Auterive (Haute-Garonne)

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Auterive
Auterive (Haute-Garonne)
La mairie.
Blason de Auterive
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin Auterivain Haut-Garonnais
(siège)
Maire
Mandat
René Azema
2020-2026
Code postal 31190
Code commune 31033
Démographie
Gentilé Auterivains
Population
municipale
9 869 hab. (2018 en augmentation de 6,67 % par rapport à 2013)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 05″ nord, 1° 28′ 31″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 292 m
Superficie 36,54 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Auterive
(ville isolée)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auterive
(bureau centralisateur)
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Auterive
Liens
Site web Site officiel

Auterive (Autariba en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Auterivains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Auterive se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 28 km à vol d'oiseau de Toulouse[2], préfecture du département, et à 17 km de Muret[3], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Puydaniel (3,8 km), Mauressac (4,4 km), Lagrâce-Dieu (4,5 km), Grazac (4,6 km), Miremont (5,2 km), Auragne (5,2 km), Caujac (5,7 km), Mauvaisin (6,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Auterive fait partie du Lauragais, occupant une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest. C'est l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc »[5].

Auterive est limitrophe de onze autres communes.

Communes voisines.

Cette commune de l'aire urbaine de Toulouse est située sur l'ancienne RN 20 (déclassée en RD 820) entre Toulouse 30 km au nord de et Pamiers 30 km au sud dans la vallée de l'Ariège. Elle aussi à 19 km au sud-est de Muret et 19 km à l'ouest de Villefranche-de-Lauragais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Ariège et ses affluents la Mouillonne, la Courande, le Ruisseau du Massacre, le Ruisseau de Saint-Colomb, et le Ruisseau de Montfort.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 654 hectares ; son altitude varie de 165 à 292 mètres[7].

Située dans une plaine alluviale de 4 km de largeur qui sépare les coteaux du Volvestre et ceux du Lauragais sud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[10]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 718 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[11] complétée par des études régionales[12] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Ybars », sur la commune de Saint-Ybars, mise en service en 1987[13] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[14],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 790,3 mm pour la période 1981-2010[15]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, mise en service en 1922 et à 23 km[16], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[17], à 14,1 °C pour 1981-2010[18], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[19].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[20],[21].

Un espace protégé est présent sur la commune : « la Garonne, l'Ariège, l'Hers Vif et le Salat », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 658,7 ha[22].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[24], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs (zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège)[25].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[26] : le « cours de l'Ariège » (1 341 ha), couvrant 56 communes dont 43 dans l'Ariège et 13 dans la Haute-Garonne[27] et les « terrasses de Picorel et de la Gardette » (50 ha), couvrant 2 communes du département[28] et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[26] : « l'Ariège et ripisylves » (1 975 ha), couvrant 56 communes dont 43 dans l'Ariège et 13 dans la Haute-Garonne[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Auterive est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[30],[31],[32]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Auterive, une unité urbaine monocommunale[33] de 9 752 habitants en 2017, constituant une ville isolée[34],[35].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[36],[37].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (86,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,9 %), zones urbanisées (12 %), zones agricoles hétérogènes (9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), forêts (1 %), prairies (0,6 %)[38].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La proximité de Toulouse qui n'est qu'à 30 km a attiré des activités et des résidents. Cette agglomération est desservie par les voies de communication : chemin de fer (Gare d'Auterive), des lignes régulières de transport interurbain réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT), la RD 820 (route européenne 9) où circule tout le trafic reliant Toulouse aux Pyrénées, donc à l'Andorre et à l'Espagne. Sur l'axe est-ouest, la ville est également traversée par la D 622, qui permet de couper de l'autoroute A64 à l'A62 en évitant Toulouse pour le trafic venant de vers Bayonne via Montpellier et inversement.

De ce fait, Auterive est souvent encombrée par la circulation (notamment aux heures de pointe) par les véhicules de transport de marchandises voulant rejoindre l'A62 ou l'A64 sur la D 622 et les résidents du sud de Auterive et travaillant au nord de Toulouse, sur la D 820, car ni la D 820, ni la D 622 ne sont déviées de Auterive et elles ne sont pas équipées en 2 × 2 voies.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Auterive est desservie par les trains TER Occitanie de la relation Toulouse - Foix - Latour-de-Carol, à la gare d'Auterive.

