Saint-Martial (Gard)

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Saint-Martial
Vue sur le village.
Vue sur le village.
Blason de Saint-Martial
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises
Maire
Mandat
Françoise Jutteau
2014-2020
Code postal 30440
Code commune 30283
Démographie
Gentilé Saint-Martialais
Population
municipale
174 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 07″ nord, 3° 44′ 12″ est
Altitude 464 m
Min. 350 m
Max. 1 009 m
Superficie 17,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Martial est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Appartenant au canton de Sumène, la commune est située dans l'aire optimale d’adhésion au parc national des Cévennes et fait partie de la communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises.

Ses habitants sont appelés les Saint-Martialais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte.

À vol d'oiseau, Saint-Martial est situé à 6,3 km de Sumène, 11,4 km de Ganges, 11,7 km du Vigan[2], 74,7 km de Nîmes[3], 48 km de Montpellier[4] et 547 km de Paris[5].

Hameaux, lieux-dits et mas[modifier | modifier le code]

On trouve, sur le territoire de la commune, plusieurs hameaux, lieux-dits et mas : le Mas de l'Hoste, le Mas de Daumet, le lieu-dit Le Viala, Cabanevieille, Bouzanquet, Goutanière, le mas de Fougairolles, Isserviel, Le Galinier, Campauriol, Canduron-Liron et Le Pompidou[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint Martial
Notre-Dame-de-la-Rouvière Notre-Dame-de-la-Rouvière Soudorgues
Saint-André-de-Majencoules Saint Martial Colognac
Sumène Saint-Roman-de-Codières Saint-Roman-de-Codières

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est constitué de schiste, qui a servi à construire la majeure partie des bâtiments de la commune, et de granit[6]. L'altitude du village est d'environ 464 m et le point culminant de la commune, dont la superficie est de 17,16 km2[6], est situé à 1 009 m. La montagne du Liron, qui culmine à 985 m[7], est située au nord de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il y a, sur le territoire de la commune, deux rivières principales : le Rieutord, qui prend sa source dans la montagne du Liron[6], au nord de la commune, et un de ses affluents : l'Elbès, qui le rejoint en aval du village[6],[8].

On trouve également plusieurs ruisseaux, tels que le Ruisseau de Combe Bonne[9], qui se situe principalement sur le territoire de Saint-Roman-de-Codières, le Valat de Blaquisses[10] et le Valat de la Bugade[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Selon la classification de Köppen, Saint-Martial possède un « climat méditerranéen » (Csb) ; les hivers sont relativement doux et humides et les étés chauds et secs. Cependant, Saint-Martial étant situé dans les Cévennes, les chutes de neige et les grands froids sont fréquents l'hiver[12].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est Castrum S. Martialis, attestée en 1156. Ce toponyme se rapporte à Martialis, premier évêque de Limoges[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les vestiges humains les plus anciens sont les menhirs et les dolmens, comme ceux du Col du Bès, du Devinaïre ou de l'Astric[14], retrouvés un peu partout sur le territoire de la commune, dans la vallée du Rieutord[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cependant, la création d'un village à proprement parler daterait, selon Isidore Boifflis de Masanne, écrivain, érudit et maire de Sumène de 1872 à 1877, du VIIIe siècle ou du IXe siècle, période où les Sarrazins ont envahi le sud de la France[14]. La vallée où se situe actuellement le village de Saint-Martial aurait pu échapper à leurs attaques et, ainsi, offrir un lieu où le seigneur et l’évêque d'une terre voisine appelée Hierle auraient pu se réfugier[14]. Cette hypothèse pourrait expliquer l'existence d'un tribunal ecclésiastique ayant porté, entre le début du Moyen Âge et la création du diocèse d'Alès en 1694, le nom d'archiprêtré, Cour de Monsieur l'archiprêtre d'Hierle et de Saint-Martial.

Dès le Xe siècle, le village, qui est appelé El Castel de San Marsal, est fortifié. Le rempart, qui passe rue des Barris, possède deux portails, un place du Portail, vers le nord, et l'autre portail du Trives au Sud, en direction de Saint-Roman-de-Codières[14].

