Cabestany

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cabestany
Cabestany
La mairie.
Blason de Cabestany
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Édith Pugnet
2021-2026
Code postal 66330
Code commune 66028
Démographie
Gentilé Cabestanyencs
Population
municipale
10 301 hab. (2019 en augmentation de 7,56 % par rapport à 2013)
Densité 989 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 40′ 52″ nord, 2° 56′ 36″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 53 m
Superficie 10,42 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Perpignan
(banlieue)
Aire d'attraction Perpignan
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Perpignan-3
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie
City locator 14.svg
Cabestany
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Cabestany
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cabestany
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cabestany
Liens
Site web ville-cabestany.fr

Cabestany Écouter est une commune française située dans le nord-est du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Roussillon, une ancienne province du royaume de France, qui a existé de 1659 jusqu'en 1790 et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Fosseille et par un autre cours d'eau.

Cabestany est une commune urbaine qui compte 10 301 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération de Perpignan et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Cabestanyencs ou Cabestanyenques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Cabestany se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 4 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département La commune fait en outre partie du bassin de vie de Perpignan[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[2] : Saleilles (3,0 km), Saint-Nazaire (4,3 km), Perpignan (4,4 km), Théza (4,8 km), Villeneuve-de-la-Raho (5,3 km), Alénya (5,5 km), Bompas (5,7 km), Canet-en-Roussillon (6,0 km).

Sur le plan historique et culturel, Cabestany fait partie de l'ancienne province du royaume de France, le Roussillon, qui a existé de 1659 jusqu'à la création du département des Pyrénées-Orientales en 1790[3] et qui recouvrait les trois vigueries du Roussillon, du Conflent et de Cerdagne[4].

Communes limitrophes de Cabestany[5]
Perpignan Canet-en-Roussillon
Cabestany[5]
Saleilles Saint-Nazaire
Situation de Cabestany.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 042 hectares. L'altitude varie entre 0 et 53 mètres[6].

La commune est classée en zone de sismicité 9, correspondant à une sismicité très élevée[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cabestany est située dans la plaine côtière du Roussillon, juste au sud-est de Perpignan, à proximité de l'étang de Canet-Saint-Nazaire. Son territoire s'étend entre les fleuves de la Têt (la Tet) et du Réart. Il s'agit pour l'ensemble d'une ancienne zone marécageuse, occupée autrefois par des étangs aujourd'hui asséchés.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[8],[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom catalan de la commune (de Cap, « Tête » et « Estany », lac) n’a pas été francisé (du latin caput et stagni, même sens)[11].

Les premières mentions du nom sont Cabestagnium en 927 et Caput stagnum en 1042[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[13].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 15,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 597 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[16] complétée par des études régionales[17] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924[18] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[19],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[20], à 15,7 °C pour 1981-2010[21], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[22].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cabestany est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[23],[I 2],[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Perpignan, une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes[I 3] et 201 061 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (58,5 %), zones urbanisées (31,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1 %), prairies (0,2 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Place Abbé Michel Matton.

Le territoire agricole de Cabestany, essentiellement consacré à la vigne, s'est considérablement rétréci depuis une trentaine d'années avec l'extension des zones pavillonnaires. Dans le cadre de son Plan local d'urbanisme (2010), une ceinture verte aura vocation à préserver une partie du territoire de l'urbanisation forte de la plaine du Roussillon.

Cabestany constitue une banlieue résidentielle proche de Perpignan.

Logement[modifier | modifier le code]

Cabestany comprend en 2012 4 195 logements, parmi lesquels 93,6 % sont des résidences principales, 1,6 % sont des résidences secondaires et 4,8 % sont vacants. 74,5 % des ménages sont propriétaires de leur logement[I 8].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec 100 réalisés sur les 151 requis (soit un taux de réalisation de 66 %), la commune se voit infliger par la préfecture en 2015 une pénalité de 67 000 euros[26].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par plusieurs lignes du réseau urbain Sankéo : la ligne 4 la relie à la gare de Perpignan, et la ligne 22 la relie au centre de Perpignan ou à sa gare routière. La ligne 542 du réseau régional liO dessert également la commune, en la reliant à la gare de Perpignan et à Saint-Cyprien.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Cabestany est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[27],[28].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin du Réart. La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Perpignan-Saint-Cyprien, regroupant 43 communes du bassin de vie de l'agglomération perpignanaise, un des 31 TRI qui ont été arrêtés le sur le bassin Rhône-Méditerranée. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[29],[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[31]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[32].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

À la suite de la requête en 1762 des habitants de Cabestany, un curé perpétuel est affecté à la paroisse. La représentation en incombe alors à l'ordre de Malte[34].

