Saint-Laurent-des-Arbres

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Saint-Laurent-des-Arbres
Saint-Laurent-des-Arbres
La mairie.
Blason de Saint-Laurent-des-Arbres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard Rhodanien
Maire
Mandat
Sylvie Barrieu-Vignal
2021-2026
Code postal 30126
Code commune 30278
Démographie
Gentilé Saint-laurentais
Population
municipale
3 032 hab. (2018 en augmentation de 10,29 % par rapport à 2013)
Densité 185 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 19″ nord, 4° 42′ 02″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 261 m
Superficie 16,35 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Laurent-des-Arbres
(ville-centre)
Aire d'attraction Avignon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Roquemaure
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Laurent-des-Arbres
Liens
Site web saint-laurent-des-arbres.com

Saint-Laurent-des-Arbres est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et paléontologie[modifier | modifier le code]

À un kilomètre au sud-est de la commune, s'étendant sur trois kilomètres vers Lirac et Pujaut, se trouvent les Sables, une zone vallonnée et montueuse désignée localement sous ce nom. Le terrain de cette zone est composé presque exclusivement de sable, parsemé de quelques galets. La pousse de pins maritimes ou pins parasols, y est abondante. Il a été découvert dans ces sables des troncs d'arbres fossilisés, des dents de requins, des os de mastodontes, coquilles de fossiles marins, etc. Les géologues affirment que ces sables sont les vestiges d'une ancienne grève dont l'origine remonterait au pliocène. Le premier fémur de mastodonte, trouvé à Saint-Laurent-des-Arbres, avait fait penser qu'il s'agissait d'une partie du squelette d'un éléphant d'Hannibal, mort en cours de route au moment où le général carthaginois s'apprêtait à traverser le Rhône. Les savants ont démontré depuis qu'il n'en était rien. Ce fémur est déposé au musée Calvet en Avignon.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 18 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 18 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 748 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pujaut », sur la commune de Pujaut, mise en service en 1991[6] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,4 °C et la hauteur de précipitations de 668,5 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Nîmes-Courbessac », sur la commune de Nîmes, mise en service en 1922 et à 36 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,6 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-des-Arbres est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Laurent-des-Arbres, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[16] et 5 041 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avignon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 48 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (64,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (50,4 %), forêts (27,6 %), zones urbanisées (13 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire: Paléolithique et Néolithique[modifier | modifier le code]

Des industries lithiques attribuée à l'homme de Neandertal (Moustérien) ont été découverts aux Sables.

Des vestiges du Paléolithique et Néolithique ont été découverts sur le territoire de Saint-Laurent-des-Arbres. Le peuplement semble également avoir été favorisé par l'existence d'une nappe phréatique importante sur le territoire de la commune. Nous savons, par une ancienne charte, qu'au IXe siècle, le village était connu sous le nom de Arbor (l'arbre). Quelques cabanes disposées autour d'un grand arbre constituèrent sans doute le premier groupement humain, succédant aux populations primitives. Le village tira son nom de l'arbre qui en marquait l'emplacement : ainsi, on allait à l'arbre, on venait de l'arbre. Le langage usuel a donc créé les racines de ce toponyme.

Les tribus néolithiques aux environs du Ve millénaire avant notre ère s'adonnaient à la domestication des animaux, à l'agriculture, au polissage des roches dures et à la technique de la céramique. Certaines tribus s'établirent sur le plateau voisin, aujourd'hui connu sous le nom de camp de César. La vallée du Rhône fut le carrefour où se rencontrèrent tous les envahisseurs, Ligures, Ibères, Phéniciens, Grecs, Celtes ou Gaulois. Ennemis, ils finirent par vivre ensemble.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

  • PlanSud : Une tombe de guerrier datée du Ier siècle av. J.-C., deux dépôts distants. À l'est, urne cinéraire, avec vases à offrandes, ustensiles. Vers l'Ouest, dépôts d'armes, casque à calotte hémisphérique surmontée d'un bouton, un umbo de bouclier, armes offensives: épée à deux tranchants, fourreau en fer, fer de lance. L'urne cinéraire contenait des ossements humains, un anneau, un bracelet en fer, bouterolle d'épée. Céramique campanienne à vernis noir, patère basse, bol conique, céramique commune jaune, œnochoé à anses soudées. Céramique indigène, vase peigné.
  • La Treille : col d'amphore G4, déchets de cuissons, matériaux de constructions, deux dépotoirs, un four. Liés à un atelier de potiers.