Auterive est desservie par la ligne 318 du Réseau Arc-en-Ciel, effectuant des liaisons quotidiennes en direction de Toulouse. La ligne 325 du même réseau permet également un accès à l'agglomération toulousaine, en reliant la gare de Muret à la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Michel Grosclaude, l’étymologie est sans conteste gasconne (auta ariba, du latin alta ripa) et signifie « rive haute ». Son nom en occitan est Autariba.

On notera que aute aribe /autəriβə/ signifie en gascon aussi bien « haute rive » que « autre rive ». Toutefois cette dernière interprétation, sans attestation historique, n'a pas de vraisemblance toponymique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'une rivière ainsi que d'une vallée giboyeuse et facile à parcourir a très tôt attiré l'homme préhistorique. Sur le site d'Auterive, on a retrouvé des outils de l'époque néolithique. De l'âge du fer nous sont restées des sépultures du type champ d'urnes.

Après l'invasion romaine, une société gallo-romaine s'est développée et a prospéré sur l'ensemble du site.

Auterive a été bâtie par les Romains qui l'appelaient Alta-Riba (Haute-Rive). Sous les Romains, c'était une ville forte, et elle le fut pendant longtemps sous la domination des comtes de Foix et de Toulouse.

En 1073, Béranger Raymond était seigneur d'Auterive, la ville avait un château-fort qui existait au XIe siècle, en effet, lorsqu'au mois de mai 1167 le premier comte de Foix, Raymond-Roger rendit hommage au comte de Toulouse pour le château de Saverdun, l'acte fut dressé dans le château d'Auterive. Ce château fut brûlé par Simon de Montfort en 1211, lorsqu'il revenait punir le comte de Foix, Raymond-Roger, après la soumission de Muret et de Toulouse.

En 1228 les fortifications de la ville, dont on voit encore les restes, furent démolies, en exécutions du traité de Raymond VII, comte de Toulouse, avec le roi Louis VIII.

Vers l'an 1300, le château fut rebâti et de nouveau brûlé en 1359 dans la guerre de Gaston Phébus, comte de Foix, contre Jean le Bon.

C'est aussi sur les collines du ruisseau du Sang et sur celles de son voisin le ruisseau du Massacre (anciennement appelé ruisseau du Cédérou) qu'eut lieu la victoire d'Eudes duc d'Aquitaine sur les Sarrasins qui venait d'Espagne et d'Afrique par la vallée de l'Ariège. Ils furent refoulés, cette fois, mais bientôt revinrent et purent arriver à Castelnaudary. On dit que le ruisseau du Sang et de Cédérou n'etait pas a sec, le jour du combat, car il y coulait du sang humain, tant il y avait été massacré de Sarrasins en cet endroit.[39].

La christianisation a entraîné la construction de nombreuses églises (Saint Pierre à Picourel, Sainte Marie au Cimetiere, Saint Paul dans la vielle ville et la Madelaine au bout d'un vieux pont construit en 1100 sous le comte de Persac et dont on peut encore voir les ruines. Durant le Moyen Âge, la ville a été partagée entre plusieurs seigneurs. La principale partie de la baronnie, donnée aux comtes de Foix en 1423, fut rattachée au domaine royal par Henri IV en 1602. La ville fut en partie détruite pendant la croisade contre les Albigeois.

Elle fut ravagée par la peste, les guerres et le brigandage au cours du XIVe siècle et souffrit cruellement des guerres de Religion à la fin du XVIe siècle. Son vieux pont s'étant effondré en 1599, l'Ariège dut être traversée en barque pendant tout l'Ancien Régime.

La reconstruction de la ville, commencée dès le XVIIe siècle, se poursuivit au siècle suivant avec, entre autres, la création d'une manufacture royale qui exportait en Orient des draps de grande qualité, puis l'agrandissement et l'embellissement de l'église Saint-Paul. Au XIXe siècle suivant, fut construit le nouveau pont ainsi qu'un moulin et une minoterie ; l'arrivée du chemin de fer sonna le glas du port d'Auterive.