À cette époque, le village appartient à la famille d'Anduze. Bernard d'Anduze, évêque de Nîmes de 947 à 986, fait don du tiers du village lui appartenant et de ses droits seigneuriaux à son évêché[14]. Une partie de ses terres appartiennent ensuite à ses frères ou neveux.

Les évêques de Nîmes étant, à différents degrés, coseigneurs du village, Saint-Martial devient le centre de l'archiprêtré d'Hierle et Sait-Martial. Ces derniers séjournent dans le village jusqu'au XVIIe siècle[6],[14]. Certains historiens pensent que cet archiprêtré était en fait l'évêché mérovingien d'Aristum, datant du VIe siècle et allant d'Alès au Vigan[14].

En 1384, le village compte 4 feux et demi[14], ce qui correspond environ à une vingtaine de personnes.

Renaissance et Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle la population de Saint-Martial est d'environ 800 habitants (environ 140 feux durant les Guerres de religion). C'est à cette époque que l'agriculture se développe fortement dans le village, principalement grâce à la construction de murets en pierres sèches qui forment des terrasses appelées « traversiers » ainsi qu'à différents systèmes d'irrigations[14].

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle l'industrie principale du village est le cardage de la laine[6]. C'est à cette époque que les bergers de la commune choisissent saint Blaise comme saint patron, celui-ci étant le protecteur du bétail et des cardeurs[6].

Lors des guerres de religions une partie de la population se tourne vers le protestantisme même si la majorité de la population reste catholique[6]. Cette majorité catholique résiste contre les Huguenots, qui tentent de prendre le village. Ils y parviennent en 1573, peu de temps après le Massacre de la Saint-Barthélemy et obligent les habitants catholiques à effectuer un "service de travail obligatoire"[14].

Au début du XVIIe siècle, en 1611, le village compte 100 maisons catholiques et 40 maisons protestantes, ce qui représente approximativement 500 catholiques pour 200 protestants[14].

Entre 1621 et 1629, les Guerres de Rohan, nommées d'après le nom du principal chef protestant de la région, ravivent les tensions entre les protestants et les catholiques, malgré l'Édit de Nantes, signé une vingtaine d'années plus tôt[14].

Le château est très endommagé lors des Guerres de religion[14]. En conséquence, une nouvelle résidence seigneuriale est construite en 1640 par Jean Pons De Vissec de la Tude, puis rachetée par Fages d'Auzières, châtelain de Saint-Martial jusqu'à la Révolution française[14].

À la fin du XVIIe siècle, en 1688, la majorité catholique se renforce avec 796 catholiques pour 160 protestants[14].

La Révocation de l'édit de Nantes, en 1685, ravive à nouveau les tensions entre les deux religions, qui atteignent leur paroxysme. Les protestants sont traqués par les catholiques et répondent par des actes de représailles. En 1690, l'aubergiste du Col de l'Asclier, lieu où se tiennent les assemblées clandestines de protestants, est assassiné par des Huguenots qui le soupçonnent de trahison[14]. Certains chefs camisards, comme François Vivens[15] ou Abraham Mazel fréquentent régulièrement ces assemblées[14].

Au début du XVIIIe siècle, entre 1702 et 1705, la guerre des Camisards secoue à nouveau le village et la région. Durant quatre ans, deux groupes ennemis s'affrontent : les Huguenots contre les troupes royales, catholiques. Le village de Saint-Martial, toujours très majoritairement catholique, se range du côté des troupes royales et des catholiques[14]. Un milicien catholique raconte qu'en 1703 le curé du village s'est enfui, par peur de persécutions[14].

À cette époque, pour montrer leur attachement et leur appartenance à la religion catholique, une vingtaine de croix sont dressées un peu partout sur le territoire du village. D'autres sont marquées à la chaux au-dessus des entrées des maisons de familles catholiques[14].

Jacques Bridaine, célèbre prédicateur catholique, est dépêché dans de nombreux village du sud de la France. Une croix est érigée par les habitants pour rappeler sa venue dans le village[14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Mont-Liron[16],[14]. Cependant, la majorité des habitants, royalistes et catholiques, rejettent les idées révolutionnaires.

Le plus célèbre de ces royalistes catholiques est l'abbé Jean-Louis Solier, surnommé Sans-Peur. Né en 1734, habitant Colognac, il refuse de signer le pacte révolutionnaire, devient le chef de bandes royalistes et rentre dans la clandestinité[14]. Il est arrêté au mois de mai 1800, au hameau de la Cabane Vieille, sur le territoire de la commune, après l'une de ses nombreuses visites dans le village[14]. Il meurt un an plus tard, en 1801, à 67 ans[14].

