Oppidum

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Oppidum
Un oppidum celte typique datant du Ier siècle av. J.-C..
Un oppidum celte typique datant du Ier siècle av. J.-C..
Localisation
Pays Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Croatie, France, Espagne, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (essentiellement les régions de Basse-Silésie et Voïvodie d'Opole), Portugal, République tchèque, Slovaquie, Suisse.
Europe Civitates celtes
Superficie Varie de 4 à plus de 100 hectares hectares
Histoire
Époque Hallstatt D et période Laténienne.
Oppidum
Description de cette image, également commentée ci-après

Vestiges de murs porteurs d'habitats au sein de l'oppidum éduen Bibracte, situé sur le promontoir du Mont Beuvray, en Saône-et-Loire.

Définition
Autres noms unité urbaine proto-historique fortifiée celte
Auteur Historiens romains, dont notamment Tacite, Pline l'Ancien et l'empereur romain Jules César dans son œuvre Bello Gallico et le géographe grec Strabon.
Caractéristiques
Répartition géographique Europe celtique
Période Âge du fer celtique
Chronologie VIIe siècle av. J.-C. / Ier siècle av. J.-C.
Type humain associé Celtes
Tendance climatique Tempéré : continental à océanique et méditerranéen
Signe particulier Accroissement exponentiel du nombre d'oppida à partir du début du IIIe siècle av. J.-C.. Celles-ci ne se pérennisent pas après la romanisation des peuples celtes.
Description de l'image Hallstatt LaTene.png.

Subdivisions

Hallstatt final ; La Tène A ; La Tène B ; La Tène C

Objets typiques

Murus gallicus : fortification type des oppida

Un oppidum (du latin n. oppidum, pl. oppida : « ville », « agglomération généralement fortifiée » ; le pluriel francisé donne : oppidums[1]) est le nom donné par les historiens romains à un type d'aire protohistorique fortifiée et aménagée que l'on trouve en Europe occidentale et centrale[2].

Il bénéficie presque toujours de défenses naturelles liées à son implantation sur des lieux d'accès difficile : soit en position de surplomb (tels que des éperons rocheux barrés, des collines ou des plateaux) ; soit dans un contexte d'isolement hydrographique (tel que des îles, des presqu'îles, des caps, des méandres de fleuves, ou encore des marais).

Il s'agit soit d'un lieu habité épisodiquement pour des raisons saisonnières (marché, fête religieuse) ou de refuge, soit d'un établissement humain permanent, centre à la fois économique, politique et parfois religieux, devenant une véritable cité.

Les oppida celtiques connaissent un âge d'or lors des IIe et Ier siècle av. J.-C., au cours de ce que l'on nomme la Civilisation des oppida. Après la conquête romaine, une bonne partie des oppida sont abandonnés tandis que d'autres continuent leur développement pour donner naissance à plusieurs grandes villes actuelles telles que Bourges (Avaricum) ou Besançon (Vesontio). Durant le Haut Moyen Âge, certains sont également réoccupés à l'image de l'oppidum de Saint-Blaise et peuvent servir de lieu de refuge temporaire en cas de conflit comme ce fut le cas de Meroliacense (Chastel-Marlhac).

Définitions[modifier | modifier le code]

Définitions anciennes et étymologie[modifier | modifier le code]

Les auteurs romains réservaient initialement le nom d’urbs aux villes « ouvertes » : agglomérations d’habitants à demeure fixe, se livrant à l’agriculture, au commerce ou à l’industrie. Ultérieurement on les entoura quelquefois de fortifications, mais l'habitude fit conserver leur dénomination primitive. C'est ainsi que l’expression urbs finit par s’appliquer aussi par extension à des villes fortifiées[3].

Dans son ouvrage, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César utilise le terme d’oppidum aussi bien pour des habitats ouverts (Genava) que fortifiés (Bibracte). Il rapproche même certaines places fortes du terme urbs. On apprend selon les termes de César que l’oppidum est donc un lieu économique, d’échange dans lequel il a pu ravitailler ses légions. Cependant, il ne définit jamais clairement ce terme dans son œuvre, tout en le distinguant du castellum. Toujours est-il que l’on applique ici un terme latin à une autre civilisation.

