Arre (Gard)

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Arre
Le village d'Arre au-dessus de la rivière Arre.
Le village d'Arre au-dessus de la rivière Arre.
Blason de Arre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Viganais
Maire
Mandat
Stéphane Malet
2014-2020
Code postal 30120
Code commune 30016
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 02″ nord, 3° 31′ 10″ est
Altitude Min. 308 m – Max. 880 m
Superficie 7,26 km2
Localisation

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Arre

Arre est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bez-et-Esparon Rose des vents
Arrigas N Molières-Cavaillac
O    Arre    E
S
Blandas Montdardier

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Arre dont elle tient son nom.

Sur les pentes du Causse de Blandas qui surplombent le village, installé dans la vallée de l'Arre, apparaissent périodiquement après de fortes pluies de grosses résurgences.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat méditerranéen même si les hivers peuvent être rudes.

Prédominance de feuillus caducs, présence minime du chêne vert, Omniprésence du châtaignier dans les bois environnants (bois de Saint-Cau, de Maronnes...)

La vallée de l'Arre laisse affleurer la roche granitique tandis que les alentours sont calcaires et dolomitiques (contrebas du plateau de Blandas). En allant vers Alzon et Bez-et-Esparon, le schiste devient prédominant.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le préfixe AR ou AL serait d'origine ligure ou celto-ligure. Il désigne notamment la présence d'un cours d'eau proche.

On retrouve ce préfixe dans le nom du village d'Arre traversé par la rivière du même nom.

Les villages limitrophes d'ARRIGAS, d'ALZON... en sont d'autres exemples.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Sur le rebord nord du Causse de Blandas se trouve deux monuments mégalithiques bâtis à la période néolithique (environ 3000 ans avent J-C) :

- le menhir du Serre de la Tune long de 4 mètres de long mais couché et brisé en quatre morceaux. Il aurait été abattu vers 1920 par des bergers qui croyaient trouver un trésor à sa base.

- le dolmen de la Peyre Cabucelade (la pierre au couvercle) surnommé en occitan l'Ostalet de las Fadas (soit en français : la petite maison des fées), beau tombeau mégalithique recouvert par une grande dalle de dolomie.

Cette grande dalle du être traînée sur plusieurs centaines de mètres pour pouvoir couvrir ce monument.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'entreprise familiale fondée par les Brun d'Arre occupait vers 1890 près de 1 300 personnes et fabriquait les bas de marque « Lys », première marque créée pour un article de fantaisie. Les ouvriers et ouvrières employés par la société bénéficiaient d'avantages tels que des loyers modérés, des jardins ouvriers, des cantines, une bibliothèque, des sociétés musicales...

Dans son ouvrage Un coin des Cévennes, Camille Chante (pharmacien du Vigan) écrit sur les établissements Brun à Arre : « cette importante manufacture, la plus ancienne de la région, remonte à 1740. Depuis, une même famille la dirige et n'a cessé, en se succédant de père en fils de poursuivre avec opiniâtreté, un double but de prospérité industrielle et régionale ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1903 Louis Brun    
1904 1907 Antoine Brun    
1912 1962 Marcel Brun    
2001 2008 Claude Reboul DVG  
2008 en cours Stéphane Malet DVG Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 298 habitants, en augmentation de 3,47 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424 394 506 499 502 529 542 580 542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
579 648 578 571 560 582 589 667 682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
548 560 560 429 410 409 439 408 417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
420 388 315 320 296 283 287 290 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de la Peyre Cabucelade sur le rebord nord du causse de Blandas
  • Menhir du Serre de la Tune sur le rebord nord du causse de Blandas.
  • Église Saint-Blaise, bâtie fin XIXe siècle.
  • Vieux pont XIIe siècle qui unit la partie principale du village au quartier dit de "l'Orphelinat"
  • Château d'Arre (le Castellas). Pillé et brûlé pendant la Révolution. il n'en reste que les voûtes et soubassements
  • Château des Usines Brun d'Arre. Ses grilles sont classées MH et viennent du château des Tuileries à Paris.
  • Usines de bonneterie et de teinturerie Brun d'Arre.
  • Ancien orphelinat, bâti à l'emplacement de l'ancienne chapelle Sainte-Anne.
  • Grotte des Calles, une des entrées du réseau de la Tessonne, située sur le causse de Blandas[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Arre

Les armes d'Arre se blasonnent ainsi : De sinople à la tour d'argent senestrée d'un avant-mur du même, le tout maçonné de sable[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bérenger Brun d'Arre. Le Bas Lys, une grande aventure : Arre en Cévennes, 1740-1940. Éditions Decoopman, 2010.
  • Arre. Dépliant patrimoine. Office de Tourisme des Cévennes Méridionales. 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « Calle (Grotte des) », sur grottocenter.org Grottocenter (consulté le 24 juillet 2017)
  6. Le blason de la commune sur « Gaso », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 7 février 2015)