Lézignan-Corbières

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Lézignan-Corbières
Lézignan-Corbières
L'église Saint-Félix.
Blason de Lézignan-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Le Lézignanais
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
(siège)
Maire
Mandat
Michel Maïque
2014-2020
Code postal 11200
Code commune 11203
Démographie
Gentilé Lézignannais
Population
municipale
11 334 hab. (2016 en augmentation de 3,79 % par rapport à 2011)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 05″ nord, 2° 45′ 30″ est
Altitude Min. 19 m
Max. 187 m
Superficie 37,68 km2
Localisation

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Liens
Site web lezignan-corbieres.fr

Lézignan-Corbières (Lesinhan de las Corbièras en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie. Elle est la troisième commune la plus peuplée du département de l'Aude.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lézignan est située au débouché du massif des Corbières, dans la plaine de l'Aude et sur l'Orbieu. La ville fait partie du pays Corbières Minervois.
Sa localisation géographique primitive est issue d'un ancien relai sur la voie d'Aquitaine.

La superficie de la commune est de 37,7 km² [1], surface nettement supérieure à la superficie des communes alentours.

Au niveau départemental, située à 38 kilomètres de Carcassonne (préfecture) et 22 kilomètres de Narbonne (sous-préfecture), elle bénéficie des facilités routières, autoroutières et ferroviaires desservant les deux autres villes les plus importantes du département de l'Aude.

Au niveau régional, située à 130 kilomètres de Toulouse et 121 kilomètres de Montpellier, Lézignan se situe à l'épicentre de la nouvelle région Occitanie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Aude (en limite nord), l'Orbieu (en limite sud) et le ruisseau de la Jourre (affluent de l'Aude et traversant Lézignan) sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.
C'est d'ailleurs la Jourre et ses affluents, susceptibles de subir des crues de type rapide qui sont à l'origine des inondations de 1999 sur la commune.

Un facteur du risque d'inondation identifié est la diffluence entre la Jourre et le ruisseau des Juifs.
En effet, le ruisseau des Juifs est un affluent de l'Orbieu (au sud) alors que la Jourre continue vers la zone urbanisée au nord. Le "noeud" d'échange entre ces deux ruisseaux situé à Gaujac conditionne largement, en période de crue, les débits résiduels dans la Jourre aval. C'est à dire dans la zone la plus urbanisée de Lézignan.

A la suite de ce constat, un ouvrage de canalisation de la Jourre sous le bâtiment de la poste a été doublé et le secteur de diffluence Jourre / ruisseau des Juifs a fait l'objet de travaux.
La portion de l'Orbieu située sur la commune a fait l'objet de travaux d'aménagement qui lui permette de bénéficier du label « Rivière en bon état » sur la partie amont, le premier décerné dans le département[2].

Plusieurs autres ruisseaux traversent la zone urbaine provenant notamment de la pinède :

  • Le rec de la Fumade qui bénéficie d'un écrêteur de crues visible Avenue Gaston Bonheur,
  • Le rec de Bénèja,
  • Le ruisseau de la Font des Coucarous.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lézignan-Corbières[3]
Tourouzelle,
Escales
Argens-Minervois,
Olonzac
Roubia,
Canet
Montbrun-des-Corbières,
Roquecourbe-Minervois
Lézignan-Corbières Cruscades,
Villedaigne
Conilhac-Corbières,
Fontcouverte
Ferrals-les-Corbières,
Boutenac
Luc-sur-Orbieu,
Ornaisons


Lézignan qui se prévaut du titre de capitale des Corbières est plus naturellement tournée vers le massif des Corbières au sud, dont il est le principal débouché en plaine que vers le Minervois au Nord. La communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois reflète d'ailleurs le poids des communes des Corbières.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

La ville de Lézignan est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et et la côte méditerranéenne depuis ses origines (Voie d'Aquitaine).

Voie ferrovière[modifier | modifier le code]

Elle est desservie par la SNCF en gare de Lézignan-Corbières à son entrée côté Narbonne.

