Sami Bouajila

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Sami Bouajila
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Sami Bouajila en février 2012, au déjeuner des nommés des César du cinéma 2012.
Naissance (55 ans)
La Tronche, Isère
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau de la Tunisie Tunisienne
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Drôle de Félix
La Faute à Voltaire
Indigènes
Les Témoins
Le Dernier Gang
Omar m'a tuer
Voir filmographie

Sami Bouajila est un acteur franco-tunisien, né le à La Tronche en Isère. Il remporte le César du meilleur acteur en 2021 pour le rôle de Fares dans Un fils.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formations[modifier | modifier le code]

Sami Bouajila est né le à La Tronche, en Isère[1]. Son père est peintre en bâtiment, issu de l'immigration tunisienne, venu en France en 1956[2]. Il grandit à Échirolles, en banlieue sud de Grenoble. Après avoir vécu vingt ans à Paris[3], Sami Bouajila est revenu dans sa région d'origine en s'installant à Saint-Martin-d'Uriage[4].

Il s'est formé par le théâtre, au conservatoire de Grenoble, puis à l'école de la Comédie de Saint-Étienne.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1991, Sami Bouajila commence sa carrière d'acteur avec le long métrage La Thune de Philippe Galland, dans le rôle principal de Kamel, jeune maghrébin de banlieue parisienne dans le désir de monter sa propre société et de devenir riche. À la suite de ce film, il est nommé pour le prix Michel-Simon en 1992[5].

En 1995, il est révélé grâce au film Bye Bye de Karim Dridi, à nouveau il reçoit un prix, celui d'interprétation masculine au festival international du film de Thessalonique.

En 2000, il commence à se faire un nom grâce au film Drôle de Félix et reçoit à cette occasion le prix de meilleur jeune acteur au festival du film de Cabourg .

Sami Bouajila, à droite, avec Michel Blanc et André Téchiné, à la première du film Les Témoins, à la Berlinale 2007.

En 2006, après des collaborations remarquées avec Abdellatif Kechiche dans La Faute à Voltaire et Michel Blanc dans Embrassez qui vous voudrez, le succès du film de guerre Indigènes (بلديون) de Rachid Bouchareb le fait mieux connaître du grand public, il obtient le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes[6] pour son rôle, le film Indigènes compte 3,2 millions d'entrées[7]à sa sortie en salle.

En 2008, il est récompensé du César du meilleur second rôle masculin pour Les Témoins[8] d'André Téchiné[9].

En 2011, il interprète le rôle d'Omar Raddad dans Omar m'a tuer, réalisé par Roschdy Zem[10].

En , le film dramatique Un fils (بيك نعيش) de Mehdi Barsaoui est sélectionné et présenté au Mostra de Venise, où l'acteur reçoit le prix du meilleur acteur de la section « Horrizonti » en .

Il remporte le César du meilleur acteur en 2021 pour le rôle de Fares dans Un fils.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Sami Bouajila au festival de Cannes 2009.

Jury de festivals[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de naissance no 1380/1966.
  2. Le Figaro avec AFP, « César 2021: Sami Bouajila sacré meilleur acteur pour Un fils », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  3. « Sami Bouajila : "Je suis très colérique, je vais me faire soigner"... », Purepeople.com,‎ (lire en ligne)
  4. Marianne Mairesse, « Sami Bouajila : " J'adore les femmes ! " », Marie-Claire,‎ (lire en ligne)
  5. « Sami Bouajila », sur evene.lefigaro.fr (consulté le ).
  6. « Indigènes, la suite », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Indigènes candidat à l'Oscar du meilleur film étranger », sur leparisien.fr, .
  8. « Sami Bouajila - La biographie de Sami Bouajila avec Voici.fr », sur Voici.fr (consulté le ).
  9. « Les Témoins », sur Allociné (consulté le ).
  10. Jacques Mandelbaum, « Omar m'a tuer : Roschdy Zem s'empare de l'affaire Omar Raddad », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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