Légion étrangère

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Légion et Légion étrangère (film, 1948).
Légion étrangère
Image illustrative de l'article Légion étrangère
Grenade à sept flammes de la Légion étrangère

Création 1831
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Couleurs Vert et rouge
Devise Legio Patria Nostra (Notre patrie, c'est la Légion)

Légionnaire d’un jour, légionnaire toujours (maxime)

Marche Le Boudin
Guerres Guerre de Crimée
Expédition du Mexique
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Campagne du Levant
Campagne du Maroc
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Guerre d'Afghanistan (2001)
Guerre du Mali 2012-2013
Opération Serval 2013-2014
Opération Barkhane 2014-en cours
Batailles Camerone
Constantine
Magenta
Solférino
Malakoff
Narvik
Bir Hakeim
Kolwezi
Fourragères Par régiment
Décorations Par régiment ou par petites unités
Commandant Général Jean Maurin[1]
Commandant historique Général Paul-Frédéric Rollet, « Père Légion »
Capitaine Jean Danjou
Général Marie-Pierre Kœnig, « dignité Maréchal de France titre posthume en 1984 »
Relique de la main en bois du capitaine Danjou, Aubagne, Musée de la Légion étrangère.
Grenade à 7 flammes de la Légion étrangère française.

La Légion étrangère est un corps de l'armée de terre française disposant d'un commandement particulier. La légion est également indépendante du point de vue de son recrutement.

Formée en 1831 pour permettre l'incorporation de soldats étrangers dans l'armée française[2], une partie de ses unités a fait partie, jusqu'en 1962, fin de la période coloniale, du 19e corps d'armée, noyau de l'Armée d'Afrique[3],[4],[5].

L'engagement à la Légion est réservé aux hommes dont l'âge est compris entre 17 ans et 40 ans (dérogation possible) et a compté depuis sa création et jusqu'en 1963 plus de 600 000 soldats dont une majorité d'allemands, suivi de 3 fois et demie moins d'italiens, puis de belges, mais aussi de français, d'espagnols et de suisses. De nombreuses autres nationalités sont représentées, comme les pays d'Europe de l'Est et les Balkans, majoritaires dans les années 2000. Ce corps d'armée reste, pour la majorité, un moyen d'immigration privilégié afin de changer de vie, d'oublier son passé, de se faire oublier, ou tout simplement de trouver une vie meilleure. Pour quelques autres, le prestige de la Légion et l'amour du pays demeurent la cause de leur volontariat. Les motifs de l'engagement ainsi que le recrutement restent encore aujourd'hui un sujet plus ou moins tabou, même si le sujet est souvent abordé au sein de la Légion lors du processus de recrutement.

Les légionnaires, aussi appelés les Képis blancs, ont acquis leur notoriété lors des combats menés sur les champs de bataille du monde entier, notamment dans le cadre des conquêtes coloniales, des deux guerres mondiales, et les guerres d'Indochine et d'Algérie. Aujourd'hui, les légionnaires sont présents lors des conflits modernes pour des missions d'aide humanitaire, de protection des populations, de maintien de la paix ou parfois de soutien à des gouvernements étrangers, alliés à la France par des accords, dans les crises de leur pays.

Les traditions à la Légion étrangère constituent un ciment pour ce corps qui se traduisent à travers les détails vestimentaires, les emblèmes et symboles spécifiques, les chants et musiques, et enfin par ses fêtes particulières. L'image qu'elle véhicule sur le public et les artistes est à l'origine de nombreuses œuvres dans tous les domaines : musique, cinéma, peinture, sculpture et littérature. Le code d'honneur du légionnaire dicte la conduite de ces hommes au quotidien, en temps de guerre comme en temps de paix.

Principalement constituée de régiments d'infanterie à ses débuts, la Légion étrangère comporte maintenant également des unités d'arme blindée et cavalerie, de parachutistes, de génie, où sont intégrés des spécialistes du combat en montagne, de jungle, en milieu désertique de reconnaissance ou encore de renseignement.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Marque d'originalité de la Légion étrangère actuelle, l'utilisation du « chapeau chinois » renvoie à l'histoire de ce corps.
Article détaillé : Origines de la Légion étrangère.

Création[modifier | modifier le code]

La Légion étrangère est créée par ordonnance du par le roi des Français Louis-Philippe, à l'instigation du maréchal Soult, ministre de la Guerre[6]. Elle rassemble, à cette date, différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses, issus de la paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan, le régiment suisse de la garde royale, et le régiment Hohenlohe issu du 2e régiment étranger des armées napoléoniennes. Cette troupe nouvelle est destinée à combattre hors du Royaume (en Algérie). À l'origine, la Légion étrangère ne peut combattre qu'en dehors du territoire continental du Royaume ; la Première Guerre mondiale en sera la première exception.

Sapeur de la Légion en 1970.

La loi du autorise la formation d'une légion d'étrangers en France, et de corps militaires composés d'indigènes et d'étrangers, hors du territoire continental[7] : Il pourra être formé dans l'intérieur du royaume une légion d'étrangers ; mais elle ne pourra être employée que hors du territoire continental du Royaume. Les généraux en chef, commandant les pays occupés par les armées françaises hors du territoire continental, pourront être autorisés à former des corps militaires composés d'indigènes et d'étrangers.

Les premiers cantonnements des dépôts de la Légion sont implantés à Langres, Bar-le-Duc, Agen et Auxerre. Les anciens des gardes suisses et du régiment Hohenlohe sont placés dans le 1er bataillon. Les 2e et 3e reçoivent les Suisses et les Allemands, le 4e est réservé aux Espagnols et Portugais, le 5e aux Sardes et Italiens, le 6e aux Belges et Hollandais et le 7e aux Polonais[8]. La Légion constitue un moyen très efficace pour retirer les éléments les plus « indésirables » de la société française du XIXe siècle. Dans ses rangs, une population interlope où se sont trouvés parfois des meurtriers, des évadés, des mendiants, des criminels de droit commun mais surtout d'immigrés n'ayant que peu d'alternatives pour gagner leur vie en France.

À l'origine le légionnaire est très mal formé, peu ou pas payé, et reçoit le plus sommaire en matière d'équipement, de vêtements et de nourriture. La motivation des hommes est alors au plus bas, car les raisons de rejoindre la Légion sont le plus souvent le désespoir et l'instinct de survie plutôt que le patriotisme. Certains légionnaires tentent très probablement d'échapper à de graves problèmes. Les conditions de vie et de travail sont terribles et les premières campagnes provoquent de lourdes pertes. En conséquence, les désertions posent un problème important à la Légion. Forger une force de combat efficace à partir d'un groupe de soldats peu motivés, représente une entreprise des plus difficiles. Dans ce but, la Légion développe d'emblée une discipline stricte, dépassant celle imposée à l'armée française régulière.

Nouvelle Légion[modifier | modifier le code]

Le [9], après le passage de la Légion étrangère dans les rangs de l'armée espagnole, Louis-Philippe décide de la création d'une nouvelle Légion afin de renforcer les troupes françaises en Algérie. Trois bataillons sont alors créés pour combler le vide laissé par les départs en Espagne. En 1840, deux autres, les 4e et 5e, sont formés à Pau et à Perpignan avec les survivants de l'aventure espagnole, qui s'étaient battus dans les rangs isabellistes. Ces bataillons viennent rapidement compléter le dispositif et renforcer les troupes françaises de l'armée d'Afrique.

Conquête de l'Algérie (1830-1849)[modifier | modifier le code]

Drapeaux des 1er et 2e régiments étrangers.

Créée pour combattre « hors du territoire continental du Royaume », la Légion étrangère est stationnée en Algérie, où elle participe à la conquête et à la mise en valeur du territoire[10]. En 1832, la Légion est employée à l'assèchement des marais dans la région d’Alger. Les 1er et 3e bataillons s’emparent d’une redoute à Maison-Carrée, aujourd’hui El Harrach, quartier au sud-est d’Alger, pour sécuriser la zone, 300 légionnaires campent près du marabout de Sidi Mohamed Tittery lorsque la tribu des El Ouffia s’agite. Le 23 mai, une colonne, sous les ordres du commandant Salomon de Mussis, comprenant 27 légionnaires commandés par le lieutenant Châm et 25 chasseurs d’Afrique, patrouille dans la région. Le commandant pousse une reconnaissance avec les chasseurs et laisse les légionnaires au bivouac. Les légionnaires sont attaqués par 75 cavaliers arabes. Le petit détachement est exterminé. Le lieutenant Châm est le premier officier de Légion mort au combat[11].

En 1834, les Espagnols du 4e bataillon sont démobilisés et autorisés à rentrer dans leur pays, en proie à la guerre civile. Le 7e bataillon est ramené à Oran et prend alors le numéro 4. En 1849, le 1er bataillon participe activement au siège et à la prise de Zaatcha.

Guerres carlistes (1835-1839)[modifier | modifier le code]

La guerre civile déchire l’Espagne. Afin d'aider Isabelle II, Adolphe Thiers, alors ministre de l'Intérieur, réussit à convaincre le gouvernement d'envoyer la Légion étrangère en Espagne, sous les ordres du colonel Bernelle, qui devient maréchal de camp au titre espagnol. Deux jours plus tard, le , Louis-Philippe donne son accord et la Légion étrangère est cédée le 28 du même mois. Par ordonnance royale, la Légion ne fait plus partie de l'armée française.

La « division étrangère » prend part à diverses opérations vers Puente la Reyna, Larranaga et Oteyza. Les 16 et 17 janvier 1836, elle affronte les carlistes, à Arlabàn (en) près de Vitoria au Pays basque. Aux applaudissements de l’armée royale, le général Cordova, général en chef, donne la Légion en exemple à ses soldats. Le colonel Conrad, maréchal de camp au titre espagnol, qui a remplacé le général Bernelle démissionnaire, est tué à la tête de ses troupes au combat de Barbastro. La solde impayée, les vivres faisant souvent défaut, l’habillement non renouvelé, la dette espagnole pour la solde du personnel, le matériel et l’armement s’élève à 612 727,42 francs. Le 8 décembre 1838, la reine décrète la dissolution de la Légion étrangère. Alors, les 63 officiers, les 159 sous-officiers et militaires du rang survivants traverseront les Pyrénées et arriveront à Pau le 10 janvier 1839, terminant ainsi l’épopée de ce qu’on appelle aujourd’hui « l’ancienne Légion étrangère ».

La Crimée (1854-1856)[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 1854, le Jean-Bart embarque deux bataillons du régiment. Le 3e bataillon et le dépôt du régiment partent quant à eux s'installer en Corse, à Bastia, afin d'y former le dépôt de guerre destiné à alimenter les deux régiments étrangers partis en Crimée. Les deux régiments de Légion participent, au sein de la « Brigade étrangère », aux batailles de l’Alma, le 20 septembre 1854 et au siège de Sébastopol durant l'hiver 1854-1855. Le manque d'équipement est particulièrement éprouvant et le choléra frappe le corps expéditionnaire. Néanmoins, les ventres de cuir (surnom donné aux légionnaires par les Russes en raison de leur cartouchière sur le ventre), se comportent admirablement.

Le 21 juin 1855, les compagnies d'élite du 3e bataillon et tous les effectifs disponibles laissés en Corse arrivent en Crimée. Le 8 septembre 1855, c'est l'assaut final et, le 10, le 2e régiment étranger, drapeau et musique en tête, défile dans les rues de Sébastopol.

Campagne d'Italie (1859)[modifier | modifier le code]

Comme l'armée d'Afrique, la Légion participe à la campagne d'Italie. Les deux régiments étrangers, avec le 2e régiment de zouaves, font partie de la 2e brigade de la 2e division du corps de Mac Mahon. La Légion s'illustre notamment au cours de la bataille de Magenta, le 4 juin 1859 et également le 24 juin, contre les Autrichiens au cours de la bataille de Solférino. Les pertes sont sévères et l'on compte parmi les morts le colonel de Chabrière, chef de corps du 2e régiment étranger. En remerciement, la ville de Milan décernera en 1909 la médaille de la ville aux 1er et 2e régiment étranger[12].

Expédition du Mexique (1863-1867)[modifier | modifier le code]

Monument aux morts à Agde (34), commémoratif de la bataille de Camerone (Mexique).

Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, mais une pétition de ses officiers adressée au ministre de la Guerre eût pour effet d'envoyer le régiment étranger au Mexique quoique ces officiers fussent punis par la suite. Le régiment arrive le et se voit alors confier la tâche ingrate d'escorter des convois entre Veracruz et Puebla. La 3e compagnie s'illustre le au cours du combat de Camerone qui reste dans l'histoire de la Légion comme l'illustration du sacrifice suprême au nom de la parole donnée.

