Cabestany

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Cabestany
La mairie.
La mairie.
Blason de Cabestany
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Perpignan-3
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Jean Vila
2014-2020
Code postal 66330
Code commune 66028
Démographie
Gentilé Cabestanyencs
Population
municipale
9 683 hab. (2014)
Densité 929 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 40′ 52″ nord, 2° 56′ 36″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 53 m
Superficie 10,42 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-cabestany.fr

Cabestany est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Cabestanyencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Cabestany est située immédiatement au sud de Perpignan, dans la plaine du Roussillon. Elle fait partie à la fois de l'unité urbaine et de l'aire urbaine de Perpignan.

Situation de Cabestany.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cabestany[1]
Perpignan Canet-en-Roussillon
Cabestany[1]
Saleilles Saint-Nazaire

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 042 hectares. L'altitude varie entre 0 et 53 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 9, correspondant à une sismicité très élevée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cabestany est située dans la plaine côtière du Roussillon, juste au sud-est de Perpignan, à proximité de l'étang de Canet-Saint-Nazaire. Son territoire s'étend entre les fleuves de la Têt (la Tet) et du Réart. Il s'agit pour l'ensemble d'une ancienne zone marécageuse, occupée autrefois par des étangs aujourd'hui asséchés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom catalan de la commune (de Cap, « Tête » et « Estany », lac) n’a pas été francisé (du latin caput et stagni, même sens)[4].

Les premières mentions du nom sont Cabestagnium en 927 et Caput stagnum en 1042[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Place Abbé Michel Matton.

Le territoire agricole de Cabestany, essentiellement consacré à la vigne, s'est considérablement rétréci depuis une trentaine d'années avec l'extension des zones pavillonnaires. Dans le cadre de son Plan local d'urbanisme (2010), une ceinture verte aura vocation à préserver une partie du territoire de l'urbanisation forte de la plaine du Roussillon.

Cabestany constitue une banlieue résidentielle proche de Perpignan.

Logement[modifier | modifier le code]

Cabestany comprend en 2012 4 195 logements, parmi lesquels 93,6 % sont des résidences principales, 1,6 % sont des résidences secondaires et 4,8 % sont vacants. 74,5 % des ménages sont propriétaires de leur logement[6].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec 100 réalisés sur les 151 requis (soit un taux de réalisation de 66 %), la commune se voit infliger par la préfecture en 2015 une pénalité de 67 000 euros[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

À la suite de la requête en 1762 des habitants de Cabestany, un curé perpétuel est affecté à la paroisse. La représentation en incombe alors à l'ordre de Malte[8].

Une partie de la commune de Cabestany est détachée le pour former la nouvelle commune de Saleilles[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Cabestany est incluse dans le canton d'Elne. Elle est rattachée en 1801 au canton de Perpignan-Est. Elle rejoint brièvement en 1982 le canton de La Côte Radieuse avant de revenir en 1985 au canton de Perpignan-3[8],[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Perpignan-3, dont les limites ont cependant été remaniées.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville fut enclavée dans le territoire de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée par l'adhésion de la ville de Saleilles. Cabestany et son maire communiste Jean Vila, refusèrent d'ailleurs d'y être intégré par la contrainte. Dans le cadre d'un référendum local en 2001, 95 % des Cabestanyencs ont refusé l'intégration à l'Agglomération (particip. 43 %). En 2010, face à la tentative d'intégration forcée à l'agglomération, la municipalité a démissionné. À l'occasion de l'élection municipale qui a suivi, la population a réaffirmé son opposition à l'intégration. Cabestany est intégrée par l'État dans l'agglomération de Perpignan le 1er janvier 2010[9]. Depuis le 1er janvier 2016, elle fait partie de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
         
 ? juin 1815 Mare Beille[11]    
juin 1815 janvier 1825 Jean Berga[11]    
janvier 1825 décembre 1831 Antoine Meunier    
décembre 1831 mai 1834 Augustin Oriola    
mai 1834 janvier 1837 Pierre Berga    
janvier 1837 février 1848 Joseph Sabardeil    
février 1848 septembre 1848 Joseph Gely    
septembre 1848 février 1852 Louis Sabardeil    
février 1852 janvier 1855 Joseph Pons    
janvier 1855 janvier 1868 Victor Battle    
janvier 1868  ? Michel Fort    
septembre 1870 janvier 1874 Jean Camo    
janvier 1874 mai 1876 Louis Sabardeil    
mai 1876 septembre 1878 Pierre Pastor    
septembre 1878 janvier 1881 Jean Nogues    
janvier 1881 septembre 1882 Joseph Cavaille    
septembre 1882 janvier 1883 Emmanuel Pairi    
janvier 1883 mai 1884 François Badie    
mai 1884 mai 1886 Théodore Carrere    
mai 1886 mai 1893 Étienne Casadamont    
mai 1893 mai 1909 Jean Fort    
mai 1909 mai 1912 Jacques Comignan    
mai 1912 mai 1921 François Sagui Escudie    
mai 1921 novembre 1924 François Pomarede    
         
mars 1977 en cours[12] Jean Vila[13] PCF Député (1997-2002),
Conseiller général du Canton de Perpignan-3 (1992-1999) et (2004-2016)
Vice-président du conseil général