Les langues celtiques possèdent un terme qui s'accorde bien à ces lieux, c’est dunon (lire dūnon) en gaulois (latinisé en dunum, que l’on retrouve par exemple dans Uxellodunum, Augustodunum, Lugdunum) qui signifie « forteresse, enceinte fortifiée, mont » ; celui-ci a donné en vieil irlandais dūn: le fort, la forteresse. C’est aussi un site fortifié qui évolue vers la ville comme le justifie le terme gallois din, le breton din de même origine celtique ou le germanique commun * tūnaz, * tūnam « espace clos » qui a donné Zaun « clôture » en allemand, mais town « petite ville » en anglais[4].

Étymologie de fantaisie, André Borel prétend que le vrai nom de ces dernières était oppidum, avec une racine opes qui veut dire « richesse, ressources », parce que les Romains y renfermaient leurs biens les plus précieux, leurs magasins de vivres et d'armes[3]. D'après Gaffiot, le nom se rattache à ob-pes = contre-pied, avec le sens militaire de "base".

Il existe donc bien une ambiguïté dans la définition de ce terme, usité pour désigner tantôt un fort, tantôt une ville. Cependant, comme l'explique Stefan Fichtl, l’oppidum comprend la notion d'espace clos. Doit-on prendre en compte alors les frontières symboliques, le pomerium latin en plus des frontières matérielles que forment les remparts pour définir l'oppidum ? La question reste toujours ouverte à l'heure actuelle.

Définitions actuelles[modifier | modifier le code]

Le terme d'oppidum, a pris un sens de plus en plus précis depuis le début des fouilles archéologiques sur ce type de site, entreprises dès Napoléon III. Toutefois sa définition varie encore selon les chercheurs et les écoles. On en distingue principalement deux, une large et une restreinte[5].

La définition large considère comme oppidum tout habitat fortifié de l'âge du fer situé en Europe occidentale et centrale, sans critère particulier de superficie[5]. Cette définition se focalise surtout sur les caractéristiques fonctionnelles de l'oppidum, qui sont une position au centre d'un territoire regroupant des activités économiques, politiques et sociales, même si la présence de fortifications reste indispensable.

La définition restreinte limite les oppidums à un cadre précis, établi selon des critères de taille, de date et de localisation qui peuvent parfois sembler artificiels mais qui tendent à s'uniformiser[6]: Elle reprend également la distinction arbitraire que Jules César faisait entre oppidum et castellum (habitat fortifié de moindre importance)[7]. Dans ce sens, un oppidum est une agglomération fortifiée de plus de 15 hectares, construite à la fin de la Tène, au cours de ce que Joseph Déchelette nommait anciennement la Civilisation des oppida (entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle av. J.-C..). L'aire de répartition est également plus précise et ne concerne que les grands habitats fortifiés nord-alpins (depuis le sud de l'Angleterre, jusqu'en Europe centrale et au sud de la France). Cette définition est censée exclure les villes fortifiées du pourtour méditerranéen, celles construites à la période de Hallstatt ou au début de la Tène, ainsi que de nombreuses autres ne répondant pas au critère de plus de 15 hectares.

Témoignages[modifier | modifier le code]

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Les oppida (pluriel en langue latine) sont connus notamment grâce aux descriptions de Jules César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Il en cite un grand nombre, décrit la topographie de plusieurs et détaille particulièrement la structure du mur de Bourges=Avaricum. Le mur de terre et de pierre est renforcé par des traverses de bois dont les extrémités décorent la façade d'un motif de quinconces. À l'intérieur du mur, elles sont assemblées à de longues poutres perpendiculaires par de grandes fiches de fer de 20 à 30 cm comme à Bibracte. Ce type de mur particulier aux oppida gaulois est nommé murus gallicus. À l'inverse, dans les îles britanniques, où de nombreuses enceintes fortifiées sont connues, de simples levées de terre ou murs de pierres étaient utilisés, un peu comme les mottes féodales.

La situation des oppida est connue grâce aux anciens itinéraires, à la toponymie (terminaison en -dun), à la cartographie, à la reconnaissance aérienne. Elle est confirmée ou non par des fouilles archéologiques. Les oppida apparaissent à partir de 200 av. J.-C. après les crises celtiques du IIIe et IVe siècles av. J.-C.. Contrairement à l'hypothèse qui voyait leur émergence à la suite d'une réaction de défense contre les Cimbres et les Teutons après 125 av. J.-C., c'est dans un contexte de paix que ces sites à fonction urbaine se développent, représentant l'aboutissement d'une évolution socio-économique interne (accroissement démographique, augmentation de la taille et du nombre des habitats, développement de grandes agglomérations à fonction artisanale et commerciale) amorcée au IIIe siècle av. J.-C.[8].

