa le en son château de Cornillon, en faveur de son dernier fils Raymond de Beaufort, en lui donnant la moitié de la vicomté de Valernes, la seigneurie de Saint-Rémy-de-Provence, les châteaux de Marguerittes et de Cornillon en y ajoutant les mas de Saint-Mabille et de Vérune, propriétés viticoles sises sur ce dernier fief[2]. Une telle richesse ne pouvait qu'attirer les convoitises. Au début de 1382, les Tuchins, paysans pauvres et armés venus de la Haute Auvergne, descendirent vers la vallée du Rhône. Ils s'emparèrent, entre autres, du château de Cornillon et de son trésor. Guillaume III Roger de Beaufort, Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. Il commença par semer la terreur avant de pacifier le pays en expulsant les chefs tuchins. La paix fut signée en février 1383[2]. Raymond, vicomte de Valernes et seigneur de Cornillon décéda en 1420. Sans enfant, il lègue une partie de ses fiefs aux fils de son demi-frère, marquis de Canilhac, un des fils de Guillaume III. C’est à son cadet Louis de Canilhac que fut attribué Cornillon. La pierre tombale de Raymond de Beaufort où l’on voit gravé son effigie en pied, se trouve à Avignon, au musée du Petit Palais. Elle provient de l’église Saint-Martial d’Avignon où il avait été inhumé[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la seigneurie de Cornillon appartenait à la famille de Sibert[3].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

À Cornillon, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Les membres illettrés prennent toute leur place dans les débats et occupent à leur tour la place de président. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1961 André Bergeon    
1961 1965 André Colombet    
1965 1974 Aimé Couderc    
1974 1979 Lucienne Bouletin    
1979 1995 Marcel Pradier    
1995 en cours Gérard Castor    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 932 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 721 731 919 977 963 950 894 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
936 981 930 815 801 747 731 741 672
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614 616 579 538 552 556 551 478 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
442 432 448 538 609 689 847 937 932
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le château appartient à la famille de Sibert depuis plus d'un siècle. Il a été transformé en théâtre mais il reste quand même accessible aux touristes. Il y a aussi cette fameuse gargouille dans la rue de la gargouille qui est toujours là depuis des siècles[7].
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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Ruine de l'ancienne église brulée par les protestants, belvédère et sarcophages[7].
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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Cour du château restaurée et aménagée en lieu de spectacle[8].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cornillon Blason De gueules à la fasce losangée d'argent et de gueules[3].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit,‎ , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 644, t.1
  2. a, b, c, d et e « Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle », sur www.cornillon.fr (consulté le 9 mars 2015)
  3. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 66-67
  4. « Paysans et politique sous la Révolution française », sur rives.revues.org (consulté le 9 mars 2015)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  7. a et b « Cornillon : cité d’histoire », sur www.cornillon.fr (consulté le 9 mars 2015)
  8. « Cour du château restaurée », sur www.cornillon.fr (consulté le 15 mars 2015)