Le régiment, réorganisé en 4 bataillons en 1864 se déplace ensuite vers les Terres chaudes. Parallèlement, le dépôt du régiment quitte temporairement Sidi bel-Abbès pour Aubagne afin de faciliter le recrutement et l'envoi de renforts au Mexique. De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège d'Oaxaca.

Emblème du 4e régiment étranger.

Le , les 3e et 5e compagnies du 4e bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l'hacienda de l'Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains[13]. Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires. D'après l'accord passé avec l'empereur Maximilien, la Légion étrangère devait passer au service du Mexique. L'aventure française au Mexique tourne au désastre, la Légion rentre en France.

Guerre franco-prussienne de 1870[modifier | modifier le code]

Le , la guerre franco-prussienne éclate entre la France et la Prusse. Cette guerre se déroule sur le sol de France, où la Légion ne devrait pas intervenir. Par ailleurs, on ne peut pas demander aux légionnaires allemands de se battre contre leur pays. Mais la situation est si critique que le gouvernement fait appel aux troupes d’Afrique.

Deux bataillons sont formés pour servir en métropole. Les légionnaires allemands, le drapeau du régiment et la musique restent, eux, à Sidi bel-Abbès. Pendant ce temps, un 5e bataillon est créé sur le sol national pour incorporer les étrangers qui veulent servir leur patrie d'adoption. Celui-ci se distingue particulièrement pour sa vaillance lors de la bataille d'Orléans le 10 octobre. Les bataillons arrivés d’Algérie se fondent avec les rescapés des combats d’Orléans mais ils connaissent la défaite avec l’armée de l’Est. Ce qui reste de l'unité participe à la répression de la Commune de Paris en avril et mai 1871. Le 11 juin, le régiment étranger de marche formé pour la circonstance cesse d'exister. Ses éléments reprennent le chemin de l’Algérie.

Tonkin (1883-1945)[modifier | modifier le code]

Le , les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l’amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons noirs. Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d'armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son Tay. Renforcés par le 2e bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s'emparent de la forteresse de Bac Ninh.

Du 26 janvier au , la citadelle de Tuyen Quang, défendue par une majorité de légionnaires sous les ordres du commandant Dominé est assiégée. Le , les 3e et 4e bataillons du 1er régiment étranger arrivent au Tonkin et sont intégrés au 2e Étranger. Le 3e bataillon tient une place particulière lors de la prise de Lang Son le 4 février. Le 4e bataillon du 2e Étranger, débarqué à Formose en janvier 1885 combat les Chinois sur place jusqu'à l'armistice franco-chinois du 21 juin 1885. Il rejoint ensuite son corps au Tonkin. Après la conquête, vient la phase de pacification qui, comme en Algérie est une lutte permanente contre les bandes armées.

Dahomey (1892-1894)[modifier | modifier le code]

En 1892, le roi Behanzin menace le comptoir de Porto Novo et la France décide d'intervenir. Un bataillon étranger de marche est constitué à partir de deux compagnies du 1er Étranger et de deux autres du 2e Étranger. Il est placé administrativement sous le commandement de ce dernier. Le commandant Faurax en prend la tête. De Cotonou, les légionnaires doivent s'emparer d’Abomey, la capitale du mutin. Deux mois et demi sont nécessaires pour atteindre la cité au prix de combats répétés contre les soldats, et surtout les amazones du roi. Celui-ci capitule et il est capturé par les légionnaires en janvier 1894.

Soudan français et Niger (1892-1894)[modifier | modifier le code]

Bonifacio, monument élevé à la mémoire des légionnaires tombés au service de la France - Campagnes du Sud-oranais (1897-1902).

Une compagnie de marche est formée par le 2e Étranger et transportée à Kayes afin de soumettre les sultans Ahmadou et Samory Touré. Une fois sa mission accomplie avec succès, la compagnie est dissoute à son retour à Saïda le 24 juin 1893.

Un bataillon de marche constitué de deux compagnies des deux régiments étrangers est créé au début de l'année 1894 pour pacifier le Niger. La victoire des légionnaires à la forteresse d'Ouilla et les patrouilles de police dans la région accélèrent la soumission des tribus. Mais 51 légionnaires doivent y être hospitalisés en raison de maladies tropicales notamment la dysenterie.

Madagascar (1895-1905)[modifier | modifier le code]

En 1895, un bataillon de marche, formé par les 1er et 2e Étrangers est envoyé à Madagascar afin de participer au corps expéditionnaire qui a pour mission de réduire l'insurrection. Le bataillon étranger forme alors le fer de lance de la colonne lancée sur Tananarive. Mais si les combats sont de faible intensité, ils laissent 226 des leurs morts sur la Grande Île, dont à peine un dixième pour faits de guerre. Les autres, comme une grande partie du corps expéditionnaire, meurent des conditions climatiques et des maladies tropicales. Le bataillon rentre en Algérie en décembre 1895. Mais dès 1896, le général Gallieni, appelé à réduire une deuxième insurrection malgache, demande à partir avec 600 légionnaires afin de pouvoir « mourir convenablement » le cas échéant. Un nouveau bataillon de marche est donc formé pour cette expédition. Des renforts suivent car les opérations de pacification durent jusqu'en 1905. Là encore, l'ennemi le plus redoutable est la fièvre.

Première Guerre mondiale (1914-1918)[modifier | modifier le code]

Américains dans la Légion étrangère, 1916.

Dès , des milliers d'étrangers, à l'appel de Canudo, présents en métropole ou dans les colonies, rejoignent les rangs de la Légion, afin de prouver leur attachement et leur reconnaissance à la France. Au total ce sont 42 883 volontaires, représentant pas moins de 52 nationalités, qui forment les 5 régiments de marche, où servent en majorité des Russes, des Italiens, des Suisses, des Belges et des Britanniques. Le régiment des Italiens est appelé aussi la Légion garibaldienne. À la suite des nombreuses pertes subies par ces unités et au retour de la plupart de ces premiers engagés dans leurs pays d'origine, le commandement décide, le , la création du RMLE : régiment de marche de la Légion étrangère ; sur le front français, celui-ci est engagé en Artois, dans la Somme et à Verdun. Avec le RICM, le RMLE sera le régiment le plus décoré de France.

La Légion fournit en outre un bataillon qui, avec deux autres bataillons de zouaves et de tirailleurs algériens, constitue le RMA, régiment de marche d'Afrique, qui combat à Gallipoli (1915) et rejoindra l'armée d'Orient sur le front de Salonique (1916-1918). C'est lors de ce conflit que l'adjudant-chef Léon, seul gradé rescapé, prendra le commandement de sa compagnie puis à Salonique sera contraint de commander le bataillon avec le grade de sous-lieutenant[14]. Au total, plus de 6 000 légionnaires trouvent la mort sur les champs de bataille de France ou des Balkans. À titre d'exemple, le RMLE perd à lui seul 115 officiers tués, dont 2 colonels, 12 commandants et 21 capitaines.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Maroc (1903-1956)[modifier | modifier le code]

Légionnaires au Maroc, 1920.

La Légion au Maroc est présente de 1907 à 1956. La Légion étrangère fait partie intégrante du paysage marocain où elle est présente sans interruption. Son œuvre est immense et son empreinte est encore visible aujourd’hui. C’est le que débarque le premier corps expéditionnaire à Casablanca avec dans ses rangs le 6/1er REI. Les premiers combats sont livrés autour de la ville. Bientôt, deux bataillons du 2e Étranger arrivent en renfort. Pendant ce temps au Maroc oriental, la pacification, commencée depuis 1907, continue dans la région d’Oudjda. En 1908, c’est dans la région du Tafilalet que la Légion intervient. La 24e compagnie montée du 1er Étranger enlève à la baïonnette le piton de Menabha aux harkas nettement supérieures en nombre. Boudnib est pris à son tour. Le poste qui y est construit deviendra par la suite le centre de rayonnement des compagnies montées. En 1908, le blockhaus principal du poste, tenu par 60 légionnaires, résiste sans tomber aux furieuses attaques de quelques milliers de guerriers de Moulay-Lhassen. L’année 1909 est relativement calme sur le front occidental et oriental du Maroc. Cette période est mise à profit pour construire et occuper les postes.

En 1911, au Maroc occidental, un bataillon du 2e Étranger et sa compagnie montée font route sur Fès. La compagnie montée ne livre pas moins de 17 combats au cours desquels va s’illustrer le capitaine Rollet. Fez est finalement occupé et un traité reconnaît le protectorat français au Maroc. À cette nouvelle, les tribus se soulèvent et prêchent la guerre sainte. Les opérations militaires aboutissent finalement, au début de l’année 1914, à la jonction du Maroc oriental et du Maroc occidental. Taza est pacifiée. En août 1914, lorsque la guerre éclate en Europe, les effectifs de la Légion au Maroc sont dangereusement réduits. Les maigres troupes restantes doivent affronter une dissidence de plus en plus active et motivée. Si l’histoire ne retient que les faits d’armes sur le front français, ceux du Maroc sont pourtant nombreux et meurtriers.

Parachutistes de la Légion, entre 1950 et 1970.

C’est ainsi que la 2e compagnie montée du 2e Étranger se distingue et obtient la Croix de guerre avec 4 palmes. Le prestigieux Régiment de marche de la Légion étrangère de la Grande Guerre, qui a rejoint le Maroc, devient le 3e REI, par un décret de juillet 1920. De son côté, le 2e REI, entièrement renouvelé, reprend sa place au combat dans la région de Meknès. Le 4e REI achève sa constitution en 1922. C’est l’âge d’or des compagnies montées qui sillonnent pendant des années les régions des confins et du Maroc. Enfin, de nombreux engagés russes et des ressortissants d’Europe centrale permettent la création du 1er régiment étranger de cavalerie en 1920. Deux de ses escadrons sont envoyés au Maroc. Les légionnaires participent grandement aux travaux de construction de routes ainsi que des lignes de postes et de bases qui ont pour but de protéger ce qu’on appelle à l’époque le « Maroc utile », barrière orientée face au Rif et au Moyen-Atlas.

Le percement du tunnel de Foum Zabel, en 1927-1928, par la compagnie des pionniers du 3e REI, reste le plus spectaculaire des grands travaux réalisés par la Légion au Maroc. Des opérations militaires visant à réduire une zone de dissidence particulièrement active dans la tache de Taza sont entreprises. Les difficultés rencontrées dès le début nécessitent de nouveaux renforts et des bataillons formant corps, issus du 1er REI, sont dirigés sur le Maroc. En 1925, au nord du Maroc et en liaison avec les Espagnols, la guerre du Rif menée contre Abd el-Krim débute. La dissidence marocaine s’enflamme dans le Sud. Pour mettre un terme aux incursions répétées des bandes dissidentes, tant au sud du Maroc qu’au sud de l’Algérie, un commandement unique est créé. Le Tafilalet et la région des confins deviennent des zones de rudes combats comme Ksar es Souk, ou Ouarzazate. Les opérations du Grand-Atlas et du djebel Saghro contre les « Chleuhs » sont les dernières grandes étapes sanglantes de la pacification ; particulièrement les combats du Bou-Gafer en 1933. Cette fin de pacification voit, petit à petit, la motorisation des légendaires compagnies montées. Les véhicules automobiles remplacent désormais les brêles ; dans le bled c’est toute une époque qui disparaît. Au cours de la pacification du Maroc, la Légion étrangère aura payé un lourd tribut. De 1907 à 1935, 83 officiers, 219 sous-officiers et 1 867 légionnaires sont morts au combat.

Syrie (1921-1939)[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Armée du Levant et Guerre franco-syrienne.
Mandat français sur la Syrie et le Liban, (1920-1943).

Depuis que les barons Francs fondent un grand empire chérifien sur les côtes d’Asie Mineure, dont les vestiges subsistent encore, la France se sent attirée vers la Syrie. Avant la 1re Guerre mondiale, la Syrie est un vaste carrefour entre l’Orient et l’Occident, qui se compose en plus de l’actuelle Syrie, du Liban, de la Palestine et de la Transjordanie. Mosaïque de petits peuples, elle subit la férule des Turcs. À l’issue de la Grande Guerre, la Syrie est un agrégat de peuples hostiles en heurt perpétuel d’aspirations, soi-disant nationales, de convictions religieuses opposées et exaspérées. L’anarchie chronique passe à l’état aigu. Les Accords Sykes-Picot répartissent les territoires occupés par les Turcs. Le 25 avril 1920, la Société des Nations attribue à la France le protectorat sur la Syrie actuelle et le Liban. La Palestine et la Transjordanie passe sous protectorat britannique.