Le nom oppidum est couramment utilisé pour désigner des sites de taille très différente, allant de quelques hectares à plusieurs centaines d’hectares : l’enceinte de l’oppidum de Manching, près d’Ingolstadt en Bavière (Allemagne), a ainsi pu entourer jusqu’à 350 hectares de terrain. D'autre part, les sites connus sous ce nom ont pu être utilisés comme forts depuis le début du premier âge du fer jusqu’au premier siècle de l’ère chrétienne, la dénomination d’oppidum ne s'appliquant qu’à partir du IIe siècle av. J.-C. (peut-être à une date proche de 120 av. J.-C.[9]). Dès lors, cette diversité se retrouve dans le rôle qu'ont pu jouer les oppida.

Le rôle des oppidums[modifier | modifier le code]

Sur le continent et tout particulièrement en Gaule, certains oppidums ont pu être considérés comme les premières formes de « villes », ou comme des « centres proto-urbains » de l'Europe barbare, ce qui a donné lieu à la dénomination de « civilisation des oppidums » pour désigner la réalité socio-économique qui prédominait à la veille de la guerre des Gaules. On sait que certains oppidums n'étaient habités que de façon épisodique ou utilisés comme refuge[réf. nécessaire], et qu'ils le sont restés jusque pendant le haut Moyen Âge, avant d'être abandonnés à la période de l'« enchâtellement ». Les difficultés d'interprétation sur la question sont nombreuses : on ne connaît des infrastructures du réseau des oppidums que ce que l'archéologie nous laisse entrevoir. Aussi, les avis des archéologues divergent quant à l'importance exacte que ces lieux pouvaient avoir dans la civilisation celtique, et en particulier dans la civilisation gauloise à la veille de la conquête romaine.

Comme le montrent des fouilles accomplies sur les sites de Manching, sur le mont Titelberg au Luxembourg, sur le mont Beuvray à Bibracte ou encore, sur l'oppidum de Corent en France, il est acquis que les oppida les plus importants ont connu une répartition régulière et dense de constructions sur leur site, au plus tard à partir du IIe siècle.

L'organisation de certains oppidums durant la période finale de La Tène a pu être rapprochée dans une certaine mesure du modèle des cités archaïques du monde classique. Il semble qu'à l'origine, en effet, le développement particulier de certains sites ait été lié à l'existence d'un lieu de culte important (oppidum d'Entremont, au nord d'Aix-en-Provence ou l'Alésia des Mandubiens).

Pour Stéphane Fichtl[10], le terme de civitas employé par César dans ses Commentaires a pu aussi correspondre dans certains cas à une réalité politique au cœur de laquelle l'oppidum, véritable chef-lieu, pouvait concentrer le pouvoir politique d'un peuple ou d'une fédération de peuples sur ses « clients » et dans un territoire délimité : la meilleure illustration de cette hypothèse est l'exemple des Éduens, dont la magistrature suprême (des Vergobrets) s'exerçait à l'intérieur de ce territoire.

Porte du Rebout, oppidum de Bibracte.

Des concentrations d'importations méditerranéennes découvertes dans plusieurs oppidums ont, quant à elles, révélé l'importance que pouvaient avoir certaines de ces « places fortes » dans les réseaux commerciaux reliant le monde « barbare » au monde méditerranéen, dès avant la période laténienne.

Certains oppidums, en effet, purent jouer un rôle politique majeur à l'époque des principautés celtes du premier âge du fer en permettant à une aristocratie locale de contrôler les voies de passage et d'asseoir son pouvoir sur un territoire pouvant aller jusqu'à 80 km de diamètre[11].

L'oppidum du Mont Lassois, dans la Côte-d'Or, qui est associé à la découverte de la tombe princière de Vix, est un exemple de ces forteresses de la fin de la période de Hallstatt.

Fortifications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fortifications celtes.