Pour 1939-1945 voir :

Le XXe siècle est marqué par l'expansion du quartier de la Madeleine avec l'implantation d'une zone industrielle qui ne cesse de s'agrandir.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[40],[41].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes du Bassin Auterivain et du canton d'Auterive.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 1989 André Sagné PS  
mars 1989 2008 Jean-Pierre Bastiani UMP Conseiller général, Député (1993-1997)
mars 2008 2014 Christophe Lefèvre PS Président de la Communauté des Communes de la Vallée de l'Ariège
mars 2014 2017
(démission)
Jean-Pierre Bastiani UDI[42] Retraité
28 janvier 2018[43] En cours René Azéma PS  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[45]. En 2018, la commune comptait 9 869 habitants[Note 9], en augmentation de 6,67 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9752 8952 8022 8503 1723 0753 2723 2763 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2923 2973 3133 1582 9442 9452 9812 7912 807
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6232 5632 5512 3532 5092 3872 5132 5932 775
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 1334 4455 1785 4365 8146 5318 2008 4359 275
2017 2018 - - - - - - -
9 7529 869-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[48] 1975[48] 1982[48] 1990[48] 1999[48] 2006[49] 2009[50] 2013[51]
Rang de la commune dans le département 11 14 17 20 21 20 18 19
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale repose sur l'agriculture qui s'est développée sur les terres fertiles de la plaine du Lauragais. Les autres secteurs d'activité y sont cependant bien présents : commerce, artisanat, services et surtout activités industrielles. La zone d'activités installée le long de la RD 820 ne cesse de s'agrandir et les nouvelles constructions individuelles font reculer les limites de la ville dans toutes les directions.

Le siège social du groupe HBF est situé à Auterive, ZI du midi.

L'éditeur de littérature jeunesse Le Griffon Bleu est installé à Auterive.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations y existent. Diverses (stades, piscine découverte, camping, cinéma, salle de spectacle, etc.), elles offrent un large choix d'activités sportives, de loisirs ou culturelles. Des parcours pour promeneurs ou sportifs ont été aménagés en bordure de l'Ariège.

La ville a obtenu le label « Ville Active et Sportive ». Cette récompense est décernée aux villes « qui proposent une offre d'activités physiques et sportives innovante, de proximité et accessible au plus grand nombre »[52].

Service public[modifier | modifier le code]

Auterive possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre communal d'action sociale, deux maisons de retraite, dont l'EHPAD Marius-Prudhom, rénovée dans les années 2010.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune d'Auterive à partir de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, jusqu'au collège.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Tennis, rugby à XV, football, pétanque, basket ball[53], piscine,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du Smivom de la Mouillonne[54].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le quartier Saint-Paul, situé sur la rive droite de l'Ariège, est celui de la ville ancienne.

Par ailleurs, des bâtiments remarquables sont visibles dans ce quartier ; entre autres, la maison Ysalguier avec une tour et une façade à colombages, l'Hôtel-Dieu-Saint-Jacques qui abrite le Foyer d'éducation populaire, la maison du Comte ou maison Delpy, l'ancienne Manufacture royale, la chapelle Notre-Dame-du-Château, construite pour invoquer une protection à l'occasion d'un départ en croisade et les anciens remparts avec la tour Cambolas.

Le quartier de la Madeleine possède une église et l'ancienne halle a été aménagée en salle de spectacle. Dans les environs, se dresse aussi le pigeonnier de la Vernière.

  • Musée des Métiers et Traditions (anciennement appelé des Vieux outils).
  • Bord de l'Ariège.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Auterive

Les armes d'Auterive se blasonnent ainsi : De gueules fretté d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'une aigle bicéphale au vol abaissé d'or.[55]

Des hypothèses ont été formulées concernant l’origine des armoiries d’Auterive.

La représentation de l’aigle bicéphale remonterait à l’antiquité. L’aigle bicéphale en Europe était un motif héraldique adopté par la noblesse et par de nombreuses villes dès la fin du XIIe siècle. Il marque l’autorité des seigneurs et des consuls sur les deux parties de la ville.

Quant à la partie des armes d’Auterive, elle pourrait rappeler l’appartenance ancienne de la ville d’Auterive à la famille des Montaut[56].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Latour, « Les fouilles gallo-romaines d'Auterive (Haute-Garonne) », dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2006, tome 66, p. 41-71 (lire en ligne)
  • Vincent Geneviève, « Les monnaies julio-claudiennes du site du Purgatoire à Auterive (Haute-Garonne) », dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2006, tome 66, p. 73-88 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Métadonnées de la commune d'Auterive », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Auterive et Toulouse », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Auterive et Muret », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches d'Auterive », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 327-328.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  9. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  10. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  11. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  12. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  13. « Station Météo-France Saint-Ybars - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Auterive et Saint-Ybars », sur fr.distance.to (consulté le ).
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