Combas

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Combas
Combas
Mairie.
Blason de Combas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Calvisson
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sommières
Maire
Mandat
Pierre Gaffard-Lambon
2014-2020
Code postal 30250
Code commune 30088
Démographie
Gentilé Combassol
Population
municipale
628 hab. (2017 en augmentation de 6,44 % par rapport à 2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 20″ nord, 4° 06′ 50″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 274 m
Superficie 16,04 km2
Localisation
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Combas
Liens
Site web combas.ccpaysdesommieres.fr

Combas est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes de Crespian, Souvignargues, Fontanès, Montpezat et Saint-Mamert-du-Gard sont limitrophes de la commune de Combas.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Massif du Mas de Bayle (167 m) à l’ouest ou du Bois de Monsieur (262 m) et Serre du Suc (231 m) au nord, les Ombrens (271 m) au nord-est, les Devès (148 m) à l’est et le Bois de la Paillade (134 m) au sud, autant de massifs de collines qui ceinturent le village. De ces monticules calcaires, de nombreuses sources sont exploitées pour l’approvisionnement en eau de Combas ou de ses proches voisins, ou encore laissées en l’état, simplement couvertes pour ne pas les oublier.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat méditerranéen. Chaud et sec l'été (mais 2 degrés de moins qu'à Nîmes en moyenne). Très peu de pluies entre juin et septembre. Épisodes cévenols possibles à partir de septembre. Pas de risques d'inondation spécifiquement sur la commune. Mistral fortement atténué par rapport à la vallée du Rhône ou même Nîmes. Quelques gelées en hiver notamment en février.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Desserte par la route (20 mn de Nîmes, 35 mn de Montpellier, 30 mn d'Alès. Autoroute A9 à 20 mn (Lunel) ou 25 mn (Nîmes Ouest).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Combas est rattaché à la Communauté de Communes du Pays de Sommières (CCPS). Combas est par ailleurs l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Combassols et les Combassoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

[1]Il existe de nombreuses preuves du peuplement du territoire aux périodes néolithique, âge de fer, romaine, gallo-romaine notamment dans les lieux de Prouvessa, Frigoulet et Cannac. Il y a plus d'une dizaine de carrières de pierre recensées dans les bois de Lens qui ont servi aux édifices notamment romains (ex Maison Carrée à Nîmes). Le 11 novembre 879, pour la première fois, il est fait mention de « COMBATIO » dans une vente établie entre Engelvin et sa femme Archimberge au profit de Gilbert, évêque de Nîmes. A cette époque, les habitants se sont probablement regroupés en partie sur l'emplacement du village actuel, un petit sanctuaire païen, puis chrétien, ayant peut-être précédé l'église romane que nous connaissons. En l'an 1099, dans une bulle d'Urbain II, la « VILLA COMBATIS » et le bénéfice du prieuré St Brice sont confirmés au profit du monastère de Psalmody[2]. L'église Saint-Brice est mentionnée dans une bulle du pape Urbain II en l'an 1099. Les seigneurs de Combas sont au XIIe siècle l'abbé et le monastère de Psalmodi. En 1185, le village est vendu à Pierre Ribaute. À partir du XIVe siècle, ce sont les Bermond qui deviennent barons de Combas. Le château attenant à l'église fortifiée est mentionné comme achevé en 1364[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À partir de 1527, la baronnie de Combas passe de la famille des Bermond à celle des Pelet. Au mois d'août 1699, Louis XIV érige la baronnie de Combas en vicomté sous le titre nom de Pelet Narbonne[1].