Article détaillé : Gare de Lézignan-Corbières.

Voie routière[modifier | modifier le code]

Lézignan est accessible par la départementale 6113 (route nationale 113 déclassée) au nord et par l'autoroute A61 sortie Sortie 25 Lézignan-Corbières au sud.

Voie aérienne[modifier | modifier le code]

En face de la sortie d'autoroute, on trouve aussi l'aérodrome de Lézignan-Corbières (loisirs et tourisme).

Article détaillé : Aérodrome de Lézignan-Corbières.

Les dessertes aériennes commerciales les plus proches se font par l'aéroport de Carcassonne Salvaza et l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes.

Voie fluviale[modifier | modifier le code]

Le canal du midi passe quand à lui à 5 km au nord de Lézignan (loisirs et tourisme).

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Lézignan-Corbières est soumise à un climat méditerranéen.
Des épisodes pluvieux de type cévenol peuvent se produire sur le département de l'Aude et donc sur la commune.
Les 12 et , de fortes pluies apportèrent 624 mm de précipitations en 36 heures [4], provoquant des inondations catastrophiques notamment à Lézignan-Corbières [5] [6].

Cet événement dramatique a provoqué une prise de conscience et un travail de fond, toujours en cours avec les élus [7].
En réaction, dès 2004 un premier Plan de Prévention des Risques d'inondation (PPRi) a été mis en place [8].
Pour prévenir une répétition de l'événement, un ouvrage de canalisation de la Jourre sous le bâtiment de la poste a été doublé et le secteur de diffluence Jourre / ruisseau des Juifs a fait l'objet de travaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les première traces d'habitation des alentours de Lézignan sont localisées à l'actuelle plaine de Gaujac. En effet, une villa gallo-romaine s'élevait sur le site de Hosuerbas et jouait le rôle de relai routier sur la voie d'Aquitaine au passage de la Jourre. L'emplacement de ce relai est attesté par diverses sources dont la Table de Peutinger. Il y a actuellement une controverse historique sur le nom de cette villa qui pourrait être la villa Licinianus.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Diplôme de 807[modifier | modifier le code]

Le premier document officiel mentionnant Lisinianus est un acte de donation (diplôme) de Charlemagne au monastère de Lagrasse datée de 807. Ce document est généralement considéré comme un faux établit au XIIIe siècle pour appuyer les revendications du monastère sur Lézignan mais sans certitude absolue.

La première mention certaine de la propriété de Lézignan (Liciniano) vient d'un autre acte officiel. Cette donation (aprision) de Charles le Chauve date de 847 et est destinée à des nommés Gomesinde et Duran. Ceux-ci choisirent pour édifier leur maison et une église dédiée à saint-Félix un dos de terrain alors cerné par deux ruisseaux : le rec de Bénéja au Sud et le rec de la Fumade au nord. Leur cours est alors légèrement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui.

Diplôme de 899[modifier | modifier le code]

Une seconde mention de Lézignan est faite à l'occasion d'un autre acte officiel daté de 899, attribuant à titre féodal le quart de la villa Liciniano avec ses églises saint-Nazaire et saint-Félix à un nommé Etienne. Celui-ci semble être un personnage important à l'époque car il est également cité dans d'autres document antérieurs de donation. Les possesseurs des trois autres quarts restent inconnus.
L'église saint-Nazaire est située à la place de l'actuelle école primaire Frédéric Mistral et donc hors les murs de la ville de l'époque. Selon le vicaire général de l'archevêque de Narbonne, elle était en 1404 accolée à un cimetière et faisait donc office de chapelle cimetiérale.
Par ailleurs, ce document de 899 ne porte aucune mention de château, ce qui est surprenant au tout début de cette période féodale.

Durant la même période, d'autres sites du lézignanais sont occupés et s'organisent :

  • Sérame, Montrabech, Caumont voient leur sites fixé à leur emplacement actuel et bâtissent des églises.
  • Saint-Jaume et Cazihlac (actuel Saint-Estève) sont occupés à la fin du Xe siècle par des ordres religieux.
  • Béraigne qui sera renommé en Gaujac au XVIe siècle voit s'édifier une chapelle ou une église.

