Poulx

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Poulx
Église Saint-Michel.
Église Saint-Michel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Marguerittes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Patrice Quittard
2014-2020
Code postal 30320
Code commune 30206
Démographie
Population
municipale
3 914 hab. (2014)
Densité 264 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 41″ nord, 4° 25′ 27″ est
Altitude Min. 34 m – Max. 213 m
Superficie 14,8 km2
Localisation

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Poulx est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie, à proximité de Nîmes.

Ses habitants sont les Poulxois et Poulxoises.

Panorama au nord de Poulx.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 10 kilomètres au nord-nord-est de Nîmes[1], sur la partie sud du massif des Garrigues[2]. Les villes limitrophes sont Nîmes, Cabrières et Marguerittes, et une partie de la commune est occupée par le camp militaire des Garrigues[1].

Nous sommes sur le terrain militaire en zone protégée. Au fond la Lozère et ses chaînes de montagnes à 80 km. En premier plan, les falaises du Gardon sur la commune de Sanilhac

La position de Poulx sur la partie sud du plateau des garrigues lui confère un paysage et un sol typiques de la garrigue.
Le sol est principalement constitué de calcaire urgonien[2], dur et de marnes, plus tendres[1], tandis que la végétation est constituée de plantes de la garrigue : chêne kermès, yeuse ou chêne vert, buis, pin d'Alep, fillaires, sumacs, pistachiers, terébinthes, genévriers, sabine, oxycèdre, etc.

Cette capitelle, petite construction en pierres sèches (sans ciment) est une construction typique des garrigues. Poulx est la capitale des Garrigues.

Les relevés météorologiques de la ville de Nîmes, distante de 10 km, sont les suivants :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures moyennes[3] (année 2007) °C 5,7 6,8 10,1 13 16,8 20,8 23,6 22,9 19,7 14,6 9,8 6,5 ∅ 14,2
Précipitations[4] (hauteur moyenne en mm, période 1971-2000) 78 59 53 64 61 48 28 57 78 139 64 65 ∑ 794

Poulx jouit d'un climat méditerranéen, très ensoleillé. Le vent de secteur nord ou nord-nord-ouest est cependant assez fréquent[1].

Une partie du territoire de la commune, au nord, est à proximité immédiate du Gardon.

Gorges du Gardon. Poulx, limite avec Sanilhac. C'est ici même,où le cliché est pris, qu'en 1944 Charles Baills (place du monument aux morts) est tombé avec son P 47.

Poulx est l'une des 79 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du lieu remonte à 1209[5] ; attesté sous la forme latinisée Locus de Sancto-Michaele. Au XVIIe siècle, il est fait allusion dans les papiers du diocèse de Nîmes au Prieuré Saint-Michel de Pouls[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa proximité avec l'aqueduc romain qui alimentait Nîmes en eau, le site de Poulx fut occupé dès l'Antiquité[6].

Le développement du village débuta réellement au milieu du Moyen Âge, l'église datant du XIe siècle.

La propriété de la terre fut assurée du début du XVIe siècle jusqu'à la Révolution à la famille de Brueis, seigneurs de Poulx[5].

Le , lors de la guerre des Cévennes consécutive à la révocation de l'édit de Nantes, les Camisards attaquèrent, pillèrent et incendièrent l'église et 14 maisons. Au cours de cet épisode, 11 personnes furent massacrées et certains habitants se réfugièrent dans les grottes voisines[6].

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Poulx, construite au XIe siècle, eut une histoire mouvementée, en tant que symbole religieux dans un pays en proie aux conflits religieux (guerres de religion et guerre des Camisards).

Elle fut une première fois démolie par les protestants en 1577, et reconstruite en 1618. En 1629, les protestants l'occupèrent à nouveau et en furent délogés par des soldats catholiques qui étaient passés par le toit. En décembre de la même année, les protestants réinvestirent l'église et firent prisonniers les catholiques.

Enfin, lors de l'attaque camisarde de 1703, elle fut incendiée[6].

Elle fait partie du district diocésain de Nîmes-est[6] et est inscrite aux Monuments historiques depuis le [1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Michel Quiot PS puis DVG Conseiller général du canton de Marguerittes (1982-2001)
mars 2001 mars 2014 Bernard Rous DVD Vice-président de Nîmes Métropole jusqu'en 2014
mars 2014 en cours Patrice Quittard DVG Retraité
Vice-président de Nîmes Métropole depuis 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Marguerittes. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la sixième circonscription du Gard.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, aucune liste ne se présenta sous l'étiquette d'un grand parti national et 3 listes se partagèrent 27 sièges.

Répartition des sièges aux élections municipales de 2008[7]
Nom de la liste Etiquette Nombre de sièges Dans l'intérêt de Poulx Divers droite 20
Poulx autrement Divers 5
Union pour Poulx Divers gauche 2

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 914 habitants, en diminution de -3,45 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227 227 247 263 221 258 259 291 283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
262 282 284 290 298 285 269 263 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
194 226 217 153 141 132 103 92 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
160 190 382 723 1 630 3 148 3 804 4 054 3 914
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le fort accroissement démographique dans les années 1990 traduit le glissement de la population urbaine de Nîmes vers les villages de la proche banlieue, dont Poulx[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Outre l'église des XIIe siècle et XVIIe siècle, Poulx comportait comme lieu d'intérêt un chêne vert remarquable, cadastralement situé dans le camp des Garrigues, sur la commune de Nîmes, mais à proximité immédiate de Poulx. Ce chêne vert passait pour être l'un des plus vieux de France, mais, dans les années 1980, une pollution due à un bassin de rétention de l'ancienne municipalité, 1989 l'a détruit. L'arbre est actuellement quasiment mort[13].Voir exposé de Gérard JOYON, ancien responsable du domaine militaire.

Stèle de Charles Baills, pilote de Thunderbolt, s'étant écrasé en 1944 en limite nord du camp des Garrigues en retour de mission (la stèle de 2004 est sur la place du monument aux morts).

Au nord du village sur la route de la Baume, s'est tourné en 1952 et 1953 le film Le Salaire de la peur. Sur la limite même avec Nîmes se trouve le mas de Cabanes, très beau bâtiment appartenant au ministère de la Défense. Datant des XVIe et XVIIe siècles. Une partie de la famille d'Entraigues de Larminat (propriétaires à l'origine) de cette propriété, repose au cimetière du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Appel de la Garrigue 1989 Gérard JOYON (ISBN 2-9504214-0-7)
  • Les Fées de Jonqueyrolles Eouze de POULX Gérard JOYON 2001/2002
  • Historique du camp des Garrigues de 1875 à nos jours (1986), mise en place de la 15e brigade d'artillerie, A/C Gérard JOYON Vincennes.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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