Michel Blanc

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Michel Blanc
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Michel Blanc en 2009 à l'avant-première du film
Une petite zone de turbulences.
Naissance (66 ans)
Courbevoie, France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Acteur
Réalisateur
Scénariste
Dialoguiste
Films notables Les Bronzés (série de films)
Viens chez moi, j'habite chez une copine
Marche à l'ombre
Tenue de soirée
Monsieur Hire
L'Exercice de l'État

Michel Blanc, né le à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un acteur et réalisateur français.

En 1986, il reçoit le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour Tenue de soirée puis, en 2012, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour L'Exercice de l'Etat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste, fils unique de Marcel (déménageur, il termine sa carrière comme petit cadre, déclarant en douane) et Jeanine Blanc (dactylo qui finit chef comptable chez Lacoste), Michel Blanc est choyé par ses parents depuis qu'on lui a détecté un souffle au cœur à la naissance, au point de devenir hypocondriaque[1].

Il passe son enfance dans la banlieue ouvrière de Puteaux où il va quotidiennement déjeuner chez ses grands-parents, ses parents habitant la Garenne-Colombes et travaillant toute la journée. Il effectue sa scolarité au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où il rencontre ses futurs partenaires de comédie : Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot. Amateur de musique classique, il pratique le piano depuis le lycée grâce à un professeur qui lui donne des cours. À 20 ans, il décide de s'y consacrer pendant une année mais le succès n'est pas au rendez-vous, si bien qu'il choisit la comédie et rejoint les comédiens de la troupe du Splendid, jouant avec succès des sketches de café-théâtre et des pièces qu'ils écrivent eux-mêmes, notamment Amours, coquillages et crustacés (devenu le film Les Bronzés), Bunny's Bar[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Longtemps cantonné aux comédies, dans les rôles d'hypocondriaques râleurs ou de dragueurs maladroits, Michel Blanc passe derrière la caméra et réalise Marche à l'ombre en 1984 qui devient, grâce à son sens du dialogue et au procédé du duo contrasté, le plus grand succès de l'année au cinéma avec 6,1 millions de spectateurs[3]. L'acteur est alors le premier à quitter la troupe du Splendid[4]. Il se risque à interpréter un homosexuel dans Tenue de soirée de Bertrand Blier (1986), un personnage sombre et ambigu dans Monsieur Hire (1989) avant de se glisser dans la peau d'un communiste épurateur dans Uranus (1990).

Dans les années 1990, il se consacre au théâtre, puis repasse à la réalisation avec Grosse Fatigue (1994) dans lequel il se fait « voler » sa vie par son sosie. Après Monsieur Hire, le réalisateur des Bronzés lui offre en 1996 le rôle d'un producteur véreux dans Les Grands Ducs[5] ; le tournage de cette comédie se passe mal[6] et, pour couronner le tout, le film est un échec commercial. En 1999, Michel Blanc réalise Mauvaise Passe (1999), un film de mœurs sombre avec Daniel Auteuil, qui traduit son humeur du moment.

C'est en 2002, qu'il renoue avec le succès en tant que réalisateur et acteur avec le long-métrage Embrassez qui vous voudrez dans lequel il s'offre un rôle sur-mesure[7] et trouve deux rôles dramatiques importants à la télévision en 2003 et 2004. Sa carrière de comédien au cinéma trouve un second souffle à partir de 2005 avec un succès public dans le premier film d'Isabelle Mergault Je vous trouve très beau. Suivent les retrouvailles en 2006 avec les Bronzés et le personnage de Jean-Claude Dusse (plus de 10 millions d'entrées) et, entre autres, deux films d'André Téchiné en 2007 (Les Témoins) et 2009 (La Fille du RER).

Durant l'année 2011, il joue un père de famille dans le drame Et soudain, tout le monde me manque, de Jennifer Devoldère, face à Mélanie Laurent. Il donne ensuite la réplique à Olivier Gourmet dans le drame politique L'Exercice de l'État, de Pierre Schoeller. Sa performance lui vaut le César du meilleur second rôle.

En 2013, il retrouve Josiane Balasko pour la comédie dramatique Demi-sœur. Son ancienne collègue officie également à la réalisation.

L'année 2014 le voit tenir un petit rôle dans une production américaine, celui d'un maire française dans le mélodrame Les Recettes du bonheur, de Lasse Hallström.

En 2015, il fait confiance à un autre acteur passant à la réalisation, Jean-Paul Rouve, pour l'acclamé drame Les Souvenirs. La même année, il tient un petit rôle dans la comédie potache Les Nouvelles Aventures d'Aladin, portée par Kev Adams.

En 2016, il évolue aux côtés de Romain Duris et Alice Belaïdi dans la comédie noire Un petit boulot, quatrième long-métrage de Pascal Chaumeil. Blanc office aussi comme scénariste du film.

En 2017, il tient un second rôle dan une autre comédie populaire, Raid Dingue, réalisée par Dany Boon.

Mais c'est l'année suivante qu'il livre son cinquième film en tant que réalisateur, la comédie dramatique Voyez comme on danse, suite à son succès de 2002, Embrassez qui vous voudrez.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Dialoguiste[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Adaptateur[modifier | modifier le code]

Comédien[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Molières[modifier | modifier le code]

Césars[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Répliques cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réplique culte.

« Oublie que t'as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher. »

— réplique de Michel Blanc dans Les bronzés font du ski (1979).

« J'te préviens, si tu pars, j'te quitte ! »

— réplique de Michel Blanc dans Ma femme s'appelle reviens (1982).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ghislain Loustalot, « Michel Blanc: L'heure de devenir père », sur parismatch.com,
  2. Françoise Puaux, Le Comique à l'écran, Corlet, , p. 145
  3. Jean-Michel Frodon, L'âge moderne du cinéma français, Flammarion, , p. 465
  4. « Michel Blanc : "Comme je ne m’aimais pas, j’avais envie de jouer des personnages qui n’étaient pas moi" », sur europe1.fr,
  5. « Les Grands Ducs », sur lesinrocks.com,
  6. « Leconte règle ses comptes en petit bout de chou », sur lesoir.be/,
  7. « C'est l'amer Michel Blanc », sur liberation.fr,
  8. Ordre du Mérite à Isabelle Mergault et Michel Blanc à la suite du film Je vous trouve très beau
  9. Chancellerie de la Légion d'honneur, Légion d'honneur - Promotion 14 juillet 2012
  10. Nouvel Observateur, Article inventoriant les récipiendaires célèbres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]