Dans la période de 899 jusqu'en 1118 et en l'absence de toute trace écrite, il est impossible de savoir quels sont les propriétaires de la seigneurie de Lézignan (hormis Etienne pour un quart en 899).

Écrits du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1118 une bulle pontificale du pape Gélase II énumère les possessions du monastère de Lagrasse parmi lesquelles on trouve les deux église et le château de Lézignan. On peut donc conclure que c'est le monastère qui est le seigneur à cette date.
Un accord conclu en 1171 entre la vicomtesse Ermengarde de Narbonne et Roger II Trencavel, vicomte de Carcassonne fut signé au castrum Liziniani.

Ces deux textes de 1118 et 1171 montrent donc qu'à ces dates, existent à Lézignan l'église Saint-Félix, l'église Saint-Nazaire et un château.
Le château de cette époque était adossé au fossé ceinturant le bourg, correspondant probablement au rec de la Fumade dans la partie nord.
La cour du château était située sur l'actuelle place Henry Dunant et les bâtiments du château s'ordonnaient autour de cette cour intérieure. Les détails architecturaux du château nous sont inconnus car il n'en reste aujourd'hui presqu'aucune trace. La toponymie atteste cependant de sa présence par une Rue du Château et une Impasse du Château aux abords immédiat de l'emplacement présumé. C'est d'ailleurs sur ces rues qu'une portion des murs a été dégagée lors des travaux d'aménagement de la place Cabrié [9].

Par ailleurs, la présence de plusieurs tours de surveillance et de défense nous est connue, sans pouvoir en mesurer l'importance.

Croisade contre les albigeois[modifier | modifier le code]

En 1209, dès le début de la Croisade contre les albigeois, le siège de Béziers, la prise éclair de la ville et le massacre qui s'ensuivent convainquent les seigneurs locaux de signer les accords de Capestang, livrant les villes du narbonnais aux croisés. Ceux-ci occupent donc le château de Lézignan, alors toujours possession de l'abbaye de Lagrasse et ceux des alentours sans rencontrer d'opposition.

Simon IV de Montfort puis à sa mort en 1218 son fils Amaury VI de Montfort occupent tour à tour le château entre 1209 et 1224. Amaury de Montfort, et son oncle Guy de Montfort incapables de se maintenir dans une région qui leur est très hostile, remettent solennellement au roi leurs seigneuries albigeoises.

En 1226, le roi Louis VIII venu dans le comté de Toulouse donne en fief La seigneurie de Castres et le château de Lézignan à Guy de Montfort puis à sa mort en 1228 à son fils Philippe Ier de Montfort-Castres. Cela signifie que Guy de Montfort est le premier châtelain de Lézignan. Mais également que désormais, ces terres relèvent du roi et non plus de l'abbaye de Lagrasse.

L'abbaye de Lagrasse qui s'estime lésée, obtient du pape Grégoire IX une bulle confirmant ses possessions. Elle fait valoir ses droits en 1234 lors d'un arbitrage qui se conclut en sa faveur. Philippe de Montfort conserve néanmoins le château sous la suzeraineté de l'abbaye moyennant un droit d'albergue.

Du XIIIe au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi Louis IX souhaite cependant prendre la suzeraineté des seigneuries ecclésiastiques dont celle de Lézignan moyennant une indemnité annuelle payée par le trésor royal. Cette transaction, acceptée par l'abbaye de Lagrasse et conclue en 1258 rattache définitivement Lézignan au domaine royal. La châtellenie de Lézignan est alors constituée et comprend : Lézignan, Saint-Jaume, Saint-Estève, Sérame, Caumont, Tourouzelle, Castelnau et Conilhac.

Pendant toute la période suivante, les seigneurs de Lézignan (également seigneurs de Castres), n'y résideront jamais, étant représenté sur place initialement par un sénéchal et un bailli et ensuite par un châtelain et un lieutenant de châtelain.