Combas est très marqué par les guerres de religion. Alors qu'une grande majorité de la population du village est devenue protestante à partir de la Réforme en 1530, le village est pris d'assaut le 29 juin 1569 par une armée de 4 000 hommes de pied et 300 chevaux commandée par Edouard d'Albert de Mondragon, Seigneur de Saint-André, gouverneur d'Aigues-Mortes. Le château est en grande partie détruit. Au moment de la révocation de l'Edit de Nantes en octobre 1685, beaucoup de protestants sont obligés d'abjurer et de redevenir officiellement catholiques. Pendant la guerre des camisards (juillet 1702 - juin 1704), le village est confronté aux combats. Le 5 juin 1703, 300 camisards mettent à sac l'église fortifiée[1].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Pierre Gaffard-Lambon DVG[3] Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2017, la commune comptait 628 habitants[Note 1], en augmentation de 6,44 % par rapport à 2012 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480413558557577533552554561
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
562524540494508469439453430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
426442461404388417425371357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
316287313357381433515581628
2017 - - - - - - - -
628--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les deux communes de Combas et de Fontanès sont regroupés dans un RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal). Les maternelles sont assurées dans les locaux de l'école de Combas et les primaires sont assurées à Fontanès.

Santé[modifier | modifier le code]

Les médecins et pharmaciens les plus proches se trouvent à Sommières, Saint-Mamert ou Quissac. Le centre hospitalier Carrémeau de Nîmes est à 20 mn de voiture.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes votives taurines. Courses et randonnées VTT rassemblant jusqu'à 800 adeptes.

Cultes[modifier | modifier le code]

Cultes catholiques dans l'église et réformés dans le temple. En moyenne une fois par mois.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Les emplois sur Combas concernent principalement le bâtiment et la viticulture. Nombreux sont les habitants qui travaillent autour de la commune, notamment dans les agglomérations de Nîmes ou de Montpellier.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Petites structures liées au bâtiment ou à la viticulture

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église catholique, architecture romane du XIe siècle .
  • Temple protestant (XIXe siècle).

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Nombreux vestiges de carrières, de fours à chaux dans le bois des Lens. Nombreux puits dans le village.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Randonnées à pied, cheval ou VTT.
  • Bois de Lens : ce massif forestier dominant le paysage est une réserve écologique à l’équilibre fragile. En effet, l’incendie est l’un des plus grands dangers menaçant la forêt méditerranéenne. Le bois de Lens est aménagé pour permettre de lutter efficacement contre le feu.
  • Serre du Suc : une promenade sur le flanc du bois des Lens conduisant à un magnifique point de vue sur toute la région.
  • Circuit autour de Combas : entre collines boisées et plaine viticole, la balade conduit à la découverte de l’environnement du village : cave coopérative, fontaine Mère de Dieu, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Fehrenbach, enterré à Combas où il passa sa retraite : astronome français, né le 29 avril 1914 à Strasbourg et mort le 9 janvier 2008 à Nîmes. Il a été l'un des principaux acteurs de la réalisation des instruments optiques ayant permis à l'astrophysique française puis européenne du XXe siècle de naître et se développer. Il a été élu correspondant de l'Académie des sciences le 18 février 1963, et membre de cette académie le 12 février 1968 dans la section Sciences de l'Univers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Combas Blason D'or à la fasce losangée d'argent et de gueules[8].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. D'après un vieil habitant, l' obélisque de Combas d'inspiration maçonnique, a été érigé après la guerre de Guerre de 1870. Il est couronné par une représentation de la République tenant d'une main le drapeau tricolore symbole de Lumière et de Progrès, qu'elle regarde pour montrer la voie à suivre. De l'autre elle tient une équerre d'architecte symbolisant la nécessaire reconstruction de la Nation dans la Justice et l'Équité.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Roland Bonnaud, Combas, un terroir, une histoire, des origines à l'an 1800, Combas, Combas, , 328 p. (ISBN 978-2-746-64895-1), p. 129-134
  2. Super User, « Combas - Histoire de Combas » (consulté le 14 janvier 2020)
  3. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/gard,30/combas,30088/
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 62
  9. a b et c Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique et Comité des travaux historiques et scientifiques, Dictionnaire topographique du département du Gard, Paris, Impr. impériale, , 298 p p. (lire en ligne), p.62

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