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Ferme Saussines : Construction gallo-romaine transformée en oratoire (tour de 4 m surmontée d'une croix chrétienne), visitable sur demande auprès des propriétaires.
  • Château Saint-Maurice : Grand dolium, nécropole antique. Coffres funéraires en tegulae ou en dalles calcaires. Mobiliers d'accompagnements : amphores, céramiques non tournées.
  • Saussines : Grand dolium (18 hl), site prospecté ayant révélé des tegulae, tessons de dolia, céramique claire B luisante, amphores africaines. Donc un habitat de l'Antiquité tardive avec une continuité de l'occupation jusqu'au Haut Moyen Âge (céramique kaolinitique réductrice).
  • Tesan, Maussan, gragnon : y ont été découverts de nombreux vestiges romains.
  • Quartier des Aires (cimetière gallo-romain)[22] : le souvenir historique le plus important que la mémoire de l'homme ait conservé dans notre région est celui de la traversée du Rhône par Hannibal en 219-218 avant notre ère. Son armée, forte de cent mille hommes, cavaliers, fantassins, et plus de trente-sept éléphants était partie d'Espagne, avait traversé les Pyrénées et se préparait à traverser les Alpes pour conquérir Rome. (2e guerre punique)

D'après les historiens, il semble vraisemblable que l'armée carthaginoise ait traversé le Rhône à l'extrémité du territoire de Saint-Laurent-des-Arbres, entre l'Ardoise et Roquemaure.

Les Grecs de Marseille, lassés des incursions et des sévices que leur faisaient subir leurs voisins, les Saliens et les Voconces, demandèrent aux Romains, leurs alliés de les secourir. Ces derniers intervinrent à plusieurs reprises, en 143, 125 et 124 avant l'ère commune. Le proconsul romain Domitius Ahenobarbus acheva la conquête. Il vainquit d'abord les Gaulois sur la Sorgue en 121 avant l'ère chrétienne, puis les Allobroges et les Arvernes, enfin les Ruthènes qui lui abandonnèrent l'Albigeois. Désormais, Arbor, le village de l'arbre, fut inclus dans le pays conquis, la civilisation romaine s'étendit.

  • À l'époque romaine, le plateau qui sépare Saint-Laurent-des-Arbres de Laudun fut consacré à Jupiter et porte aujourd'hui encore le nom de plateau de Jupiter. Un siècle après Hannibal, Domitien utilisait les éléphants dans ses armées. Ces animaux épouvantèrent les Gaulois et furent pour beaucoup dans les victoires remportées par le proconsul. Le versant du plateau de Jupiter, connu sous le nom de camp Saint-Maurice, a livré quantité de tessons, de poteries, d'amphores, le tuiles romaines, de monnaies, des lampes à huile, un tombeau gallo-romain, etc. On trouve des structures de villae dans divers quartiers.

Histoire médiévale[modifier | modifier le code]

La vallée du Rhône a toujours été une zone de grands passages et de confrontations, imposant de solides défenses. Il n'est que de voir le nombre de forteresses encore figées au garde-à-vous sur les deux rives du Rhône. Dans un rayon de 10 kilomètres à vol d'oiseau de Saint-Laurent-des-Arbres, on dénombre trois puissants châteaux : Roquemaure, L'Hers et Châteauneuf-du-Pape.

En 919, sous le règne de Louis l'Aveugle, Laudoin et son épouse Eigenracle cèdent à Foulques, évêque d'Avignon un domaine comprenant Lirac, avec son église Saint-Pierre, la villa de l'Arbre ainsi que son église Saint-Laurent. Dans cet acte, passé publiquement devant l'église, nous trouvons la première mention de l'église de Saint-Laurent.