La dernière représentante de la famille des Montfort, Eléonore de Montfort épouse Jean V de Vendôme. Au décès de son épouse en 1340, les Vendôme deviennent les seigneurs de la châtellenie de Lézignan.

En 1355, la randonnée éclair du Prince Noir depuis l'aquitaine jusqu'à Capestang fut l'obligation faite à tous les bourgs de se fortifier. C'est de cette époque que date la construction des remparts de Lézignan dont on connait peu de vestiges.
En 1356, la seigneurie de Castres est érigée en Comté et la châtellenie de Lézignan devient une Baronnie.

La dernière représentante de la famille des Vendôme, Catherine de Vendôme, comtesse de Castres, épouse en 1364 Jean Ier de Bourbon-La Marche. Au décès de sa mère, la comtesse de Castres en 1412, Jacques II de Bourbon devient alors Comte de Castres et Baron de Lézignan.

Jacques II de Bourbon initie la fondation des monastères clarisses à Castres et Lézignan. Le monastère de Lézignan est bâti à l'ouest de l'église actuelle, dans son axe et est consacré en 1432. L'église du monastère est d'ailleurs toujours visible mais à usage d'habitation. Son cœur se situe en face de la partie ouest du porche de Saint-Félix.
Quand à celle-ci, elle est à cette même époque en pleine construction, dans le style gothique méridional qu'on peut encore lui voir aujourd'hui.

La fille unique de Jacques II de Bourbon Éléonore de Bourbon, comtesse de Castres et baronne de Lézignan épouse Bernard VIII d'Armagnac. Son fils Jacques d'Armagnac prends ses titres à sa suite. Mais il complote contre le roi Louis XI qui le fait exécuter en 1477 après l'avoir dépossédé de ses terres et ses titres.
Des Lettres royales attribuent alors le comté de Castres et la baronnie de Lézignan à Boffille de Juge pour ses services à la couronne.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Du XIXe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Lézignan fut aussi concernée par la révolte des vignerons du Languedoc en 1907

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[10].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La population lézignanaise est encore majoritairement de gauche, comme le confirme l'élection municipale de 2014, où Michel Maïque et sa liste Union de la gauche (alliances du PS et du PCF) rassemble 56,25 % des suffrages exprimés. Donc loin devant les deux listes d'opposition, celle Front national, conduite par Maximilien Faivre qui récolte 25,11 % des suffrages, ainsi que la liste divers droite conduite par Didier Granat, qui rassembla 18,63 % des votants. Toutefois, il faut noter la forte poussée du Front National à Lézignan, qui arriva en tête au premier tour de l'élection départementale de 2015, et fut battu de peu au second tour par le binôme socialiste . (Valérie Dumontet - Jules Escaré Parti Socialiste 55,08 % Gilbert Biasoli - Charlène Escoda Front National 44,92 %).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lézignan a fêté en juin 2019 ses 50 ans de jumelage avec Drapeau de l'Allemagne Lauterbach (Allemagne) depuis 1969, voir Lauterbach (de) [11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 11 334 habitants[Note 2], en augmentation de 3,79 % par rapport à 2011 (Aude : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3791 5051 6681 6691 7922 2692 1682 4422 537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7543 0163 9343 9694 6706 2866 5694 7924 857
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9516 3396 7877 0397 1527 2277 2486 9866 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6 9397 5587 3557 5147 8818 2669 46510 92011 334
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 5 5 5 5 5 5 4 4
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Lézignan possède une infrastructure médicale assez diversifiée.