Les premières difficultés que la France rencontre dans l’exercice de son mandat viennent de l’extérieur. Les Turcs dépossédés de ces régions dont ils étaient les maîtres avant-guerre, brutaux peut-être, mais en tout cas indiscutés, réagissent vigoureusement. Une paix précaire est maintenue malgré les pressions des Italiens, des Américains et les agissements de différents éléments arabisants. Les difficultés aplanies par le traité d’Ankura (Ankara), le calme revient dans la Syrie et les troupes françaises peuvent entreprendre leur œuvre de reconstruction, bornant les opérations militaires à la surveillance et à la répression du brigandage.

Dès 1921, la Légion envoie successivement deux bataillons en Syrie, le 4e bataillon du 4e régiment étranger d'infanterie, en mars, le 5e du 4e REI en août. Elle est employée de diverses façons. Pendant la période de calme, elle met en œuvre ses qualités de création, bâtissant des camps, traçant des pistes tout en ramenant au calme les tribus turbulentes. Dès son arrivée, le 4e bataillon fait partie de la colonne Migniot et exécute quelques opérations de détail aux environs de Lattaquié. Il effectue les liaisons avec les colonnes du général Goubeau et du colonel Clément Grancourt. Le 12 mai, il entre dans la composition de la colonne du général Niéger, dite colonne des Alaouites. Le 23, il occupe le village de Ghender après un coup de main exécuté avec succès sur le village rebelle de Veineh-Reihane. Au mois de juin, le bataillon effectue plusieurs opérations, tournées de police, ravitaillements, travaux divers. Le 13 juillet, la colonne des Alaouites est dissoute. La période des opérations actives est terminée dans la région et de fait le bataillon est employé jusqu’en décembre 1922 à des travaux de construction de pistes.

Le général Billotte, quittant l’État des Alaouites, demande et obtient d’emmener avec lui le bataillon de Légion dans la nouvelle région placée sous son commandement. À Deir ez-Zor, siège du commandement des confins de l’Euphrate, les légionnaires organisent et aménagent le camp, créent la route qui, par Rakka, rejoint Alep et fournissent entre temps des détachements de reconnaissance. En novembre 1924, le bataillon quitte le Levant et rejoint l’Algérie où il devient le 7/1er RE. Le 5e bataillon, formé en avril 1921, n’est dirigé sur la Syrie qu’au mois d’août de la même année. Il débarque le 3 septembre à Alexandrette et entre dans la composition d’un groupement devant opérer dans la vallée de l’Oronte le 1er octobre. Le mois se passe en colonne. En février 1922, il quitte la région de l’Oronte pour se rendre sur l’Euphrate. Il s’installe à Meskene, tandis que la 17e compagnie devenue compagnie montée pousse jusqu’à Deir ez-Zor. Après avoir organisé le poste de Meskene, le bataillon se porte à Rakka qu’il aménage. Une compagnie détachée sur la rive droite de l’Euphrate assure les corvées de ravitaillement et la traversée du fleuve aux différents détachements. La 17e compagnie montée, à la disposition du colonel commandant la région de Deir ez-Zor, prend part à l’installation du poste d’Assetché et à diverses opérations de reconnaissances, de tournées de police et de poursuites des rezzous vers la frontière turque.

Le Sultan el-Atrache lors d'une cérémonie des rebelles à Hauran le 14 août 1925. Bataille d'al-Musayfirah, du .

En novembre 1924, le bataillon, à l'exception d'une compagnie maintenue à Rakka, relève à Deir ez-Zor, le 4e bataillon rapatrié. Quand la crise éclate, les unités de Légion, bataillons et escadrons se retrouvent dans leur véritable élément. Les troupes sont commandées par le général Gamelin. Bataille de Messifre, Rachaya, Soueïda, comptent parmi les plus beaux exploits dont la Légion puisse s’enorgueillir[15]. La révolte druze surprend le pays en pleine période de réorganisation. Des renforts sont demandés à la métropole. La Légion, dont tous les bataillons disponibles opèrent au Maroc, ne peut fournir qu’une compagnie de marche. La 29e compagnie débarque le 31 août à Beyrouth. Le 1er sept., elle rejoint le 5e bataillon à Khirbet Ghazaleh. Sous les ordres du commandant Kratzert, le bataillon renforcé par la 29e compagnie se signale dès le début des opérations au combat de Messifré. Après cette brillante affaire qui lui vaut une citation à l’ordre de l’armée, le bataillon se porte avec le groupe mobile sur Tell-i-Hadid, qu’il atteint après un léger combat, le 23 septembre. Le lendemain, il est à Soueïda et entre le 27 à Ghazalé. Le bataillon fait à nouveau colonne dans le djebel Druze et se distingue particulièrement le 7 octobre au combat de Ressas, qui lui coûte 55 tués et blessés dont 3 officiers. Après avoir installé un poste à Basra avec le groupe mobile, du colonel Andrea, le bataillon est rappelé d’urgence à Ghazalé. Il y arrive le 21 octobre et embarque en chemin de fer pour Damas, où des événements graves viennent de se produire. La révolte gronde dans Damas dont les rues sont barricadées. Les bandes rebelles tiennent la campagne aux alentours. Du 22 octobre au 2 novembre, le 5e bataillon participe aux opérations de la colonne du colonel Massiet. Il rentre à Damas le 3 novembre. Au mois de décembre, le bataillon, à l’exception de la 29e compagnie maintenue à Kumeïtra, entre dans la composition du groupement Martin, destiné à opérer dans le Grand Liban. Il se distingue à nouveau le 2, au combat de Messadi (Hermon), malgré une vive résistance ennemie. Le lendemain, il est à nouveau engagé à Medjel el-Chems (Grand Liban, versant sud de l’Hermon). Le mois de décembre se passe ensuite en colonnes et opérations diverses ainsi qu’en travaux de défense dans la région de Damas.

En 1925, les événements qui se produisent au Maroc ont leur répercussion en Syrie où les mécontentements plus ou moins justifiés sont exaspérés par les intrigues étrangères et encouragés par le succès d’Abd el-Krim. Au mois d’août, la révolte éclate brusquement dans le djebel Druze, surprenant les troupes dont les effectifs sont réduits en raison de la tranquillité qui règne jusqu’alors. La révolte gagne tout le pays et il faut deux ans de dures opérations pour en venir à bout. Les opérations de 1925 permettent de rétablir la situation, mais la dissidence n’en subsiste pas moins. Le bataillon de Légion est appelé en 1926 à opérer au cœur même du djebel. L’objectif fixé au groupe mobile est la citadelle de Soueïda dont les abords sont défendus par des forces ennemies considérables. Les Druzes combatifs se replient petit à petit, subissant de fortes pertes et ne parvenant pas, malgré tous leurs efforts à enrayer la progression du bataillon qui atteint ses objectifs et s’y établit solidement. Lors de la prise de Soueïda, 13 citations à l’ordre de l’Armée, 10 à l’ordre du corps d’armée, 19 à l’ordre de la division, 52 à l’ordre de la brigade et 16 à l’ordre du régiment sont gagnées par les légionnaires.

Employé aux travaux de reconstruction de la citadelle de Soueïda, le bataillon se trouve encore dans cette place, lorsque le 1er juillet, il devient 8e bataillon du 1er Étranger. La 32e compagnie est désignée peu après pour faire partie d’un bataillon de marche allant participer aux opérations de la vallée de l’Ouadi-Lièna au nord du djebel Druze. Renforcée par des éléments prélevés sur les autres unités du 8e bataillon, elle quitte Soueïda avec le bataillon de marche le 8 août 1926. Après une série d’opérations dans l’est du djebel Druze, le bataillon de marche est dissous le 17 septembre et la 32e compagnie rejoint le 21 septembre. le 8/1er Étranger est toujours occupé aux travaux de la citadelle de Soueïda. Le 23 décembre 1926, le bataillon est cruellement éprouvé par la mort du lieutenant Sicre, de la 31e compagnie. Cet officier commande un escadron druze de nouvelle formation. Au cours du combat de Keissa, son escadron décimé, il avait presque seul et déjà grièvement blessé, tenu tête revolver au poing, à la horde des dissidents. Atteint à nouveau d’une balle à la gorge, il est tombé vivant entre les mains de ses agresseurs. Encore mal remis de ses blessures, il réussit à s’évader grâce à des prodiges d’énergie et mettant à profit un orage d’une violence inouïe. Recueilli par une patrouilles, à bout de forces, il ne survit que quelques jours aux fatigues et aux souffrances surhumaines endurées pendant sa captivité.

Les travaux de reconstruction et de défense de la citadelle étant pratiquement achevés, le 8e bataillon se prépare à quitter Soueïda en vue des opérations de nettoyage du plateau de Leja, région volcanique au nord-ouest du djebel Druze. Le 30 mars 1927, le bataillon rejoint la colonne après plusieurs étapes pénibles. Le lendemain les troupes franchissent l’Ouadi-Liena, traversent le village de Lahète et pénètrent dans le Leja en direction de l’Ouest. Dès la sortie du village, le combat s’engage, appuyé par l’artillerie et les mitrailleuses qui aident au débouché. La progression s’opère sur un terrain rocheux et bouleversé, coupé de failles de deux à cinq mètres de profondeur, franchissables par la troupe, mais impraticables aux animaux. L’ennemi débordé par les colonnes se replie vers l’Ouest et le Nord-Est. Après quelques opérations de nettoyage, la colonne dont fait partie la Légion est dissoute et le bataillon est dirigé sur Deir ez-Zor. En 1928, le 8/1er étranger est stationné à Baalbek où il effectue des travaux importants et de nombreuses sorties et reconnaissances. À signaler en particulier la 30e compagnie qui, par une marche extrêmement pénible de 135 km en six étapes, démontre qu’il est désormais possible de circuler dans la chaîne du Liban. Au cours de 1929, les unités du bataillon prennent part à deux reprises aux opérations contre les Dendaches, contribuant pour une large part à la soumission de cette tribu.

Insigne du 6e REI.

Au printemps de l’année 1930, le bataillon participe à la construction de la route Lattaquié - Antioche et effectue de nombreux travaux dans la région des sources de Casse, près d’El-Mouaf. Le 4/4e REI, devenu 8/1er REI, reçoit à son tour la fourragère des TOE. Les quatre bataillons : 4/1er REI, 1/1er REI - 2/2e REI - 6/1er REI, composant le groupement de Légion au Levant vont former le 1er octobre 1939 à Homs, le 6e régiment étranger d'infanterie (dissous définitivement en 1955), aux ordres du lieutenant-colonel Barre. Le « 6 » va rapidement devenir le régiment du Levant. Le 8/1er Étranger est désormais regroupé à Homs, à l’exception de la 29e compagnie montée détachée à Palmyre.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Avant cette guerre, plusieurs volontaires nazis sont infiltrés dans la Légion pour la subvertir[16]. La déclaration de guerre du provoque un changement sensible au sein des effectifs légionnaires. Ainsi, les Espagnols, en grande majorité des rescapés républicains de la guerre civile, représentent jusqu'à 28 % du total ; les opposants politiques européens, réfugiés ou expulsés de leur pays d'origine (Italiens, Allemands et Autrichiens) atteignent près de 17 %.

Cette vague de nouveaux engagés permet de porter le nombre de légionnaires à 48 924 inscrits sur les rôles au . Ce chiffre ne sera jamais dépassé, pas même lors de la guerre d'Indochine. L'afflux des volontaires entraîne la création de nouvelles unités :

Entre 1944 et 1945, le RMLE, le 1er REC et la 13e DBLE participent aux campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne.

Décolonisation[modifier | modifier le code]

Guerre d’Indochine (1946-1954)[modifier | modifier le code]

Emblème du 2e REP.

Au total, de 1946 à 1954, ce ne sont pas moins de 72 833 légionnaires qui servent en Indochine. Avec plus de 10 000 morts, la Légion enregistre le taux le plus élevé en pertes humaines : près de 12 % pour les képis blancs contre moins de 7 % pour l'ensemble du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient. Le total des pertes est de 10 283[17] « tués au combat » dont : 309 officiers, 1 082 sous-officiers, et 9 092 légionnaires. La légion participe à la bataille de Điện Biên Phủ.