Typologie[modifier | modifier le code]

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Plusieurs formes de remparts d’oppida existent, mais deux grandes catégories prédominent : les « fortifications de barrage » et les « enceintes de contour ».

  • les fortifications de barrage s'appuient sur un élément topographique qui protège naturellement le site. On peut distinguer différentes dénominations pour ces structures selon la nature de l'élément naturel :
    • les éperons barrés où l'on renforce par un rempart le côté non protégé par l'éperon rocheux (ex. oppidum de Pons, cap barré de Garastre).
    • les segments de crête où l'on protège par deux remparts les voies d'accès à la crête.
    • les méandres barrés (ex: Besançon), où le méandre d'une rivière, d'un fleuve, ... est fermé par un barrage.
    • les îles comme Lutèce
    • les confluences barrées, où la ville se situe entre deux bras d'eau se rejoignant ; le barrage protégeant l'ouverture de l'oppidum sur la terre.
    • les bords de falaise ou de fleuve, où le barrage protège, de la même manière que pour les confluences barrées, l'ouverture de la ville sur la terre.
  • les enceintes de contour (ex: le Mont Beuvray, ou Bibracte du temps de César, ...), quant à elles, n'ont pas véritablement de formes différentes. Un rempart encercle la ville, "posée" sur un mont (tel qu'une colline, ...) ou à même la plaine (Manching) et suit généralement une même ligne de niveau.

Pendant la Tène finale, de nombreux oppida avec une fortification de barrage se dotent d'une enceinte complète qui revêt un aspect purement symbolique (et non militaire), délimitant la ville de la campagne. De même, les enceintes de contour ne suivent plus une ligne de niveau et peuvent dévaler des pentes. Ceci ne revêt donc pas un aspect militaire puisque ceci les affaiblit en ces points. Sur d'autres sites enfin, on voit apparaître des tracés de remparts géométriques comme des cercles (Manching).

Architecture du rempart[modifier | modifier le code]

On distingue deux types de remparts dans le monde celtique : le talus massif et le rempart à poutrage interne, plus complexe[12]. Le talus et le parement diffèrent dans leurs formes et leur matériau d'ouvrage selon les différentes régions européennes de la koïnê celte. Cet élément est la conséquence directe de la diversité des types d'environnement géographiques, géologiques et topographiques. Concrètement, ces données environnementales requièrent une forme d'adaptation évidente, afin d'en optimiser au maximum les ressources immédiates. Toutefois, ces structures défensives présentent des traits architecturaux récursifs[12],[13],[14]. Les principales divergences architecturales que l'on distingue d'une région à une autre repose esssentiellement sur la mise-en-œuvre du poutrage dit interne d'une part, et sur la hauteur et longueur du fossé d'enceinte, d'autre part[14],[15]. Olivier Buchsenschutz, directeur de recherches au CNRS, et Ian Ralston, professeur d'archéologie à l'université d'Édimbourg ont proposé une classification des remparts en fonction de ce poutrage[16] :

Rempart de type Ehrang sur le site de hauteur fortifié de la Bure (Vosges)
  • Les remparts à poutrage horizontaux :
    • Le rempart de type Ehrang. Il tire son nom du site allemand de Ehrang dans l'Eifel où il fut décrit pour la première fois. Celui-ci se compose d'un assemblage interne de poutres horizontales régulièrement espacées, superposées en grilles et calées à l'aide de pierres, ainsi que d'un parement extérieur en pierre. L'espace entre les poutres est remblayé avec de la terre et des pierres.
    • Le murus gallicus. Baptisé ainsi par César dans la Guerre des Gaules, ce mur est construit de la même façon que le rempart de type Ehrang, auquel a été adjoint des fiches de fers de tailles notables, ainsi que des clous permettant de combiner les poutres les unes aux autres[17]. Le parement interne à l'oppidum est, quant à lui, remplacé par une pente de terre qui permet d'accéder au sommet du rempart.
  • Les remparts à poutrage verticaux (Pfostenschlitzmauern) :
    • Le rempart de type Altkönig-Preist. Du nom de deux sites allemands, ce type de rempart possède des poteaux verticaux espacés de quelques mètres dans le parement interne et externe. Les poteaux internes et externes sont reliés par des poutres horizontales à l'intérieur du rempart. Comme les autres types de mur, il est rempli de remblai.
    • Le rempart de type Kelheim. Il porte le nom d'un site bavarois. Son parement externe est identique au type Altkönig-Preist et il possède la même rampe que les murus gallicus. Des poutres horizontales fixent alors les poteaux dans la terre.
  • Les remparts à talus massifs : ce type de fortification se présentent sous l'aspect d'une double enceinte concentrique. Celle-ci relève d'une élévation monumentale ouvragée en terre[N 1], précédée d'un fossé de taille conséquente mais variable selon les variantes géographiques et les cas étudiés. En outre, les oppida dotés de cet élément défensif apparaît globalement sous forme horizontale et plane. Toutefois, on objecte qu'au sein nombreuses occurrences répertoriées le fossé révèle une sensible inclinaison et dans d'autres cas prenant une apparence semblable à une cuvette[18],[14].