En 1805, il y a 821 habitants dans le village ; 817 sont catholiques et 4 seulement sont protestants[14].

À cette période, le village, ainsi que deux communes voisines, Saint-André-de-Majencoules et Notre-Dame-de-la-Rouvière, sont surnommées la Vendée cévenole, pour désigner cette enclave catholique dans une région grandement protestante depuis plusieurs siècles[14].

Après la Révolution, les activités du village, tout comme celles de la région, évoluent. Du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle la commune se tourne vers la sériciculture, comme la majeure partie des Cévennes[6]. Son activité, antérieure à la Révolution, a commencé à se développer après l'hiver de 1709, qui gela une grande partie des châtaigniers et poussa les habitants à se tourner vers une autre activité.

L'élevage ovin, présent dans la région depuis le XVIIe siècle, est également l'un des piliers de l'économie locale. Les élevages caprin et porcin, moins développés, ainsi que la culture des vignes, pommiers, cerisiers et oliviers se développent dans la commune[6].

Cependant, au milieu du XIXe siècle, une maladie, la pébrine, décime les vers à soie, utilisés pour la production de cocons[14]. En une dizaine d'années seulement, la production de cocons chute de 76 % dans l'ensemble des Cévennes. La catastrophe est telle que le ministère de l'agriculture de l'époque sollicite l'aide de Louis Pasteur pour éradiquer la maladie et sauver les récoltes[14].

Entretemps, une nouvelle maladie, causée par l'ingestion de feuilles de mûriers infectées, apparaît : la flacherie[14]. Après trois séjours dans les Cévennes, en 1869, Louis Pasteur parvient enfin à trouver un remède aux deux maladies dévastatrices[14]. Cependant, alors que la pébrine est quasiment éradiquée, la flacherie continue malgré tout à causer des ravages.

Malgré le sauvetage des récoltes, la concurrence asiatique a raison de la sériciculture, qui décline progressivement dans les Cévennes et dans toute l'Europe[14]. Les dernières grandes magnaneries de la région ferment dans les années 1930[6].

La production de châtaignes disparaît et les châtaigneraies deviennent peu à peu des terrains en friche, principalement en raison de la pauvreté des sols exploités et de l'apparition de la maladie de l'encre dans les années 1870[14]. Plus tard, dans les années 1950, le chancre de l'écorce décime les dernières exploitations encore en activités[14].

L'élevage ovin régresse également peu à peu en raison de nombreuses épidémies. Jusque dans les années 1960, 14 troupeaux, ce qui représente environ 1000 à 2000 bêtes, empruntent la draille de la Margeride, après s'être regroupés au col de la Tribale et au col de l'Asclier.

En raison des crises économiques et des nombreux problèmes rencontrés sur les productions traditionnelles, depuis la fin du XIXe siècle, la population du village, tout comme celle de la région, diminue fortement[14] ; en 1999 il n'y a plus que 156 habitants dans le village[16].

Cependant, depuis le début des années 2000, on assiste à une légère hausse de la population, en raison de l'arrivée de nouveaux habitants, en particulier des citadins, tentants d'échapper aux contraintes des grandes villes et des lieux fortement urbanisés, et des étrangers, le plus souvent européens[14]. Le nombre de résidences secondaires sur la commune augmente également fortement, allant même à être supérieur au nombre de résidences habitées à l'année[14].

Aujourd'hui, après leur quasi-disparition, les activités traditionnelles commencent à nouveau à être utilisées par les habitants du village et de la région :

  • quelques agriculteurs du village et de Sumène, commune voisine, tentent de réhabiliter d'anciennes plantations de châtaignes[14] ;
  • un atelier de création de vêtements et accessoires peints sur soie est présent dans le village[14] ;
  • un atelier de fabrication de vêtements de luxe en cachemire, ouvert depuis 1990, est également présent dans le village[17]. Il exporte ses produits dans de nombreux pays.Travaillant essentiellement à la commande et sur mesure pour une clientèle exigeante, il fournit de nombreuses stars comme Tom Cruise, Catherine Deneuve ou Madonna[18],
  • un éleveur ovin, avec un troupeau de 300 bêtes, est présent sur le territoire de la commune[14].