Guerre d'Algérie (1954-1962)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre d'Algérie.

Sortie meurtrie du conflit indochinois, la Légion étrangère, après un passage à vide, panse ses blessures, rajeunit, améliore son recrutement et renforce sa cohésion en allongeant la durée de l’instruction. Les efforts du commandement portent leurs fruits, mais entre décembre 1960 et la révolte des généraux, une crise la frappe de plein fouet, mettant en jeu son maintien au sein de l’armée[18].

Pour s'être rallié au putsch des généraux d'avril 1961, le 1er REP est dissous le à Zeralda. Son commandant par intérim, Hélie Denoix de Saint Marc, est condamné à 10 ans de détention criminelle. Il sera gracié par le général de Gaulle le 25 décembre 1966.

L'indépendance de l'Algérie en 1962 est un traumatisme pour la légion car elle la contraint à quitter Sidi bel-Abbès, l'un de ses centres de commandement, fondé en 1842. En partant, elle brûle le pavillon chinois qui, pris en 1884 à Tuyen Quang, ne devait pas quitter Sidi bel-Abbès, emporte la main de bois du capitaine Danjou, les reliques du musée du Souvenir et exhume les cercueils du général Rollet (Père de la Légion), du prince Aage de Danemark et, symboliquement, du légionnaire Heinz Zimmermann, dernier tué d'Algérie, qui seront transférés à Puyloubier, près de Marseille

Depuis 1962[modifier | modifier le code]

Après 1962, la Légion étrangère voit son effectif réduire de 40 000 à 8 000 hommes, déplacement du siège du commandement à Aubagne. Entre 1969 et 1971, elle intervient au Tchad. Le général de Gaulle souhaite la dissolution de la légion étrangère, mais son ministre de la défense Pierre Messmer, président d'honneur d'une association d'anciens légionnaires, et ancien de la 13e DBLE l'en dissuade[19].

En 1976, réduction de la prise d'otages à Loyada (TFAI). En 1978, Sauvetage de Kolwezi au Zaïre. Durant la première guerre du Liban au début des années 1980, le 2e régiment étranger de parachutistes est chargé d'exfiltrer Yasser Arafat, pris dans une souricière à Beyrouth. Cette opération est lancée après que Paris eut arraché un accord à Israël afin de préserver la pérennité politique de l'OLP.

En 1991, guerre du Golfe au sein de la division Daguet et évacuation de ressortissants français et étrangers au Rwanda, au Gabon et au Zaïre. En 1992, la légion étrangère intervient au Cambodge et en Somalie. En 1993, elle intervient à Sarajevo (ex-Yougoslavie), en 1995 au Rwanda, en 1996 en Centrafrique, et en 1997 au Congo-Brazzaville.

Depuis 2001, elle participe à la Force internationale d'assistance et de sécurité ainsi qu'à l'opération Liberté immuable (Enduring Freedom) en Afghanistan. Entre 2002 et 2003, opération Licorne en Côte d’Ivoire. En 2008, EUFOR Tchad/RCA à la frontière est du Tchad. Entre 2008 et 2012, la légion étrangère participe à l'opération PAMIR aux opérations en Afghanistan (OMLT, GTIA Dragon du 2e REI et Altor du 2e REP, escadrons du 1°REC et compagnies génie des 1er REG et 2e REG). En 2013, le 1er régiment étranger de cavalerie et le 2e REP participent à l'Opération Serval au Mali[20].

Mandats de l'armée françaises en Afghanistan (2001-2010)[modifier | modifier le code]

Participation de la Légion[modifier | modifier le code]

Insigne de la Task Force Lafayette.

Mandats successifs dans la période 2001-2010, des différentes unités, chargée de mener pour la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS/ISAF), par mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, sous le commandement OTAN, des patrouilles de sécurisation dans les provinces de Kaboul / Surobi (district) / Kâpîssâ.

Opération Pamir
Unités[21] :

Guerre au Mali (2012-en cours)[modifier | modifier le code]

La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu au Mali depuis 2012, à la suite d'une insurrection de groupes Salafisme djihadiste et indépendantistes pro-Azawad.

Opération Serval[modifier | modifier le code]

Carte de l'extension maximale (courant janvier 2013) des territoires contrôlés par les rebelles touaregs et les islamistes (contour rose).

Drapeau de la France Drapeau du Mali L'opération Serval est une opération militaire menée au Mali par l'armée française. Lancée en et menée dans le cadre de l'intervention militaire au Mali, elle s'est achevée en . Les forces engagées dans le pays ont depuis intégré un dispositif régional, intitulé opération Barkhane.

Forces terrestres de la Légion

La Bataille du Tigharghâr, aussi appelée bataille de la vallée de l'Ametettaï ou bataille de l'Adrar des Ifoghas, a lieu du au , ou le 2e régiment étranger de parachutistes participe.

Bilan humain[24]
  •  : sergent-chef Harold Vormezeele, 33 ans, légionnaire du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, est tué lors d'un accrochage dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit (nord-est).
  •  : sergent Marcel Kalafut, 25 ans, du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, est tué en opération peu avant minuit lors d'une mission de sécurisation des portes du massif du Tigharghar (Nord-Est). Son véhicule a sauté sur un engin explosif à une vingtaine de kilomètres à l'est de Tessalit.
  •  : adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, né en Serbie et naturalisé français, un sous-officier aguerri qui appartenait au 1er régiment étranger du génie de Laudun-l'Ardoise (Gard), est tué dans la région d'al-Moustarat (nord) pendant une opération de reconnaissance.

Opération Barkhane[modifier | modifier le code]

Militaires français et nigériens au Fort de Madama le .

Drapeau de la France Drapeau du Mali Drapeau du Tchad L'opération Barkhane est une opération menée au Sahel par l'armée française, qui vise à lutter contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel. Lancée le , elle prend la suite des opération Serval et Opération Épervier (Tchad).

Le poste de commandement interarmées de théâtre est basé à N'Djaména, au Tchad. L'opération mobilise près de « 3 000 militaires en tout »[25].

Batailles
Bases principales
Un mitrailleur de l’ALAT avec le badge de l'opération Barkhane, survolant le Fort de Madama.
Bases opérationnelles avancées

En plus des bases principales, trois bases avancées temporaires sont également installées. Chacune accueille des petites unités de 30 à 50 hommes susceptibles de pouvoir accueillir une opération[28].

Pertes françaises

L'opération Barkhane a coûté la vie (au ) à 5 soldats français[29].

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Siège de Constantine (1837)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Constantine (1837).

Le 5 octobre, l'armée arrive à Constantine. Le , après une forte résistance, la ville finit par tomber sous les Assauts des français, subissant toutefois de lourdes pertes. Au terme de deux jours de combats, les troupes, sous le commandement du lieutenant-colonel Louis Juchault de Lamoricière, pénètrent dans la ville par un endroit dénommé « Place de la Brèche » (en référence à la brèche dans la défense de la ville). Ahmed Bey doit s'enfuir (il continua le combat dans les Aurès jusqu'en 1848) et beaucoup de Constantinois périrent dans le ravin en tentant de fuir les assaillants.

Siège 10 au .

Le 10, toutes les pièces de 24 étaient placées sur la colline, et le 11 les forces françaises commencèrent à lancer leurs boulets contre les murs, entre les portes Bal el Oued « porte de la Rivière » et Bab el Decheddid. Dans la matinée du 12, la brèche était devenue large. Vers huit heures, le gouverneur fit cesser le feu parce qu’il attendait le retour d’un parlementaire envoyé dans la ville pour sommer les habitants de se rendre.
Le 13, la première colonne d’attaque française fut formée par un bataillon de Zouaves, deux compagnies du 2e léger, la compagnie franche et une partie du génie sous le commandement du colonel Lamoricière.
La seconde colonne d’assaut se composait des compagnies d’élite du 17e léger et du 47e de ligne, des tirailleurs d’Afrique et de la Légion étrangère. Le colonel Michel Combe, qui la commandait, arriva devant la brèche au moment où les Zouaves demandaient des échelles.

La ville de Constantine avait encore au moment de l’assaut 6 000 défenseurs. Les habitants continuèrent quelque temps encore leur résistance dans les rues, pour s’assurer la retraite vers la Kasbah et une issue hors la ville. Vers 9 heures, le drapeau tricolore avait remplacé sur le rocher le drapeau rouge.

« Le 13 octobre 1837, à 7 heures du matin, l'assaut de la place de Constantine est ordonné. Dès que la première colonne, sous les ordres du colonel de Lamoricière, a dépassé la brèche, le colonel Combes s'élance pour la soutenir à la tête de la deuxième colonne. Il arrive sur la muraille, au moment même où une explosion terrible éclate et ravage les rangs des assaillants. Il prend aussitôt le commandement que le colonel de La Moricière, blessé et privé de la vue dans l'explosion, cesse d'exercer. Mortellement atteint coup sur coup en plein dans la poitrine, il refuse de quitter le combat pour aller se faire panser, et continue encore à commander ses soldats. Le colonel Combes eut encore la force de retourner presque seul au bivouac de son régiment, et quelques minutes après, il était couché sur son lit funèbre pour ne plus se relever.[30] »

— Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850. T1, Éditeur : Hachette Livre BNF, coll. : Sciences sociales, 2012, (ISBN 978-2012526440).

Bataille de Magenta et de Solférino (1859)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Magenta.

La Légion perd, outre le colonel de Chabrières, les capitaines Alavoine et d’Assis, le lieutenant André, 55 sous-officiers et soldats tués ; 11 officiers et 143 sous-officiers et soldats blessés. Le capitaine Danjou a un cheval tué sous lui. Il est fait chevalier de l’ordre des saints Maurice et Lazare. Le sergent Vilain est fait chevalier de la Légion d’honneur et l’adjudant Maine et le fusilier Wensel reçoivent la médaille de la Valeur militaire de Sardaigne. Les deux régiment étrangers inscrivent dans leurs plis le nom de « Magenta » et seront décorés de la médaille de la ville de Milan, cinquante ans plus tard. Avec ce succès, Mac Mahon, commandant en chef du 2e corps, obtiendra la dignité de maréchal de France et le titre de duc de Magenta. Un mausolée existe où reposent les restes des combattants tombés lors de cette bataille.

Article détaillé : Bataille de Solférino.

Le 2e régiment étranger, aux ordres du colonel Signorino, participe à la campagne d’Italie. En arrivant à hauteur de Ca' Morino, les légionnaires, avec le deuxième régiment de zouaves, formant l’avant-garde du deuxième corps d’armée commandé par le maréchal de Mac-Mahon, rencontrent une forte colonne autrichienne se dirigeant sur Castiglione.
Le 24, les légionnaires se déplacent en direction de Mantoue. Les premières salves d’artillerie ennemies sont tirées. En début d'après-midi, sous une chaleur accablante, les légionnaires et les zouaves prennent Cassiano. Le maréchal de Mac-Mahon donne l’ordre aux compagnies de tirailleurs de la Légion de se déployer pour permettre la mise en place de l’artillerie au centre de la bataille. Les combats acharnés et terribles obligent les légionnaires à aborder l’ennemi à la baïonnette. Le 2e régiment étranger déplore cependant 6 morts et 38 blessés, ce qui est peu au regard des pertes totales.

Bataille de Camerone (1863)[modifier | modifier le code]

1863. Jean Danjou.
Article détaillé : Bataille de Camerone.

Le au Mexique. Soixante fantassins et trois officiers de la 3e compagnie du 1er régiment étranger de la Légion sont donc envoyés à la rencontre du convoi, à l'aube du 30 avril. La compagnie n'ayant pas d'officiers disponibles (ceux-ci étant atteints par le « vomito negro », la fièvre jaune, comme nombre de membres du corps expéditionnaire), le capitaine Jean Danjou, adjudant-major du régiment, se porte volontaire pour la commander. Le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur par intérim du régiment, et le sous-lieutenant Clément Maudet, porte-drapeau, demandent à l'accompagner. La Légion considère que cette résistance fut une victoire, invoquant le fait que la mission de la compagnie a été remplie. Elle est commémorée avec ferveur par les légionnaires ainsi que par les Mexicains, qui reconnaissent le courage des légionnaires (ceux-ci ne se rendirent que lorsqu'il ne resta que trois combattants valides).

Siège de Tuyên Quang (1885)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Tuyên Quang.