Les portes[modifier | modifier le code]

Les portes jouent un rôle capital dans la fortification puisqu'elles sont un lieu de passage obligatoire pour entrer dans l'oppidum[19]. Ouverture dans le rempart, ce sont les points faibles de l'enceinte qui nécessitent une protection toute particulière. Globalement, on distingue deux types de ces éléments de castramétation : les portes principales en appui direct avec le talus et les portes secondaires, également appelées portes à ailes rentrantes venant à la perpendiculaire du tracé général de la fosse d'enceinte[19],[20]. Toutefois, ces édifications étayés en bois ne se pérennisent pas. Ainsi, les archéologues n'ont retrouvé aucune trace du système de fermeture de la Porte du rebout sur l'oppidum de Bibracte. En revanche, des trous de poteaux et quelques échantillons de bois ont pu être retrouvés sur d'autres sites tels que Manching ce qui a permis d'émettre des hypothèses sur ces portes[21],[22]. Si l'aspect général de la porte semble se doter d'une certaine uniformité géographique, la typologie et la taille des tours qui la surmontent demeurent hypothétiques: les seuls indices caractérisant ces superstructures se présentent sous la forme des poutres porteuses au sein des diverses oppida mises au jour[23],[24].

Liste des oppida[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Ville ou oppidum celtique par pays.

Liste non-exhaustive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans de nombreux cas, cette dernière se compose également de blocs de pierre calcaire et/ou granitiques bruts, c'est-à-dire non-taillés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Oppidums » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  2. Kruta 2000, p. 763.
  3. a et b André Borel d'Hauterive, Les sièges de Paris : annales militaires de la capitale depuis Jules César jusqu'à ce jour, Paris, Dentu, , 379 p. (OCLC 461402767).
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 2e éd., 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 154-155.
  5. a et b Kruta 2000, p. 762.
  6. Fichtl 2005, p. 17-19.
  7. Kruta 2000, p. 523.
  8. Jean-Louis Brunaux, Les Gaulois, Paris, Les Belles lettres, coll. « Guide Belles lettres des civilisations » (no 16), , 314 p. (ISBN 2-251-41028-7).
  9. Gilbert Kaenel, Philippe Curdy et Frédéric Carrard, L'oppidum du Mont Vully, Saint-Paul, , p. 221.
  10. Fichtl 2012.
  11. Comme dans le cas de Hohanesperg, en Allemagne. Voir Brun 1987.
  12. a et b Fichtl 2005, p. 47.
  13. Fichtl 2005, p. 48.
  14. a, b et c Fichtl 2005, p. 49.
  15. Fichtl 2005, p. 46
  16. Olivier Buchsenschutz et Ian Raltson, « Les fortifications des Ages des métaux », Archéologia, no 154,‎ , p. 24-35 (ISSN 0570-6270, présentation en ligne).
  17. Georges Duby (dir.), Histoire de la France urbaine I : la Ville antique, Seuil, coll. « L'Univers historique » (no 30), , 600 p. (ISBN 2-02-005590-2), p. 212.
  18. Fichtl 2005, p. 50
  19. a et b Fichtl 2005, p. 64.
  20. Fichtl 2005, p. 68.
  21. Fichtl 2005, p. 66.
  22. Fichtl 2005, p. 74.
  23. Fichtl 2005, p. 75.
  24. Fichtl 2005, p. 77-78.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages scientifiques :