De plus, depuis une vingtaine d'années, la commune produit également, tout comme les communes voisines, des oignons doux, aussi appelés raïolette[6]. Elle fait en effet partie de la zone délimitée à l'AOC et à l'AOP Oignon doux des Cévennes[14]. Les recherches effectuées dans le but de cette obtention ont permis de découvrir que cet oignon est en fait cultivé depuis le Moyen Âge. La Notice historique sur les paroisses de Sumène, écrite en 1873 par l'Abbé Goiffon, de la commune voisine, rapporte même l'existence d'une dîme sur l'oignon doux en 1409, ce qui révèle sa production et son existence à l'époque, ainsi que sa grande valeur économique pour les habitants[14],[19]. Le village et la région alentour sont également labellisés site remarquable du goût : oignon doux des Cévennes[14],[20]

Depuis le début des années 2000, tout comme dans la région, le tourisme vert se développe également à Saint-Martial[14]. Le village fait également partie des 12 villages gardois engagés dans la démarche de l'obtention du label Villages de caractère[14].

Enfin, depuis 2011, le village fait partie des communes inscrites sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco : Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Martial

Blasonnement :

D'azur à saint Martial évêque d'or.

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Claude Itier DVD  
mars 2014 en cours Françoise Jutteau    
Les données manquantes sont à compléter.

|- style="vertical-align: top" | mars 2008 | mars 2014 | Claude Itier | style="text-align: center" | DVD |   |- style="vertical-align: top" | mars 2014 | en cours | Françoise Jutteau | style="text-align: center" |   |   |- | colspan="5" align="center" | Les données manquantes sont à compléter.

|}

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 11 membres. À l'issue des élections municipales de 2014, Françoise Juteau a été élue maire.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections référendaires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Martial est jumelée avec la ville de Cheyres en Suisse[36],[37].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Martial relève du tribunal d'instance d'Alès, du tribunal de grande instance d'Alès, de la cour d'appel de Nîmes, du tribunal pour enfants de Nîmes, du conseil de prud'hommes d'Alès, du tribunal de commerce de Nîmes, du tribunal administratif de Nîmes et de la cour administrative d'appel de Marseille[38].

Saint-Martial ne possède pas de commissariat, le plus proche étant situé à environ 9 km[39].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[41],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 174 habitants, en diminution de -11,22 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745 763 835 864 930 946 927 947 908
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 856 821 855 821 825 755 748 689
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638 639 559 521 461 409 366 344 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
246 223 201 171 188 156 194 176 174
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie de Montpellier.

L'école élémentaire publique la plus proche est située à Notre-Dame-de-la-Rouvière, à environ 3 km[43] ; l'école élémentaire privée la plus proche est située à Sumène, à environ 6 km[43]. L'école maternelle la plus proche est quant à elle, située à Saint-André-de-Majencoules, à 5 km[43].

Les collèges, un public et un privé, les plus proches sont situés à Ganges, dans l'Hérault, à environ 11 km[43].

Quant aux lycées, un lycée public est situé au Vigan et un lycée agricole privé se trouve à Ganges[43].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun médecin à Saint-Martial ; le médecin le plus proche se trouve à Sumène, à environ 6 km[44].

Les centres hospitaliers les plus proches sont le centre de traitement des maladies respiratoires à Notre-Dame-de-la-Rouvière, à environ 3 km, la polyclinique Saint-Louis à Ganges et l'hôpital local du Vigan[45].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas d'équipements sportifs majeurs, le stade le plus proche étant à environ 11 km, à Sumène[46].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune dépend du district paroissial catholique Saint-André-de-Majencoules et Sumène au sein du diocèse de Nîmes. Ce district paroissial regroupe douze clochers dont celui de Saint-Martial[47].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, a lieu la fête traditionnelle de la Saint-Blaise, le 1er dimanche de février[6].

Une autre manifestation, Les Chevalets dans la ville, est organisée en août[6].

