Jean Lefebvre

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Jean Lefebvre
Nom de naissance Jean Marcel Lefebvre
Naissance
Valenciennes, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 84 ans)
Marrakech, Maroc
Profession Acteur
Films notables Les Tontons flingueurs
Ne nous fâchons pas
Le Gentleman d'Epsom
Le Gendarme de Saint-Tropez
Mais où est donc passée la septième compagnie ?

Jean Marcel Lefebvre, né le à Valenciennes et mort le à Marrakech au Maroc, est un acteur français.

Il est connu pour ses rôles comiques dans des films de Georges Lautner tels que Les Tontons flingueurs, pour la série du Gendarme ou celle de La Septième Compagnie. Il a aussi tourné dans un bon nombre de comédies sans prétention, totalisant plus de 120 films[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Jean Lefebvre naît à Valenciennes dans la famille d'un petit industriel[2]. Il est le fils de Georges Marcel Lefebvre et de Zélia Louise Mathilde Masquelier. Il est surnommé « Fifi l'oiseau » parce qu'il chante bien[3].

Ses études erratiques sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Fait prisonnier, puis réquisitionné comme ouvrier agricole, il s'échappe pour rejoindre sa famille évacuée près de Châteauroux[2]. Il est quelque temps conducteur de tramway à Limoges sur la ligne Hôtel de Ville-Cimetière où il écrase un âne. Il fait aussi du marché noir en vendant des harengs fumés[3]. Il devient ensuite vendeur de sous-vêtements[2]. À la fin de la guerre, il rentre chez lui dans sa maison de Valenciennes, où il travaille quelque temps pour son père, puis entre au Conservatoire de Paris en 1948.

Avec un deuxième prix d'opéra comique au Conservatoire de Paris, il devait faire carrière en tant que chanteur d'opéra, mais, repéré par René Simon, célèbre professeur d'art dramatique, il commence à jouer au cabaret au début des années 1950 au sein de la troupe Les Branquignols.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après de petites apparitions au cinéma dans les années 1950, Jean Lefebvre devient l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération dans les années 1960 et 70, tant à l'écran qu'au théâtre, en incarnant souvent le personnage du « franchouillard » gentil et un peu hébété, au « regard triste de cocker » (qualifié ainsi par Lino Ventura). Toujours dans un registre burlesque, il enchaîne ainsi les seconds rôles dans des comédies, faisant de lui un acteur populaire reconnu.

Parmi ses apparitions notables, citons son rôle de Paul Volfoni dans Les Tontons flingueurs, de Charly, garçon d'écurie donnant des tuyaux à Jean Gabin dans Le Gentleman d'Epsom, de Goubi dans Un idiot à Paris, d'Armand, compère de Bernard Blier dans Quand passent les faisans, de Léonard Michalon, petite frappe victimisée par Lino Ventura dans Ne nous fâchons pas, de Fougasse dans la série du Gendarme de Saint-Tropez et de Pitivier dans La Septième compagnie. Il reste dans les mémoires pour son comique de l'auto-dérision, dont il fit la trame de sa carrière.

Le tournage de la série du Gendarme n'aura pas toujours été du goût de Lefebvre. Le Gendarme de Saint-Tropez se fait sans mal, mais à partir du deuxième film Le Gendarme à New York, une embrouille entre Lefebvre et Jean Girault apparaît. Le cinéaste l'écarte quelque temps de l'aventure, d'où sa faible présence dans le deuxième film. Lors du troisième film, Le gendarme se marie, des scènes entre Lefebvre et Geneviève Grad sont tournées mais n'apparaissent pas dans le montage final. Lefebvre reprochera à Louis de Funès de lui voler toutes ses scènes et son temps dans le film. « Tu es connu pour faire ce genre de choses », lui reproche-t-il. « Lorsque tu as tourné Le Corniaud, tu es arrivé un matin sur le plateau et tu as refusé de tourner parce que ton rôle ne prévoyait pas assez d'effets comiques... c'est exactement pareil ! » Lefebvre acceptera néanmoins de faire partie de l'aventure du quatrième film, Le Gendarme en balade, mais sera absent dans Le Gendarme et les extra-terrestres et Le gendarme et les gendarmettes pour cause d'exigences autant artistiques que financières. « Je ne vais pas continuer à servir la soupe à monsieur Louis de Funès », conclut-il. Michel Modo avouera : « Il avait dit du mal sur Louis et le producteur n'en voulait plus. C'est le producteur qui l'a viré, il a fait courir le bruit que c'était Louis mais c'est le producteur ».