  • L'hôpital de Lézignan, inauguré en 1914 a presque tout de suite été transformé en hôpital militaire pour accueillir les blessés de la grande guerre [19]. S'il a longtemps assuré les fonctions d'hospice, maternité et urgences, il est maintenant devenu un centre hospitalier et les urgences et la maternité sont désormais assurées par les établissements de Narbonne;
  • Une maison médicale de garde a été mise en place dans les locaux du centre hospitalier pour palier à l'absence de service d'urgence dans les cas les plus bénins;
  • La maison de retraite (EHPAD) La capounada dépend quand à elle toujours du centre hospitalier;
  • La Clinique des oliviers traite les affections psychiatriques;
  • La Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) Les Genêts accueille en hébergement complet des résidents adultes polyhandicapés;

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique de Lézignan-Corbières dispose de l'église Saint-Félix (dépendant du diocèse de Carcassonne et Narbonne), tandis que la communauté musulmane sunnite se réunit à la mosquée Al-Imane de l'avenue du Maréchal-Joffre et au centre islamique de l'Aube, au Plantier[20].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Promaude[modifier | modifier le code]

Avec près de 45 000 visiteurs en 2019, Promaude est la principale manifestation de Lézignan et l'une des principales du département. Organisée au printemps à la fin de moi de mai, Promaude est localisée sur le site de Gaujac.
Créée en 1990, elle avait à l'époque l'ambition de valoriser la qualité des produits et savoir-faire de l’Aude. Aujourd’hui, tournée également vers la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et l’Europe, elle reste un lieu festif, propice aux rencontres et aux échanges[21].

Les Grandes fêtes de Lézignan[modifier | modifier le code]

Elles sont toujours programmées sur 3 jours en incluant le premier vendredi et le premier week-end du mois d'août.
Dans les années 50 et 60 les grandes fêtes avaient un lustre particulier car des vedettes nationales voir internationales y participaient (Johnny Hallyday, Claude Nougaro, Charles Aznavour, Joe Dassin, Henri Salvador...) [22].

Marche vigneronne[modifier | modifier le code]

Sainte Suzanne est invoquée à Lézignan chaque 11 août depuis plus d'un siècle par les viticulteurs pour protéger les récoltes avant les vendanges ou demander la pluie en période de sècheresse. La marche vigneronne part du début du parcours Vita et va jusqu'à la croix de sainte Suzanne, dans la pinède.
Au retour de la marche, un moment de convivialité réunit les participants qui partagent un apéritif et parfois un moment convivial jusqu'à la nuit [23].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Lézignan est bien connu pour son club de rugby à XIII pratiqué au stade du Moulin Le FC Lézignan (dit le Feuceuleu) est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville de Lézignan-Corbières. Il évolue actuellement en première division nationale.

Autres sports[modifier | modifier le code]

Tour de France 1980

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

La viticulture est historiquement la principale ressource économique de la ville avec ses vignobles (Vignoble des Corbières, Corbières-boutenac, Minervois...).

Plusieurs entreprises représentent bien cette activité:

  • La coopérative Agricole « Le chai des Vignerons », toujours installée sur son site historique depuis 1909 [24],
  • Les domaines Auriol, engagés dans la production, la vinification, le négoce et l'export (Europe, USA, Asie) [25], [26].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Une autre activité ancienne de la région est le tourisme.
Le camping 3 étoiles "La pinède" créé au début des années 70 dispose de 68 emplacements et 18 mobile homes à proximité immédiate de la piscine municipale d'été.

Industrie[modifier | modifier le code]

D'autres entreprises à vocation industrielle se sont aussi implantées dans les dernières décennies :

  • La compagnie des desserts, fabricant de glaces et desserts pour les professionnels. L'entreprise est en développement continu en particulier à l'international et a été reprise par CM-CIC Investissement en 2017 [27], [28].
  • La société Bio Habitat (ex entreprise O'Hara), filiale du groupe Bénéteau, a implanté un site de production de mobile homes. [29].

Transport[modifier | modifier le code]

Les entreprises de transport sont bien implantées à proximité de la sortie d'autoroute de Lézignan-Corbières.
En particulier Express Marée, entreprise spécialisée dans le transport des produits de la mer. L'entreprise a été rachetée par le groupe STEF en 2018 [30].