En 1885 au Tonkin, sous les ordres du commandant Dominé, deux compagnies de Légion, soit 390 hommes dont 8 officiers, commandés par le capitaine Cattelain, une compagnie de tirailleurs tonkinois avec 162 hommes commandés par deux officiers, une section de 31 artilleurs de marine avec deux canons de 80 mm, deux de « 4 » de montagne, deux mitrailleuses Hotchkiss, le sergent Bobillot et 7 sapeurs du génie, un médecin, un pasteur protestant, 3 infirmiers, 3 boulangers, monsieur Gauthier de Rougemont, un civil préposé aux vivres et les marins de la canonnière « La Mitrailleuse », soit 598 hommes résistent aux assauts des Pavillons Noirs.

Bataille de Rachaya (1925)[modifier | modifier le code]

Le village de Rachaya et sa citadelle, où eu lieu le combat (photo XIXe siècle).
Article détaillé : Bataille de Rachaya.

La Bataille de Rashaya opposa pendant 4 jours, du 20 au , les rebelles Druzes aux forces françaises de l'armée du Levant devant la citadelle de Rashaya pendant la Grande révolte syrienne contre le Mandat français sur la Syrie et le Liban.

L'expansion de la révolte anti-française au Liban et la menace qu'elle faisait peser sur les chrétiens de la région inquiéta les populations. Cette menace inquiétait aussi les autorités françaises qui craignaient que la révolte des Druzes et des musulmans chiites du sud-Liban puisse dégénérer en un conflit religieux régional[31].
Le 5 novembre, les cavaliers circassiens de la Légion étrangère établirent leurs quartiers dans le fort de Rachaya. Il s'agissait du 4e escadron du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC), fort d'une centaine d'hommes et commandé par le capitaine Landriau[32]. À cette époque, le village de Rachaya comptait environ 3 000 habitants. Le fort était situé sur une colline au-dessus de la ville ; il était de petite taille et partiellement en ruine. Les vols de reconnaissance français permirent de déterminer que les troupes druzes, d'environ 3 000 hommes étaient basées à proximité du village. Le quartier général des troupes française fut alors renforcé pendant que des patrouilles furent envoyées autour de la ville. Le 18 novembre, deux unités françaises tombèrent en embuscade et deux hommes furent tués par les troupes de Zayd al-Atrash, l'un des chefs rebelles Druzes et frère du Sultan el-Atrache ; trois autres furent blessés et trois portés disparus.

Bataille de Narvik (1940)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Narvik.

En 1940 en Norvège. L’opération terrestre commence le 13 mai par un bombardement naval effectué par le cuirassé Resolution, deux croiseurs et cinq destroyers, contre les défenses allemandes. Les moyens de débarquement sont modestes avec 4 ALC, 1 LCM, et 2 MLC qui sont mis à l’eau à la dernière minute et des « trains » d’embarcations fournis par les bâtiments (une embarcation à moteur en remorquant 2 ou 3 autres). Trois chars français de 13 tonnes sont embarqués dans les MLC et LCM. L’ensemble se dirige sur la plage de Bjerkvik. Les chars, débarqués les premiers au milieu de positions allemandes, ouvrent la voie au 1er bataillon de la Légion qui se déploie en éventail depuis l’Ouest jusqu’au Nord-est. Dès le lendemain 14 mai, la jonction est réalisée avec les Polonais de la Brigade autonome de chasseurs de Podhale venus de l’Ouest, les chasseurs alpins des 5e et 27e demi-brigades venus du Nord-Ouest et les Norvégiens qui tiennent le Nord. Deux heures après la plage de Bjerkvik, celle de Meby voit débarquer des engins similaires avec les deux derniers chars et le 2e bataillon de la Légion. Après avoir été chassés de la plage, les Allemands doivent reculer vers l’Est, jusqu’à Storebalak.

Un peloton de cinquante motocyclistes prend la route longeant la rive est de l’Herjangsfjord, soutenu depuis la mer par le destroyer Havelock (en), où se trouve le général Béthouart. Il atteint la presqu'île d'Oijord face à la plage d'Orneset sans encombre. Il reste à franchir le RombaksfJord (en). Il faut d’abord nettoyer la rive nord de ce fjord, et surtout, réceptionner sur l’aérodrome de Bardufoss des chasseurs de la RAF. Le 27 mai, les engins de débarquement et les puffers transportent chars et troupes, sous la protection des bateaux et des forces installées sur la rive nord, jusqu’à la rive sud du Rombaksfjord. L’opération réussit, malgré une vive résistance et une contre-attaque en règle. De leur côté, Polonais et chasseurs alpins ont fort à faire à Ankenes et le long du Beisfjord. Le 28 mai, les Allemands font retraite vers l’est. Les troupes, Norvégiens en tête, entrent enfin à Narvik. Depuis deux jours, Lord Cork a reçu de Londres l’ordre d’évacuation totale, en raison de la situation alarmante du front français. L’amiral a montré le message à Béthouart et, d’un commun accord, les Alliés sont convenus de mener à bien l’opération finale avant d’obtempérer. L’évacuation est terminée le 6 juin, deux jours après celle de Dunkerque. À la suite de cette action, le drapeau est décoré de Croix de guerre (Norvège).

La légion dans la bataille

Le groupement de haute montagne de la Légion étrangère qui fut créé en Afrique du Nord comprend : un état-major de groupement, une compagnie hors rang, une section de commandement et 2 bataillons du type haute montagne, l’un devant être formé par les 2e régiment étranger d'infanterie, 3e régiment étranger d'infanterie et le 4e régiment étranger (1er bataillon, CHR et CDT) l’autre par le 2e bataillon du 1er régiment étranger. L’effectif de chaque bataillon comporte 930 officiers, gradés et légionnaires avec une section de skieurs. Le groupement de haute montagne est commandé par le Lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey, qui deviendra Ralph Monclar lors de son ralliement aux Forces françaises libres.

Bataille de Bir Hakeim (1942)[modifier | modifier le code]

Légionnaires des Forces Françaises Libres se lançant vers l'ennemi, Bir-Hakeim, 11 juin 1942.
Article détaillé : Bataille de Bir Hakeim.

La bataille de Bir Hakeim, du nom d'un point d'eau désaffecté (« puits du sage ») au milieu du désert de Libye, au sud de Tobrouk, est une bataille de la Seconde Guerre mondiale, qui s'est déroulée du au durant la guerre du désert.

Pendant ces seize jours, la 1re brigade française libre (future 1re division française libre) du général Marie-Pierre Kœnig y résista aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (l'Afrika Korps) commandées par le général Erwin Rommel. Le répit ainsi gagné par les Français libres permit aux Britanniques, alors en mauvaise posture, de se replier puis de triompher à El Alamein.

Bir Hakeim fut la première contribution militaire d’importance des Forces françaises libres. Elle fut pour beaucoup dans la reconnaissance politique par les Alliés du Comité national de la France combattante.

Drapeau de la France Premier groupement
  • 2e bataillon de Légion étrangère : commandant René Babonneau, il repousse l'attaque de plus de 70 chars de la division Ariete, en détruisant 35 chars. Son bataillon reçoit une citation à l'ordre de l'armée. Resté à l'arrière pour assurer le repli, lors de la sortie de vive force de Bir Hakeim, dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, il est fait prisonnier et transféré en Italie, d'où il tente de s'évader par deux fois.
  • 3e bataillon de la Légion étrangère : commandant Puchois, composés notamment de près de 300 républicains espagnols[34], expérimentés et maîtrisant les techniques de guérilla.

Bataille de Phu Tong Hoa (1948)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Phu Tong Hoa.

En juillet 1948, situé sur la route coloniale n°3 bis (RC3 bis), le poste de Phu Tong Hoa, tenu par la 2e compagnie du 3e REI avec un effectif de 107 hommes est attaqué par près de 3 000 Việt Minh. Après plusieurs heures d'un combat acharné, la garnison sort victorieuse de l'affrontement et c'est devant un piquet d'honneur en tenue de parade que le colonel Simon, chef de corps du régiment et à la tête de la colonne de secours, pénètre dans le camp le 28 juillet.

Bataille de Diên Biên Phu (1953-1954)[modifier | modifier le code]

Plan de situation de la Bataille de Ðiện Biên Phủ (20 novembre 1953 au 7 mai 1954).
Insigne 1°CEPML (Compagnie de mortiers lourds).

La bataille de Ðiện Biên Phủ est un moment clé de la guerre d'Indochine qui se déroula du au et qui opposa, au Tonkin, les forces de l'Union française aux forces du Việt Minh, dans le nord du Viet Nam actuel.

Occupée par les Français en , cette petite ville et sa plaine environnante devinrent l’année suivante le théâtre d'une violente bataille entre le corps expéditionnaire français, composé de diverses unités de l’armée française, des troupes coloniales et autochtones, sous le commandement du colonel Christian de La Croix de Castries (nommé général durant la bataille), et l’essentiel des troupes vietnamiennes (Việt Minh) commandées par le général Võ Nguyên Giáp.

Drapeau de la France Forces françaises[35].

EDAP (élément divisionnaire aéroporté) de Jean Gilles (général).

GAP n° 1 du commandant Fourcade :

1re vague

2e vague

GAP n° 2 du lieutenant colonel Pierre Langlais :

Autre :

Voir aussi : Geneviève de Galard, Geneviève de Galard Terraube, est une infirmière militaire française, Convoyeur de l'air, qui, durant la guerre d'Indochine, fut surnommée « l’ange de Ðiện Biên Phủ »[36].

La France quitta la partie nord du Viêt Nam, après les accords de Genève[37] ratifié le , qui instauraient une partition du pays de part et d'autre du 17e parallèle nord.

Opération de Suez (1956)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Crise du canal de Suez.

À l'été 1956, le 1er régiment étranger de parachutistes est rappelé du djebel, où il a effectué plusieurs opérations héliportées, pour être regroupé sur la côte algéroise. Les légionnaires vont s'y entraîner à des opérations amphibies. Après de multiples fausses alertes, le régiment, sous le commandement du Lieutenant-colonel Brothier, s'embarque le sur le cuirassé Jean-Bart.

La France et l'Angleterre viennent de lancer en l'opération Mousquetaire, pour la reconquête du canal de Suez que Gamal Abdel Nasser vient de nationaliser.

La Légion au sein du dispositif

Un escadron blindé du 2e REC, commandé par le capitaine Abraham avec l’adjudant Degueldre comme adjudant d’unité, est intégré au 1er REP à Zéralda, avant de rejoindre la base de départ à Chypre. Avec les autres unités françaises, il a pour mission de s’emparer dans la zone de Port-Fouad des points sensibles et de faire la liaison avec les éléments du 2e RPC, parachutés au Sud. Le groupement est commandé par le lieutenant-colonel Brothier, chef de corps du 1er REP. Tous les objectifs sont atteints par les compagnies. Le à 8 h, toutes les unités se rassemblent prêtes à marcher vers El Qantara. Une demi-heure plus tard, le cessez-le-feu est ordonné et les troupes doivent rester sur leurs positions et n’ouvrir le feu que si elles sont attaquées. La section du lieutenant Ysquierdo du 1er REP, représente l’avant-garde française d’El Qantara et maintient jour et nuit un poste de surveillance, au PK 37, à 800 mètres des lignes égyptiennes. Fin décembre, les troupes rembarquent à destination de l’Algérie.

Bataille d'Alger (1957)[modifier | modifier le code]

Carte des principaux attentats FLN, attentas contre-terroristes et opérations répressives avant et pendant la bataille d'Alger.
Article détaillé : Bataille d'Alger.

- .

Les paras dans la ville

Après les premières insurrections, le gouvernement français décide de réagir et donne pour mission au général Massu de rétablir l'ordre. Il est fait appel à la 10e division parachutiste (dont 1er REP). Ses quatre régiments s'ajoutent aux éléments déjà sur place, notamment la police, la gendarmerie et les fantassins du 9e régiment de zouaves qui surveillent la Casbah. En tout, ils sont près de 10 000 hommes. Bien entraînés et très bien encadrés, les 4 000 paras sont spécialisés dans la lutte contre la guérilla. Leurs officiers se sentent profondément impliqués dans le conflit, très sensibles à sa dimension tant politique que militaire. Et beaucoup d'entre eux ont réfléchi aux techniques de la guerre subversive, notamment à partir de l'expérience indochinoise.

Le , les paras entrent dans Alger, c'est le début de la bataille d'Alger. Chaque régiment s'attribue le contrôle d'un quartier, sous l'autorité du général parachutiste Jacques Massu qui a reçu tous les pouvoirs de police sur l'ensemble de l'agglomération algéroise. Grâce au fichier des renseignements généraux, les hommes de Massu établissent des listes de « suspects » en relation avec l'organisation clandestine. Ils sont interrogés, sommés de donner le nom du collecteur de fonds du FLN auquel ils versent leur cotisation. Grâce à ces informations, les militaires remonteront ensuite vers des chefs plus importants. Par la suite, les militaires vont interpeller de plus en plus d'Algériens, du militant qui peuvent détenir des informations très importantes au simple sympathisant[38].