Le , pendant la guerre du Roussillon, eu lieu le combat de Cabestany ou 400 fantassins et 400 cavaliers du général espagnol Antonio Ricardos massacrèrent les soldats de la République et une partie de la population[35].

Une partie de la commune de Cabestany est détachée le pour former la nouvelle commune de Saleilles[34].

Le , une commémoration par la ville de Cabestany du centenaire de l'armistice a été faite, avec un discours du maire, une lecture de lettres de poilus par des élèves du collège local, un chant de La Marseillaise, ainsi qu'un lâcher de ballons aux couleurs du drapeau français.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Cabestany est incluse dans le canton d'Elne. Elle est rattachée en 1801 au canton de Perpignan-Est. Elle rejoint brièvement en 1982 le canton de La Côte Radieuse avant de revenir en 1985 au canton de Perpignan-3[34],[6].

À compter des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Perpignan-3, dont les limites ont cependant été remaniées.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville fut enclavée dans le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole par l'adhésion de la ville de Saleilles. Cabestany et son maire communiste Jean Vila, refusèrent d'ailleurs d'y être intégré par la contrainte. Dans le cadre d'un référendum local en 2001, 95 % des Cabestanyencs ont refusé l'intégration à l'Agglomération (particip. 43 %). En 2010, face à la tentative d'intégration forcée à l'agglomération, la municipalité a démissionné. À l'occasion de l'élection municipale qui a suivi, la population a réaffirmé son opposition à l'intégration. Cabestany est intégrée par l'État dans l'agglomération de Perpignan le 1er janvier 2010[36]. Depuis le 1er janvier 2016, elle fait partie de Perpignan Méditerranée Métropole.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[37],[38]
Période Identité Étiquette Qualité
         
? juin 1815 Mare Beille[39]    
juin 1815 janvier 1825 Jean Berga[39]    
janvier 1825 décembre 1831 Antoine Meunier    
décembre 1831 mai 1834 Augustin Oriola    
mai 1834 janvier 1837 Pierre Berga    
janvier 1837 février 1848 Joseph Sabardeil    
février 1848 septembre 1848 Joseph Gely    
septembre 1848 février 1852 Louis Sabardeil    
février 1852 janvier 1855 Joseph Pons    
janvier 1855 janvier 1868 Victor Battle    
janvier 1868 septembre 1870 Michel Fort    
septembre 1870 janvier 1874 Jean Camo    
janvier 1874 mai 1876 Louis Sabardeil    
mai 1876 septembre 1878 Pierre Pastor    
septembre 1878 janvier 1881 Jean Nogues    
janvier 1881 septembre 1882 Joseph Cavaille    
septembre 1882 janvier 1883 Emmanuel Pairi    
janvier 1883 mai 1884 François Badie    
mai 1884 mai 1886 Théodore Carrere    
mai 1886 mai 1893 Étienne Casedamont    
mai 1893 mai 1909 Jean Fort    
mai 1909 mai 1912 Jacques Comignan    
mai 1912 mai 1921 François Sagui Escudie    
mai 1921 août 1944 François Pomarede    
août 1944 mai 1945 Gervais Castello    
mai 1945 mars 1977 Jules Castillo    
mars 1977 juillet 2021 Jean Vila[40] PCF Chef de publicité retraité
Député de la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales (1997 → 2002)
Conseiller régional de Languedoc-Roussillon (1986 → 1998)
Conseiller général puis départemental du canton de Perpignan-3 (1992 → 1999 puis 2004 → 2016)
2e vice-président du conseil général des Pyrénées-Orientales (2008 → 2015)
juillet 2021 En cours Édith Pugnet[41] PCF Conseillère départementale du Canton des Aspres (2015 → 2021)[42]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2007[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1424 1515 1709 1720 1730 1767 1774 1789
39 f15 f5 f27 f18 f22 f170 H22 f40 f
1790 - - - - - - - -
45 H--------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[44],[Note 7]