À la suite de leur collaboration dans Les Tontons flingueurs, Jean Lefebvre et Bernard Blier se retrouvent souvent dans des comédies sans prétention où leur association rappelle celle des frères Volfoni : Quand passent les faisans en 1965, Du mou dans la gâchette en 1966, C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule en 1974, Un idiot à Paris ou Le Fou du labo 4. Il tourne avec les plus grands comédiens, comme Jean Gabin, Louis de Funès, Orson Welles, Lino Ventura, Bourvil, Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo ou encore Bernard Blier et Michel Serrault, avec lesquels il collabore souvent, ainsi qu'avec les plus grands cinéastes : Georges Lautner, Philippe de Broca, Roger Vadim, Gilles Grangier, Jean Girault, Costa-Gavras, Yves Robert, Édouard Molinaro, Yves Allégret, Robert Lamoureux ou encore Julien Duvivier.

Gros flambeur, son appétit pour les jeux d'argent oriente sa carrière vers une suite moins glorieuse. En effet, le succès le fuit à partir des années 1980 ; il accepte de jouer dans des films pour rembourser ses nombreuses dettes de jeu et non pas pour la qualité de leur scénario. Il déclare ainsi : « J'ai tourné tellement de navets que ma carrière ressemble à un potager. »

Toutefois, selon un sondage de l'IFOP réalisé en 1981, il est désigné par les Français comme leur troisième acteur comique favori, après Louis de Funès et Coluche[4]. Il regrette surtout que le cinéma ne lui ait pas offert un rôle dramatique, comme Coluche avec Tchao Pantin, et déclare qu'il n'attend que ça[5].

Il se distingue au théâtre en jouant le double-rôle principal de la pièce Les Jumeaux.

Jean Lefebvre meurt le à 84 ans, des suites d'une crise cardiaque dans sa résidence du restaurant La Bohème à Marrakech. Incinéré, ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.[réf. souhaitée]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean Lefebvre se marie quatre fois (dont deux fois avec la même femme). Il épouse en premières noces à Paris (XVIe) le , Micheline Reine Grasser (divorce prononcé le ) ; en deuxièmes noces à Neuilly-sur-Seine le , Catherine Chassin-Briault, dite Yori Bertin (divorce prononcé le ) ; en troisièmes noces à Paris (XVIe) le , il se remarie avec sa deuxième épouse dont il divorce le . Enfin, il épouse à Las Vegas le , Brigitte Jacqueline Françoise Lerebours. Il est le père de cinq enfants : Bernard, Catherine, Marie-Christine, Carole et Pascal.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Avant 1947[modifier | modifier le code]

1947 - 1959[modifier | modifier le code]

1960 - 1969[modifier | modifier le code]

1970 - 1979[modifier | modifier le code]

1980 - 2001[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lefebvre/
  2. a, b et c « Jean Lefebvre, populaire de Valenciennes à Marrakech », La Voix du Nord.fr,‎
  3. a et b Télé 7 Jours no 1233, semaine du 14 au , page 39, article de Lise Genet intitulé : « Jean Lefebvre : Jouer un drame ? C'est mon rêve ».
  4. Télé 7 Jours no 1081, semaine du 14 au , pages 54 et 55, article de Carole Sandrel : « Trente paires de gifles ont fait de Jean Lefebvre une vedette ».
  5. Télé 7 Jours n°1233, semaine du 14 au 20 janvier 1984, page 39 : « — Jean, avez-vous vu Coluche dans le film Tchao Pantin ? Quel virage pour un burlesque. — Ça fait vingt ans que le cinéma me fait jouer des idioties. Ah, si on me proposait un rôle fort, une histoire dramatique... Je n'attends que ça ! »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]