Prise d'otages de Loyada (1976)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prise d'otages de Loyada.

Le 3 février 1976, un car militaire effectuant le ramassage scolaire des enfants de la Base aérienne 188 Djibouti est détourné par des militants indépendantistes du territoire et bloqué sur la frontière avec la Somalie. Le lendemain, la Légion et le GIGN prennent le bus d'assaut. Finalement, deux enfants sont tués, ainsi que sept preneurs d'otages et un nombre indéterminé de soldats somaliens.

Bataille de Kolwezi (1978)[modifier | modifier le code]

Chef de groupe mortier en jeep lors de l'opération Bonite à Kolwezi en 1978.
Article détaillé : Bataille de Kolwezi.

La bataille de Kolwezi[39] est une opération aéroportée baptisée « Opération Bonite », menée par une unité de la Légion étrangère française, le 2e régiment étranger de parachutistes, ainsi que par des troupes belges et zaïroises.

Elle se déroule en au Zaïre, actuelle République démocratique du Congo, pour délivrer des otages européens retenus dans la ville minière de Kolwezi par des rebelles katangais. Si l’opération réussit à libérer des otages avec des pertes militaires légères, elle ne put empêcher le massacre de 700 Africains et de 170 Européens.

Opérations Tchad (1969-1972 / 1978-1980)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Opération Bison et Opération Tacaud.

Opération militaire française qui se déroule durant la guerre civile tchadienne de 1965-1980. Pendant l'Opération Tacaud, qui fait suite à l'opération Bison qui se déroula de 1969 à 1972. Dix-huit militaires français perdent la vie durant Tacaud et deux avions Jaguar sont abattus[40].

Unités Légion dans les opérations

Opération Diodon (Liban 1982-1983)[modifier | modifier le code]

Le 2e REP forment une garde de sécurité lors de l'évacuation de l'OLP depuis Beyrouth au Liban.

Le , le 2e REP, précurseur d’une force multinationale d’interposition, réussit à la demande des Libanais, de permettre le départ du contingent palestinien, retranché dans Beyrouth, face à l’avance israélienne. Après les massacres de Sabra et Chatila, résurgence de haines accumulées, les consciences internationales se décident à mettre en place une force de sécurité. C’est ainsi que, à tour de rôle, les grandes unités professionnalisées de l’armée de terre française se relaient à Beyrouth pour remplir une mission de médiation et de paix. Opérant dans le cadre de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB), qui compte des troupes : américaines, stationnées aux abords de l’aérodrome ; italiennes, centrées sur le quartier de l’hippodrome, et britanniques, implantées près de la manufacture de tabac, la 31e brigade, renforcée par le 1er régiment étranger de cavalerie et un détachement du 17e régiment du génie parachutiste, assure la sécurité et la confiance dans le Grand-Beyrouth.

Le , les premiers éléments du 2e REI débarquent dans le cadre de l’opération. Le , des derniers éléments de Diodon quittent le Liban. Le caporal-chef Vuillermet décède de ses blessures.

Attentats de Beyrouth du 23 octobre 1983 (Attentat du Drakkar)

Les États-Unis ont perdu 265 soldats au Liban et 159 autres ont été blessés. La France a perdu 89 soldats et l'Italie deux[41].

Opération Épervier (1986)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Opération Épervier (Tchad).

L'opération Épervier au Tchad, a été déclenchée début à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes venues soutenir Goukouni Oueddei qui avait été renversé fin 1981 par Hissène Habré avec le soutien de la France et des États-Unis.

La Légion

En 1986, les 3e et 4e compagnies du 2e REP, puis un EMT à 4 compagnies, commandé par le colonel Wabinski, chef de corps prend la relève en 1987. Les légionnaires s’installent à Kalait, Biltine et Abéché. Le détachement assure l’encadrement d’un détachement d’assistance technique à Pandzangue au sud, non loin des frontières du Cameroun et de la République centrafricaine et le poste de commandement et la 2e compagnies s’installent à Ndjamena. Le , les Tchadiens s’emparent d’Aozou, repris par les Libyens, 20 jours plus tard. En juillet, la compagnie d’éclairage et d’appuis rentre à Calvi, remplacée par une autre compagnie. Le 2e REP laisse la place à d’autres unités au début de 1988.

Opération Daguet (1990-1991)[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Opération Daguet et Division Daguet.

L'opération Daguet est la participation (commandée par le général Michel Roquejeoffre) de l'armée française à la coalition internationale formée à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak dans la guerre du Golfe en 1990-1991.

Composante Légion étrangère

Opération Pélican (Brazzaville 1997)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Pélican.

La France est engagée à Brazzaville capitale de la République du Congo pour rapatrier 6 000 étrangers, dont près de 1 500 Français. L’intervention est lancée le , alors que les milices du président Pascal Lissouba et de l’ancien président Denis Sassou-Nguesso s’entre-tuent et dévastent depuis 72 heures la capitale du Congo, coupée en deux.
En une semaine, 1 250 soldats français, dont les légionnaires du 2e REP, du 2/1er REC, du 2e REI, le Commando de Montfort, placés sous les ordres du général Landrin, arrachent à la folie meurtrière de miliciens ivres et drogués, des expatriés promis aux humiliations, aux violences ou à la mort.

Le 13 mai, l’état-major tactique (EMT) du 2e REP, aux ordres du colonel Benoît Puga, chef de corps, est mis en place à Brazzaville, pour relever le 8e RPIMa dans sa mission d’éventuelle évacuation de ressortissants de Kinshasa. Alors que les forces de l’alliance de Laurent-Désiré Kabila arrivent aux portes de la capitale zaïroise, la 1re compagnie, commandée par le capitaine Trotignon, puis la compagnie d'éclairage et d'appuis (CEA), commandée par le capitaine Schiffer, venant d’être pré positionnées au Gabon, quittent Libreville pour rejoindre le camp de l’ORSTOM à Brazzaville, les 16 et 17 mai.

L’opération « Pélican » reçoit alors pour mission de soutenir, dans le domaine logistique, les organisations humanitaires dépêchées sur place. Ce soutien se traduit essentiellement par l’acheminement en C-160 Transall de fret humanitaire à destination des camps de réfugiés du nord du Congo. L’État Major Tactique (EMT) du 2e REP y participe en assurant la sécurité des cargos tactiques déployés sur les terrains du nord. Puis, il achemine par véhicules, les réfugiés qui ont descendu le fleuve Congo en barges jusqu’à la capitale congolaise, jusqu’au camp de Bilolo situé à une trentaine de km au nord de Brazzaville[43].

Côte d'Ivoire (2002-2003)[modifier | modifier le code]

Insigne 21e RIMa, 1re REC et 1re REG, Opération LICORNE, 2002 (Côte d'Ivoire).
Article détaillé : Opération Licorne.

L’opération Licorne est le nom de la participation des forces armées françaises, sous commandement français, au maintien de la paix en Côte d'Ivoire mise en place à la suite de la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire. Elle est distincte mais complémentaire de l'ONUCI.

Légionnaires et marsouins dans l'opération

Commandant de l'opération Licorne : -  : général Emmanuel Beth (ancien officier parachutiste de la légion étrangère, commandant jusqu'alors la 11e brigade parachutiste à Balma).

Dès le , le 43e bataillon d'infanterie de marine stationné à Port-Bouët, est renforcé par des éléments des forces françaises pré-positionnées dans la région (Gabon, Sénégal, Djibouti et Tchad) et la 11e BP dont le 2e REP, pour assurer la sécurité des ressortissants français et ceux de la communauté internationale.

En , 1 500 hommes supplémentaires seront acheminés. Le , le 2e régiment étranger d'infanterie, (2e REI) relève le 2e REP et occupe les postes du groupement tactique interarmes ouest (GTIAO). Ce groupement, appuyé par l'arrivée des AMX-10 RC du 1er REC, réussit à ouvrir une brèche vers l'ouest, alternant négociations et intimidation. Après avoir implanté des unités sur Duékoué et Guiglo, des patrouilles effectuent des reconnaissances jusqu'à Toulepleu puis Hangolo.

La force Licorne s'empare de l'aéroport d'Abidjan. Des mouvements de foule violents éclatent dans la capitale. La force Licorne, renforcée par des moyens terrestres, aériens et navals se redéploie sur la capitale pour sécuriser les ressortissants français et étrangers puis permettre le départ des volontaires. Environ 8 000 ressortissants quittent le territoire ivoirien, en utilisant pour la majorité d'entre eux les moyens aériens civils réquisitionnés par le ministère des Affaires étrangères.

EUFOR Tchad/RCA (2007-2009)[modifier | modifier le code]

Logo de l'EUFOR Tchad/RCA.
Article détaillé : EUFOR Tchad/RCA.

La force européenne EUFOR Tchad/RCA[44] était une force opérationnelle multinationale dirigée par l'Union européenne au Tchad et en République centrafricaine, dont l'objectif est d'appliquer la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies n° 1778 du . Sa mission s'est achevée en 2009.

Ses troupes sont fournies par 23 pays membres de l'Union européenne dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PESD) :

  • Drapeau de la France : 1 700 militaires , 8 hélicoptères - bataillon centre.

Le , un soldat français de l'EUFOR au Tchad/RCA, le sergent Gilles Polin, en reconnaissance près de la frontière soudanaise, est tué à la suite d'un accrochage avec les Forces armées soudanaises.
Le , la mission EUFOR de l'UE a passé le relais à la MINURCAT II, la force des Nations-Unies[45].

Opération Pamir (2012-2014)[modifier | modifier le code]

Colonel Éric Bellot des Minières en Afghanistan lors de l'opération Pamir.
Article détaillé : Opération Pamir.

Le , un échelon de commandement unique succède à celui de la Brigade La Fayette et remplace celui du National Contingent Command (NCC). L’état-major Pamir (EM Pamir) est stationné sur le camp Warehouse à Kaboul. Il est composé d’une centaine de militaires qui ont pour mission de commander les détachements français encore présents sur le théâtre. Plus particulièrement, pour mener la conduite des opérations de désengagement logistique de l’armée française, assurer la protection de la force, soutenir les insérés français tout en poursuivant l’évolution de ses structures. Pour remplir ces missions, l’état-major Pamir dispose d’unités subordonnées : le bataillon logistique (BATLOG) Koufra, le Bataillon de protection Aquitaine et le bataillon d’hélicoptères Mousquetaire.

Moins de 500 militaires sont chargés de poursuivre l’engagement français jusqu’à la fin de la mission de l’ISAF en 2014, à travers notamment le commandement de l’Aéroport international de Kaboul (KAIA), le fonctionnement de l’hôpital médico-chirurgical militaire français de KAIA, l’appui à la formation de l’armée nationale afghane, la participation aux fonctions d’état-major dans les structures de l’ISAF et le commandement du laboratoire européen contre-IED.
À la fin , le nombre de militaires français sur zone se situe entre 300 et 400 dont 205 au service de l'OTAN. À la fin de l'année, il reste 150 personnes.
L'opération Pamir prend fin le .

De 2008 à 2010, le Colonel Éric Bellot des Minières est chef de corps du 2e REP à Calvi. Durant cette période, il commande le Battle Group Altor engagé du au dans le cadre de l'opération Pamir[46]. Lors de cette opération son régiment est cité à l'ordre de l'armée pour la croix de la Valeur militaire.

Traditions[modifier | modifier le code]

Pionnier des unités de Légion étrangère.

Les traditions au sein de la Légion étrangère sont nombreuses et issues directement de son histoire : du « vert et rouge », au pas lent de ses unités, en passant par les pionniers et Le Boudin (chant de marche de la Légion).

Contrairement à une idée reçue, ces traditions ne sont pas immuables et vivent avec l'institution. Elles sont officiellement regroupées au sein d'un Recueil des traditions de la Légion étrangère édité par le comité des traditions de la Légion étrangère. Enfin, ces traditions doivent être distinguées des légendes qui courent sur les légionnaires, comme le fait de graver leur nom sur la cartouche qu'ils se destinent en cas de coup dur.