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche Agenda 21 en 2007[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1424 1515 1709 1720 1730 1767 1774 1789
39 f 15 f 5 f 27 f 18 f 22 f 170 H 22 f 40 f
1790 - - - - - - - -
45 H - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 683 habitants, en augmentation de 9,39 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
216 257 315 371 420 500 574 666 686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746 702 752 815 924 990 1 144 1 246 1 271
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 497 1 456 1 553 1 508 1 030 999 964 949 1 029
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 155 1 346 3 390 6 221 7 513 8 259 8 230 9 074 9 683
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[19] 1975[19] 1982[19] 1990[19] 1999[19] 2006[20] 2009[21] 2013[22]
Rang de la commune dans le département 41 16 7 4 6 8 6 7
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a trois écoles maternelles (Ecoles Jean de la Fontaine, Ludovic Massé et Charlie Chaplin), et trois écoles élémentaires (Ludovic Massé, Georges Buffon et Jacques Prévert). Il y a également un collège (Pablo Casals).[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique Medipole est située sur la commune de Cabestany

Sports[modifier | modifier le code]

Chaque année, la commune de Cabestany organise une course de 10 km, appelée la "Cabestanyenca".

Économie[modifier | modifier le code]

Place de la Révolution française

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 615 €[24].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 20 538 69 € et 66,8 % des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 11,3%[6].

Fiscalité

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Anges
Le centre culturel

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le tympan marial dit du Maître de Cabestany (fin du XIIe siècle). La charpente d'une travée de l'église date du XIVe siècle. À proximité de l'église, des restes de jarres enterrées, signes de présence d'un grenier et peut-être d'une villa romaine, ont été trouvés. Une autre villa de grande taille occupait très certainement les légers reliefs de l'actuelle rue de la Colline.
  • Il est curieux de constater que la Mairie actuelle et ses dépendances proches occupent à peu près exactement l'emplacement du cellier, grenier communal du Moyen Âge.
  • Sur les coteaux, en direction de la mer, vers Canet-en-Roussillon, se trouvent les "terrasses de Cabestany", lieux plats habités par les hommes depuis 800 000 ans au moins (c'est-à-dire bien avant les datations de Tautavel). Malheureusement, le vent a détruit toute trace de ces premiers foyers du Roussillon, et les rares pierres taillées que l'on y trouve parfois sont très éolisées, et fort peu identifiables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillem de Cabestany : un troubadour du XIIe siècle ;
  • Le Maître de Cabestany (fin du XIIe siècle) : sculpteur anonyme itinérant, sculpta probablement dans une chapelle dédiée à Saint-Thomas et aujourd'hui disparue, un tympan dédié à la Vierge Marie, conservé aujourd'hui dans l'église paroissiale, d'une facture particulière et identifiable de façon aisée[25] ;
  • Ludovic Massé (1900-1982) : romancier, a été instituteur à Cabestany[26].
  • François (Ferenc) Vanczak (Budapest 1908-Perpignan 1988) : sculpteur actif en France depuis 1937, habitant de Cabestany de 1968 à 1988 et auteur de nombreux monuments en Hongrie, Angleterre et France, dont, dans le département[27]
  • Christian d'Oriola (1928-2007) : escrimeur français, inhumé au cimetière de Cabestany.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Centre culturel Jean Ferrat : bibliothèque, salle de spectacle et salle d'exposition.
  • Centre d'Interprétation du Maître de Cabestany.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cabestany Blason De gueules à la tête de maure de sable tortillée du champ, enclose dans un ouroboros contourné d’or, à la champagne d’argent chargée de deux trangles ondées de sinople (vert).
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature
  • Pompes funèbres à Cabestany de Pierre Coutant (Les Presses Littéraires, 2012) : roman policier dont l'action se situe dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Maître de Cabestany d'André Bonnery (Éditions Msm, 2007).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini de Cabestany
  3. « Plan séisme »
  4. Site Ville de Cabestany, Découvrir Cabestany-Étymologie
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. a et b Fiche Insee 2012
  7. Frédérique Michalak, « Logement social : 7 communes des P.-O. sanctionnées », L'Indépendant,‎
  8. a, b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  9. http://www.la-clau.net/info/letat-decide-lentree-de-cabestany-dans-lagglomeration-de-perpignan-5712
  10. Liste des maires de Cabestany sur le site MairesGenWeb
  11. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Cabestany, le 11 juin 1815 , 30 janvier 2014
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  13. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. Agenda 21 de la commune de Cabestany
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  23. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  24. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  25. Site de la ville de Cabestany, Découvrir Cabestany-L'histoire
  26. site à consulter
  27. Dictionnaire national des Contemporains, Paris (1964) ; Dictionary of sculptors in bronze, Londres (1977 & 1992) ; Bénézit (1952, 1976, 1999), Prominent hungarians dictionary, Londres (1985), Uj Idök Lexikona, Budapest (1938)[réf. incomplète]