En 2019, la commune comptait 10 301 habitants[Note 8], en augmentation de 7,56 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
216257315371420500574666686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7467027528159249901 1441 2461 271
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4971 4561 5531 5081 0309999649491 029
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2011
1 1551 3463 3906 2217 5138 2598 2308 3609 199
2016 2019 - - - - - - -
9 82110 301-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[46] 1975[46] 1982[46] 1990[46] 1999[46] 2006[47] 2009[48] 2013[49]
Rang de la commune dans le département 41 16 7 4 6 8 6 7
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a trois écoles maternelles (Ecoles Jean de la Fontaine, Ludovic Massé et Charlie Chaplin), et trois écoles élémentaires (Ludovic Massé, Georges Buffon et Jacques Prévert). Il y a également un collège (Pablo Casals).[réf. nécessaire]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique Medipole est située sur la commune de Cabestany

Sports[modifier | modifier le code]

Chaque année, la commune de Cabestany organise une course de 10 km, appelée la "Cabestanyenca".

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 4 349 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 9 981 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 250 [I 9] (19 350  dans le département[I 10]). 52 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (42,1 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 11] 7,8 % 11,3 % 10,9 %
Département[I 12] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 633 personnes, parmi lesquelles on compte 72,9 % d'actifs (61,9 % ayant un emploi et 10,9 % de chômeurs) et 27,1 % d'inactifs[Note 11],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était inférieur à celui de la France.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Perpignan[Carte 2],[I 14]. Elle compte 3 925 emplois en 2018, contre 3 747 en 2013 et 3 367 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 553, soit un indicateur de concentration d'emploi de 110,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,6 %[I 15].

Sur ces 3 553 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 843 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 87,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,3 % les transports en commun, 7,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités[modifier | modifier le code]

Place de la Révolution française

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 615 [I 18].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 20 538,69  et 66,8 % des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 11,3%[I 8].