Pionniers de la Légion étrangère

Les pionniers de la Légion étrangère de l'armée de terre française forment une unité de traditions. Ils défilent en tête des troupes lors des prises d'armes et portent barbe, tablier de buffle et hache à l'épaule. C'est la seule unité de ce type en service au sein de l'armée française.

Après une présence plutôt aléatoire sous la Révolution française, les pionniers réapparaissent sous le Consulat, coiffés des bonnets à poils des grenadiers mais sans la plaque métallique. Ces unités sont dissoutes en 1818, puis recréées en 1822[47]. La Légion étrangère a repris, dès 1831, cette tradition qu'elle perpétue encore de nos jours.

Insignes[modifier | modifier le code]

Insignes de la Légion étrangère.

Les insignes militaires sont une survivance des blasons d'autrefois qui rassemblaient autour d'une même symbolique les soldats d'un même corps. La légion étrangère n'échappe pas à cette règle et les premiers modèles apparaissent dès la fin de la Première Guerre mondiale[48]. Il est à noter que la majorité des insignes des unités de la Légion étrangère, quelle que soit leur spécialité, reprennent les traditions de celle-ci : la grenade à 7 flammes et les couleurs vert et rouge.

Chants et musiques[modifier | modifier le code]

Insigne de la Musique de la Légion étrangère.

La musique de la Légion étrangère après avoir été une musique principale à 141 musiciens, compte aujourd'hui une soixantaine d'exécutants. Sa réputation dépasse largement les frontières françaises et elle se produit en moyenne quatre à cinq fois par an dans des tournées à l'étranger. En dehors des cérémonies militaires classiques, elle donne des concerts en salle. En formation de défilé, elle se distingue des autres musiques de l'armée française par ses fifres, son chapeau chinois (instrument à percussions d'origine turque), par un port du tambour particulier (cercle inférieur au niveau du genou) et par une cadence puissante et majestueuse, de 88 pas à la minute (contre 116 pas à la minute pour les autres régiments), ce qui a un impact sur les chants et musiques du « carnet » (bible des chants de la Légion), plus mélancoliques[49]. Les recettes des disques et concerts de la Légion étrangère sont reversés à l'association Terre Fraternité qui apporte aides et soutien aux soldats blessés au combat et à leur familles[50].

Le Boudin est la marche officielle de la légion étrangère. Elle est caractérisée par sa lenteur (88 pas à la minute).

Liste des chants[modifier | modifier le code]

  • Anne Marie du 3e REI
  • Adieu, adieu
  • Aux légionnaires
  • Anne Marie du 2e REI
  • Adieu vieille Europe
  • Chant du quatrième escadron
  • Chez nous au 3e
  • C'est le 4
  • Connaissez-vous ces hommes
  • Contre les Viêts (chant de la 13e DBLE après avoir été celui du 1er REP)
  • Cravate verte et Képi blanc
  • Dans la brume, la rocaille
  • Défilé du 3e REI
  • C'était un Edelweiss
  • Écho
  • En Afrique
  • En Algérie
  • Es steht eine Mühle
  • Eugénie
  • Les Képis Blancs
  • Honneur, Fidélité
  • Ich hatt' einen Kameraden
  • Il est un moulin
  • J'avais un camarade
  • Kameraden
  • La colonne (chant du 1re REC)
  • La Légion marche (Chant du 2e REP)
  • La lune est claire
  • Le boudin
  • Le Caïd
  • Il y a des cailloux sur toutes les routes
  • Le fanion de la Légion
  • Le Soleil brille
  • Le front haut et l'âme fière (Chant du 5e RE)
  • Légionnaire de l'Afrique
  • Massari Marie
  • Monica
  • Nos Képis Blancs (Sous le Soleil brûlant d'Afrique) (marche officielle de la 13e D.B.L.E.)
  • Nous sommes tous des volontaires
  • Nous sommes de la Légion
  • La petite piste
  • Pour faire un vrai légionnaire
  • Premier chant du 1er REC
  • Quand on a une fille dans l'cuir
  • Rien n'empêche 2e REG
  • Sapeur, mineurs et bâtisseurs (ex 6e REG)
  • Soldats de la Légion étrangère
  • Souvenirs qui passe
  • Suzanna
  • The Windmill
  • Venu volontaire
  • Véronica
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Uniforme[modifier | modifier le code]

Béret vert de la Légion étrangère avec insigne du 1er RE.
Légionnaires en uniforme. Épaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif. Ils portent le fusil d'assaut FA-MAS.
Grade de la Légion.

L'uniforme de la Légion étrangère se distingue des autres. Il est composé des rangers réglementaires communes, d'un pantalon beige, de la ceinture réglementaire (Cummerbund), d'une chemise beige clair, d'épaulettes vertes et rouges, ainsi que du célèbre képi blanc, qui fait partie intégrante de la gloire de ce corps. En effet, à l'origine, celui-ci était bleu marine comme tous les régiments de l'infanterie, mais à la suite des longues expositions des soleils orientaux les légionnaires recouvrirent leurs képi d'un manchon beige, et donc, à la suite des lavages répétés, des pluies tropicales et des effets du soleil, celui-ci blanchit année après année.

Les pionniers sont vêtus de la même tenue que les autres légionnaires complétée d'une hache sur l'épaule droite et un tablier en peau de buffle, soit fauve soit blanc. Les légionnaires appartenant aux unités de sapeurs pionniers portent tous la barbe, et lors des différents défilés, sont accompagnés d'un mouton.

Béret vert (légion étrangère)

Attribué officiellement en 1948 aux 1er, 2e et 3e Bataillons Étrangers de Parachutistes (BEP)), le béret vert devient en 1957 la coiffure officielle de tous les régiments étrangers de parachutistes (1er REP et 2e REP). En 1959, il devient la coiffure de repos et d'exercice de toutes les unités de la Légion étrangère.

Le képi blanc

Le couvre-képi kaki, parfois complété par un couvre-nuque, était porté par les troupes qui participèrent à la conquête de l'Algérie et du Maroc. Il était destiné à les protéger du soleil. Mais entre l'action du soleil et les lavages répétés, il eut vite tendance à devenir blanc, marquant ainsi la fierté des plus anciens. À noter que les sous-officiers, les caporaux-chefs et brigadiers-chefs ayant plus de quinze années de service à la Légion, comme les officiers, portent le képi noir.
La Légion possède une revue officielle créée en 1947 et toujours éditée de nos jours : Képi blanc.
Curiosité Lettre à un képi blanc, un ouvrage de Bernard Clavel.

Les épaulettes vertes

Les épaulettes de tradition vert et rouge font partie de la tenue à la Légion étrangère depuis 1868. Elles sont désormais portées par les sous-officiers subalternes (jusqu'au grade de sergent-chef) et les militaires du rang. La seule distinction est que pour les caporaux-chefs et les sous-officiers (ainsi que pour tous les personnels de la Musique de la Légion étrangère et des pionniers), ces épaulettes présentent une bance dorée entre la galette verte et les franges rouges.

La ceinture bleue

La ceinture de laine pour les troupes d'Afrique était, à l'origine et jusqu'en 1862, un accessoire vestimentaire de couleur variable, destiné à préserver des affections intestinales, en évitant les refroidissements. Longue de 4,20 m et large de 0,40 m, elle nécessite l'aide d'un camarade pour être mise correctement. Si, à l'origine, elle était distribuée dans les corps de l'armée d'Afrique sans distinction de couleur, elle est désormais toujours bleue dans la Légion.

La cravate verte

Elle est réglementaire depuis 1946 par suite de l'utilisation par le Régiment de marche de la Légion étrangère des stocks des anciens « chantiers de jeunesse ».

Code d'honneur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Code d'honneur du Légionnaire.

Depuis les années 1980, la légion étrangère s'est dotée d'un code d'honneur de sept articles, destiné à constituer une référence morale pour tous les engagés volontaires. Chaque légionnaire se voit remettre un exemplaire rédigé dans sa langue maternelle lors de son arrivée et doit apprendre par cœur la version française lors de son instruction.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Légion étrangère.

La Légion étrangère a, depuis de nombreuses décennies, inspiré des œuvres de tous types : livres, films, chansons, etc. Elles présentent souvent l'Institution sous son aspect romantique, mais parfois aussi sous un angle plus à même d'entretenir le mythe du « légionnaire-mystérieux ».

Conditions actuelles[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Ayant eu au maximum de son déploiement dans les années 1950 un effectif de 60 000 hommes, la Légion étrangère compte de nos jours 7 700 hommes (400 officiers, 1 700 sous-officiers et 5 600 légionnaires de 146 nationalités différentes, répartis dans 12 unités[51]).

Recrutement des légionnaires[modifier | modifier le code]

Rang Nationalité Effectifs (1963)
1 Drapeau de l'Allemagne Allemands 210 000
2 Drapeau de l'Italie Italiens 60 000
3 Drapeau de la Belgique Belges 50 000
3 Drapeau de la France Français 50 000
5 Drapeau de l'Espagne Espagnols 40 000
6 Drapeau de la Suisse Suisses 30 000
7 Drapeau de la Pologne Polonais 10 000
8 Drapeau de la Russie Russes 6 000
9 Drapeau de l'Autriche Autrichiens 5 000
10 Drapeau de la Hongrie Hongrois 4 000
10 Drapeau de la Grèce Grecs 4 000
10 Drapeau de la République tchèque Tchèques 4 000
13 Drapeau des Pays-Bas Néerlandais 3 000
13 Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslaves 3 000
15 Drapeau du Luxembourg Luxembourgeois 2 300
16 Drapeau du Royaume-Uni Britanniques 1 500
16 Drapeau de la Roumanie Roumains 1 500
18 Drapeau du Portugal Portugais 1 300
19 Drapeau du Danemark Danois 1 000
19 Drapeau de la Turquie Turcs 1 000
21 Drapeau des États-Unis Américains 700
22 Drapeau de la Bulgarie Bulgares 500
22 Drapeau de la Finlande Finlandais 500
22 Drapeau de la Suède Suédois 500
22 Drapeau de l'Algérie Algériens 500
26 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Vietnamiens 200
26 Drapeau du Maroc Marocains 200
26 Drapeau de la Tunisie Tunisiens 200
26 Drapeau de la Lettonie Lettons 200 [53]
30 Drapeau de l'Argentine Argentins 100
30 Drapeau du Brésil Brésiliens 100
30 Drapeau du Japon Japonais 100
30 Drapeau du Canada Canadiens 100
30 Drapeau de la Lituanie Lituaniens 100
30 Drapeau de la Norvège Norvégiens 100
30 Drapeau de l'Égypte Égyptiens 100
  • Ministère de la défense : Site de recrutement de la Légion étrangère [7].
  • Portail Internet de la Légion étrangère [8].
Légionnaires en patrouille dans Paris, novembre 2010.

La Légion étrangère, contrairement à d'autres corps de l’armée française au recrutement exclusivement masculin (gardes mobiles)[54], ne bénéficie d'aucune disposition statutaire interdisant le recrutement des femmes. Néanmoins, et compte tenu du fort taux de sélection à l'engagement (les recrues sont sélectionnées après trois semaines de tests et environ un candidat sur six a été engagé en 2006, un sur dix en 2012), celle-ci ne recrute, comme légionnaires, que des hommes. En revanche, un nombre variable d'officiers et de sous-officiers féminins servent en son sein, en tant que « cadres du régime général affectés à la Légion ». Si ces femmes portent le béret de l'Institution, elle n'en portent pas les attributs de tradition (képi blanc, épaulettes rouges et vertes et ceinture bleue), au même titre d'ailleurs que leurs homologues masculins du régime général, plus nombreux, qui servent dans les rangs de la Légion étrangère. Le statut des militaires servant à titre étranger est régi par le décret du 12 septembre 2008[55]. Ce dernier vient abroger le précédent décret (no 77-789 du 1er juillet 1977).

Depuis la création de la Légion étrangère en 1831, les recrues pouvaient être engagées sous « identité déclarée », identité d'emprunt leur garantissant l'anonymat. Cette mesure, qui « permettait de recruter les personnes rapidement sans avoir à vérifier leur identité et accordait ainsi à certains une seconde chance », était devenue systématique, ce qui privait les légionnaires de nombreux droits (souscription d'un emprunt, droit de vote, de reconnaissance d'un mariage, d'un enfant, droit d'héritage). Depuis septembre 2010, cette disposition n'est plus obligatoire mais optionnelle, la majorité des recrues étant désormais engagées sous identité réelle[56].