La fête du village est également organisée, fin août[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Martial possède cinq bâtiments ou sites d'intérêt historique ou architectural, dont trois hors du village[6] mais aucun n'a reçu d'inscription ou classement au titre des monuments historiques[48] :

  • l'église de Saint-Martial, qui est un chef-d’œuvre de l'architecture romane du XIIe siècle. La spécificité de l'édifice réside dans l'emploi du schiste, une pierre friable, difficile à tailler et à utiliser. La première mention de l'église date de 1156. Après une restauration dans les années 1980, l'intérieur de l'église a été rénové et la pierre mise à nu. L'édifice était vraisemblablement associé à une construction militaire, aujourd'hui disparue.[réf. nécessaire] ;
  • le Pavillon est un bâtiment datant du XIXe siècle, construit par une famille de notaires à l'emplacement d'une ancienne clède aujourd'hui disparue ;
  • certaines maisons sont marquées d'une croix blanche signifiant l'identité catholique.

En dehors du village, on trouve[6] :

  • le pont du Passadou, un pont enjambant le Rieutord et utilisé lors de la transhumance, pour le passage des moutons ;
  • les bergeries du Pompidou, abritant des troupeaux de moutons en transhumance ;
  • le four du Viala, un vieux four, situé au lieu-dit Le Viala.

On trouve également, sur le territoire de la commune, trois menhirs dont deux couchés[6] :

  • le menhir du Col du Bès, le seul debout, a été relevé ; il est en granit, mesure deux mètres de haut et est situé, comme son nom l'indique, au col du Bès ;
  • Peyrea Jacent, un grand menhir de trois mètres de haut, couché et situé au col de l'Astric. Ce menhir est aussi appelé la Caisse du Diable ;
  • le menhir du Devinayre, un autre menhir de granit, également couché, à proximité du col de Devinayre. Une légende raconte qu'un devin (d'où son nom) y était assis, et qu'il prédisait l'avenir aux femmes qui le rencontraient.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire optimale d’adhésion au parc national des Cévennes[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Collectif, Si Saint-Martial m'était conté. Dépliant patrimoine (non daté), office de Tourisme Cévennes Méditerranée. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Saint-Martial: des lieux et des hommes en terre cévenole : guide pour découvrir les patrimoines de la commune de Saint-Martial, Gard, Association Val de l'Elbès, 2012, 125 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Laeticia Boniface, Fanny Aznar, Regards sur Saint-Martial: village sentinelle en territoire cévenol : guide des patrimoines de la commune de Saint-Martial dans le Gard, éditions Val de l'Elbes, 2009, 42 p. (sous partie incluse dans le livre précédent)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé Saint-Martial », sur le site Villorama (consulté le 23 février 2013).
  2. « Localisation Saint-Martial », sur le site lion1906, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 23 février 2013).
  3. « Distance Saint-Martial-Nîmes », sur le site Distance entre 2 villes (consulté le 23 février 2013).
  4. « Distance Saint-Martial-Montpellier », sur le site Distance entre 2 villes (consulté le 23 février 2013).
  5. « Distance Saint-Martial-Paris », sur le site Distance entre 2 villes (consulté le 23 février 2013).
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u Collectif, Si Saint Martial m'était conté, dépliant patrimoine (non daté), office de tourisme Cévennes-Méditerranée.
  7. « Montagne du Liron », sur Document PDF (consulté le 27 février 2013).
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Elbès (Y2100540) » (consulté le 23 juin 2013)
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Combe Bonne (Y2100520) » (consulté le 23 juin 2013)
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Valat de Blaquisses (Y2101000) » (consulté le 23 juin 2013)
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Valat de la Bugade (Y2101080) » (consulté le 23 juin 2013)
  12. « Neige à Saint-Martial », sur le site de photos de Jean du Boisberranger (consulté le 24 février 2013).
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1914.
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as et at Association Val de l'Elbès, Saint-Martial: des lieux et des hommes en terre cévenole : guide pour découvrir les patrimoines de la commune de Saint-Martial (Gard), mai 2013, 125 p.
  15. Une insurrection cévenole : la révolte des camisards, p 4 et 8, 2012 [lire en ligne]
  16. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17.  ; « Les vetements en cachemire de Saint-Martial », sur le site La Fabrique Hexagonale (consulté le 25 juin 2013).
  18. « Le cachemire de Saint-Martial et les stars », sur le site Midi Libre (consulté le 25 avril 2014).
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