  • Patrice Brun, Princes et princesses de la Celtique : le premier âge du fer en Europe (850-450 av. J.-C.), Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 216 p. (ISBN 2-903442-46-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier Buchsenschutz (dir.) et al., L'Europe celtique à l'âge du fer : VIIIe-Ier siècles, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », , 437 p. (ISBN 978-2-13-057756-0, ISSN 0768-2379)
  • Christine Lorre (dir.) et Veronica Cicolani (dir.), Golasecca : du commerce et des hommes à l'âge du fer (VIIIe-Ve siècle av. J.-C.), Paris, Réunion des Musées Nationaux, , 176 p. (ISBN 978-2-7118-5675-6)
  • Anne Colin, Chronologie des oppida de la Gaule non méditerranéenne : contribution à l'étude des habitats de la fin de l'âge du fer, Paris, Maison des sciences de l'homme, coll. « Documents d'archéologie française », , 195 p. (ISBN 2-7351-0638-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Coulon et Simone Deyts, Les stèles funéraires gallo-romaines de Saint-Ambroix, Cher : un atelier de sculpture dans la cité des Bituriges, Châteauroux, Musées de Châteauroux, , 160 p. (ISBN 2-912184-65-7)
  • Paul-Marie Duval, Nouvelle histoire de Paris : de Lutèce oppidum à Paris capitale de la France (vers - 225 ?-500), Paris, Association pour la publication d'une histoire de Paris/Bibliothèque historique de la Ville de Paris, coll. « Nouvelle histoire de Paris », , 402 p. (notice BnF no FRBNF35625956)
  • Werner Eck, La romanisation de la Germanie, Paris, Errance, , 102 p. (ISBN 978-2-87772-366-4)
  • Stephan Fichtl, Les peuples gaulois : IIIe-Ier siècle av. J.-C., Paris, Errance, , 2e éd. (1re éd. 2004), 255 p. (ISBN 978-2-87772-502-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Stephan Fichtl, La ville celtique : les oppida de 150 av. J.-C. à 15 apr. J.-C., Paris, Errance, coll. « Hespérides / histoire-archéologie », , 2e éd. (1re éd. 2000), 238 p. (ISBN 2-87772-307-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne : habitats et sociétés en Languedoc et en Provence (VIIIe-IIe siècle av. J.-C.), Arles, Errance, coll. « Les Hespérides », , 2e éd. (1re éd. 2004), 247 p. (ISBN 978-2-87772-562-0)
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire : des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1005 p. (ISBN 2-221-05690-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Frédéric Lontcho (dir.) et Françoise Melmoth (dir.), Grands sites archéologiques antiques en Europe occidentale, Lacapelle-Marival, Archéologie nouvelle, coll. « Archéologie vivante », , 164 p. (ISBN 978-2-9533973-4-5)
  • Pierre-Yves Milcent (dir.), Bourges-Avaricum, un centre proto-urbain celtique du Ve s. av. J.-C. : les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, vol. 1&2, Bourges, Ville de Bourges, Service d'archéologie municipal, coll. « Bituriga / monographie » (no 2007/1), , 341+176 p. (ISBN 978-2-9514097-7-4 et 978-2-9514097-7-4)
  • Matthieu Poux (dir.), Corent : voyage au cœur d'une ville gauloise, Paris, Errance, , 2e éd. (1re éd. 2011), 299 p. (ISBN 978-2-87772-500-2).
  • (en) Mortimer Wheeler et Katherine M. Richardson, Hill-forts of northern France, Oxford, Oxford University Press, coll. « Reports of the Research Committee of the Society of Antiquaries of London » (no 19), , 225 p. (OCLC 237126687)

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles de périodiques :

  • Dominique Tardy et al., « Argentomagus, agglomération secondaire de la Cité des Bituriges », Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, vol. 18, no 1,‎ , p. 15-19 (ISSN 0220-6617, lire en ligne)
  • Alain Delay, « Prospections sur le site antique d'Ernodurum (Saint-Ambroix-sur-Arnon, Cher) », Revue Archéologique du Centre de la France, vol. 13, no 3,‎ , p. 301-313 (ISSN 0220-6617)
  • Sophie Krausz, « La topographie et les fortifications celtiques de l’oppidum biturige de Châteaumeillant-Mediolanum (Cher) », Revue archéologique du Centre de la France, no 45-46,‎ 2006-2007 (ISSN 1951-6207, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]