À droite figure un tableau des effectifs de la Légion réalisé en 1963 et établissant l'origine nationale de plus de 600 000 légionnaires ayant servi de 1831 à 1961. À un moment donné, les principales nationalités d'origine de la légion étrangère sont en étroite corrélation avec les événements en cours à ce moment, la légion permettant d'échapper à pas mal de tracas pour les laissés pour compte d'une guerre ou d'un régime en difficulté. C'est pourquoi on voit sur ce tableau une très forte majorité d'Allemands (large recrutement après les deux guerres mondiales), avec une évolution ces dernières années : environ 1 000 recrues sont engagées par an, un quart du recrutement s'effectuant dans l'Europe de l'Est, les Français ne représentant que 10 % à 15 % et les Francophones entre 20 et 25 %[57] (des Français sont engagés sous une autre nationalité francophone, ce qui accroît les chiffres pour la Belgique, la Suisse ou le Canada dans le tableau).[réf. nécessaire]

L'engagement initial d'un légionnaire est un contrat de cinq ans : obligatoirement sous statut de « célibataire », il ne peut prétendre à disposer d'un véhicule personnel ni à louer un appartement en son nom propre[58].

Un site officiel de recrutement[59] a été mis en place et précise les conditions de recrutement au sein de la Légion étrangère. En ce qui concerne les limites d'âge, elles vont de 17 ans 1/2 (avec autorisation parentale) à 40 ans. Un candidat français peut postuler à la Légion étrangère en se déclarant d'une nationalité étrangère lors de son engagement[60].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Tableau chronologique, résumé non exhaustif, par photos et sujets divers (dates et événements).

XIXe siècle - XXe siècle[modifier | modifier le code]

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XXIe siècle[modifier | modifier le code]

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Sigles et abréviations[modifier | modifier le code]

Liste des abréviations non exhaustive, par ordre alphabétique des termes militaires[61] :

Abréviations Abréviations Abréviations
ACAH (mines) : Antichar à action horizontale ENB : Engin Blindé du Génie REG : Régiment Étranger de Génie
ACP : Antichar Courte Portée EEI : Engin Explosif Improvisé (ou IED) REI : Régiment Étranger d'Infantrie
ALAT : Aviation légère de l'armée de terre EMAT : État-major de l'Armée de Terre REP : Régiment Étranger Parachutiste
AOR : Aire Opérationnelle de Responsabilité EMT : État-major Tactique RPG : Rocket Propelled Grenade (lance-roquette)
BATINF : Bataillon d'Infanterie FAR : Force de Réaction Rapide SOUVIM : Système d'Ouverture d'Itinéraire Miné
BB : Brigade Blindé GTIA: Groupement Tactique Interarmes TFLF : Task Force Lafayette
BLB : Brigade légère blindé IFOR : Implementation Force TP : Tireur de Précision
BP: Brigade Parachutiste ISAF : International Security Assistance Force (ou FIAS) UCL : Unité de commandement et de logistique
CDG : Chef de Groupe LRAC : Lance-Roquette Antichar VAB : Véhicule de l'avant blindé
CDU : Commandant d'Unité MCP : Mise en Condition avant Projection VAC : Véhicule articulé chenillé (ou VHM)
CEMAT : Chef d'état-major de l'Armée de Terre MINEX : Mines explosives VB2L : Véhicule blindé léger long
COMOPS : Communication opérationnelle NRBC : Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique VBCI : Véhicule blindé de combat de l'infanterie
COS : Commandement des opérations spéciales OPEX : Opération Extérieure VBL : Véhicule blindé léger
DLB : Division Légère Blindée PC : Poste de Commandement VLRA : Véhicule léger de reconnaissance et d'appui
DP : Division Parachutiste QG : Quartier général ZPH : Zone de Poser d'Hélicoptères

Sources[modifier | modifier le code]

  • Ministère de la défense - État-major des armées : Opérations [9]
  • Jean Brunon et Georges Manue, Le Livre d’or de la Légion étrangère (1831-1955), éditions Charles Lavauzelle et Cie, 1958 (ASIN B003EEURVQ)
  • Eugène Lanusse, L'abbé Lanusse,... Les Héros de Camaron. Préface par Boyer d'Agen, Librairie marpon & flammarion, coll. « « édition de 1891 » », (ASIN B01MXMR4V0)
  • Eugène Lassus, Les Héros de Camaron, Librairie Marpon & Flammarion, coll. « Nouvelle, revu et corrigé », (ASIN B007GBCJQ4)
  • Evelyne Maradan, Les Suisses et la Légion étrangère de 1831 à 1861, Autajon-Marsens, (ASIN B01N40AA8N)
  • Général (cr) Robert Huré, L'Armée d'Afrique: 1830-1962, Charles-Lavauzelle, 1977 (ASIN B000X09GJS)
  • V. Devoisins, Expeditions de Constantine, Kessinger Publishing, coll. « édition originale : 1840 », (ISBN 978-1167789618)
  • Jean-Paul Mahuault, E.V.D.G. - Engagés Volontaires pour la Durée de la Guerre à la Légion étrangère, Grancher, coll. « Témoignages pour l'histoire », (ISBN 978-2733912515)
  • Janier Charles, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, SPE Militaria, coll. « Hstoire », (ISBN 979-1094311059)
  • Sahel : Les effectifs de l’opération Barkhane : site/OPEX360 : [10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La légion étrangère commémore Cameron », sur defense.gouv.fr (consulté le 28 mai 2016).
  2. R.G. Grant, Soldats, de l'Antiquité à nos jours (p. 313)
  3. Anthony Clayton, Histoire de l'armée française en Afrique 1830-1962, Albin Michel, 1994, p. 274-299
  4. Robert Huré, L'armée d'Afrique : 1830-1962, Charles-Lavauzelle, 1977
  5. L’armée d'Afrique, Léon Rodier, Institut de stratégie comparée, commission française d'histoire militaire, Institut d'histoire des conflits contemporains
  6. « La légion étrangère fête ses 184 ans Anniversaire », sur ASA France,‎ (consulté le 10 octobre 2016).
  7. Jean Maximilien Lamarque, Francois Nicolas Fririon, Le spectateur militaire : Recueil de science, d'art et d'histoire militaires, vol. II, Bureau de spectateur militaire, (lire en ligne), p. 87
  8. Georges Blond, Histoire de la Légion étrangère 1831-1981, (ISBN 978-2259007771)
  9. Chronologie. 13 juillet 2001 -Les Échos
  10. Le Livre d'or de la Légion étrangère, p. 41-42.
  11. Collectif, La Légion étrangère, histoire et dictionnaire , Robert Laffont, 2013, p. 217
  12. In Le livre d'or de la Légion étrangère, page 66.
  13. Lanusse 1891, p. ?
  14. ESS de l'intéressé - Répertoire des titulaires de la Légion d'honneur (site Légion d'honneur)
  15. Le 5e bataillon du 4e RE et le 4e escadron du 1er REC sont alors cités à l'ordre de l'armée du Levant.
  16. Alexis Neviaski, Képi Blanc, casque d'acier et croix gammée - Subversion et contre-espionnage au cœur de la Légion étrangère, Fayard, , 380 p.
  17. La Légion en Indochine, page 190.
  18. Comor André-Paul, « La Légion étrangère dans la guerre d'Algérie, 1954-1962 », Guerres mondiales et conflits contemporains, 1/2010 (n° 237), p. 81-93.
  19. « Les légionnaires », sur franceinter.fr,‎ (consulté le 23 avril 2013)
  20. Bernard Barrera, Opération Serval: Notes de guerre, Mali 2013, (ISBN 2021241319).
  21. Christophe Lafaye, L'armée française en Afghanistan, 2016, p. 62 (voir biographie).
  22. Explosive Ordnance Disposal (Élément Opérationnel de Déminage et de Dépollution).
  23. Compagnie d'éclairage et d'appui.
  24. (fr) BFMTV, « Mali: neuf soldats français morts depuis le début de l'opération Serval » (consulté le 19 décembre 2016).
  25. Jean Guisnel, « Le Drian et Hollande installent l'opération Barkhane », Le Point,‎ (lire en ligne).
  26. RFI.fr [1] Hollande au Tchad pour installer l’état-major de l'opération Barkhane, 20 juillet 2014.
  27. Libération (journal) [2] «Barkhane», nouveau défi pour l’armée française au Sahel, 16 juillet 2014.
  28. Agence France-Presse trois bases avancées temporaires, Opération Barkhane, 20.07.2014[3].
  29. opex.com/Au cours de ces 12 derniers mois, la force Barkhane a perdu 5 des siens : [4].
  30. Dans une visite que lui fit son ami, le général Boyer, Combes lui dit : « Mon cher Boyer, reçois mes adieux; tu diras à Son Altesse Royale que je ne demande rien pour ma femme, rien pour les miens ; mais que, dans l'intérêt de mon pays, je lui recommande quelques officiers de mon régiment dont voici les noms... ».
  31. (en) Phillip S. Khoury, Syria and the French Mandate: The Politics of Arab Nationalism, 1920–1945, Princeton University Press, 1987 (ISBN 9781400858392).
  32. (en) Jean-Denis G. G. Lepage, The French Foreign Legion: An Illustrated History, McFarland & Company, Inc., 2008 (ISBN 9780786462537).
  33. La 13e DBLE a été formée en 1940 comme demi-brigade de montagne, et elle a connu cette même année, en compagnie des bataillons de chasseurs alpins, les grands froids de la bataille de Narvik (Norvège).
  34. Pierre Milza, Denis Peschanski, Joséfina Cuesta Bustillo, Exils et migration : Italiens et Espagnols en France, 1938-1946, L'Harmattan, 1994, p. 587 (ISBN 2738430538).
  35. In Histoire des parachutistes français : La guerre para de 1939 à 1979, Editeur : Albin Michel, 1980, p. 394, (ISBN 978-2226008909).
  36. Marie-Amélie Lombard-Latune, « Geneviève de Galard : “J'aurais tant voulu que Diên Biên Phu se termine autrement” », Le Figaro,‎ , p. 16.
  37. « 20 juillet 1954: comment l'Indochine a signé les accords de paix », sur Lexpress.fr (consulté le 17 décembre 2016).
  38. Yves Courrière, Le temps des léopards , La guerre d'Algérie Tome II, no 3749. Édition 1976.
  39. Dr Marc Georges Ancien médecin du 2e Bataillon Commando, « Kolwezi 78, comment en est-on arrivé là ? », Mémoires du Congo et du Ruanda-Urundi, no 27,‎ , p. 8-14 (lire en ligne)
  40. Les cahiers du RETEX (RETour d'EXpérience), p. 39 [5].
  41. Frédéric Pons, Les Paras sacrifiés, Beyrouth, 1983-1984, Presses de la Cité, 1994.
  42. in Képi blanc (magazine), no  731, avril 2011.
  43. Sources : Extraits du compte rendu et du JMO de l'opération Centre de documentation de la Légion étrangère.
  44. Retrouvez un dossier reportage complet sur EUFOR Tchad : 2008. L’UE dans le désert des sables tchadiens, par NIcolas Gros-Verheyde, Bruxelles2 le CLUB.
  45. (fr) Nicolas Gros-Verheyde, Tchad: le relais se prépare entre l’Eufor et la Minurcat II, Bruxelles2.
  46. « Afghanistan : TOA en Surobi », sur le site du ministère de la Défense,‎ (consulté le 12 janvier 2017).
  47. général (cr) Hallo, Monsieur légionnaire, Lavauzelle, 2000, (ISBN 978-2702503706)
  48. In Le Grand Livre des insignes de la légion étrangère, page 9.
  49. « La Légion étrangère attaque les charts », sur 20minutes.fr,‎ .
  50. « Archives du site web Terre Fraternité » (consulté le 29 mars 2013).
  51. In Régiments et unités composant la Légion étrangère sur le site officiel de la Légion étrangère
  52. En 2018, son effectif devrait atteindre 1 200 légionnaires au sein de cinq compagnies de combat, une compagnie de soutien (CCL) et une compagnie d'éclairage et d'appui (CEA).
  53. (lv) [6]
  54. Féminisation des armées en 2004
  55. Décret du 12 septembre 2008
  56. Marion Sauveur, « La Légion étrangère moins anonyme », sur Europe 1,‎
  57. Jean-Dominique Merchet, « "La Légion va très bien !" », sur marianne.net,‎
  58. [PDF] [La Légion étrangère, corps d'élite, au XXIe siècle]
  59. Site officiel de recrutement
  60. Foire aux questions du site officiel de la Légion étrangère
  61. Ouvrage de Christophe Lafaye, 2016, p. 407 à p. 412 : voir bibliographie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]