Fiscalité

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Anges
Le centre culturel

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le tympan marial dit du Maître de Cabestany (fin du XIIe siècle). La charpente d'une travée de l'église date du XIVe siècle. À proximité de l'église, des restes de jarres enterrées, signes de présence d'un grenier et peut-être d'une villa romaine, ont été trouvés. Une autre villa de grande taille occupait très certainement les légers reliefs de l'actuelle rue de la Colline.
  • Il est curieux de constater que la Mairie actuelle et ses dépendances proches occupent à peu près exactement l'emplacement du cellier, grenier communal du Moyen Âge.
  • Sur les coteaux, en direction de la mer, vers Canet-en-Roussillon, se trouvent les "terrasses de Cabestany", lieux plats habités par les hommes depuis 800 000 ans au moins, c'est-à-dire bien avant les datations de Tautavel. Malheureusement, le vent a détruit toute trace de ces premiers foyers du Roussillon, et les rares pierres taillées que l'on y trouve parfois sont très érodées par les vents, et fort peu identifiables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillem de Cabestany : un troubadour du XIIe siècle ;
  • Le Maître de Cabestany (fin du XIIe siècle) : sculpteur anonyme itinérant, sculpta probablement dans une chapelle dédiée à Saint-Thomas et aujourd'hui disparue, un tympan dédié à la Vierge Marie, conservé aujourd'hui dans l'église paroissiale, d'une facture particulière et identifiable de façon aisée[51] ;
  • Ludovic Massé (1900-1982) : romancier, a été instituteur à Cabestany[52].
  • François (Ferenc) Vanczak (Budapest 1908-Perpignan 1988) : sculpteur actif en France depuis 1937, habitant de Cabestany de 1968 à 1988 et auteur de nombreux monuments en Hongrie, Angleterre et France, dont, dans le département[53]
  • Christian d'Oriola (1928-2007) : escrimeur français, inhumé au cimetière de Cabestany.
  • The Limiñanas, groupe de rock originaire de la commune[54].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cabestany Blason
Écu en losange. De gueules à la tête de Maure de sable, tortillée d'argent et du champ, enfermée dans un ouroboros [serpent décrivant un cercle] contourné d'or; à la champagne d'argent chargée de deux burelles ondées de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature
  • Pompes funèbres à Cabestany de Pierre Coutant (Les Presses Littéraires, 2012) : roman policier dont l'action se situe dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Maître de Cabestany d'André Bonnery (Éditions Msm, 2007).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[15].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Métadonnées de la commune de Cabestany » (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Perpignan » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Perpignan » (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. a et b Fiche Insee 2012
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Cabestany » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans les Pyrénées-Orientales » (consulté le ).
  11. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Cabestany » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans les Pyrénées-Orientales » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Cabestany » (consulté le ).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  17. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Cabestany et Perpignan », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. « Communes les plus proches de Cabestany », sur www.villorama.com (consulté le ).
  3. Carrere, J.B., Description de la Province de Roussillon, Paris, chez Lamy, , 438 p. (lire en ligne).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 222-225.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Plan séisme » (consulté le ).
  8. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Cabestany », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  9. « Liste des ZNIEFF de la commune de Cabestany », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « Liste des espaces protégés sur la commune de Cabestany », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. Site Ville de Cabestany, Découvrir Cabestany-Étymologie
  12. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014).
  13. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  14. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  15. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  16. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  17. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  18. « Station Météo-France Perpignan - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  19. « Orthodromie entre Cabestany et Perpignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  20. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  21. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  22. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  23. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  24. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  26. Frédérique Michalak, « Logement social : 7 communes des P.-O. sanctionnées », L'Indépendant,‎ .
  27. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) des Pyrénées-Orientales », sur le site de la préfecture, édition 2017 (consulté le ), chapitre 1 - Liste des risques par commune.
  28. « Les risques près de chez moi - commune de Cabestany », sur Géorisques (consulté le )
  29. « cartographie des risques d'inondations du tri de perpignan/saint-cyprien », sur le site du service public d’information sur l’eau et les milieux aquatiques dans le bassin Rhône-Méditerranée, (consulté le )
  30. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) des Pyrénées-Orientales », sur le site de la préfecture, édition 2017 (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  31. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) des Pyrénées-Orientales », sur le site de la préfecture, édition 2017 (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  32. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  33. « Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) des Pyrénées-Orientales », sur le site de la préfecture, édition 2017 (consulté le ), partie 3 - chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  34. a b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9).
  35. Un régiment à travers l'histoire, le 76e, ex-1er léger Par Henri Victor Dollin du Fresnel, page 100
  36. http://www.la-clau.net/info/letat-decide-lentree-de-cabestany-dans-lagglomeration-de-perpignan-5712
  37. Liste des maires de Cabestany sur le site MairesGenWeb
  38. Plaque en mémoire de Jules Castillo
  39. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Cabestany, le 11 juin 1815 , 30 janvier 2014
  40. « Compte-rendu du conseil municipal de Cabestany du 25 mai 2020 », sur ville-cabestany.fr, (consulté le ).
  41. « Edith Pugnet est la nouvelle Maire de Cabestany », sur ville-cabestany.fr, (consulté le ).
  42. « Résultats du 2nd tour des élections départementales de 2015 pour le Canton des Aspres », sur ouillade.eu, (consulté le ).
  43. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Cabestany, consultée le 27 octobre 2017
  44. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  46. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  47. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  48. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  49. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  50. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  51. Site de la ville de Cabestany, Découvrir Cabestany-L'histoire
  52. site à consulter
  53. Dictionnaire national des Contemporains, Paris (1964) ; Dictionary of sculptors in bronze, Londres (1977 & 1992) ; Bénézit (1952, 1976, 1999), Prominent hungarians dictionary, Londres (1985), Uj Idök Lexikona, Budapest (1938)[réf. non conforme].
  54. « The Limiñanas : nouvelle vague rock à Perpignan », Télérama.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).