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville dispose de près de 80 commerces en cœur de ville, plusieurs grandes surfaces et un marché de plein vent très couru des touristes pendant la saison estivale.
Ce marché historiquement situé sur le cours de la République, s'étend depuis 2019 à la place Cabrié où une halle abrite une partie des commerçants.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Félix[modifier | modifier le code]

Chai des Vignerons[modifier | modifier le code]

Le Chai des Vignerons est la première cave coopérative fondée dans l'Aude le 11 avril 1909, faisant suite à la révolte des vignerons de 1907. Elle a été construite par l'architecte Jules-Pierre Reverdy au lieu dit Rec d'En Courvel, non loin de la gare ferroviaire. C'est l'un des rares édifices labellisé patrimoine du XXe siècle de l'Aude depuis 2013 [31].
Toujours en activité, on y trouve aussi une présentation du travail de la vigne des dégustations sont organisées dans le grand chai central, au milieu d'immenses foudres de chêne.

Collège Joseph-Anglade[modifier | modifier le code]

Les premiers bâtiments du collège Joseph-Anglade ont été construits en 1936. Il s'agissait à cette époque d'une école primaire supérieure puis d'un lycée technique pour filles dont les dotation étaient réalisées par la commune.
En 1957, l'état le prend à sa charge moyennant une contribution financière de la commune et il devient le lycée mixte Joseph-Anglade.
Un gymnase lui est ajouté en 1966 et jusqu'en 1969, il conservera son statut de lycée avec internat.
De 1969 à 1971, les classes du niveau lycée sont supprimées et l'établissement devient un collège.
En 1985, il est agrandi côté ouest par lequel se fait désormais l'entrée.

Le collège Joseph Anglade reste le plus important du département en effectif avec plus de 1000 collégiens.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Lézignan dispose de nombreux équipements culturels :

  • La MilCom - Médiathèques Intercommunales en Corbières-Minervois, située en centre-ville.
  • Le Conservatoire de Musique intercommunal, également situé en centre-ville à côté de la Maison Gibert,
  • la Maison Gibert, ancienne propriété viticole du XIXe siècle, qui présente tout au long de l'année des expositions artistiques et des rencontres culturelles.
  • Le cinéma Le Palace
  • La Maison des Jeunes et de la Culture

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le stade du Moulin, stade historique du club local de rugby à XIII, le FCL,
  • Le stade multisports de La Rouminguière (handball, rugby, skate, athlétisme)
  • Le stade multisport de Gaujac (football, rugby, tennis),
  • La piscine municipale d'été avec deux bassins,
  • Les terrains de tennis du Tennis Club Lézignan (TCL) situés en face de la piscine,
  • Les boulodromes couverts du Moulin et de Gaujac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lézignan-Corbières Blason D’azur au chevron d’argent accompagné de trois oiseaux d’or dans leur nid de sable, les deux en chef affrontés, au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
  1. « Trois fleur de lis d'or sur champ d'azur » (de France)
  2. « D'azur, à un chevron d'argent, accompagné de trois oiseaux d'or dans leur nid de sable, posés deux en chef et affrontés et un en pointe et un chef cousu de gueules, chargé d'un croissant d'argent entre deux étoiles d'or »

Comme tant d'autres communes du Lézignanais, ces armoiries n'ont aucune racine dans l'histoire. La municipalité du début du XXe siècle, trouvant les armoiries de la ville "trop royalistes", adopta celles trouvées à Sérame. Elles correspondent au blason d'Antoine de Niquet, seigneur du lieu. Sans aucune raison, on l'encadre d'ornements extérieurs qui n'ont aucune signification pour la ville (palmettes, pampres, couronne).

Les vraies armoiries de Lézignan (armoiries royales d'azur à fleur de lys d'or) sont visibles dans le vitrail central de l'église St Félix[32].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Euzet, Histoire de Lézignan, commentée par Gabriel Chapeau, Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude (1988)
  • Direction Départementale des Territoires et et de la Mer de L'Aude (11), PPRi du Bassin de l'Orbieu - Commune de Lézignan-Corbières (2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. Carte IGN sous Géoportail
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  32. Histoire de lézignan de Joseph Euzet - Commentaire de Gabriel Chapeau