Une bulle du pape Adrien IV, datée de d'année 1155, confirme les droits de Geoffroy, évêque d'Avignon et de ses successeurs, et cite parmi les biens temporels de l'évêque la villa de Saint-Laurent-des-Arbres dont les seigneurs étaient des membres de la famille Sabran.

Le 12 avril 1232, Guillaume de Sabran d'Aiguèse et Rostaing de Sabran vendent le château et la villa de Saint-Laurent-des-Arbres à Bertrand, évêque d'Avignon. C'est ainsi que les évêques, qui possédaient déjà depuis 919 l'église deviennent également les propriétaires du château dont ils n'étaient alors que les suzerains.

En 1255, Decanesse, fille de Guillaume de Sabran, vend une tour située à Saint-Laurent-des-Arbres et qui pourrait être la tour Ribas.

Jacques Duèze, évêque d'Avignon de 1310 à 1312, puis pape sous le nom de Jean XXII de 1316 à 1334, fait construire à Saint-Laurent-des-Arbres un château fort surmonté d'un donjon, le tout attenant à l'église, qu'il fait également fortifier. Il en fait surélever les murs, les hissant à 16 m de hauteur, les dotant de meurtrières sur plusieurs niveaux et au sommet, d'un solide crénelage. Pour compléter, il fait créneler également le clocher carré. Une ordonnance prescrit alors aux habitants des villages voisin de se réfugier, avec leurs bestiaux et leurs biens, derrière les murs de Saint-Laurent-des-Arbres en cas de menaces pressantes. L'espace clos déterminé au-dessus de la voûte de la vieille église offrait un vaste emplacement propre à abriter la population en cas de danger.

La guerre de Cent Ans : le déferlement des grandes compagnies entraîna l'installation d'une garnison dans la petite ville. En 1360, Avignon dépêcha vingt-cinq hommes pour la défense de la ville, mais deux ans après la garnison ne comptait plus que sept soldats.

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dand les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier, dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbelètiers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[23].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Laurent-des-Arbres Blason
D’azur à l’arbre d’or et à Saint Laurent du même posé de front et brochant sur le tout, tenant de sa main dextre un gril d’argent e de sa senestre une palme aussi d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1790[24] juillet 1790 François Bonhomme    
juillet 1790 novembre 1791 Joseph Pujade    
novembre 1791 septembre 1792 Antoine Mathon    
septembre 1792 novembre 1794 Jean Laurent    
novembre 1794 août 1795 Antoine Mathon    
1795 1804 Etienne Millet    
1804 1830 Joseph "Louis" Antoine de Pascal    
1830 1832 Joseph Chaulandy    
1832 août 1840 Jacques Cabrol    
août 1840 septembre 1848 Joseph Chaulandy    
septembre 1848 juin 1855 Joseph André    
juin 1855 octobre 1863 François Lucmau de Classun    
octobre 1863 septembre 1865 André Clément    
septembre 1865 mai 1871 Alexis Martin    
mai 1871 mars 1874 Joseph Xavier Nepoty    
mars 1874 octobre 1876 Mathieu Guiot    
octobre 1876 septembre 1877 Eugène Cabrol    
septembre 1877 décembre 1877 Marie Joseph François Camille Deleuze    
décembre 1877 juin 1879 Eugène Cabrol    
juin 1879 mai 1892 Jean-Baptiste Alexis Martin    
mai 1892 mai 1904 Emile Marie Joseph Martin    
mai 1904 mai 1908 Michel Perrot    
mai 1908 1919 Joseph Guillard    
1919 1945 Adolphe Touranche    
1945 1953 Alexis Touranche    
1953 1977 Marcel Chevalier    
Armand Di Mascio[25]    
Michel Anastasy UDF puis UMP Retraité
Philippe Gamard   Professeur du secondaire
octobre 2020 avril 2021 Délégation spéciale    
avril 2021 En cours Sylvie Barrieu-Vignal[26] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Au 05 avril 2014, Saint-Laurent-des-Arbres est jumelée avec[27] :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].

En 2018, la commune comptait 3 032 habitants[Note 5], en augmentation de 10,29 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8341 0001 0251 010972912913950950
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9869941 011941873853816724691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
614614585541513510513521701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9001 8472 0561 4031 6831 7432 0172 5112 909
2018 - - - - - - - -
3 032--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

AOC Lirac sur le terroir de Saint-Laurent-des-Arbres.
Huile d'olive de Provence AOC.

Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d’origine contrôlée (A.O.C.). La demande en fut faite auprès d'un tribunal.

Le projet se concrétisa après la Seconde Guerre mondiale. Le , l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.), les experts de l’INAO achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Geniès-de-Comolas. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’AOC Lirac définie par le décret du . La nouvelle appellation devenait le premier cru des côtes-du-rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.

Huile d'olive de Provence AOC[modifier | modifier le code]

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le [32]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[32],[33].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Remarquable patrimoine du Gard Rhodanien[34]

Entre Provence et Cévennes, Saint-Laurent-des-Arbres est un village typique par son patrimoine médiéval.

  • Église Saint-Laurent de Saint-Laurent-des-Arbres. Son église romane fortifiée, son donjon (féodal), la tour Ribas et les vestiges des remparts témoignent de la richesse historique des siècles passés. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1892[35].
  • La tour Ribas, siège de l’office de tourisme, abrite une maquette réalisée à partir d’archives, qui représente la cité telle qu’elle pouvait apparaître au Moyen Âge et jusqu’aux environs de 1750.
  • Le labyrinthe de ruelles, venelles et placettes offre aux hôtes de passage de multiples attraits touristiques. Découvertes historiques, archéologiques, géologiques ; pour les amateurs de vieilles pierres et de campagne superbe.
  • Au sud du village s’étendent de remarquables pinèdes : dans cette forêt, les sentes ombragées, aires de pique-nique, parcours de santé, sentiers pédestres et équestres conduisent au plateau de Lirac qui récompense les amoureux de la nature par une magnifique vue du mont Ventoux.
  • Au nord, le mont Cau domine les tours du village et son vignoble réputé depuis l’antiquité jusqu’à nos jours (quatre villages pour trois couleurs, rouge, rosé, blanc, selon l’appellation Lirac).
  • À l'est du village se trouvent deux magnifiques propriétés : le château Deleuze-Beaupré, magnifique architecture du XVIIe siècle et la Bégude (qui n'existe plus à la suite d'une expropriation), bastide du XVIIIe siècle avec des bases médiévales, ayant appartenu aux familles Deleuze (anciens viguiers du Pape), Vigan-Braquet, Berard et Ponsoye. En face de la Bégude se situe la chapelle romane dite de Thézan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Julliard, éditorialiste et journaliste, possède une maison à Saint-Laurent-des-Arbres.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Salon du livre de Saint-Laurent-des-Arbres, la seconde édition a eu lieu les 12 et 13 avril 2014, organisé avec l'association des crayons et des plumes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. « Station Météo-France Pujaut - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Saint-Laurent-des-Arbres et Pujaut », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France Pujaut - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Orthodromie entre Saint-Laurent-des-Arbres et Nîmes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Nîmes-Courbessac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Unité urbaine 2020 de Saint-Laurent-des-Arbres », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
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  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Durand, « Études historiques sur Saint-Laurent-des-Arbres en Languedoc : La seigneurie temporelle des évêques d'Avignon », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, t. 11, Avignon, (lire en ligne), p. 77-140
  • Albert Durand, « Études historiques sur Saint-Laurent-des-Arbres en Languedoc », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, t. 12, Avignon, (lire en ligne), p. 179-223, 1895, t. 14, 1895, p. 109-138
  • Albert Durand, « Études historiques sur Saint-Laurent-des-Arbres en Languedoc : La paroisse », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, t. 15, Avignon, (lire en ligne), p. 95-125,
  • Albert Durand, « Études historiques sur Saint-Laurent-des-Arbres en Languedoc : La communauté », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, t. 15, Avignon, (lire en ligne), p. 330-382
  • Christian Corvisier, « Saint-Laurent-des-Arbres. Eglise fortifiée, château et tours », in Congrès archéologique de France, 1999, p. 311-337, (lire en ligne).
  • Anastasy Régis, Saint Laurent des Arbres et Saint Geniès de Comolas, éditions Alan Sutton, novembre 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]