Allègre-les-Fumades

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Allègre-les-Fumades
Allègre-les-Fumades
L'église Saint-Félix de Boisson
à Allègre-les-Fumades.
Blason de Allègre-les-Fumades
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Geneviève Coste
2020-2026
Code postal 30500
Code commune 30008
Démographie
Population
municipale
928 hab. (2018 en augmentation de 11,14 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 01″ nord, 4° 14′ 47″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 381 m
Superficie 24,59 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rousson
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Allègre-les-Fumades

Allègre-les-Fumades est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle est située en Vallée de la Cèze à proximité de l'Ardèche.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est composée de différents hameaux dispersés sur son territoire dont les plus importants sont : Boisson, Auzon, Arlende, la Bégude, Les Vieilles Fumades, Fumades-les-Bains et le Mas Chabert.

La station thermale des Fumades-les-Bains est désormais le seul centre thermal du département du Gard accueillant des curistes et une clientèle venant se relaxer grâce à des soins de remise en forme. Ses sources riches en hydrogène sulfuré sont employées pour soigner les affections des voies respiratoires et de la peau, la rhumatologie et la fibromyalgie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Allègre-les-Fumades est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un oppidum et des enceintes néolithiques sont parmi les premières traces de présence humaine. Deux sites archéologiques d'époque gallo-romaine ont été découverts, l'un sur le hameau d'Arlende, un second aux Fumades-les-Bains. Le site d'Arlende correspond à une agglomération secondaire du Ier siècle av. J.-C. au IIe siècle apr. J.-C. Elle a été étudiée par l'INRAP (Institut national de recherche et d'archéologie préventive) en 2003 avec la collaboration d'associations locales. Un diagnostic archéologique d'un mois a révélé une zone d'habitat, d'artisanat (fours de potier et certainement de métallurgie) et de culte. Ce site devait être étroitement lié à celui des Fumades déjà reconnu pour les vertus de ses eaux. En effet, des bas reliefs dédiés aux nymphes des eaux ont été découverts. Sur l'un d'entre eux, la vénération des divinités des eaux est associé au culte de l'empereur. Parmi les vestiges, on répertorie notamment une piscine carrelée de 4 mètres de diamètres, des cippes, des monnaies, des mosaïques. Ces témoignages sont aujourd'hui enfouis.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La vie s'organisait autour du château d'Allègre. Les premières sources écrites mentionnant cet édifices datent du début du XIIe siècle. Il est l'un des exemples de co-seigneurie en Languedoc-Roussillon, ce qui lui vaut le surnom de "village de chevaliers". Une quinzaine de familles se partageaient les droits et les obligations et cohabitaient sous l'égide d'un seigneur dominant. Il est classé à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Au-dessus du château se dresse les vestiges de la Chapelle Saint Saturnin, placée sous la protection du saint thaumaturge, recevait de nombreux enfants malades que l’on mouillait avec l'eau de sa source. La croyance assurait que la maladie restait dans les vêtements retirés et laissés sur place en ex-voto.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Pierre Brun DVG Ancien président de la Communauté de communes du Pays de Cèze
Président de la Communauté de communes Cèze-Cévennes (2011-2014)
mars 2014 En cours Geneviève Coste SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2018, la commune comptait 928 habitants[Note 3], en augmentation de 11,14 % par rapport à 2013 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9707677868631 0201 0291 0901 1331 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2721 2471 2501 1511 0939671 0071 012991
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
917917932788774721634572591
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
588563577581623616695777853
2018 - - - - - - - -
928--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0-14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans =23,5 %)
  • 50,6 % de femmes (0-19 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans =29 %)

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Allègre-les-Fumades en 2007 en pourcentage[9].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,5 
6,8 
75 à 89 ans
9,9 
16,4 
60 à 74 ans
18,6 
23,7 
45 à 59 ans
21,4 
21,1 
30 à 44 ans
18,6 
12,8 
15 à 29 ans
13,0 
19,0 
0 à 14 ans
18,1 
Pyramide des âges du département du Gard en 2007 en pourcentage[10].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 à 89 ans
9,9 
14,6 
60 à 74 ans
15,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,9 
19,9 
30 à 44 ans
19,8 
17,7 
15 à 29 ans
16,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,0 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production de l'olive de Nîmes AOC.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Daniel Féret (né en 1944), homme politique et médecin, est esthéticien au centre thermal des Fumades[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Allègre-les-Fumades

Les armes d'Allègre-les-Fumades se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande losangée d'or et de sinople[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Le mas de Peyrolles se trouve au nord du village en direction de Boisson: 44° 12′ 16″ N, 4° 15′ 04″ E

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  9. « Evolution et structure de la population à Allègre-les-Fumades en 2007 » (consulté le 1er août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Gard en 2007 », sur www.recensement-2007.insee.fr (consulté le 1er août 2010)
  11. Émile Bonnet, « Les maisons de l'ordre du Temple dans le Languedoc méditerranéen », Cahiers d'histoire et d'archéologie, t. VII,‎ , p. 524-525, lire en ligne sur Gallica
  12. Emmanuel-Ferdinand de Grasset, Essai sur le grand prieuré de Saint-Gilles de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, suivi du catalogue des chevaliers, chapelains, diacots, donats et servants d'armes de la vénérable langue de Provence, dressé sur les titres originaux, Paris, (lire en ligne), p. 195
  13. Grasset 1869, p. 25.
  14. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806 : tome III », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXIX,‎ , p. 104-107, lire en ligne sur Gallica
  15. Éloïse Levesque, « FAIT DU JOUR Daniel Féret, le sulfureux médecin des Thermes des Fumades », sur objectifgard.com,
  16. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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